Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /Mars /2008 11:25
 
Au revoir les enfants
 
Salaud : synonyme de méprisable, abject, dégueulasse et fumier (Dictionnaire de la langue française 2007)
 
Ignobles ou salauds ? Ou les deux ?
 
Ce n’est pas un terme journalistique, j’en conviens, mais c’est le seul de la langue française qui nous permet de nous démarquer de cette engeance qu’est devenu le journalisme en Europe.
 
Je n’écris pas sous le coup de l’émotion ou de la colère. Celles-ci ne m’ont pas quitté depuis la première guerre des pierres en 2000… Mais je le répète : ce ne sont que des salauds.
 
Ignobles et salauds tous ces accusateurs d’Israël : l’ONU qui n’a d’yeux que pour les pauvres « palestiniens » et dont le Conseil de Sécurité vient de ne pas voter une résolution condamnant le massacre de la Yéchiva Merkaz Harav sur demande de la Libye qui voulait y inclure les frappes israéliennes sur Gaza.
 
La Libye…on aura tout vu.
 
Salauds et ignobles tous ceux qui, sous couvert d’ONGéïte aigue, dénoncent les soi-disant crimes contre l’humanité perpétrés par Israël à Gaza, fournissant ainsi les armes aux islamikases pour tuer des civils en plein cœur de Jérusalem et en toute impunité. Salauds et menteurs de surcroît. Parce que l’aide humanitaire, c’est Israël qui la fournit en priorité, sinon cela fait belle lurette que les cadavres vivants déambuleraient dans les rues de la bande de Gaza.
 
C’est en Israël que 140.000 arabes sont venus se faire soigner ces derniers mois.
 
Pas au Caire, ni à Amman.
 
Ignobles et salauds les journalistes haineux qui osent, comme ce matin du 7 février, demander à Daniel Shek, ambassadeur d’Israël en France, avec une violence inouïe : « Mais vous reconnaissez quand même que cet attentat de Jérusalem est la conséquence de vos attaques sur Gaza, non ?»
 
En clair : vous l’avez bien cherché n’est-ce pas ?...
 
Ignobles et salauds ceux qui croient informer le monde en publiant sur leur portail d’actualités des images à la limite de l’ironie, comme ce secouriste de Hatzollah, juif manifestement religieux, qui se tient la tête et que la légende intitule « ronger » parce que l’homme porte une main à la bouche, comme s’il se rongeait les ongles. Le détail le plus important dans ce contexte là bien sûr…Ou cet enfant en kippa qui regarde à travers une grille. «Curieux », dit la légende. Le petit garçon regarde en fait l’intérieur de la Yéchiva où le drame vient de se dérouler. En effet il est curieux, mais est-ce vraiment le moment de saisir des clichés qui n’ont aucun intérêt, et qui auraient plus leur place dans un reportage artistique ou touristique ?
 
Les images du carnage ?
 
Çà n’intéresse personne. Seul compte ce qui se passe autour. Si des enfants « palestiniens » avaient été touchés, on vous aurait montré les impacts de balles et la mise en bière, les parents qui se frappent le visage et les processions vengeresses, les tirs d’armes automatiques et les visites de condoléances.
 
Salauds et ignobles, les commanditaires du massacre de la Yéchiva Merkaz Harav.
 
Je regardais la veille un reportage, ou était-ce une caméra amateur, dans lequel un véhicule de police était pris à partie en plein Jérusalem Est. Des passants arabes, l’air de rien, anonymes, sortent de leurs poches subitement des gros cailloux et lynchent littéralement la voiture des forces de l’ordre. La lunette arrière vole en éclats, les vitres latérales aussi quand les assaillants se jettent à pieds joints dessus. Les policiers, dont une femme, ne doivent leur salut qu’à la vitesse du véhicule et à l’entrée dans une zone marchande plus fréquentée.
 
Je me posais alors la question de la sécurité, dans une ville où les agresseurs peuvent circuler librement.
 
C’est ainsi que le terroriste s’est introduit dans l’école talmudique. Les accusateurs d’Israël, à l’unisson avec les voix des islamistes du Hamas, parlent de meurtres délibérés des civils dans la bande de Gaza.
 
Vous imaginez ce que ces gens ignobles veulent ainsi laisser croire.
 
Quand le malheur veut que des enfants soient victimes des tirs de Tsahal, jamais, et ils le savent, jamais ces tirs ne sont dirigés vers ces enfants ou ces civils.
 
 
Civils qui ont été préparés à cela. Il est terrible de le dire mais c’est ainsi.
 
Quand dans les mosquées, les écoles, les pièces de théâtre, à la télévision, tout est fait pour diaboliser les Juifs, je dis bien les Juifs, pas les israéliens seulement, et que des enfants à peine en âge de parler sont éduqués dans cette haine du Juif, dans la glorification du martyr, quand une fillette de trois ans parle de préférer la mort à la vie, faut-il s’étonner que le rôle joué par les civils, participe à la guerre qu’ont déclarée ces barbares au peuple Juif, et par là à l’humanité toute entière.
 
Le massacre de Jérusalem hier, n’avait qu’un seul but : tuer des Juifs.
 
Pas des « colons ». Pas des ennemis qui viennent de vous infliger une défaite, ni un Etat honni, sioniste et raciste comme ils disent. Uniquement des Juifs.
 
Suivant en cela les appels d’Al Qaïda dans sa guerre contre les croisés et les Juifs.
 
C’est bien une guerre contre l’humanité, dans laquelle les Juifs sont en première ligne.
 
Des voix se sont élevées en Israël durant l’opération « Hiver chaud », pour savoir si la réplique israélienne aux attaques terroristes sur Sdérot, relevait de la légitime défense et s’il était tolérable de bombarder des zones habitées avec le risque de blesser ou tuer des civils. Un débat a eu lieu. Le ministre de la Défense a saisi la Cour de Justice pour avoir son avis.
 
C’est en Israël que cela se passe je vous le rappelle.
 
Aucune manifestation de réjouissance dans les rues de Sdérot ou de Jérusalem.
 
Pas un seul de ses habitants n’est allé se faire exploser dans un quartier ou dans un village arabe…
 
Un Juif ne se réjouit pas de la mort des autres, de la mort de ses ennemis. Quand les hébreux traversèrent la Mer Rouge et que Dieu fit se noyer les armées de Pharaon, Moïse entama un cantique resté célèbre, à la gloire de l’Éternel.
 
Le Midrash nous dit que le Saint Béni Soit-Il s’écria : « Mes créatures meurent et Je devrais Me réjouir ? » Le peuple Juif n’a jamais oublié la leçon.
 
Et pendant ce temps, alors que les corps de nos enfants baignaient dans leur sang à l’intérieur de l’école, on dansait à Gaza…
 
On dansait à Jabalya.
On dansait dans les camps de « réfugiés » du Liban.
On dansait chez Nasrallah.
On dansait chez Ahmadinndjad.
Et des voitures étaient arrêtées en plein centre de Gaza pour se voir offrir des douceurs de réjouissances.
 
Dans les embouteillages d’une ville en état de « catastrophe humanitaire », selon les propres termes des salauds et ignobles évoqués plus haut, on se réjouit et on mange des friandises. Il restait un peu de farine pour faire des gâteaux au miel…
 
Le barbare est un arabe israélien. Il était solidaire de ses frères de Gaza. Comme le sont ceux qui ont manifesté dans le village arabe de Oum El Fahm, députés arabes à leur tête, brûlant le drapeau israélien, appelant à la destruction de l’État, à la prochaine victoire des «palestiniens» et la disparition d’Israël.
 
N’est-il pas temps de leur ôter cette nationalité qu’ils honnissent et ne méritent pas ?
 
Qu’ils aillent vivre avec leur frères à Gaza et les aident à former un État dont ils acquerront la nationalité ?
 
 
Puis, on monte une tente de condoléances à Jérusalem et à Amman, dans la famille même de l’islamikase, tente sur laquelle flotte les drapeaux du Hamas et Hezbollah.
 
L’abomination de la désolation. Et Israël se pose la question de savoir s’il est légitime de détruire cette cabane funèbre… Que se passerait-il dans n’importe quel pays du monde, si la famille du terroriste qui vient de commettre un massacre, non seulement se réjouissait pour celui qui est déjà dans les bras des 72 vierges au paradis, mais en plus arborait fièrement les drapeaux des pays en guerre contre le leur ?
 
En Israël, on palabre…
En Israël, on saisit la Cour de Justice.
En Israël, cela n’effleure même pas l’esprit de son premier Ministre…
En Jordanie, on interdit et on fait démonter la tente. Voilà pour la leçon.
 
Et nous, d’une seule voix étranglée, d’un seul cœur au bord des larmes, dans la douleur indicible, nous murmurons dans un seul souffle :
 
« Au revoir les enfants… »
Au revoir Nériah.
Au revoir Peniel Avihaïl.
Au revoir Yéhonadav.
Au revoir Yohaï
Au revoir Yonathan
Au revoir Roy
Au revoir Avraham David
Au revoir Doron
 
C’est le prix du retrait du Gousch Katif. Cette brèche ouverte qui a donné aux ennemis de notre peuple les armes pour vous assassiner. Le prix des concessions qui n’aboutiront à aucune paix. Parce qu’en face, ils ne veulent pas de concessions mais une reddition.
 
Ils ne veulent pas d’un État mais de tout l’État.
Ils ne veulent pas la vie près de nous, mais la mort avec nous.
Ils ne veulent rien créer mais tout détruire.
Ils ne veulent rien d’autre qu’une région Judenrein.
Ils sont ni de gauche ni de droite. Leur seul parti est celui de « La guerre maintenant ».
L’assassin est entré au panthéon de leur inhumanité.
 
Le peuple juif, ce soir, premier du mois d’Adar, est inconsolable de votre perte.
 
Mais il continue de porter avec fierté, comme Mordehaï jadis à Suse, ce nom de Juif que l’on dit « Yéhoudi », de Yéhoudah, que d’autres par mépris ont qualifié de Juda, et auquel l’un de nos Sages a donné la meilleure des définitions : il est le seul à porter en lui, gravé pour l’éternité, dans une intime union, les quatre lettres du Tétragramme.
 
Lui qui promit par la bouche de Ses Prophètes :
 
« Pour moi, Tu as changé le deuil en une danse » (Psaumes XXX, 12)
 
Ni celle de Gaza, ni celle de Nasrallah…
 
Sa Main Invisible interviendra dans l’histoire des hommes et châtiera tous ceux qui ont perpétué le cycle de la violence. Il rétablira le plus humble, le cabri bafoué du récit de Pessah, la Pâque juive, déchiqueté, dans sa prééminence, assurant ainsi la rédemption de l’humanité entière, en livrant le combat ultime contre la mort qu’Il vaincra.
 
Ainsi s’accomplira la prophétie d’Isaïe : « le glaive sera transformé en charrue, le loup et l’agneau paîtront côte à côte ». Les persécuteurs d’Israël se détruiront les uns les autres jusqu’au jour où Dieu, mettant fin au règne de la mort, fera poindre l’ère messianique. Alors, « Il détruira la mort à jamais et effacera les larmes de dessus tous les visages ». (XXV, 8)
 
Au revoir les enfants…
 
 
Appliquer la stricte justice
 
« Ce jeudi 6 mars 2008, huit étudiants talmudistes de la yéshiva Merkaz Harav de Jérusalem (centre d’étude fondé en 1924 par le rav Kook), ont été assassinés par un palestinien de Jérusalem Est qui connaissait bien les lieux pour y avoir travaillé dans le passé comme chauffeur livreur.

Comme d’accoutumée, ce meurtre collectif a été salué par des manifestations de joie chez les palestiniens de la bande de Gaza et du Liban car «l’acte de justice» n’est qu’une réponse à l’intervention de Tsahal dans la bande de Gaza (soldée par la mort de nombreux terroristes lançant des roquettes qassam sur le territoire israélien).

En d’autres termes, les palestiniens s’arrogent le droit d’envoyer des roquettes qassam sur le territoire israélien, de qualifier ces agressions d’actes de résistance pour éviter d’avoir à se regarder comme des assassins, et, dans le même temps d’interdire aux israéliens de les en empêcher. Plus grave, les palestiniens estiment normal d’assassiner des enfants âgés d’à peine 15 ans lorsque Tsahal parvient à éliminer quelques jihadistes en guerre contre l’Etat Israël.

La satisfaction non dissimulée des palestiniens à l’occasion de cet attentat, pourrait être interprétée comme une revendication collective de ces meurtres un peu comme s’ils en endossaient ensemble la responsabilité. Il semblerait toutefois que le peuple palestinien ne soit animé que par un esprit de revanche.

La Charte du Hamas qui appelle au meurtre de personnes juives, en encourage la systématisation et en récompense l’accomplissement, laisserait légitimement penser que les palestiniens sont collectivement un peuple d’assassins puisqu’ils ont, individuellement et démocratiquement, choisi ce mode de pensée et de fonctionnement social. Néanmoins, il ressort des manifestations récentes anti-israéliennes de la population arabe israélienne, que les actes barbares des palestiniens participent largement d’une volonté de procéder comme leurs grands parents ont vécu les évènements de 1948.

D’ailleurs cet esprit de rancune et de rancoeur est en train de s’autoalimenter dans le secteur arabe israélien où les intéressés, loin d’éprouver un sentiment national israélien, ne cachent plus leur proximité à l’égard des palestiniens et commencent progressivement à en associer leur devenir.

Le 28 janvier 2008, les députés arabes israéliens Ahmed Tibi (Ra'am-Ta'al) et Jamal Zahalka (Balad) se sont rendus en Jordanie pour participer aux obsèques du chef terroriste Georges Habache, fondateur du Front populaire de Libération de la Palestine, pendant que la Commission de Contrôle des Arabes Israéliens envisageait d'organiser une cérémonie officielle à la « mémoire » du chef terroriste et une session pour évoquer son « œuvre ».

Le 5 mars 2008, une manifestation a été organisée à Oum al Fahm pour protester contre le siège de la bande de Gaza à l’occasion de laquelle le Sheikh Raed Salah, responsable du mouvement islamique en Israël, n’a pas manqué de préciser les intentions du secteur arabe israélien : «malgré cette ambiance de rassemblement festif, nos coeurs sont lourds et le resteront jusqu’à l’établissement de l’Etat palestinien avec Jérusalem comme capitale».

Lors de cet évènement, le député Jamal arabe Zahalka, a déclaré que «ceux qui sont responsables de crimes de guerre contre le peuple palestinien doivent être traînés en justice devant un tribunal international…Tuer des civils, les affamer, leur interdire l’accès aux soins médicaux, sont de réels crimes de guerre et les coupables sont responsables devant le droit international». Dans le même temps, des milliers d’arabes israéliens brandissaient des drapeaux palestiniens en scandant «arrêtez le massacre».

Le député Effi Eitam (Ihoud Leoumi - Mafdal) a vivement critiqué la présence des députés arabes à la Knesset à cette manifestation en les qualifiant de traîtres, ce à quoi les députés arabes ont répondu que le député Eitam était "fou, raciste et fasciste" et «que sa place était en prison».

En réalité, et pour éviter que ne se crée une fracture au sein de la société israélienne, sûrement conviendrait-il d’appliquer la loi fondamentale sur la Knesset pour démettre les députés arabes de leur fonction, les priver de leur statut et faire en sorte que le peuple d’Israël n’ait pas à rémunérer la publicité de leurs convictions politiques

En effet, la loi fondamentale sur la Knesset du 12 février 1958 prévient les actes déloyaux des députés de la Knesset avec l’article 15 qui oblige les députés à prêter serment d’allégeance à l'Etat d'Israël, l’article 16 qui prive les députés de leurs prérogatives attachées au statut s’ils n’ont pas effectué cette déclaration ou encore l'article 16 A qui exige des députés qu'ils se libèrent d’une autre citoyenneté et leur interdit de déclarer allégeance à l'Etat d'Israël s’ils ne se sont pas libéré de cette autre citoyenneté (article 16 A loi 12 février 1958).

L’Etat d’Israël serait bien inspiré de sanctionner la violation de leur serment d’allégeance par les députés arabes de la Knesset pour éviter d’être à nouveau confronté aux problèmes récemment rencontrés avec l’ex député Azmi Bishara.

Pour ce qu’il en est de la population arabe israélienne qui n’entend plus s’associer au devenir de l’Etat d’Israël, il conviendrait de se souvenir de Vladimir Jabotinsky qui avait bien analysé dans son texte la « Muraille d'acier » (publié en novembre 1923), l’amplification de la résistance arabe au sionisme et le « refus par les populations arabes de vendre leur patrie pour une ligne de chemin de fer ». Ce membre de l’Organisation Sioniste Mondiale avait même prédit que « La Palestine n'en demeurerait pas moins, aux yeux des Arabes palestiniens, le centre et la base de leur existence nationale indépendante ».

Aujourd’hui, certaines personnes arabes israéliennes caressent l’espoir de prendre la terre tout en conservant « les chemins de fer » construits par le peuple d’Israël. Heureusement, il n’est pas nécessaire de recourir à l’action violente contre ces éléments car la loi internationale suffit pour que l’Etat d’Israël fasse respecter sa souveraineté. La Convention sur la réduction des cas d’apatrides (AG Nations Unies n°989) prévoit dans son article 8 la possibilité de priver un individu de sa nationalité en cas de manquement déloyal à l’Etat, de préjudices graves aux intérêts essentiels de l’Etat, ou en cas d’allégeance déclaré à un autre Etat. L’application de cette disposition permettra, si besoin est, d’expulser les citoyens infidèles du territoire israélien.

En fin de compte, les lois nationale et internationale fournissent tous les instruments pour faire définitivement d’Israël un Etat juif, par les Juifs et pour les juifs ; il serait vraiment dommage de s’en priver. »
 
Titre original : « Les palestiniens, peuple assassin ou animé par la revanche ? » par Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH sur http://www.israelinfos.net/archives/anpo080310.htm
 
Par Ofek - Publié dans : Israël
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Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /Mars /2008 00:40
La 5ème colonne d’Israël : Les arabes israéliens néga-sionistes
La 5ème colonne des Juifs : Les AltersJuifs anti-sionistes
 
Rappel en bref des derniers faits :
 
Jeudi 6 mars 2008 / 20 :30
 
Un Palestinien armé a fait irruption au soir dans une école talmudique à Jérusalem puis a ouvert le feu à l’arme automatique sur des élèves en train d’étudier dans la bibliothèque. Huit personnes ont été tuées et neuf autres blessées avant que l’assaillant ne soit abattu. Les victimes de l’attentat sont :
Yohai Livshitz, 18 ans, de Jérusalem ;
Yonatan Yitzhak Eldar, 16 ans, de Shilo ;
Yonadav Haim Hirschfeld, 19 ans, de Kohav Hashahar ;
Neria Cohen, 15 ans, de Jérusalem ;
Segev Peniel Avihail, 15 ans, de Neve Daniel ;
Avraham David Moses, 16 ans, d’Efrat ;
Roee Roth, 18 ans, d’Elkana, et
Maharta Taruno, 26 ans, d’Ashdod.
 
22:37 
Suite à l’attentat perpétré jeudi soir 6 mars à la yéshiva Merkaz Harav à Jérusalem et qui a fait 8 morts et 7 blessés, des cris de joie se sont faits entendre à Gaza. Des convois de véhicules roulent dans la bande de Gaza et klaxonnent, des gens tirent en l’air pour exprimer leur contentement. Les Palestiniens appellent les organisations terroristes à continuer à commettre des attentats contre Israël. Dans plusieurs endroits, des sucreries ont été distribuées.
A7
 
7 mars 10:35
Avigdor Lieberman impute aux Arabes israéliens la responsabilité de l'attentat de Jérusalem. L'ex-ministre des Affaires stratégiques a déclaré : ''Ceux qui désignent l'opération de Tsahal à Gaza de ''crime de guerre'', incitent à la violence et brûlent le drapeau d'Israël à Oum el-Fahem, sont responsables de l'attentat criminel de Jérusalem''.
(Guysen.International.News)
 
10:49
Hisham Abou Dahiam, le terroriste qui a assassiné huit étudiants de la Yeshiva Merkaz Harav, disposait d'une carte d'identité israélienne, et était membre d'une cellule du Hamas de Jabel Moukhaber, village jouxtant le sud est de Jérusalem.
A7
 
11:03
Le Conseil des Rabbanim de Judée-Samarie a lancé un appel urgent au gouvernement afin qu'il prenne en main le problème des Arabes israélien comme celui des Palestiniens. "Il s'agit de la même population qui voue une haine mortelle à Israël. C'est le laxisme et les concessions des gouvernements israéliens qui ont mené à ce genre d'attentats terribles."
A7
 
12:14
La famille du terroriste qui a assassiné huit étudiants hier à Jérusalem a monté une tente de deuil dans le quartier de Jabel Moukaber, sur laquelle elle fait flotter des drapeaux du Hamas. (Guysen.International.News)
 
13:50
Orlev : expulser la famille du terroriste
Le député Zevouloun Orlev a appelé le ministre de l’Intérieur, Meïr Shetrit, à annuler immédiatement la nationalité israélienne de la famille du terroriste qui a perpetré l’attentat à la yéshiva Merkaz Harav à Jérusalem. « Les drapeaux du Hamas flottant sur la maison du meurtrier à Jérusalem témoigne du fait qu’il s’agit d’une famille de terroristes », a dit Orlev. Selon lui, il faut démonter la cabane où ils ont pris le deuil et les expulser à Gaza.
A7
 
17:10
Après l'attentat du Merkaz Harav qui a été perpétré par un Arabe israélien, le député Dany Yatom (Avoda) a proposé de prendre des mesures pour "limiter la liberté de mouvement des Arabes israéliens dans la ville de Jérusalem"
A7
 
8 mars 20:02
Le cousin du terroriste qui a perpétré l'attentat à Merkaz Harav, a été surpris de constater que les autorités jordaniennes avaient interdit toute manifestation de deuil dans leur pays. A l'opposé, les autorités israéliennes ont tranquillement laissé la famille du terroriste dresser une tente de deuil, accrocher des drapeaux du Hamas, et laisser des dizaines de familles venir présenter leurs condoléances, à Jabel Moukhaber, au sud de Jérusalem.
A7
 
20 :44
Le député Likoud Guilad Erdan a demandé au chef de la police et au ministre de la Sécurité intérieure de détruire la cabane funèbre mise en place par la famille du terroriste qui a perpétré l'attentat de Jérusalem jeudi soir.  (Guysen.International.News)
Sur la tente, flottent des drapeaux du Hamas et du Hezbollah. « Il est impensable que le gouvernement israélien permette de faire honneur sur son territoire à un méprisable assassin ».
 
23:07
Le député arabe israélien Jamal Zahalka (Balad) a déclaré que les autorités israéliennes "n'ont pas le droit d'interdire la tenue d'une tente de deuil" dans la maison du terroriste de Jérusalem. "Il s'agit d'une coutume religieuse, d'une expression humaine qui doit être au-dessus de la politique, et il est important de laisser la famille accomplir librement cette coutume"...
A7
 
En passant…
 
Les membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies, réunis jeudi soir en raison de l'attentat perpétré à Jérusalem, ne sont pas parvenus à se mettre d'accord sur une déclaration condamnant l'acte terroriste qui a couté la vie à huit Israéliens.  (Guysen.International.News)
La Lybie souhaitait inclure dans cette déclaration une condamnation des opérations de Tsahal dans la Bande de Gaza lors de l'opération '' Hiver Chaud''. Les Etats-Unis et Israël se sont opposés à la demande libyenne.
 
 
La 5ème colonne d’Israël : Les arabes israéliens néga-sionistes :
 
Quand l'insolence n'a pas de bornes
 
Après la manifestation d'Oum El Fahm de la semaine dernière, dans laquelle des milliers d'Arabes israéliens, menés par leurs députés à la Knesset avaient manifesté leur soutien aux habitants de Gaza, comparant Israël aux Nazis, un vif débat avait eu lieu à la Knesset, opposant notamment Effi Eitam (Ihoud Leoumi - Mafdal) et David Rotem (Israël Beiteinou) d'un côté, Ahmad Tibi (Raam - Taal) et Jamal Zahalka (Balad) de l'autre.
 
Il est intéressant de voir comment réagissent les représentants de la population arabe israélienne, après l'atroce attentat de jeudi soir à Merkaz Harav, commis par un Arabe détenteur de la carte d'identité bleue.
 
Côté israélien, les seules demandes qui ont été faites suite à cette tragédie brillent par leur modération. L'exigence la plus "forte" est celle de cesser les pourparlers avec l'Autorité palestinienne.
 
Gilad Erdan (Likoud) a demandé au ministre de la Sécurité intérieure, Avi Dichter, de faire immédiatement cesser les cérémonies de deuil à Jabel Moukhaber: "Il est inadmissble que l'Etat d'Israël laisse sur son territoire se dérouler des manifestations de deuil pour l'auteur d'un massacre aussi odieux". Et hier, Zevouloun Orlev avait demandé au ministre de l'Intérieur, Meïr Chétrit, de retirer la citoyenneté israélienne à la famille du terroriste: "Le fait d'accrocher des drapeaux du Hamas sur la maison et autour, prouve que la famille est d'accord avec l'acte commis".
 
Premier à réagir Dov H'anin (Hadash), réfute cette idée "car on n'inflige pas un châtiment collectif à une famille. L'auteur d'un crime doit être puni (sic) mais pas sa famille". Il est intéressant de noter que H'anin, qui est Juif et communiste, donc athée, vient ici prendre la défense d'une famille islamiste, comme le font les milieux gauchistes en Europe.
 
Mais la réaction des députés arabes est éloquente: "Eitam et Lieberman sont des malades mentaux et des facistes qui utilisent l'attentat pour déverser leur haine sur la population arabe israélienne" déclare Ahamd Tibi, qui rajoute "alors que nous, députés arabes, condamnons les attentats contre les civils, eux appellent systématiquement au meurtre et au carnage".
 
Effi Eitam, lors d'une oraison funèbre prononcée après l'attentat, avait accusé les députés arabes d'avoir "contribué à la perpétration de l'attentat" par leur participation à la grande manifestation, lors de laquelle l'un d'eux avait déclaré au micro: "Shahidim de Gaza, reposez-vous, nous allons continuer le travail!"
Pour Eitam, "il est certain que l'atmosphère créée par cette manifestation, ainsi que les diverses déclarations des députés arabes à la Knesset ou dans la presse, ont encouragé le terroriste dans ses intentions meurtrières"
 
Pour Ahmad Tibi, "Eitam et Lieberman, en Europe, seraient comparés à "Le Pen, Jirinovski ou Haider".
Et de sortir son leitmotiv : "Un chose doit être claire. Nous sommes citoyens de l'Etat d'Israël et membres du peuple palestinien. Nous n'avons jamais volé la terre des autres, et n'avons jamais appelé au meurtre. Eux deux habitent en dehors des frontières d'Israël, sur des terres volées. Je méprise ces immigrants fascistes. Mais la caravane arabe continuera à avancer malgré les aboiements de ces misérables personnages."
 
A signaler aussi que lors de deux matches de football dans lesquels participaient des équipes arabes israéliennes (Bné Sakhnin et Nazareth) les spectateurs arabes ont sifflé lors de la minute de silence en souvenir des huit élèves du Merkaz Harav.
 
Par un système évident de vases communicants, l'insolence, le mépris et la grossierté des députés arabes sera fonction du laxisme et de la tolérance exacerbée manifesté par les autorités de l'Etat à leur égard.
 
 
Un réseau Jihadiste Arabe-Israélien converti au Shiisme, à l'origine de l'activation de Dheim (le tueur de Jérusalem)
 
Nous signalions l'encerclement, à Béthléem, de la maison d'un leader du Jihad islamique, une heure après l'attentat de Jérusalem.

Celui-ci, Mohammed Shahada, est passé du Djihad Islamique au Fatah, avant de retourner au Djihad islamique et de se convertir au Shi'isme. (source Ynetnews)

Dheim était originaire de Béthléem.

Or, on sait que l'armement dont disposait le tueur fou de Jérusalem, Dheim, peut, au minimum être évalué à 5.500 $, ce qu'un habitant modeste de Jérusalem-Est, âgé de 20 ans, n'a pas à disposition dans son cochonnet Hallal. En tant que chauffeur du Centre religieux Mercaz Ha Rav et membre d'une famille favorable au Hamas, il disposait de pas mal des "qualités requises", pour être recruté.

Il a donc , le plus vraisemblablement, disposé d'une infrastructure et agi sur ordre.

Ceci trace les premières lignes, à la fois d'une logistique et d'un travail de propagande qui peut aller jusqu'à la conversion au Shi'isme (mais qui n'est pas une condition nécessaire), porté par le Hezbollah, jusqu'en Galilée.

Un autre groupe radical émergeant est mentionné (notamment par Debkafiles) : le Hizb al Tahir, repéré comme très influent à Jérusalem-Est, lors des agitations populaires.

D'autre part, Nasrallah s'est empressé de revendiquer l'attentat, via les "Phalanges des Hommes libres de Galilée", qu'on peut assimiler à l'action de propagande de réseaux (minorité activiste) autour d'hommes comme Mohammed Shahada. La "revendication" est un placement pour l'avenir, avant d'être la reconnaissance de l'implication directe dans un acte meurtrier (idem pour le Hamas, qui ensuite décline sa responsabilité après avoir commandité des manifestations de joie)

Notons que tous ces groupes n'ont pas nécessairement leur source dans la Bande Occidentale ou à Gaza, mais bien parmi les Arabes Israéliens ou habitants palestiniens de Jérusalem-Est.


Sur l'influence shi'ite chez les Arabes Israéliens, elle est mentionnée dès juin 2007 :
http://www.strato-analyse.org/fr/spip.php?article144

Le défi est donc d'ampleur, puisqu'un troisième front terroriste intérieur s'est entr'ouvert,  au moment du demi-échec de la Guerre du Liban 2. La perte relative de dissuasion influe directement ou indirectement sur la loyauté et sur l'instrumentalisation de franges isolées ou/et de partis islamiques arabes en Israël-même.

Tout ceci résulte d'une gestion politique calamiteuse, pendant et depuis la guerre, émanant d'un pouvoir faible aux commandes en Israël, malgré l'excellent travail de Gaby Ashkénazy au sein de l'Etat-Major de Tsahal ou le retour au poste de Ministre de la Défnse d'Ehud Barak. Là où les services sont mobilisés aux frontières, des failles se font sentir sur un "4è front" porteur d'une "5è colonne" potentielle, qui n'a rien d'une tournure de style politique.

D'autre part, Hezbollah et Syrie ont actuellement tout intérêt à retrouver des "axes de convergence" sur le plan terroriste-"diplomatique", après l'élimination de Mughniyeh qu'ils sont tout prêts de se reprocher mutuellement. Leur objectif commun est d'exercer des pressions sur l'Egypte et l'Arabie saoudite, de façon à s'assurer de leur assistance à la conférence de Damas (présence ou absence qui tourne autour des blocages au Liban et pourrait se traduire par un échec cinglant)... Pour y parvenir,  le plus petit dénominateur commun arabe reste la durable focalisation  contre "l'entité sioniste", du lancement de missiles depuis Gaza, le plus "parlant", pour le débat étant encore de frapper le coeur même d'Israël...

Les deux faces de l'ennemi (Suite et fin) :
La 5ème colonne des Juifs : Les AltersJuifs anti-sionistes


(Voir l'article du journaliste saoudien Mshari Al-Zaydi :
http://www.asharqalawsat.com/english/news.asp?section=2&id=12026 « In the Name of the Palestinian Cause ») 

En complément :
 
 
Par Ofek - Publié dans : Anti-Sionisme-Sémitisme, Judéophobie, Révi-Négatio
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Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /Mars /2008 00:39
La 5ème colonne des Juifs : Les AltersJuifs
 
On vous aura prévenu !
 
« Dans le dernier numéro de son hebdomadaire (que je ne cite pas pour ne pas lui faire de publicité), Jean Daniel cite ses propres écrits (avec la référence de l'ouvrage, nom de l'éditeur, etc.; mais lui il faut bien qu'il cherche à vendre).
 
Et il évoque, bien sûr, le sort des pauvres enfants victimes de Gaza oubliant de signaler qu'ils sont, soit des boucliers involontaires, soit font partie de ces enfants que le Hamas a fait monter sur les toits pour que l'aviation israélienne ne tire pas.
 
Je dirais qu'il est dans son rôle de "bonne conscience-pleureuse-intellectuelle-germanopratine" et qu'à son âge, même si on a un accent de lucidité, on n'a plus le courage de remonter un autre fonds de commerce.
 
Là où il se montre vraiment mauvais camarade c'est en rappelant les alterjuifs pour lesquels il a de l'estime. En vrac, Kouchner, Barnavi, Simone Veil, Théo Klein et le journal Haaretz.
 
Et d'abord, félicitons Bernard Kouchner ; interviewé devant le Consulat de France à Jérusalem-Israël (alias l'ambassade de France en Palestine), il répond "qu'il est courant que les terroristes utilisent les organisations humanitaires et leurs convois… Et alors ?" (sic !).
Devant une telle désinvolture, et après un beau lapsus (corrigé) où il parle de canons qui entrent à Gaza (au lieu de camions), on ne peut que lui souhaiter d'aller poser devant les photographes… mais ailleurs. Et surtout qu'il veille à ne pas tacher sa saharienne avec sa coupe de champagne (comme dit le comique Nicolas Canteloup).
 
Elie Barnavi, homme charmant au demeurant, n'a été qu'un ambassadeur parachuté, et ses positions ne peuvent refléter la position du ministère israélien des Affaires étrangères, si tant est qu'il existe une ligne du ministère. Peut-être même reflète-t-elle plus aujourd'hui celle du Musée de l'Europe à Bruxelles, dont il est le directeur scientifique.
 
Simone Veil, déportée (mais elle n'est malheureusement pas la seule), dont la sollicitude de longue date pour les enfants de Gaza n'est plus à rappeler. Mais dans ses visites en Israël, ce sont plutôt les morts qu'elle honore et non les enfants de Sdérot, ni les bébés tués à bout portant par des terroristes-assassins. Cela devrait pourtant lui rappeler quelque chose, non ?
 
Théo Klein : sage autoproclamé, toujours à se morfondre qu'aucun dirigeant israélien ne suive les bons conseils qu'il prodigue dans Le Monde.
 
Et Haaretz ? Grâce à ce pur produit de la perversité universitaro-intellectuelle, le monde entier n'a pu ignorer, quelques instants après le massacre (on dit un massacre, en français, et non un attentat), perpétré par un assassin (et non un... activiste) contre des élèves de la yéchiva Merkaz harav, que ce Centre était le haut-lieu du... sionisme religieux "colonisateur". Information immédiatement reprise par Le Monde, The Guardian, Enderlin (bien sûr !) et les agences de presse.
 
Pour faire bonne mesure, Le Figaro se devait de publier une photo de jeunes à kippa "serouga" (kippa tricotée des sionistes religieux), en pleurs, sous le titre : jeunes ultra-orthodoxes manifestant. Bien entendu, le journal n'a publié ni le nombre des victimes ni leur âge, mais l'ultra-bassesse du journal est évidente.
 
Des braves gens avaient déposé, ce matin vendredi, place de France à Jérusalem, deux panneaux rappelant les huit jeunes victimes, avec des veilleuses. Mais la honte n'a pas étouffé les deux dizaines de fossiles habituels du mouvement des "Femmes en noir", qui manifestaient contre l'occupation de Gaza.
 
 

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Banderolle sophistiquée des philoterroristes israéliens ("Il faut lever le siège de Gaza") écrasant les deux modestes calicots du mémorial improvisé. Texte sur fond bleu : "8 tués dans un attentat à Jérusalem. Une maison démolie à Sderot" - texte sur fond blanc : "Dès qu'arrive Adar, on se réjouit beaucoup", le mot 'simha' (joie), en lettres de sang, suivi d'un point d'interrogation qui en dit long sur cet usage parodique amer d'un dire du Talmud...
 
Il a fallu que nous demandions, avec "vigueur", qu'ils respectent le mémorial improvisé, mais cela n'a pas duré (photo ci-dessous).
 
 

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...puis pratiquement occultés par la banderolle noire des pirates postsionistes...
 
 
Encore un chabbat que les alterjuifs et leurs séides auront… pollué ! »
 
 
Titre original : « L'Altérité et ses conséquences (coup de g…) » de Michel Grinberg sur http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-13861-117-2-alterite-consequences-coup-g-michel-grinberg.html
 
Kouchner, démission !
 
"Comparer les attentats ne m'intéresse pas, je les condamne tous, je condamne l'acharnement, j'ai employé le mot "acharnement", qu'il y a eu sur Gaza, je condamne l'attentat de Jerusalem bien entendu, je condamne tout ça."
Bernard Kouchner,
7 mars 2008


La Lybie a exigé hier soir que toute condamnation de la tuerie à Jérusalem soit liée à une condamnation de l'opération israélienne à Gaza; cette demande a conduit à bloquer toute condamnation de l'attentat de Jerusalem de la part du conseil de sécurité de l'ONU que la Lybie préside.

M. Kouchner a choisi de procéder à une telle condamnation simultanée, lors d'une déclaration à la presse que je viens d'entendre sur France Inter au journal de ce 7 mars 2008 à 18h :
http://www.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=10493 (déclaration non reprise au journal de 19h).

Ses propos sont ignobles.

Kouchner condamne en effet de la même façon l'attentat de Jérusalem et les opérations israéliennes, répétant même à deux reprises le terme "acharnement" qu'il avait déjà employé au début de la semaine à propos des opérations israéliennes. Très clairement, dans son propos, M. Kouchner assimile ces opérations à des attentats, plaçant ainsi dans la même catégorie

1. L’attentat terroriste visant des jeunes étudiants israéliens d'une école talmudique

et

2. Les opérations militaires israéliennes visant exclusivement les terroristes du Hamas et qui n'auront causé la mort de femmes et d'enfants palestiniens que du seul fait de leur utilisation comme chair à canon par l'organisation islamiste et nazifiante qui contrôle Gaza.

Cet amalgame est inacceptable.

Anatole appelle à la démission de Bernard Kouchner.

Remarque 1 : la version des propos de Bernard Kouchner publiée sur le site du Quai d'Orsay est légèrement différente des propos réellement tenus par le ministre.

Sur le site du Quai d'Orsay, on lit :

"Comparer les attentats ne m’intéresse pas. Je les condamne tous. Je condamne le lancer des fusées Qassam et des fusées Grad sur Israël. Je condamne l’acharnement qu’il y a eu sur Gaza et qui n’a, hélas, pas arrêté les fusées. Je condamne bien entendu l’attentat de Jérusalem dans une école talmudique"

Alors que les propos réels de Kouchner ont été comme je l'ai indiqué :

"Comparer les attentats ne m'intéresse pas, je les condamne tous, je condamne l'acharnement, j'ai employé le mot "acharnement", qu'il y a eu sur Gaza, je condamne l'attentat de Jerusalem bien entendu, je condamne tout ça."

On constate que la version publiée par le Quai est un peu moins défavorable à Israël que les
paroles grotesques effectivement prononcées, mais en tout état de cause le propos général demeure le même : les opérations militaires israéliennes, qui visaient des terroristes, sont assimilées à un attentat dans lequel des enfants ont été assassinés à bout portant.


Remarque 2 : dans le point de presse au cours duquel M. Kouchner a prononcé les paroles précédentes, on peut noter que le président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, est désigné par son nom de guerre, Abou Mazen. Je ne sais comment interpréter cela, mais c'est en tout cas ce nom qui nous est, à nous aussi, revenu en mémoire depuis qu'Abbas/Abou Mazen a déclaré que les opérations israéliennes sur Gaza avaient été "pire que l'holocauste".
 
Extrait de la conférence de presse de Kouchner du 7 mars 2008 :

Question du journaliste - Vous êtes le champion de l’intervention humanitaire et cela fait 60 ans que le peuple palestinien est sous occupation et dans l’impasse. Je sais que vous avez une bonne volonté pour trouver une solution, mais on entend beaucoup de paroles et on voit peu d’actes sur le terrain.
Réponse de Kouchner - C’est vrai, je le déplore autant que vous (...)



Un de nos lecteurs nous fait remarquer que lors de ladite conférence de presse - au cours de laquelle le ministre des affaires étrangères a prononcé les mots qui nous ont conduit à réclamer sa démission - une question posée à Kouchner fait état d'une occupation israélienne "depuis 60 ans", ce qui fait référence à la création même d'Israël, alors que ce qu'on qualifie d'"occupation" n'a commencé qu'en 1967 . Ces "60 ans", remarque justement ce lecteur, n'a pas eu l'air de choquer Kouchner, et de se poser la question : est-ce à dire que ce serait la position officieuse de la France ?

J'ai une autre hypothèse, assez affolante il est vrai : et si l'actuel ministre des affaires étrangères n'était finalement guère plus malin que le précédent, un certain Douste-Blazy ?
 
 
En complément :
Par Ofek - Publié dans : Anti-Sionisme-Sémitisme, Judéophobie, Révi-Négatio
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Vendredi 7 mars 2008 5 07 /03 /Mars /2008 11:29
 
L’empathie est la victime des attaques palestiniennes à partir de Gaza.
 
Jérusalem - Dans les prochaines semaines, l'armée israélienne pourrait envahir à nouveau la Bande de Gaza pour tenter de stopper les tirs de fusée sur les villes israéliennes et peut-être, pour renverser le gouvernement islamiste du Hamas. Si cela se produit, ce sera après une longue période d’hésitation et de débat angoissé. Même nous, Israéliens qui dans le passé, voulions avant tout quitter Gaza pour toujours, nous voyons bien que nous n’avons pas d’autre choix que d’y retourner, au moins jusqu’à ce qu’un calme relatif soit rétabli à notre frontière.
 
Au début des années 90, je servais comme réserviste à Gaza. Je devins alors un israélien culpabilisé. Le jour, mon unité patrouillait dans les camps de réfugiés, où les eaux d'égout s’écoulaient comme des ruisseaux, où les hommes âgés nous dévisageaient avec haine et les enfants avec désespoir. La nuit, nous pénétrions dans les chambres à coucher et recherchions les suspects dont les crimes allaient de l'adhésion à une organisation terroriste au défaut de paiement de la facture d'eau. Plus policiers que soldats, nous nous imposions une occupation qui constituait une menace insupportable pour les valeurs du judaïsme et de la démocratie.
 
C’était l’époque de la première Intifada, du soulèvement palestinien. Sa grande victoire a été de provoquer la naissance d'un bloc substantiel d’Israéliens hautement culpabilisés, prêts à prendre presque tous les risques pour la paix. Alors que le processus de paix d'Oslo prenait forme au cours du mandat du premier ministre Yitzhak Rabin, l'Israélien culpabilisé était devenu la source la plus puissante de légitimation palestinienne. Beaucoup d'Israéliens tentaient de comprendre pour la première fois comment les Palestiniens vivaient le conflit. Ils voyaient en réalité les choses avec leurs yeux et incorporaient des éléments du récit fondateur palestinien à leur propre vision de l'histoire.
 
Vers la fin des années 90, une majorité d'Israéliens était favorable à des concessions précédemment impensables comme l’évacuation des implantations juives de Cisjordanie et de Gaza ou la redivision de la ville de Jérusalem. Nous allions dans cette direction avec anxiété. Les Palestiniens commençaient déjà à perdre le capital de bonne volonté des Israéliens culpabilisés à leur égard. Sous la conduite de Yasser Arafat, leurs médias, leurs écoles et leurs mosquées inculquaient une culture négationniste qui rejetait les vérités les plus fondamentales de l'histoire juive, de nos racines antiques dans la terre d'Israël à la véracité de l’Holocauste. Arafat était un imposteur, un maître de la duplicité linguistique, parlant de paix en anglais aux journalistes étrangers et du djihad en arabe à son peuple. Les autres chefs palestiniens, même qui étaient ceux perçus comme des modérés en Occident, adoptaient une attitude semblable.
 
Néanmoins, en dépit du sentiment croissant d’avoir été trompé, Israël a accepté en décembre 2000 le plan du Président Clinton pour établir un état palestinien limitrophe sur la quasi totalité des Territoires, avec Jérusalem Est pour capitale.
 
La contre-offre d'Arafat a pris la forme de quatre années d’attentats-suicide, la seconde Intifada palestinienne, qui a duré de 2000 à 2004. Avec ses partisans, il a tenté de la présenter comme un soulèvement spontané en réaction à la visite controversée d’Ariel Sharon sur le Mont du Temple, mais les Israéliens comprirent que l’escalade de la violence était pour Arafat une alternative planifiée depuis le début.
 
Même après cette expérience amère, les Israéliens étaient tellement prêts à tout pour mettre un terme à l’occupation qu’ils évacuèrent leur armée et leurs implantations de Gaza en 2005. Si les Gazaouis avaient entrepris à ce moment-là de créer un état pacifique dans leur nouveau territoire autonome, l’opinion publique israélienne aurait certainement appuyé l’ouverture d’importantes négociations sur un retrait de Cisjordanie. Ils ont préféré élire un gouvernement conduit par le Hamas, dont les principes théologiques le poussent à la destruction d’Israël et à la guerre contre les Juifs dans le monde entier. Les attaques terroristes ne sont qu’une préfiguration de ses ambitions génocidaires. Les attaques palestiniennes à la roquette qui visaient précédemment les implantations furent tout simplement redirigées vers les villes et les villages situés à l’intérieur d'Israël.
 
Tout cela a eu pour résultat la quasi extinction de la culpabilité israélienne. Tout comme nous nous sommes rendu compte pendant la première Intifada que l’occupation était intenable, nous réalisons maintenant que la paix est impossible avec des chefs palestiniens pour qui la conciliation est un processus à sens unique.
 
Jusqu'ici, les fusées tirées étaient primitives et la plupart du temps elles terrorisaient et blessaient plutôt qu’elles ne tuaient. Mais la mise au point de roquettes meurtrières n’est qu’une question de temps pour les alliés du Hamas, l’Iran et le Hezbollah. En attendant, les dommages psychologiques ont été profonds : les Israéliens perçoivent l’incapacité de leur gouvernement de défendre le sud du pays comme un écroulement de la souveraineté nationale. Les retombées politiques ne sont pas moins capitales : Gaza était un test pour la politique de retrait israélienne, et son expérimentation s'est avérée être un désastre. Comment pourrions-nous évacuer la Cisjordanie et prendre le risque de tirs de fusées sur Tel Aviv et Jérusalem, se demandent les Israéliens.
 
Cependant, les fusées ne sont que le symptôme d’un malaise plus profond : la volonté des dirigeants palestiniens d'encourager leur peuple à souffrir pour atteindre des buts politiques. En dépit des milliards de dollars d'aide étrangère, les gouvernements palestiniens successifs n'ont presque rien fait pour rénover les camps de réfugiés, vieux de 60 ans. Pendant une visite à Gaza vers la fin des années 90, un fonctionnaire des Nations Unies m’a expliqué pourquoi. Le sort des réfugiés, disait-il, était subordonné aux négociations. Quand j'ai demandé s'il croyait vraiment qu'Israël absorberait les réfugiés palestiniens, il m’a répondu : "toutes les options sont ouvertes."
 
En fait, elles ne le sont pas. Aucun gouvernement israélien n'acceptera de commettre un suicide démographique en permettant à des centaines de milliers de Palestiniens d'entrer au coeur d'Israël. Tous les accords de paix entre les deux états prévoient que les descendants de ces réfugiés qui ont quitté Israël en 1948 auront le droit de retourner dans un État palestinien, pas dans l'état juif.
 
Le peuple de Gaza est l’otage d’un fantasme politique. Et la communauté internationale encourage cette tragédie. L'ONU considère réellement les palestiniens comme des réfugiés permanents, qu’il faut protéger dans des camps subventionnés et sordides, même s’ils vivent dans leur patrie de Gaza sous leur propre gouvernement.
 
Tant que Gaza refusera de revenir à la raison, les Israéliens seront en droit de suspecter que le but des palestiniens demeure la destruction de leur pays. Une totale évacuation de la Cisjordanie, qu’il redoutent, ne mettrait pas fin à la guerre, tout comme le retrait de Gaza n’as pas empêché les tirs de roquettes. Le crime d'Israël n’est pas d’occuper mais d’exister.
 
C’est pourquoi nous nous acheminons vers un prochain épisode effroyable du conflit. Cette fois cependant, en fait d’angoisse, nous ressentons beaucoup moins de remords. Parce que même les Israéliens culpabilisés se rendent compte que la misère de Gaza persistera jusqu’à ce que nos voisins se préoccupent davantage de mettre sur pied leur Etat que de saper le nôtre.
 
Yossi Klein Halevi pour Los Angeles Time sur http://www.objectif-info.com/index.php?id=929
 
Yossi Klein Halevi est membre de l'Institut Adelson pour les études stratégiques du Centre Shalem à Jérusalem et l'auteur de "Au seuil du jardin d'Éden : une quête juive de l’espoir en Terre Sainte en compagnie des chrétiens et des musulmans."
 
Titre original: The end of the 'guilty Israeli' - Traduction : Objectif-info
 
Ce que veulent les palestiniens
 
« Les radicaux palestiniens qui tirent des fusées sur les villes israéliennes mesurent leur succès au nombre de civils qui meurent. Ce qui est étrange, c’est qu’ils ne s'inquiètent pas de savoir si ce sont des Juifs israéliens qui meurent ou leurs propres frères palestiniens.
 
En tout état de cause, les Palestiniens donnent davantage de valeur à la mort de leurs frères palestiniens qu’à celle des Juifs. C'est en partie une conséquence du culte du martyr, qui veut que la mort soit quelque chose que l’on désire. De manière encore plus significative, des groupes palestiniens comme le Hamas voient la mort de chaque femme et de chaque enfant arabe comme une victoire de propagande dans leur guerre religieuse contre Israël.
 
Il s’agit, c’est triste à dire, de vieilles informations. Dans les années 80, avant qu’ils n’aient des fusées, les palestiniens disposaient les enfants et des civils plus âgés de façon qu’ils jettent des pierres sur les soldats israéliens, tandis que les combattants tiraient des balles sur les Israéliens de l'intérieur de la foule. Le véritable objectif du Hamas n'était pas de tuer des soldats israéliens mais de faire en sorte que de jeunes arabes soient tués dans les échanges de tirs.
 
Était-ce de la dépravation ? Vous avez gagné. Mais c’était efficace. Israël est une démocratie libérale, la seule dans la région, et il a horreur d’être accusé d’avoir tué des civils. C’est pour cela qu’il s’est graduellement désengagé des territoires palestiniens disputés.
 
Dans le cas de Gaza, Israël a effectué un retrait total. Peu importe, Hamas a voulu continuer le combat, ce qui nous mène aux évènements d'aujourd'hui.
 
Le Hamas met à feu des fusées de longue portée qui survolent la frontière pour atterrir en Israël. Cette méthode rappelle la vieille technique des lancers de pierres. Dans le cas présent les fusées sont tirées de l’intérieur de zones civiles. Le Hamas sait qu'Israël ne peut pas se défendre sans mettre de simples civils palestiniens en danger.
 
Pour le Hamas et ses partisans, le sang ne coûte pas grand chose, en particulier celui de leurs propres enfants. Pour le Hamas, un enfant arabe mort est une victoire ponctuelle de propagande, pour un prix insignifiant, pour une vétille. Diaboliser les "sionistes" est une entreprise sainte, plus importante que la création d’un véritable état palestinien, d’une valeur plus grande que la vie elle-même. »
 
Éditorial de "The Ottawa Citizen" Titre original : “What Hamas wants”
Par Ofek - Publié dans : Israël
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Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /Mars /2008 11:42
 
« Il est surprenant de constater l’aveuglement des nations concernant le conflit actuel en Israël… on pourrait dire myopie, du fait que beaucoup ne semblent pas voir plus loin que « le bout de leur nez ».
On accuse Israël de tuer des civils, alors qu’ils combattent les terroristes, mais que dire du Hamas qui bombarde les civils israéliens à longueur de journée ?...
 
L’enfer de Sdérot et à présent celui d’Ashkelon

Qui ignore que le Hamas fait tout pour provoquer l’Etat hébreu ?
Le problème est que les médias occidentaux ont une tendance fâcheuse à minimiser l’action du Hamas et des organisations terroristes islamiques, mettant l’accent par contre sur les représailles de Tsahal.
Encore une fois, faut-il le répéter, quelle nation accepterait de voir tomber des roquettes sur son territoire sans réagir ? Cela fait plus de 2 ans que Sdérot reçoit sans interruption des roquettes Qassam.
Peut-on imaginer ce que vit une population obligée de courir dans des abris avec 30 secondes de délai (15 secondes ! ndlr), pour se protéger de l’explosion d’une Qassam ? Bien sûr, les morts sont moins nombreux et les traumatismes psychologiques d’une population sous le feu constant de roquettes «artisanales » mais néanmoins mortelles (et fabriquées en quantités industrielles, ndlr) n’intéressent pas les journalistes.
 
Depuis le désengagement de la bande de Gaza en août 2005, les tirs de Qassam sur la ville de Sdérot sont quotidiens et ils font des victimes. Sdérot vit l’enfer. Qui en parle ?
Les médias français ont-ils parlé de cette petite fille qui a traîné le corps de son petit frère atteint par un éclat dans la rue ? Ont-ils mentionné les blessures des deux frères touchés eux aussi, le plus jeune devant être amputé d’une jambe, et pour ce père de 4 enfants décédé de ses blessures, ont-ils montré un intérêt ?...
 
« Durant les dernières 24 heures [1], des Palestiniens de la bande de Gaza ont tiré 15 roquettes de type Grad 122 mm sur la ville israélienne d’Ashkelon. Ces roquettes, également connues sous le nom de Katioucha, ont une portée d’environ 20 km et contiennent une tête chargée d’un explosif puissant (et n’ont rien d’artisanal pour le coup ! ndlr).
Cette nouvelle escalade place quelque 250.000 Israéliens sous la menace constante et quotidienne de tirs palestiniens ».
 
La bonne conscience des nations

L’hypocrisie des nations atteint un sommet.
L’Etat hébreu en 2005, sous la pression des nations, a forcé 8 000 Israéliens d’abandonner une bande de sable dont ils avaient fait un verger et qu’ils ont rendu prospère.
Qu’a-t-il été fait de ce geste sans précédent, de ce cadeau fait à l’Autorité Palestinienne ? Mr Mahmoud Abbas a-t-il créé quoi que ce soit sur cette bande de terre pour ses propres concitoyens ?... Rien n’a été fait !
La terre est redevenue inculte et sert de base de lancement pour les roquettes qu’elle envoie quotidiennement sur Sdérot.
Cela n’empêche pas les Européens, l’Amérique, et l’ONU de continuer à déverser des millions de dollars à Gaza, sachant que le Hamas continue de se réarmer.
Est-ce pour les Occidentaux de l’hypocrisie ou une manière de se donner une bonne conscience vis-à-vis du  problème palestinien dont ils sont co-responsables, se déculpabilisant sur Israël ? C’est tellement plus facile d’accuser.
 
Les roquettes de type Grad qui sont tombées sur Ashkelon proviennent vraisemblablement d’Iran et sont introduites dans la bande de Gaza par des tunnels creusés entre l’Egypte et Rafah. L’Etat d’Israël ne cesse d’alerter la communauté internationale de ce qui est en train de se passer dans la bande de Gaza : un armement massif et offensif. Que font les nations ?
 
Le ministre français des Affaires étrangères a ajouté : « Il faut de la sagesse et des pourparlers face au redoublement de violences inspirées par souvent le nationalisme, et des idéologies périmées ».
Qu’ont fait la France et les Etats-Unis dans le conflit Serbo-croate (1991-1999) : ont-ils évité de tuer des innocents… ont-ils faire preuve de sagesse ?
Il y a eu 175 000 morts, alors qu’en Israël, depuis sa création, de 1950 à nos jours, il est question de 51 000 morts [2], c'est-à-dire 3 fois moins.
C’est bien ce qui importe aux yeux des journalistes, n’est-ce pas : faire le compte des victimes ?
Lors de l’engagement de la France dans le conflit serbe, Israël s’est-il permis de faire des remontrances à la France, lui donnant des leçons de morale ?...
 
Israël, sur le front, contre l’Islam
L’Europe et les Etats-Unis, au contraire d’être des accusateurs, devraient soutenir Israël qui se bat non seulement pour sa survie, mais pour un enjeu qui concerne l’Occident déjà aux prises avec l’Islam dur.
 
Malheureusement, l’Europe est sans doute déjà « eurabianisée » selon les termes de Madame Bat Y’eor qui a popularisé le concept Eurabia [3], ou dhimmie, c’est à dire asservie à l’Islam. Et Israël se retrouve seul.
 
Les ressources d’Israël

Les ressources de l’Etat hébreu sont grandes. Israël a toujours su faire front à tous ses ennemis. Pourtant, la situation actuelle à Gaza, à l’image de la dernière guerre du Liban, montre que la force armée et la puissance de feu de Tsahal ne suffisent pas. Gaza est un guêpier et chaque famille israélienne tremble à l’idée que leur fils devra combattre à Gaza. C’est le souhait du Hamas de confronter Tsahal sur son propre terrain.
Dans cette guerre, Israël est perdante car c’est une guerre médiatique où est comptabilisé le nombre de victimes. Ce sera toujours aux yeux des journalistes occidentaux, une guerre du « faible » contre « le fort » et dans ce cas, c’est le « faible » qui l’emporte.
C’est l’idéologie de la mort contre l’amour de la vie.
 
Le Hamas ne craint pas de placer les enfants en première ligne et d’utiliser les boucliers humains. Le monde le sait mais fait semblant de ne pas le savoir, continuant de critiquer Israël pour ses représailles « disproportionnées ».
 
Nous avons vu hier une jeune capitaine de l’armée émue aux larmes, apprenant que son jeune cousin avait été blessé. Ce soldat de l’unité Givati (deux hommes de cette unité ont été tués) a été touché de deux balles mais gardera sa main sauve et malgré la déchirure de son poumon, se rétablira. Il est déjà prêt à repartir sur le front pour continuer à se battre.
Voilà la vraie force d’Israël, sa détermination à survivre et à vaincre. Cette détermination, les jeunes de Tsahal la possèdent.
 
L’espoir suprême d’Israël est en D.ieu : « Dieu est pour nous un refuge et un appui, un secours qui ne manque jamais dans la détresse » - Ps.46.
Le Dieu de Jacob est la principale et suprême ressource qui gardera Israël sain et sauf dans ses frontières, car la Bible le promet, et le Seigneur est fidèle.
Les menaces actuelles sont grandes mais plus grande encore est la certitude que D.ieu a la situation en contrôle et qu’un jour, Il enlèvera d’Israël l’opprobre des nations : « Je ne te ferai plus entendre les outrages des nations, et tu ne porteras plus, Israël, l’opprobre des peuples » - Ez.36 :15. »

Titre original « Myopie et/ou hypocrisie des nations ? », Pasteur Gérald Fruhinsholz sur http://www.shalom-israel.info/pageLibre00010175.html

[1] Lettre d'information éditée par l'Ambassade d'Israël en France - Daniel Halevy-Goetschel.
[2] Voir l’excellent article de Daniel Pipes : « S’il faut compter en nombre de victimes ? »
[3] Eurabia est un scénario contre-utopique où l'Europe fusionne avec le monde islamique grâce à un processus d'islamisation politique et culturelle de l'Europe.
Sa signification a évolué : ce terme Eurabia est utilisé pour décrire une transformation de l'Union européenne, où l'Islam devient le système de valeur dominant et la population comporte de plus en plus de musulmans - Wipikedia
Par Ofek - Publié dans : Coup de gueule !
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Jeudi 6 mars 2008 4 06 /03 /Mars /2008 08:52

Ignorant mais journaliste ou Antisémite et journaliste ?

Thierry Guerrier inteview
Daniel Shek, Ambassadeur d'Israël en France :

Voir la Vidéo


Complément d'information à l'attention de cet ignard (pour éviter de le traîter d'antisémite) du service public (payé avec nos deniers !) :

« Ce document présente des faits de base sur la situation à Gaza. Chaque section est suivie de liens à des documents et à des articles proposant des compléments d’information et des articles de fond sur les questions abordées dans le présent document. En outre, un répertoire de citations provenant de tierces parties a été annexé pour votre considération.

Question : Les affrontements entre Israël et le Hamas à Gaza constituent-ils une énième ronde du sempiternel « cycle de violence » au Moyen-Orient ?
 
Réponse : Il n’y a pas de « cycle de violence » symétrique et Israël n’est pas en guerre avec le peuple palestinien à Gaza. Les affrontements de la dernière semaine sont le résultat d’une campagne de terreur lancée par le régime du Hamas à Gaza soutenu par l’Iran, qui est ouvertement dévoué à la destruction d’Israël. Le Hamas terrorise les villes du sud d’Israël avec une pluie constante de roquettes et de missiles (plus de 50 tirs par jour parfois) qui sèment mort, destruction, souffrances et traumatismes. Pour de plus amples détails, voir l’analyse des roquettes de Gaza produite par BICOM http://www.bicom.org.uk/newsletter-latest-from-bicom/rockets-from-gaza--facts-and-figures .
 
Question : Israël instrumentalise-t-il la campagne de terreur du Hamas comme prétexte pour « punir » le peuple palestinien ?
 
Réponse : Les opérations militaires israéliens du week-end dernier visaient spécifiquement les dépôts d’armes, les cellules terroristes et les sites de lancement de missiles du Hamas dans le but de protéger les logements, les supermarchés et les cours d’école israéliens de la campagne de bombardement croissante du Hamas responsable de plus de 500 tirs de missiles au cours des deux derniers mois.
La réponse déterminée d’Israël procède d’inquiétudes grandissantes à l’endroit de la décision du Hamas d’intensifier le conflit par l’usage de missiles à longue portée Grad fournis par l’Iran qui pénètrent profondément en Israël, multipliant de 25 000 à 250 000 le nombre d’Israéliens vivant à portée des missiles du Hamas. Ceci exacerbe le conflit et le danger posé à Israël par un facteur de dix - une escalade effrayante qu’Israël, à l’instar de toute démocratie responsable, ne peut se permettre d’ignorer. Pour une analyse de l’usage stratégique des roquettes par le Hamas, cliquez ici. http://www.terrorism-info.org.il/malam_multimedia/English/eng_n/html/rocket_threat_e.htm
 
Question : La réaction d’Israël est-elle proportionnelle à la menace et Israël bombarde-t-il sans distinction les civils palestiniens ?
 
Réponse : L’appel absurde à une « réponse israélienne proportionnelle » signifie qu’Israël devrait lancer à l’aveuglette un missile sur les centres de population civile palestiniens en réponse à chaque roquette tirée sur des municipalités israéliennes telles Sdérot et Ashkelon. A l’instar de tout autre pays animé par une conscience morale, Israël ne pourrait jamais envisager un tel comportement.
A la différence du Hamas, dont les missiles sont lancés intentionnellement sur des centres de population civile israéliens dans le but explicite de tuer et de mutiler des civils, la réponse israélienne vise exclusivement les installations militaires et les sites de lancement de missiles du Hamas et prend toutes les précautions pour éviter dans la mesure du possible de faire des victimes civiles. Malheureusement, le Hamas positionne ses lance-roquettes et des dépôts d’armes au centre de municipalités palestiniennes, plaçant délibérément les familles palestiniennes sur la ligne de feu et les transformant cyniquement en boucliers humains.
 
Question : Les deux parties ont-elles la même obligation de réduire l’intensité du conflit et de mettre un terme aux affrontements ?
 
Réponse : Israël n’est pas à l’origine de ce conflit. Ces affrontements ont une cause (les attaques au missile du Hamas) et un effet clairs (les opérations de défense israélienne contre les lance-roquettes et les dirigeants terroristes). Pendant sept ans, la communauté internationale a ignoré les attaques à la roquette contre Israël (plus de 3000 attaques lancées depuis Gaza depuis 2001). Il est temps que la communauté internationale rejette les fausses équivalences morales et distingue les pyromanes des pompiers.
 
Question : Les opérations militaires israéliennes provoquent-elles une crise humanitaire répandue dans le territoire palestinien de Gaza ?
 
Réponse : En dépit des attaques incessantes sur ses villes, Israël permet, facilite et contribue aux efforts internationaux d’aide humanitaire aux Palestiniens pris dans les affrontements à Gaza. Il n’y a ni famine, ni crise humanitaire grave à Gaza. En fait, Israël fournit à Gaza la plus grande partie de ses denrées alimentaires, de ses médicaments et de son approvisionnement en carburant - y compris 70% de son électricité.
 
Question : Pourquoi Israël ne négocie-t-il pas un cessez-le-feu avec le Hamas ?
 
Réponse : Le Hamas est idéologiquement et activement dévoué à la destruction d’Israël. Il refuse de reconnaître Israël ou de traiter avec lui. Le Hamas s’oppose explicitement à tout processus de paix avec Israël et déclare ouvertement que jamais il ne respecterait quelque accord que ce soit avec Israël. Cette position est appuyée par le régime de Téhéran qui continue de menacer de détruire Israël avec des armes de destruction massive. Ainsi, Hamas est non seulement l’ennemi d’Israël, mais aussi des Palestiniens modérés et de tous ceux qui aspirent à la paix. En outre, tout « cessez-le-feu » temporaire ou informel avec le Hamas serait instrumentalisé par le groupe islamique radical afin de se réarmer et se restructurer en préparation à une nouvelle ronde d’attaques contre Israël.
 
Question : Peu importe le parti à blâmer, les affrontements n’ont-ils pas détruit tout progrès de paix entre Israël et le peuple palestinien ?
 
Réponse : Israël a continué de dialoguer avec l’Autorité Palestinienne (AP) dirigée par le Fatah malgré un barrage constant de roquettes tirées par le Hamas sur Israël. Du point de vue israélien, les pourparlers de paix sont fondés sur le principe que des progrès peuvent être obtenus avec les éléments pragmatiques palestiniens en même temps qu’Israël doit combattre et continuera de combattre le terrorisme qui cible ses citoyens. Le président de l’AP, Mahmoud Abbas, doit également faire preuve de détermination et ne pas permettre au Hamas de saboter le processus de négociations avec Israël.
 
Quelques faits....
 
· Le sud d’Israël a été frappé par plus de 3 000 tirs palestiniens de missiles et d’obus au mortier depuis 2001. Au cours des deux premiers mois de l’année en cours, 500 tirs ont été enregistrés.
· Avec l’introduction de missiles plus puissants et meurtriers (fournis par l’Iran et passés en contrebande par la frontière de Gaza avec l’Égypte), le nombre d’Israéliens vivant à portée des missiles du Hamas a grimpé à 250 000.
· Les « alertes rouges » qui signalent l’imminence d’une attaque au missile retentissent entre 5 et 50 fois par jour, rendant la vie normale à l’école, au travail et même à la maison pratiquement impossible.
· Le nombre d’Israéliens souffrant de trouble de stress post-traumatique dans les municipalités sous le feu est dix fois plus élevé que la moyenne nationale.
 
CITATIONS
 
BAN KI -MOON, secrétaire général des Nations unies - 1er mars 2008
Je condamne les attaques palestiniennes à la roquettes et appelle à un arrêt immédiat de ces actes de terrorisme qui ne servent aucun objectif, mettent en danger des civils israéliens et n’apportent que misère au peuple palestinien. Je demande un arrêt de ces attaques.
 
AHMED AL-JARALLAH, Éditeur en chef, The Arab Times (Koweït), 22 février 2008
Aujourd’hui, nous assistons à un scénario similaire à celui qui se produit dans des pays arabes où des Arabes vendent leurs nations pour servir les intérêts d’étrangers. Y a-t-il quelque chose de pire que le Hamas qui vend Gaza à l’Iran ? Un acte qui conduira à la mort d’innocents citoyens à Gaza. Le Hamas a vendu son pays à des intérêts étrangers en fredonnant des chants patriotiques.
 
TARIQ ALHOMAYED, Rédacteur en chef, Asharq Al-Awsat, Londres, 3 mars 2008.
Les opérations d’attaques à la roquettes ont-elles aidé les Palestiniens d’une quelconque manière, ou les Palestiniens ont-ils été abandonnés à eux-mêmes pour confronter mort et destruction tandis que le leadership du Hamas se terre dans d’autres lieux plus sûrs sous prétexte que la guerre avec Israël à Gaza doit être « rationnellement gérée », selon des sources proches du Hamas ?
 
MAHMOUD A-ZAHAR, Ancien ministre des Affaires Étrangères du Hamas - 21 août 2007
Quand on lui demanda pourquoi le Hamas avait choisi d’arrêter les attentats suicides deux ans auparavant, il répondit :
« Qu’est-ce qui serait d’après-vous plus efficace, - des opérations de martyrs ou des roquettes contre Sdérot ? Des roquettes contre Sdérot occasionneront une migration massive, bouleverseront grandement le quotidien de la population et de l’administration publique, sans parler de l’impact majeur sur le gouvernement israélien. Nous utilisons ces méthodes pour convaincre les Israéliens du coût trop élevé de leur occupation. Nos roquettes portent fruit. Nous ne subissons aucune perte et l’impact du côté israélien est si élevé. » »
 
Titre original : « Questions et réponses : la guerre du Hamas contre Israël » - Canada-Israel Committee – sur http://www.desinfos.com/article.php?id_article=9424
Pour une excellente vue d’ensemble, voir le récent article de Dore Gold http://www.jcpa.org/

 

Par Ofek - Publié dans : Hypocrisie collective, Médias et Propagande
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Mercredi 5 mars 2008 3 05 /03 /Mars /2008 14:57
 
“ Les juristes de l’armée américaine admettent que «les civils ne sauraient être utilisés (…) pour protéger une zone contre des opérations militaires (ou) pour servir de bouclier à une position défensive, pour dissimuler des objectifs militaires ou une attaque. Il est exclu également qu’ils soient forcés de quitter leur domicile ou leur refuge en vue de perturber les mouvements d’un adversaire.»
Ces restrictions ne sont pas l’apanage exclusif des États-Unis – elles sont valables également en Europe, en Israël et, depuis l’ère post-Deuxième Guerre mondiale, dans de nombreux pays asiatiques.
Cependant, de plus en plus, les ennemis arabes d’Israël et des groupes islamistes négligent ces restrictions afin d’obtenir un avantage psychologique contre des adversaires technologiquement supérieurs.
 
À l’heure actuelle, les gouvernements occidentaux sont provoqués par un ennemi dont le comportement est inspiré par des doctrines théologiques qui non seulement ignorent le concept occidental de combat éthique, mais pour lesquelles le meurtre de civils – des deux côtés d’un conflit – constitue un instrument vital.
 
Les politiciens et les officiels militaires parlent souvent de guerre asymétrique en évoquant les stratégies adoptées par des états faibles ou des groupes terroristes pour s’opposer à des puissances militaires supérieures. Israël, par exemple, domine ses adversaires terroristes, tels que le Hamas et le Hezbollah, en termes de main-d’œuvre et de technologie.
Mais l’idéologie de l’islamisme a créé une forme d’avantage asymétrique paradoxal dont profitent les groupes et les états terroristes : en rejetant la totalité du concept occidental du droit de la guerre, les groupes islamistes transforment le comportement restrictif sur le champ de bataille respecté par les puissances militaires occidentales non seulement en un désavantage pour ces dernières, mais en une véritable méthode, mise en œuvre lors de confrontations avec les forces américaines de maintien de la paix à Mogadiscio, les unités de l’OTAN au sud de l’Afghanistan ou les soldats israéliens à Gaza.
Ainsi, des groupes terroristes, mais aussi des états pratiquent ce qu’on peut appeler la guerre islamiste, en accentuant le danger physique. Des pays comme l’Iran ont déjà appliqué ces doctrines sur le champ de bataille. Par exemple, pendant la guerre Iran-Irak, Téhéran a fait preuve d’une ferme volonté de sacrifier des dizaines de milliers de ses propres hommes et enfants pour affronter l’ennemi; et pendant la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, la milice téléguidée par Téhéran a lancé des roquettes sur Israël et a mené des combats au sein de la population civile dans le cadre d’une stratégie concertée visant tant à tuer des civils israéliens qu’à assurer que les répliques israéliennes feraient des victimes civiles libanaises.
 
Un différent type de guerre asymétrique
 
La plupart des analystes reconnaissent qu’Israël jouit d’une supériorité militaire sur ses voisins arabes – un statut maintenu en partie grâce à l’engagement américain de donner un avantage militaire qualitatif à Israël par rapport aux États arabes.
De nombreux commentateurs et universitaires arabes utilisent cette asymétrie comme base de propagande. Le polémiste palestinien Edward Said mettait ainsi en relation la «puissance israélienne» et l’«impuissance palestinienne».
Autre exemple parlant: en 2002, Nabil Ramlawi, l’observateur permanent pour la Palestine des Nations unies à Genève décrivit un supposé massacre au cours duquel Israël aurait fait usage de «tanks et de véhicules blindés, sous un puissant barrage de tirs d’hélicoptères Apache», puis il évoqua une «longue liste de massacres» et de «crimes de guerre, de terrorisme d’état et de violations systématiques des droits humains contre le peuple palestinien».(NdT: voir plus bas, l’affaire de Djénine)
 
Cela étant, l’avantage technologique israélien ne lui donne pas toujours le dessus dans ses affrontements contre les groupes terroristes: alors qu’Israël respecte la retenue traditionnelle dans son comportement sur le champ de bataille, ses adversaires islamistes et djihadistes, qui écartent sciemment le droit humanitaire international, jouissent d’un avantage asymétrique résultant d’une sorte d’impunité psychologique.
 
L’armée israélienne fait face à un sérieux dilemme en raison de son adhésion à un code moral spécifique. En dépit de la propagande arabe qui clame le contraire, les stratèges israéliens respectent la vie humaine.
Le professeur de philosophie de Tel-Aviv Asa Kasher et le directeur actuel des services de renseignement des Forces de défense israéliennes (FDI) Amos Yadlin écrivent que même en présence de terroristes, les soldats israéliens mènent leurs opérations «de manière à assurer un strict respect de la vie et de la dignité humaine tout en minimisant les dommages collatéraux infligés à des personnes qui ne sont pas directement impliquées dans les actes ou les activités terroristes».
Par exemple, en tentant d’expulser des terroristes de Djénine, en avril 2002, les commandants israéliens décidèrent d’intervenir sur le terrain, maison après maison, plutôt que d’utiliser des forces aériennes qui auraient permis de préserver les soldats israéliens, mais au prix de dommages collatéraux plus importants parmi les civils. Lors d’un incident précis, cette décision a coûté la vie de 13 soldats des FDI, pris en embuscade dans le district de Hawashin le 9 avril.
 
Le pouvoir judiciaire israélien exerce aussi un contrôle sur l’armée. Les tribunaux israéliens imposent régulièrement des restrictions aux tactiques militaires, en dépit du «prix payé en termes de limitation de l’action de l’armée». Les pétitionnaires arabes sont entendus aussi.
Le professeur de droit de Harvard Alan Dershowitz a pu écrire que les tribunaux israéliens constituent un «pouvoir judiciaire indépendant qui n’hésite pas à affronter son propre gouvernement». En 2004, la Haute cour de Justice d’Israël donna raison à la pétitionnaire Fatma al-Aju contre l’armée israélienne dans un cas où les FDI étaient appelées à prendre en compte certaines obligations envers les civils – autoriser des équipes médicales à pénétrer dans les zones de combat et autres préoccupations humanitaires – lors de la planification d’opérations militaires. La Cour prit également parti pour les Arabes palestiniens au sujet de l’itinéraire de la barrière de sécurité israélienne.
Les États arabes n’ont pas de telles instances judiciaires indépendantes et leurs dirigeants ne sont pas non plus soumis à l’État de droit.
 
La comparaison du traitement des prisonniers met également ces différences en lumière: le gouvernement israélien donne accès aux terroristes capturés et fournit des informations à leur sujet, ce qui permet de critiquer le traitement auquel ils sont soumis, alors que ni le Hamas, ni le Hezbollah n’indiquent seulement si les Israéliens capturés sont en vie, sans parler de permettre aux observateurs internationaux de les rencontrer.
 
Le résultat est une asymétrie, avec Israël qui évite toute attaque indifférenciée contre des cibles civiles, conformément au droit international, tandis que des groupes tels que le Fatah, le Hamas et le Hezbollah visent délibérément des civils israéliens et utilisent leurs propres civils comme boucliers humaines afin de dissuader les Israéliens de répliquer.
 
Avi Dichter, le ministre israélien de la Sécurité intérieure, évoqua cette situation difficile dans le contexte de la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah: «Nous pouvons [opérer] rapidement; nous pouvons inonder le Liban Sud de soldats et bombarder les villages sans prévenir personne – et tout sera plus rapide. Mais cela causerait la mort de beaucoup plus de gens innocents et entraînerait des pertes plus lourdes dans nos rangs – et nous n’avons pas l’intention de risquer ces deux effets.»
 
Le général Giora Eiland, conseiller à la sécurité nationale israélien de 2005 à 2006, expliqua comme suit le processus décisionnel israélien: «Nous ne sommes contraints de tuer quelqu’un que lorsque quatre conditions sont remplies:
Premièrement, il n’y a aucun moyen d’arrêter la personne.
Deuxièmement, la cible est suffisamment importante.
Troisièmement, nous ne le faisons que lorsque nous pensons pouvoir garantir un nombre très faible de victimes civiles.
Et quatrièmement, nous n’agissons que si aucun moyen ne permet de retarder ou de reporter l’opération, que la situation équivaut à celle provoquée par une bombe à retardement.»
 
En outre, Israël est mis à mal par l’invocation du droit international pour remettre en question la légitimité de son combat contre ses adversaires.
 
Le droit international est régulièrement mal interprété par les commentateurs des médias et les non-spécialistes qui le citent. Ainsi, certains journalistes décrivent le traitement des terroristes palestiniens par les Israéliens comme une violation du droit international. Or cela est fallacieux.
Le Hamas, le Djihad islamique palestinien et les Brigades des martyrs d’Al-Aqsa, entre autres, ne remplissent pas les critères permettant de jouir de la protection complète prévue par les conventions de Genève.
D’une manière plus générale, les groupes de défense des droits de l’homme citent le droit international de façon sélective et omettent de relever que les «personnes protégées» (les citoyens sous l’occupation) ne doivent pas participer à des actions violentes contre l’occupant.
Malgré tous les efforts rhétoriques visant à faire admettre le contraire, il n’existe pas, dans le droit international, de «droit à la résistance» dont disposeraient des civils sous occupation ou des forces irrégulières qui prétendent affronter un occupant.
 
La guerre conventionnelle entre les armées donne certes l’avantage à Israël, mais le fait que les islamistes ne fassent aucune différence entre les civils et les combattants légitimes crée une asymétrie en faveur des gens prêts à utiliser tous les moyens susceptibles de soutenir leur cause.
 
Idéologie suicidaire
 
Les islamistes prêchent l’obéissance absolue à Dieu et le devoir des hommes de sacrifier leur vie pour Dieu.
Le commentateur saoudien Mozammel Haque, dans un texte destiné à la Mosquée centrale de Londres, expliqua ainsi que «le sacrifice de sa vie et de ses biens pour la cause d’Allah est le summum de la foi».
 
En dépit de l’affirmation théologique selon laquelle l’homme est libre, les islamistes ont une approche fataliste de l’existence. Si une personne meurt, c’est parce que le jour de sa mort, prédestiné depuis toujours, est arrivé; les circonstances par lesquelles sa mort arrive ne sont pas pertinentes.
De telles croyances permettent à de nombreux combattants de ne ressentir que peu de crainte, voire une totale absence d’appréhension devant la mort.
Ils citent le verset coranique «Ils seront récompensés par le Seigneur, ils n’éprouveront nulle crainte et ils ne seront point affligés». Les islamistes prêchent l’istishhad, le martyre volontaire, qui procure une mort sans douleur.
De plus, les martyrs sont accueillis au paradis par 72 vierges et peuvent y inviter 50 parents après leur mort.
Les récompenses promises rendent la mort plus désirable que la vie et encouragent les djihadistes à opter pour le martyre.
 
En pratique, les islamistes n’ont donc aucun problème avec ce que les nations occidentales considèrent comme des tueries de civils immorales et inacceptables.
Si des dommages collatéraux se produisent lorsque, par exemple, des membres du Hamas tirent sur des soldats depuis des écoles et des ambulances, il n’y a pas de péché: les civils abattus étaient destinés à mourir de toute manière.
L’exilé saoudien Muhammad al-Massari explique que tout civil tué dans une attaque contre l’ennemi «ne souffre pas, [mais] devient un martyr à son tour».
Pendant la guerre de 2006 entre Israël et le Hezbollah, le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah «regretta» une attaque lancée sur Nazareth qui causa la mort de deux enfants arabes israéliens, mais ajouta que les deux enfants devaient être considérés comme «des martyrs».
 
De nombreuses personnalités islamistes – par exemple Zuhair Afaneh, président de l’Islamic Society of Central Pennsylvania, – tentent de dissimuler la justification religieuse de crimes de guerre en citant cet extrait de verset coranique: « (…) quiconque tuerait une personne non coupable d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est comme s’il avait tué tous les hommes. Et quiconque lui fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la vie à tous les hommes.» D’autres islamistes citent des versets censés supplanter le précédent.
[NdT: il est beaucoup plus vraisemblable que les islamistes connaissent simplement le verset entier ainsi que le suivant et surtout le contexte de la «révélation» de ces versets]
Peut-être que tous ces radicaux ne disposent pas du bagage religieux approprié, mais ces imprécisions théologiques importent peu dès lors que leurs partisans acceptent la légitimité de leurs justifications religieuses.
Ainsi, les groupes islamistes ont perpétré des actes horribles contre des civils, y compris des tueries de masse, des décapitations et l’utilisation d’enfants dans des attentats terroristes.
 
Sheikh Faysal Mawlawi, vice-président du Conseil européen de la recherche et de la fatwa, explique que «si l’ennemi des Musulmans attaque des civils musulmans, nous autres Musulmans sommes en droit d’appliquer la règle de réciprocité et d’attaquer les civils de l’ennemi».
Le fameux érudit musulman Yusuf al-Qaradawi, qui préside ledit Conseil européen de la recherche et de la fatwa, ajoute que les «opérations-martyre (…) ne sauraient d’aucune manière s’inscrire dans le cadre du terrorisme interdit, même si les victimes comprennent quelques civils».
En juillet 2003, le quotidien Asharq al-Awsat édité en arabe à Londres rapporta que Qaradawi avait émis un avis de droit religieux encourageant les attentats suicide contre les Israéliens, qu’ils soient civils ou militaires.
 
La légitimation des missions suicide a conduit plusieurs groupes islamiques à se vanter d’«aimer la mort» comme les Juifs et les Chrétiens aiment la vie.
 
Ces opinions sont prônées même par de jeunes enfants, endoctrinés au combat malgré les conventions internationales condamnant la participation d’enfants à des affrontements militaires.
La chaîne de télévision officielle de l’Autorité palestinienne encourage régulièrement les enfants à la violence. Une de ses séquences apprend aux enfants «comme il est doux le parfum des shahids [martyrs]. Comme il est doux le parfum de la terre. Sa soif est étanchée par le flot de sang s’écoulant du corps plein de jeunesse.»
Plus récemment, la TV du Hamas présentait un personnage rappelant Mickey Mouse qui appelait les enfants à combattre et, si nécessaire, à mourir pour que la Palestine englobe l’ensemble d’Israël.
 
Manipulation psychologique
 
La théologie islamiste fournit l’inspiration morale de la stratégie terroriste et la guerre psychologique contribue à en tirer profit en pratique.
 
La guerre psychologique est «l’utilisation planifiée de propagande et d’autres actions psychologiques visant essentiellement à influencer l’opinion, l’attitude et le comportement de groupes étrangers hostiles de manière à favoriser la réalisation des objectifs nationaux».
 
Bien que les opérations psychologiques visent en principe les soldats et les civils de l’ennemi, dans la mesure où les islamistes considèrent leurs propres civils comme un élément de l’équation militaire, ceux-ci deviennent un mécanisme permettant d’obtenir un avantage tactique.
Un appel au djihad a valeur de conscription obligatoire pour tous les citoyens, qui participent dès lors aux opérations militaires soit par choix, à titre de combattants, soit involontairement, à titre de victimes.
Une publication djihadiste destinée aux femmes est très claire à cet égard: «Le sang de nos maris et les membres de nos enfants sont nos offrandes sacrificielles.»
 
Psychologiquement, l’extension des pools de membres des groupes islamistes aux mères, aux enfants et aux autres civils aide à créer un sentiment de force, de solidarité et de détermination dépassant ce qu’un groupe limité de combattants peut atteindre.
 
Ainsi, le Hezbollah est parvenu à susciter un tollé international à propos de victimes civiles causées par une attaque israélienne sur Kfar Qana, le 30 juillet 2006, qui a motivé des exigences de suspension des opérations.
Ces tactiques ne sont pas limitées aux forces irrégulières et paramilitaires. Là où la pensée islamiste guide les opérations militaires étatiques, la protection des civils perd toute importante.
 
Giora Eiland estime que l’Iran est prêt à sacrifier jusqu’à la moitié de sa population pour satisfaire ce que les dirigeants de Téhéran considèrent comme un devoir religieux, à savoir détruire Israël.
Et les précédents de sacrifice forcé ne manquent vraiment pas en Iran: l’ayatollah Ruhollah Khomeiny, le chef de la Révolution islamique et guide suprême du pays pendant la guerre Iran-Irak, qualifiait de «bénédiction divine» la mort de milliers d’enfants dans des opérations de déminage.
L’expert politique allemand Matthias Küntzel décrit comment les autorités iraniennes donnaient des clés en plastique à des enfants iraniens âgés parfois de 12 ans seulement en leur disant de les garder autour du cou et qu’elles leur ouvriraient les portes du paradis.
Aujourd’hui, la République islamique entretient des unités de «candidats au martyre» suicidaires dans les forces armées iraniennes.
 
La disposition des islamistes à subir des dommages collatéraux – et même à mettre en œuvre des tactiques spécialement conçues pour causer la mort de leurs propres civils – ne les empêche pas d’exploiter les victimes civiles pour gagner la sympathie des opinions publiques, tant dans leur pays qu’au niveau international.
 
Des comptes rendus approfondis de l’observatoire israélien des ONG NGO Monitor montrent comment les contre-attaques israéliennes qui font des victimes palestiniennes déclenchent des critiques d’Israël par des organisations de défense des droits humains dont les condamnations ignorent ou minimisent le droit d’Israël à se défendre.
Bien que le champ d’action d’Israël soit limité par des codes moraux, cette retenue n’empêche pas les accusations exagérées faisant état de «crimes de guerre» israéliens.
 
Ainsi, pendant l’opération Bouclier défensif de Djénine, des accusations de «massacre» ont été répandues à tue-tête par l’Autorité palestinienne, les Nations unies, diverses ONG et les médias européens, surtout britanniques.
Ces affirmations se sont révélées sans fondement par la suite, mais à l’époque, elles ont joué le rôle d’opérations psychologiques vitales, en minant la légitimité morale de la défense israélienne.
 
Enfin, la combinaison d’armées permanentes et d’alliance avec ou de foi en l’idéologie islamiste fait de pays comme la Syrie et l’Iran de formidables défis pour Israël. Comme les organisations terroristes, ces pays ne se soucient par de la retenue que s’imposent les armées occidentales, mais contrairement à la plupart des groupes terroristes, ils disposent de troupes, d’armements et de finances qui en font des menaces militaires beaucoup plus importantes.
 
Conclusions
 
Une gestion équilibrée des besoins militaires, du droit humanitaire international et de la réalité d’un ennemi dont les tactiques ne s’embarrassent pas des conventions reconnues est un défi auquel Israël et les autres nations occidentales doivent consacrer des réflexions sérieuses.
 
Le caractère asymétrique de la bataille qu’Israël doit mener exige un remaniement stratégique susceptibles de contrer efficacement des forces animées par des idéologies qui leur permettent non seulement de contrecarrer de nombreux avantages militaires occidentaux, mais aussi de tirer profit de l’ouverture des sociétés occidentales – notamment de leur presse et de leurs médias visuels ainsi que des organisations qui se font les porte-voix du penchant occidental pour l’autocritique.
L’idéologie, y compris la perception du bien et du mal, devient ainsi un élément de la discussion.
En fin d’analyse, il faut que les non-islamistes, comme Israël, gagnent tant la guerre psychologique que la guerre militaire.
 
À court terme, Israël peut montrer la voie en martelant fermement la supériorité morale résultant du fait que ses victimes civiles ne sont jamais intentionnelles, mais hélas inévitables à cause des tactiques cyniques des ennemis qu’il doit affronter.
Les porte-parole israéliens doivent en outre affirmer que la responsabilité des victimes civiles incombe aux terroristes qui ont choisi délibérément de mener une guerre contre Israël depuis des installations civiles, précisément parce que leur propagande victimaire profite de ces tactiques.
 
Ces déclarations n’apaiseront certes pas ceux qui cherchent à faire passer Israël pour un violeur systématique des droits humains, mais les faits montreront finalement que, compte tenu de l’arsenal militaire israélien, toute politique préméditée visant des civils aurait très certainement causé des bilans en vies humaines massivement plus élevés que ceux constatés.
 
Du point de vue des droits de l’homme, il faut réorienter le débat en démontrant que les états tels qu’Israël sont les victimes de politiques capricieuses et cyniques d’exploitation des civils et que les islamistes radicaux sont, eux, des violeurs intentionnels des conventions internationales visant à protéger la vie des civils.
 
Mais à long terme, il sera peut-être impossible de vaincre un mouvement à base idéologique sans vaincre l’idéologie elle-même.
 
Pour les islamistes, tout geste de modération ne sera jamais qu’une tactique politique ou une concession forcée et non une réforme ou un réel compromis politique ou idéologique.
 
Comment les sociétés occidentales doivent-elles combattre les groupes islamistes?
Pour vaincre l’idéologie politique qui sous-tend l’islamisme, les civils musulmans doivent développer une alternative viable et concrète aux organisations islamistes et représentant clairement la communauté musulmane au sens large.
 
L’idéologie étant immuable, si la population lui retire son soutien, les mouvements islamistes deviendront impuissants. ”
 
Titre original : « L’asymétrie psychologique de la guerre islamique » par Irwin J. Mansdorf et Mordechai Kedar The Middle East Quarterly, printemps 2008
 
Irwin J. Mansdorf est directeur du David Project à Midreshet Lindenbaum, à Jérusalem. Mordechai Kedar a passé 25 ans dans les services de renseignement militaire des Forces de défense israéliennes en qualité d’expert du discours politique arabe et enseigne aujourd’hui la langue arabe à l’université de Bar-Ilan
 
 
Traduction : Alain Jean-Mairet sur : http://www.ajm.ch/wordpress/?p=1003
 
Par Ofek - Publié dans : Terrorisme
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 09:40

 

Par Ofek - Publié dans : Anti-Sionisme-Sémitisme, Judéophobie, Révi-Négatio
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Mardi 4 mars 2008 2 04 /03 /Mars /2008 09:02
 
Un triomphe arabe de plus
 
La Guerre des Cinq Jours, c’est ainsi que le chef du califat de Gaza, Ismaïl Hanya, a qualifié ce lundi matin la "victoire" obtenue par ses miliciens lors des derniers combats contre Israël. Hanya s’exprimait devant les dizaines de milliers de Gazaouis qui avaient envahi les rues sitôt l’annonce du retrait des troupes israéliennes.
 
A entendre les dirigeants du Hamastan, leurs hommes auraient mis l’armée des Hébreux en déroute et l’aurait obligée à quitter la bande de Gaza. On a assisté aujourd’hui à un phénomène d’hypnotisation des foules, de mélange propagandiste entre le mensonge et la réalité, qui fait partie d’une certaine tradition dans les entités arabes. Je ne sais pas si Israël avait gagné la Seconde guerre du Liban, mais ce qui est certain, c’est qu’elle s’est terminée par l’anéantissement de 80% des capacités armées du Hezbollah ; ce qui n’empêche nullement Hassan Nasrallah, de considérer ce conflit comme le plus grand triomphe militaire arabe sur Israël de tous les temps.
 
Le même genre de légende est savamment entretenu au Liban autour du retrait volontaire de Tsahal de mai 2000, décidé par Ehoud Barak, alors 1er ministre. En octobre 1973, alors que les Israéliens avaient traversé le Canal et se trouvaient à 72 kilomètres du Caire, après avoir neutralisé les deux plus importants corps d’armées égyptiens, le regretté Anouar El Sadate et la population du pays du Nil fêtaient une extraordinaire victoire.
 
La vérité
 
Dans le cas d’Hanya, la schizophrénie est plus aiguë que dans les cas historiques que je viens de citer. Non seulement Tsahal a très paisiblement quitté les positions qu’elle avait occupées dès que tous les objectifs d’"Hiver chaud" eurent été atteints, mais de plus, il n’a pas la moindre raison de se réjouir du déroulement des combats. En fait, pour son organisation, les résultats de cette opération oscillent entre catastrophiques et difficilement réparables.
 
D’après les chiffres que m’a communiqués Sami El Soudi il y a quelques heures, en provenance directe de l’état major des milices intégristes à Gaza, les trois jours qu’a duré "Hiver chaud" – entrée des troupes vendredi matin, retour ce lundi à l’aube – ont coûté la vie à 142 miliciens armés, 98 appartenant au Hamas et 44 aux autres organisations islamistes, ainsi qu’à 23 civils.
 
Les chiffres publiés officiellement par le Hamas, proches de ceux des Israéliens, font état, quant à eux, d’un peu plus de 120 personnes tuées lors de ces engagements. Selon Israël, une cinquantaine étaient des miliciens du Hamas, une trentaine étant affiliés au Djihad islamique, aux Comités de la Résistance Islamique etc.
 
Selon El Soudi, le journaliste habituellement le mieux informé de Palestine, le nombre des blessés hospitalisés s’élève à 382 personnes, réparties dans les mêmes proportions de miliciens et de victimes collatérales que pour les décès.
 
De plus, les miliciens perdus par les fondamentalistes musulmans se situent globalement parmi l’élite la mieux entraînée et aguerrie dont ils disposaient.
 
Une résistance plus faible que prévu
 
Pour prendre la mesure du triomphe d’Hanya, il faut encore rapporter les propos recueillis par Ilan Tsadik auprès des troupes qui regagnaient le territoire israélien : les fantassins de Givati ont jugé l’opposition plus faible que ce à quoi ils s’attendaient et ce pour quoi ils avaient été préparés. Au premier jour de l’intervention, vendredi, Tsahal a perdu deux soldats et rapatrié sept blessés, mais durant les deux jours consécutifs, l’IDF n’a annoncé aucun blessé supplémentaire.
 
Le caporal Aleph, de Givati, a confié à Ilan Tsadik que "les miliciens étaient hystériques et confus", ajoutant que "samedi ils lançaient encore des combattants contre nos positions, mais qu’ils se faisaient tous cueillir naïvement. Ensuite, ils n’ont plus cherché le contact, se contentant de tirer des obus de mortier à la sauvette, sans nous infliger de dégâts réels".
 
Le sergent Yod : "On s’attendait à beaucoup plus de résistance lorsque nous avons pénétré dans les ruelles du camp de réfugiés de Djebalya. Dans les faits, on a surtout vu des adolescents qui enflammaient des pneus et qui jetaient des pierres".
 
L’armée israélienne a réalisé tous ses objectifs
 
Il est clair que l’un des objectifs d’"Hiver chaud" était de tester le niveau de résistance des miliciens islamistes en vue d’opérations à venir, et que les conclusions qui en sont tirées devraient plutôt inquiéter le gouvernement autoproclamé du califat.
 
D’autre part, les combattants hébreux au sol et l’aviation ont détruit des centaines de roquettes prêtes à l’emploi, dans des caches ou sur des camions ; ils ont démoli des dizaines de positions, de casernes et de centres d’entraînement des milices, ainsi que des postes de commandement et trois "ministères" investis par le Hamas. Et, ce qu’il y a de plus important, à l’opposé symétrique du contenu des discours de victoire des leaders intégristes, l’armée israélienne a fait comprendre à leurs combattants qu’ils n’étaient pas de taille à s’opposer à elle, et, qu’en cas d’opération d’envergure, leurs chances de s’en sortir sont minimes.
 
Côté israélien, Tsahal a effectué les missions qui lui étaient dévolues dans un ordre exemplaire, limitant les pertes et les dégâts au minimum. La coordination entre les actions terrestres et aériennes fut excellente, de même que l’identification et l’interception des cibles mouvantes : véhicules des lanceurs de roquettes, camions, automobiles des chefs des milices etc.
 
Le ratio des victimes collatérales, dans un environnement de combat urbain, est plus que raisonnable. Ce qui met en relief l’efficacité de la propagande de victimisation des islamistes, qui ont réussi, avec l’assistance de reporters non palestiniens peu scrupuleux, à faire croire à des concepts de massacres de civils, voire de génocide.
 
Les doutes subsistent quant au choix opérationnels
 
"Hiver chaud" a-t-il été un galop d’essai enrichissant pour l’armée et le gouvernement israéliens ? Peut-être, mais il n’a pas contribué décisivement à atteindre les deux objectifs stratégiques de la confrontation au Sud : chronologiquement, verrouiller la frontière entre Gaza et l’Egypte et destituer le Hamas.
 
Même la fausse finalité, dont la mention par des politiciens israéliens me fait douter de leur sagacité, la réduction conséquente du nombre des roquettes tirées par les terroristes sur nos concitoyens, n’a pas été réalisée. Je suis, à ce sujet, persuadé que des nouveaux lanceurs de Qassam et de Grad ont déjà réinvesti les positions délaissées ce matin par Tsahal à Djebalya et à Sadjaya.
 
Ils sont vraisemblablement moins expérimentés que leurs prédécesseurs, plus fébriles et moins largement dotés, mais au moment d’écrire cette analyse, ils ont déjà lancé 14 roquettes sur le Néguev occidental et deux Katiouchas, qui ont fait des dommages à Ashkelon.
 
Les chars du 9ème bataillon blindé se sont alignés, comme à la parade, du bon côté de la frontière, mais les 130 000 habitants d’Ashkelon et les 17 000 qui restent à Sderot se sentent abandonnés, impuissants, incompris par leur gouvernement, non protégés par leur armée.
 
D’un point de vue sécuritaire, dans le reste du pays, je ne pense pas non plus qu’"Hiver chaud" ait eu des retombées favorables. Dans les territoires de Cisjordanie, dans toutes les villes palestiniennes, des émeutes ont opposé – et opposent encore – des adolescents aux forces de l’ordre. Il y a même eu des désordres dans les agglomérations arabes israéliennes ; à Jérusalem-est, deux gardes municipaux ont failli être lynchés.
 
Les relations entre Israël et les Etats arabes avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques se sont tendues sous la pression de la rue arabe. Le monde civilisé, trop facilement abusé par la propagande victimaire des terroristes islamiques, a adopté l’idée que la réaction d’Israël aux tirs de roquettes contre ses villes est "disproportionnée". Il n’est que de lire les réactions des lecteurs sur les media électroniques français pour observer la haine pithiatique dont nous sommes, totalement injustement, l’objet.    
 
L’action indispensable
 
A mon sens, et les autres experts de la Ména partagent pleinement mon analyse, "Hiver chaud" était superflu, a coûté la vie à deux soldats et à une vingtaine d’innocents civils, et, en fin de compte, il a surtout contribué à compliquer les choses.
 
C’est d’ailleurs là la seule victoire dont peut objectivement se targuer Hanya, la décision de procéder à l’opération, stratégiquement indispensable à Israël, qui lui permettra de réaliser ses objectifs, va être encore plus difficile à prendre après ce galop d’essai inutile.
 
Olmert, qui s’éloigne de l’eau froide après avoir été plus qu’échaudé en juillet 2006, va devoir minutieusement considérer les aspects de sécurité intérieure et la réaction internationale avant de donner le feu vert à Tsahal. Un feu vert qui sera également conditionné par l’intensité des tirs de roquettes sur nos villes : si la situation devenait – ou demeurait – froidement insupportable pour nos civils, Olmert n’aura pas vraiment de choix. Si, au contraire, le Hamas avait l’intelligence stratégique de se calmer durant quelques semaines, il pourrait sauver sa peau, se réarmer et se réorganiser sans craindre d’être déposé. Le sort de Gaza se joue presque sur un équilibre de la mort, et non sur des décisions calmement considérées.
 
Il faut couper la Voie Philadelphie et étouffer les califes de Gaza, indépendamment de toute autre considération. C’est la sécurité du pays et de la région qui l’exige. Un Etat ne définit pas ses priorités stratégiques en fonction des options tactiques de son adversaire. Il faut donc préparer une opération éclair et économe en vies humaines, et ça, c’est précisément la spécialité de Tsahal. Je parle en termes de moins de cinq jours de guerre.
 
Ne pas adhérer aux rationnels maladifs
 
Israël avait autorisé les Palestiniens à construire un aéroport international, à gérer seuls leur frontière avec l’Egypte et à planifier un port maritime autonome à Gaza. Israël permettait au président de l’Autorité Palestinienne, Yasser Arafat, de survoler son territoire dans ses hélicoptères personnels. Elle s’est vue gratifier en retour de la deuxième Intifada.
 
Israël, en 2005, a rapatrié 7 000 de ses citoyens, dont la présence gênait l’émancipation palestinienne à Gaza. Elle a donné aux Gazaouis et à leurs chefs la possibilité absolue d’édifier leur Etat et de donner libre cours à leur aptitude à produire et à se développer. Elle a admis – en dépit des attentats collectifs palestiniens - des travailleurs de Gaza dans ses usines par dizaines de milliers, elle a même construit, sur la frontière, la zone industrielle mixte d’Erez, qui connaissait un succès retentissant et qui nourrissait le quart des habitants de la bande.
 
Depuis sept ans maintenant, des organisations terroristes tirent des roquettes sur nos villages et sur nos villes dans l’unique intention de tuer leurs habitants. Il s’agit d’un cas de haine jamais rencontré auparavant sur la planète.
 
Aujourd’hui, alors que ces bombardements ont atteint le rythme dément de plusieurs dizaines par jour, d’autres Etats civilisés demandent à Israël d’accepter cette agression permanente et de ne pas agir afin de protéger ses citoyens, sa sécurité et sa souveraineté. Nous n’avons pas à les écouter, car ils ne savent pas ce qu’ils disent. J’aimerais voir comment la France réagirait si les habitants de Bayonne étaient quotidiennement la cible de cinquante Qassam en provenance d’Espagne. J’aimerais voir comment Paris le prendrait, si Jérusalem lui demandait de se départir de son droit de légitime défense.
 
Toute analyse de l’approche occidentale de la situation prévalant dans le Néguev conduit à des conclusions dont le ségrégationnisme antijuif ne pourrait être exclu. Cette situation démontre que le monde n’est toujours pas guéri de l’antisémitisme, pas plus les diplomates français du Quai, que la Secrétaire d’Etat américaine ou encore le Secrétaire général de l’ONU.
 
Israël n’a pas à se justifier pour faire usage de ses droits naturels de peuple. Elle ne doit pas se sentir mal à son aise lorsqu’on l’accuse de perpétrer des massacres qu’elle sait qu’elle ne perpètre pas.
 
Encore ne faut-il pas mélanger la nécessité de guérir le monde et celle de pourvoir à notre sécurité et à celle de nos enfants. A notre droit de ne pas servir journellement de cibles humaines à des terroristes qui s’enorgueillissent d’agir pour notre extermination. Si les deux tâches sont à l’ordre du jour, il n’y a aucune raison de vouloir les réaliser simultanément.
 
Il n’y a que la nécessité, dictée par l’intelligence, dans les choix de l’action, de diminuer au maximum notre exposition envers nos ennemis et ceux qui refusent de nous comprendre.
 
C’est comme lorsqu’on gère un avion dans une situation d’urgence : d’abord on pilote et ensuite seulement, on en parle à la radio.
 
Titre original : « La Guerre des Cinq Jours » par Stéphane Juffa, avec Sami El Soudi, Ilan Tsadik et Etienne Duranier sur le front sud et Jean Tsadik, sur Metula News Agency
Par Ofek - Publié dans : Territoires palestiniens
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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 10:56
 
La Ména se déploie sur le terrain
 
Cette fois-ci, nous n’attendrons pas une quinzaine de jours pour faire part de nos préoccupations quant à la conduite des opérations de Tsahal face aux terroristes et miliciens intégristes de Gaza. Afin que nos articles ne soient pas des billets d’humeur – qui saturent déjà l’univers médiatique et le Net – n’exprimant que les états d’âme de leurs auteurs, nous avons déployé trois reporters au plus près du théâtre des opérations. Les trois, Sami El Soudi, Ilan Tsadik et Etienne Duranier, se trouvent, respectivement, sur le front sud-ouest, face à Bet Hanoun et Gaza City ; près du Q.G des forces israéliennes, au nord de la bande de Gaza ; et aux alentours de Kerem Shalom, face à Rafah, non loin de la frontière égyptienne.
 
Nos trois envoyés spéciaux maintiennent un contact interactif permanent entre eux ainsi qu’avec la rédaction de Métula. De plus, Jean Tsadik et l’auteur de ces lignes effectuent de fréquentes navettes, depuis jeudi dernier, dans les villes, villages et kibboutzim du pourtour de Gaza afin de recueillir des informations supplémentaires. Ils assureront la logistique nécessaire au maintien et à l’activité de nos reporters.
 
Ces dispositions ont pour objectif de coordonner nos analyses avec la constatation directe des plus récents développements sur le terrain, ceci incluant les transferts de troupes, qui permettent de mettre en perspective une appréciation des éventuels développements militaires.
 
Notre objectif ultime consiste à donner à nos abonnés une information analytique de première main, collant littéralement à l’observation objective et continue des faits. Suivant ce mode opératoire, entériné, hier matin, par le comité de rédaction de notre agence, nous sommes à peu près certains de vous offrir la meilleure synthèse observation-analyse des activités militaires et politiques relatives aux opérations en cours.
 
Ce n’est – heureusement – pas tous les jours que l’immeuble de notre rédaction se trouve au milieu du champ de bataille, comme lors de la dernière guerre du Liban, aussi, pour continuer à mériter notre réputation, nous avons été amenés à décider de ce déploiement exceptionnel.
 
Les combats
 
L’opération menée par l’armée israélienne à Gaza possède désormais un nom de code. Il s’agit de Khoref kham, soit "Hiver chaud" en français. En ce dimanche matin d’affrontements, l’IDF contrôle les banlieues nord et nord-est de Gaza city que sont Djebalya et Sadjaya. Pour s’emparer de ces localités, les unités en opération – environ deux mille hommes de la brigade Givati, le 9ème bataillon blindé, l’aviation ainsi que des unités du génie – ont eu à progresser dans des terrains découverts, puis, dans des zones construites.
 
Lors de combats rapprochés à l’arme automatique, dans les régions habitées, la force d’intervention s’est heurtée à des centaines de miliciens intégristes. Les miliciens utilisent pour leur part des fusils mitrailleurs, des mitrailleuses lourdes, des mortiers, des grenades antichar (RPG), et ils font exploser à distance des charges enterrées ou dissimulées sur le côté des voies d’accès.
 
Lors des premiers échanges d’armes automatiques, samedi matin, puis lors de combats maison par maison, deux soldats de Tsahal ont été tués et sept autres blessés. Ce matin, tous les blessés sont dans un état stable : un officier se trouve dans un état de moyenne gravité, trois soldats sont dans une condition qualifiée par les médecins de légère à moyenne et les trois autres n’ont été que très modérément touchés aux membres.
 
Côté intégriste, les affrontements de samedi jusqu’à l’aube de ce dimanche ont coûté la vie à 72 personnes – selon nos sources recoupées – et ont fait environ 210 blessés. Le ratio entre les victimes parmi les milices et les civils palestiniens est de l’ordre de 3 pour 1.
 
Les civils : des boucliers humains
 
Le nombre relativement élevé de victimes collatérales est dû à deux particularités des affrontements en cours : le fait que de nombreux jeunes gens sont présents dans les rues où se déroulent les combats, et l’identification de ce que les miliciens et les terroristes lanceurs de roquettes se servent de la population civile comme d’un bouclier.
 
Deux observations corroborent ma remarque : vendredi, après avoir localisé trois bâtiments civils depuis lesquels des roquettes avaient été tirées contre le territoire israélien, Tsahal a lancé des tracts invitant la population à s’éloigner de ces maisons, et précisant que les Israéliens s’apprêtaient à les détruire une demi-heure plus tard. Loin d’obtempérer, les miliciens ont rempli les bâtiments en question de centaines de civils, majoritairement des femmes et des enfants. Afin de se faire voir et d’indiquer les cibles aux artilleurs et aviateurs hébreux, les miliciens ont allumé de grands feux sur les toits des immeubles ciblés. En conséquence de quoi, l’IDF a abandonné son projet de bombardement ainsi que l’idée d’avertir la population du lieu de ses prochaines frappes.
 
Dans un second cas, après s’être rendus maîtres d’un autre bâtiment de six étages à Sadjaya, les soldats ont pu s’apercevoir que les quatre étages inférieurs étaient réservés à l’usage des miliciens et des terroristes, que les caves recelaient de roquettes et d’explosifs, et que les étages supérieurs était occupés par des familles. Au moins dix salves de roquettes avaient été tirées, ces derniers jours, depuis le toit de cet immeuble, contre les agglomérations civiles israéliennes.
 
Collusion de certains media avec la propagande du Hamas
 
Les responsables de la communication du Hamas font un usage cynique et systématique des images des civils blessés ou tués lors des combats. La chaîne de télévision qatarie Al Jazzera diffuse abondamment, dans le monde entier, des images de corps de civils mutilés, sans la moindre réserve et sans établir la causalité entre ces victimes collatérales, les tirs de roquettes et la tactique des miliciens.
 
D’autre part, et en infraction patente avec les codes déontologiques existants, nos consoeurs de l’AFP, de l’AP et de Reuters omettent, dans les titres de leurs dépêches, de différencier les victimes civiles des combattants intégristes, faisant globalement état du nombre de "Palestiniens" tués ou blessés. Commettant une autre faute grossière, ces agences se refusent à mentionner la définition spécifique des combattants intégristes, miliciens et/ou terroristes, soit, encore, "membres d’organisations terroristes", reconnues comme telles par les grandes institutions nationales et internationales.
 
Ces organes médiatiques participent ainsi, et par d’autres initiatives, au projet de victimisation engagé par l’organisation terroriste de la Résistance Islamique (Hamas).
 
La stratégie d’Hiver chaud
 
A partir des régions qu’elle contrôle à Djebalya et Sadjaya, Tsahal lance, ce dimanche, des raids, soutenus par l’aviation et des hélicoptères, contre des positions des miliciens dans d’autres parties de Gaza city, notamment des sites de lancement de roquettes.
 
D’autre part, la pression exercée par la présence et les activités des militaires israéliens dans ces secteurs a obligé les tireurs de Qassam et de Grad à se réfugier dans une bande de cinq kilomètres de moyenne en largeur, située entre Djebalya et la Méditerranée, les éloignant de fait du Néguev occidental.
 
Les Israéliens, en forçant les tireurs à se replier à l’ouest, ont également pu détruire un camion transportant pas moins de 160 roquettes.
 
Ceci posé, les tirs contre Sderot et Ashkelon ont encore compté une cinquantaine de roquettes dans la soirée de samedi et dix dans la matinée de dimanche. A l’aube, une première Katioucha (Grad) a même atteint la ville de Netivot, située nettement plus à l’intérieur du Néguev que Sderot.
 
Ce dimanche matin, on observait toutefois une sensible diminution du nombre des tirs en direction du territoire israélien, sans qu’il ne soit possible d’attribuer cette réduction, de manière affirmative, à l’action de Tsahal à Gaza.
 
Le ministre israélien de la Défense, M. Ehoud Barak, a lui aussi prévenu, hier soir, que "les tirs de Qassam ne cesseraient pas après deux jours d’opération".
 
Bien que Barak ait affirmé que "l’opération se poursuivait", il nous est impossible de dire, en cette fin de matinée dominicale, s’il s’agit ou non de la grande opération dont tout le monde parle depuis quelques semaines. Car, non seulement le porte-parole de l’armée et celui du gouvernement se montrent très avares en informations factuelles concernant l’opération en cours, mais il nous semble également que la décision elle-même n’a pas encore été prise.
 
Celle-ci pourrait intervenir mercredi prochain, lors d’une réunion spéciale du cabinet sécuritaire restreint, après avoir évalué les résultats des premiers jours de combats. Il nous semble qu’"Hiver chaud" consiste en une opération modulable, qui pourrait se transformer en opération déroulante visant à la réoccupation de larges secteurs de Gaza, si la décision politique était prise.
 
Nos inquiétudes
 
Forts des éléments en notre possession, et en dépit de la confiance que nous avons dans la compétence stratégique d’Ehoud Barak, nous nous devons de constater froidement que l’action engagée par l’IDF n’a pas réussi à stopper les tirs de roquettes contre les civils israéliens.
 
Nous observons, au contraire, que ces bombardements ont gagné, en cette fin de semaine, la ville d’Ashkelon, une cité de 130 000 habitants, qui sont désormais contraints de vivre sous la menace permanente des terroristes intégristes.
 
Cela n’est pas sans rappeler ce que nous avons connu durant la guerre du Liban, à l’été 2006. Une armée qui combat, sans utiliser l’essentiel de ses moyens, pendant que des civils israéliens continuent de subir les Katiouchas lancées par un groupe terroriste.
 
Une autre de nos appréhensions consiste à voir Tsahal mener à nouveau "des opérations" au lieu de faire le nécessaire afin d’anéantir la présence armée du Hamas dans la bande de Gaza. Certes l’équation est délicate – nous avons souvent parlé de ses périls dans ces colonnes -  mais elle est moins dangereuse que l’indécision. Il ne faut pas non plus exagérer la problématique militaire posée par les miliciens intégristes à "la plus puissante armée du Moyen-Orient". Ce ne sont pas quinze mille hommes armés, dont trois mille sachant se servir d’un fusil, qui arrêteront Tsahal, si la décision d’action est prise.
 
Il faudra ensuite gérer une nouvelle occupation, ce qui est très désagréable et qui est un exercice dans lequel les Israéliens n’excellent pas. Mais avons-nous encore le choix de tergiverser, tandis que la capacité de nuisance du Hamas croît de mois en mois, grâce à l’Emmental constitué par la frontière de Rafah, et l’immense entrepôt de stockage d’armes et de munitions, qu’est devenu le désert du Sinaï ?
 
En Israël, il y a ceux qui sont persuadés que la meilleure solution serait d’accéder à un cessez-le-feu de fait, voir à une trêve avec le Hamas. En ma qualité d’amoureux de la paix, qui connaît et qui se méfie des brûlures et des cicatrices des guerres, j’affirme pourtant que cette solution n’est pas praticable. Pire encore, elle présente l’assurance d’une guerre plus difficile encore à gérer dans un proche avenir ; elle implique de prendre le risque de voir Ashdod, puis la partie sud du Goush Dan, la mégapole de Tel-Aviv, sombrer à portée des nouvelles armes, que l’Iran et la Syrie, qui en possèdent en nombre, ne manqueraient pas de faire passer à Gaza.
 
D’un point de vue stratégique, permettre le maintien d’un pouvoir armé du Hamas à Gaza est pour Israël une pure folie. Une démence qu’il faut intégrer à la plus grande équation du risque militaire nord, représenté par un conflit régional qui nous opposerait à l’Iran, la Syrie et le Hezbollah. Ce danger est très concret : assez pour avoir poussé les USA à positionner le fleuron de leur flotte, l’USS Cole, et deux navires d’escorte, face à Beyrouth, depuis le milieu de la semaine écoulée.
 
Lors, avoir à affronter le Triptyque du mal, pendant que les Grad s’abattraient sur Sderot, Ashkelon et Ashdod, c’est prendre un risque stratégique existentiel pour Israël. Le mot est lâché, certes, et même à bon escient. On risquerait de voir tout notre territoire littéralement arrosé, par le nord, l’est et le sud, de missiles et de roquettes de tous genres. Et c’est encore sans parler de la gestion du risque des armes de destruction massives, et nucléaires, dans pas longtemps, si personne ne met un terme à l’aventure iranienne.
 
Le risque du Hamas armé à Gaza n’est, stratégiquement parlant, pas envisageable : on ne cherche pas à passer une trêve avec un ennemi qui ne vous reconnaît pas le droit d’exister, qui annonce journellement qu’il ne fera jamais la paix avec vous, qu’il entend vous éradiquer, et qui s’arme en conséquence. On conclut un armistice lorsqu’on a un intérêt stratégique ou tactique à mettre fin à des hostilités, non pour éviter, très temporairement, à Sderot et Ashkelon de recevoir des Qassam.
 
C’est le Hamas qui a un besoin urgent de cessez-le-feu et que nous avons placé en danger d’anéantissement : à Israël d’exploiter son avantage et de détrôner les putschistes Hanya et Mashal, même si cela doit coûter un prix certain. La guerre reste la plus mauvaise solution possible à un différend, à n’utiliser que lorsque la paix est impraticable. Mais en l’espèce, la paix est strictement impossible, et la guerre demeure une solution.
 
Ne pas répéter les erreurs de la Seconde guerre du Liban
 
Les experts de la Ména, dont l’énoncé, en temps réel, du modus operandi correct qui aurait dû être appliqué en juin 2006 contre le Hezbollah fait désormais l’unanimité parmi les ex-généraux de Tsahal, sont soucieux. Nous ne comprenons pas bien les prémices d’"Hiver chaud".
 
Nous sommes persuadés que le premier acte de guerre aurait dû se situer à l’extrême sud de la bande de Gaza : qu’il fallait, qu’il faut, avec tous les moyens à disposition, réinvestir l’Axe Philadelphie et couper l’approvisionnement en armes, munitions et renforts des miliciens islamiques.
 
Ensuite, il faut agir massivement et vite. Israël ne possède pas le luxe de mener des guerres longues, comme on l’a à nouveau constaté en 2006.
 
D’abord parce Tsahal est une armée de milice, que la guerre coûte cher, et que nos citoyens-soldats ne peuvent pas tout à la fois produire et se battre. Ensuite, parce que le fait d’exposer des villes de la taille d’Ashkelon à des bombardements de Grad entraîne un cortège de retombées négatives. Des avatars, qui vont de la défiance des habitants envers l’armée et le leadership politique, au chômage technique, en passant par les séquelles psychologiques, notamment sur les enfants.
 
Ensuite, parce que les guerres d’Israël qui traînent diffusent une image de vulnérabilité donnant des idées de nouveaux holocaustes à nos pires ennemis, et ceux-là ne manquent pas. Or, lorsque vous êtes six millions, entourés de centaines de millions d’êtres humains ne cachant pas leur hostilité à votre égard, vous vous devez d’éviter de répandre ce genre d’images.
 
Et, finalement, parce que quinze millions de Juifs ne peuvent pas s’opposer longtemps aux efforts internationaux d’un milliard quatre cent millions de musulmans, visant à vous empêcher de vous défendre, à coups de pressions sur le Conseil de Sécurité. Il faut avoir la conscience de sa taille, et adapter ses tactiques à cet entendement. Cela fait partie intégrante de la stratégie.
 
Dans le cas qui nous intéresse, toutes les capitales sunnites allument des cierges pour que nous les débarrassions du Hamas. Mais rapidement, avant que les dirigeants de ces Etats ne soient plus capables de résister à la pression de la rue arabe, toujours naturellement disposée à s’identifier à la "révolution" palestinienne, et se retrouvent obligés de réclamer des sanctions contre Jérusalem.
 
Agir vite, cela signifie ne pas se battre à 3 000 contre 3 000 dans des combats de rues, dans lesquelles la supériorité technologiques et humaine des soldats de Tsahal s’exprime médiocrement. Agir vite, c’est, une fois la porte de la nasse refermée à Rafah, submerger les miliciens en deux jours, avec 100 000 hommes, en faisant étalage de son rouleau compresseur, à l’intention de ses amis autant que de ses ennemis. Agir vite, c’est limiter l’effusion de sang de ses soldats et des victimes collatérales d’en face, ainsi que ses reproductions médiatiques, à sa durée minimum nécessaire.
 
Occuper tout Gaza ? Y rester ?
 
L’objectif stratégique de la Guerre de Gaza n’est pas de faire cesser les tirs de Qassam ni de s’emparer des "richesses" de la bande. C’est faire chuter le Hamas. Tactiquement, il n’est pas nécessaire de se battre pour chaque arpent de terre, pour chaque étage de maison, d’enlever chaque camp de réfugiés : lorsque les symboles du califat islamique et ses chefs seront tombés, lorsque la vue des soldats et des chars de Tsahal occluront l’horizon, les nids de résistance déposeront les armes les uns après les autres. Personne ne peut soutenir un siège sans être ravitaillé, sans espoir de relève, et Tsahal, depuis la Première guerre du Liban, au début des années 80, semble avoir oublié ces fondamentaux.
 
Une fois les objectifs atteints, il faudrait s’entendre avec Mahmoud Abbas et Salam Fayyad sur un transfert graduel de l’autorité. Sous des conditions draconiennes de sécurité et de mise en place des provisions de la Carte Routière. Notre intervention est, de toutes façons, leur seule chance de revoir Gaza un jour.
 
Des conditions draconiennes ? Qu’ils imposent leur contrôle sur la bande, si besoin est, en envisageant le concours d’alliés objectifs, comme les Etats-Unis ou l’Union Européenne. Qu’il ne s’y trouvent pas d’armes de guerre et que Gaza s’engage dans la direction de l’établissement d’un Etat palestinien florissant, démocratique et pacifique, et non plus qu’elle serve de tête de pont à ceux qui s’emploient à anéantir l’Etat d’Israël et ses habitants.
 
Titre original : « Gare à la libanisation du conflit ! » par Stéphane Juffa sur Metula News Agency, avec Sami El Soudi, Ilan Tsadik et Etienne Duranier, sur le front sud.
Par Ofek - Publié dans : Territoires palestiniens
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Lundi 3 mars 2008 1 03 /03 /Mars /2008 10:52
 
« “L’Iran est dirigé par un groupe des musulmans fanatiques qui croient que le temps du Messie est arrivé” dit Bernard Lewis.
“C'est tout à fait dangereux. La Russie et les États-Unis ont des armes nucléaires, mais il a été toujours clair qu'elles ne les emploieraient jamais en raison du MAD (Mutual Assured Destruction). Chaque côté savait qu'il serait détruit s'il attaquait l'autre”.
“Mais avec ces gens en Iran, la destruction mutuellement assurée n'est pas un facteur dissuasif, mais plutôt une incitation” indique le savant.
“Ces gens estiment qu'ils peuvent accélérer la venue du Messie. C'est une situation extrêmement dangereuse dont il est important de se rendre compte”.

Le 23 février 2008, le Prix Nobel Mohamed El Baradeï, Directeur Général de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, a présenté son dernier rapport sur la satisfaction par l’Iran des conditions posées par le Conseil de Sécurité de l’ONU, pour lui éviter des sanctions.
Le dernier rapport ? Probablement pas, il y en aura d’autres car le rapport dit, inter alea, «Notre tâche en Iran est de s'assurer que le programme nucléaire iranien est exclusivement dirigé vers des buts pacifiques. Nous sommes là depuis cinq années. Pendant les quatre derniers mois, nous avons accompli un bon progrès en clarifiant les questions en suspens, cependant, ce n'est pas suffisant à mon sens, car l'Iran n’a pas transmis jusqu'ici des rapports au sujet des liens possibles entre l'enrichissement de l'uranium, le travail de conception d'ogives de missiles et les essais d’explosifs puissants».

Un Prix Nobel qui ne tire pas les conclusions de ce qu’il dit lui-même, cela pourrait paraître curieux et créer quelques doutes quant à ses capacités intellectuelles.
Car «enrichissement d’uranium, conception d’ogives, de missiles et explosifs puissants» on ne voit pas ce qui pourrait manquer pour tirer la conclusion que l’Iran cherche à disposer d’une bombe atomique ou à acquérir la capacité ou les connaissances nécessaires pour la construire.
L’ambition de l’Iran de disposer d’une option militaire nucléaire a une double raison : géopolitique, être LA puissance qui gouverne le Proche et le Moyen-Orient, et messianique, accélérer la venue du Messie, quête du Graal pour la secte shiite dont il se réclame.
Sur son chemin, l’Iran considère que l’obstacle le plus important est Israël.
Sans s’arrêter à la logorrhée hebdomadaire de ses dirigeants annonçant le déclenchement du compte à rebours pour la destruction d’Israël, on doit se souvenir de la déclaration du «modéré» Rafsandjani pour lequel «l’éventuelle disparition de la moitie de la population iranienne serait un prix acceptable pour l’éradication définitive d’Israël».
Il ne s’agit pas de jouer au poker menteur quand on met sur la table la vie ou la mort de 35 millions d’êtres, fussent-ils iraniens et musulmans.
Bernard Lewis a raison, les mollahs de Téhéran sont dangereux, et non seulement pour Israël ou le reste du monde, mais premièrement pour leur propre peuple. On remarquera que le langage de l’Iran ne correspond pas au MAD mais qu’il est génocidaire.

Quand l’Union Soviétique a acquis la parité nucléaire avec les Etats-Unis, le monde est entré dans une phase plus dangereuse de la guerre froide. Car chaque camp pouvait détruire l’autre un certain nombre de fois mais «celui qui tirait en premier allait disparaître en second». C’est à ce moment-là que le concept MAD s’est imposé, ensuite le concept «équilibre de Nash» et la théorie de «la deuxième frappe» de Mc Namara.

Un autre Prix Nobel, Robert Autmann, spécialiste de la théorie des jeux et de ses applications en économie, est arrivé à trois conclusions.
(A) La guerre n’est pas un acte irrationnel et il doit être étudié scientifiquement pour le comprendre et pour, éventuellement, la gagner ;
(B) une étude répétée permet d’estomper l’importance du «maintenant» en faveur du «après» ;
(C) les approches simplistes pour obtenir ou faire la paix («apaisement») peuvent conduire à la guerre, tandis que des menaces crédibles et la destruction mutuelle assurée peuvent éviter la guerre d’une manière fiable.

Mais de théorie en concept et de déclaration belliqueuse irresponsable en acte de terrorisme destiné à habituer le monde aux catastrophes qui vont venir, on voit bien que ce qui est en cause c’est l’irrationalité d’un protagoniste qui se prend pour le Docteur Folamour. Sauf qu’il dispose de ressources pratiquement illimitées (pétrole et gaz), de leviers économiques rendant toute tentative d’isolation ou de sanctions inopérantes et, par-dessus tout, d’une totale soumission à un système de pensée irrationnel car religieux.

Le monde entier a un problème, il s’appelle l’Iran.
Trois affirmations fortes ont eu cours ces dernières années :
«Une guerre contre l’Iran serait la pire des choses sauf un Iran avec la bombe»,
«si vous êtes intéressé à éviter la troisième guerre mondiale, vous devez être intéressé à empêcher les Iraniens d’avoir les connaissance nécessaires pour disposer d’une arme nucléaire» et,
«la bombe ou le bombardement, voilà le choix pour la communauté internationale face à l’Iran».
Dans l’ordre, Richard Cheney, George W Bush et Nicolas Sarkozy.

Quand enfin, en 2000, on a appris que l’Iran poursuivait un programme nucléaire secret depuis 18 années, quand des dissidents iraniens ont fait connaître l’ampleur de ce programme, quand le monde a compris que le programme n’avait de sens que militaire, les Etats-Unis ont «mis sur la table» une option militaire.
Pendant deux années, l’Europe s’est opposé à une approche «musclée» et est arrivée à convaincre les Etats-Unis d’accorder une chance à la négociation.
L’absence d’armes de destruction massives en Irak, cause principale du déclenchement de la deuxième guerre du Golfe, a été une des raisons pour lesquelles l’Amérique a accepté de laisser faire l’Europe. Mais la guerre a eu aussi comme résultat de retarder pour un temps le projet iranien, sans doute par peur que le pays puisse être le troisième sur la liste (après l’Afghanistan et l’Irak). Pour un temps, car il a été repris depuis, «vapeur toute», en faisant des progrès remarquables sur la voie de l’enrichissement de l’uranium nécessaire pour disposer de matière fissile en quantité suffisante pour confectionner une bombe.

Malheureusement, conduites par un clown (Haut Représentant aux Affaires Etrangères de l’Europe, Javier Solana), des négociations pendant cinq ans n’ont rien donné.
Aussi parce que depuis mars 2005 le chef négociateur avait assuré que «pour ce qui concerne l’Iran, aucune action militaire n’est prise en considération». Déclaration reprise par le ministre des affaires étrangères britannique de l’époque, le socialiste Jack Straw, sous la forme de «toute action militaire contre l’Iran serait une ineptie».
Et on voit que la troisième conclusion de Robert Autmann n’étant pas respectée il n’y avait (il n’y a) aucune raison pour l’Iran de ne pas avancer sur son chemin, au bout duquel attend (nous attend) la guerre.

Pourtant, un faisceau d’indices concordants est là pour mettre en doute les déclarations de l’Iran quant aux fins pacifiques de son programme.
Laissons de côté les fariboles du genre "l’eau lourde (installation de production à Arak, produit nécessaire pour fabriquer du plutonium dans un réacteur) sera utilisée pour guérir le cancer, comme en Occident" (Président de l’Académie des Sciences de l’Iran) ou "les essais d’explosifs puissants faits pour fabriquer des airbags".
On devrait comprendre que 1 + 1 = 2.
 
Car si l’uranium enrichi est nécessaire à l’Iran comme combustible pour ses futures centrales nucléaires, on ne voit pas pourquoi ce pays n’a accepté ni l’offre russe, ni celle saoudienne proposant la prise en charge de la fabrication dudit combustible.
Ni pourquoi il serait nécessaire d’enrichir l’uranium au-delà des 5% nécessaires pour les réacteurs, sans aller vers les 90/95% nécessaires pour la bombe.
Ni pourquoi on travaillerait d’arrache-pied à créer de fusées balistiques capables de porter des ogives nucléaires à plus de 2.000 km (comme par hasard, la distance qui sépare l’Iran d’Israël…).
Ni pourquoi les pays limitrophes, ceux du Golfe, seraient effrayés : «Bien qu’ils n’aient pas la bombe pour l’instant, ils sont en train d’avancer vers sa construction, ce qui risque de pousser la région entière vers un conflit.
Nous devons comprendre que cela va s’aggraver et que ce n’est pas raisonnable» (Salman Bin Hamad Al Khalifa, Prince héritier de Bahreïn).
Et on entend les «réalistes» de la région dire «l'Iran bombardé, on aura des difficultés pendant 18 mois, l'Iran avec la bombe on en aura pour 18 ans».
 
Bref, l’Iran aura la bombe, l’Iran disposera de vecteurs pour la faire exploser là où il voudra, de préférence en Israël.
Quand ? Nonobstant les conclusions lénifiantes du dernier rapport des agences de renseignement américaines ou de celles de l’AIEA, les renseignements militaires israéliens viennent de laisser comprendre (Général Amos Yadlin) que la fenêtre la plus probable va de 2008 à 2010.

Que faire ?

Pendant des années, les dirigeants d’Israël ont considéré que le «problème de l’Iran» était celui de la communauté internationale.
Pourtant, en septembre 2004, Ariel Sharon déclarait «la communauté internationale n'a pas fait assez pour arrêter l'Iran de se doter d'armes nucléaires», en avertissant «qu’Israël prendra ses propres mesures pour se défendre».
En 2007, en visite à Moscou, pendant la conférence de presse, se tenant à côté de Vladimir Poutine, Ehud Olmert martelait «Israël ne peut pas se permettre le luxe de la création d'une situation où un pays comme l'Iran dispose d’un potentiel non conventionnel. Israël n’acceptera jamais ce type de situation. Pour nous, quand le chef d'un pays dit qu’il veut nous détruire, cela ne ressemble pas à une déclaration vide, mais à quelque chose que nous nous devons d’empêcher de toutes les manières acceptables et possibles».
 
La situation n’a pas changé depuis, au contraire. Les Etats-Unis ne commenceront pas une guerre dix mois avant qu’un nouveau président n'arrive aux affaires, et l’Europe, toute à ses petites affaires commerciales et/ou d’investissement avec l’Iran, ne fera rien d’autre que traîner des pieds pour qu’aucune sanction réellement forte ne soit prise.
Sans parler de l’attitude immonde de la Russie ou de la nonchalance irresponsable de la Chine. Si, elle fera quand même quelque chose : prôner la négociation sans se soucier des résultats qui n’ont pas été obtenus depuis plus de cinq ans. L’essentiel étant le processus de négociation, non pas les résultats.

Reste Israël pour qui un Iran doté de l’arme nucléaire, c’est la disparition garantie car, vu l’exiguïté de son territoire, si l’Iran «tire le premier», Israël disparaîtra.
Pas de possibilité de «deuxième frappe» (même si des sous-marins pourraient palier l’absence de territoire, mais à quoi bon ?), le concept MAD n’est donc pas applicable.
D’évidence, Israël n’a de possibilité de survie que d’attaquer le premier. Ce pays s’est déjà trouvé dans une situation similaire à la veille de la guerre de six jours, on connaît son déroulement et ses résultats.
 
Mais en même temps que le concept MAD, Henry Kissinger et Herman Kahn avaient proposé une approche en quatre points pour faire face à un adversaire doté (ou sur le point de se doter) d’armes nucléaires.
D’abord une escalade de gestes de sorte que la nation la plus faible s’abstienne de continuer, avant qu'un échange nucléaire se produise ; en second lieu, en assenant une première frappe massive qui interdira toute réponse efficace ; troisièmement, en lançant une frappe chirurgicale qui détruira la direction ennemie ; et quatrièmement une avancée technologique massive par rapport à l’adversaire pour permettre une défense stratégique efficace.
 
Force est de constater que si Israël est obligé de se lancer dans une guerre contre l’Iran, elle devra utiliser les quatre approches indiquées. Cela étant, l’escalade de gestes n’a pas l’air d’impressionner l’Iran (bombardement du site nucléaire présumé en Syrie à la frontière de l’Irak, liquidation de l’assassin recherché pendant 25 ans par tous les services occidentaux pour sa participation aux tueries de Beyrouth (243 marines américains et 58 soldats français) ou à des attentats un peu partout sur la planète).
D’un autre côté, l’avancée technologique d’Israël sur l’Iran est indiscutable. Restent donc les deux points, première frappe massive et frappe chirurgicale visant la direction de l’Iran.
 
Si l’on suppose que la marche inexorable de l’Iran vers la bombe ne puisse trouver d’autre obstacle qu’Israël, que peut-on espérer ?
 
Deux choses de très grande importance doivent être présentes à l’esprit : ayant appris la leçon de la destruction de la centrale Osirak («O-Chirak»… réacteur fourni par la France au «frère» de son premier ministre en 1975, Jacques Chirac, et détruit par l’aviation israélienne en juin 1981), l’Iran a parsemé son territoire de sites nucléaires. On en compte 16 connus et on crédite ce pays de l’existence d’encore six, bien enfouis dans ses montagnes ou au milieu de déserts vides de toute vie. Quant aux Etats-Unis, ils ont répertorié plus de 1.000 cibles possibles…

On comprend vite qu’il s’agirait d’un exploit de toute autre dimension que celui de la destruction du réacteur de Saddam Hussein qui était parfaitement localisé et dont les équipements accessoires se trouvaient visibles tout autour.
 
La deuxième chose difficile est liée au fait que l’essentiel des activités nucléaires militaires se trouvent enterrées à des profondeurs (inconnues avec précision) allant de 20 à 300 mètres sous des sols, soit résistants eux-mêmes, soit renforcés par construction.

Il y a deux types d’installations enterrées : «un trou couvert» et des constructions assimilables aux mines. Pour ce qui est de la première catégorie (les «trous» faisant moins de 50 m de profondeur) les munitions connues (et dont Israël dispose sans doute) sont suffisantes.

Il s’agit cependant de bien localiser les cibles et d’assurer leur livraison jusqu’à ces cibles. On peut faire confiance aux capacités de renseignement d’Israël pour la première partie. Quant à la deuxième, l’on doit envisager certainement des vecteurs genre missiles de croisière tirés à partir des sous-marins dont dispose Israël.
En effet, pour ce qui est de l’aviation, les distances d’un côté et la nécessité d’assurer des vagues de bombardement incessantes, pourraient constituer des obstacles difficilement surmontables pour ce dont Israël dispose.
Si l’on regarde une carte, on voit que les avions devraient opérer à 1.500/2.000 km de leurs bases. La flotte aérienne dont Israël dispose n’est qu’en partie capable de ce type de missions qui supposent des ravitaillements en vol.
 
Pour ce qui est de la deuxième catégorie, en sus de ce qui est nécessaire pour la première (localisation des cibles et livraison des munitions), deux autres facteurs interviennent.
D’abord le fait qu’il puisse s’agir de facilités se trouvant à plusieurs centaines de mètres en dessous de sols montagneux et peut-être renforcés.
Le deuxième facteur tient à ce que les superficies utilisées en profondeur pourraient être de l’ordre de centaines de km2 : facilités diverses séparées par des tunnels-couloirs de centaines de km.
On sait depuis pas mal de temps que la Libye avait construit un réseau d’au moins 2.000 km de tunnels d’un diamètre de 15m autour d’une usine de fabrications d’armes chimiques en camouflant entièrement les travaux et leurs résultats.

Comment s’attaquer à ce genre de constructions ?
On sait peu de choses sur les capacités des munitions qu’Israël conçoit et fabrique. On se souvient cependant de la surprise des bombes pénétrantes pour détruire les pistes d’aviation utilisées pendant la guerre de six jours. On sait aussi que l’industrie de l’armement israélienne est le troisième (ou quatrième) exportateur mondial. Mais ce que les Etats-Unis envisagent pour ce genre de bombardements sont les MOP’s (Massive Ordnance Penetrator) d’un poids de l’ordre de 8.000 kg et capables de pénétrer des sols renforcés jusqu’à des dizaines de mètres de profondeur.
 
Ou alors des bombes classiques de 15.000 kg … mais qui nécessiteraient l’utilisation de bombardiers B-2 partant de Diego Garcia. On ne sait pas Israël disposant de ce type de munitions ni de ce genre de vecteurs. Ce que l’on sait en revanche, c’est que des achats de 2.000 BLU-109 (bombes pénétrantes pour la destruction des bunkers), ont été faits depuis 2004 et qu’elles pourraient être utilisées pour détruire les installations nucléaires iraniennes. Pour ce qui est des vecteurs ayant un rayon d’action supérieur à 2.000 km et capables de les transporter, on sait qu’Israël dispose de F-15 parfaitement utilisables. Mais imaginer des vols à 2.000 km de distance sans que les systèmes d’alerte russes, au sol ou dans l’espace, ne les détectent… cela pourrait dépasser même la maestria des israéliens.
Encore que … Bien avant Oslo (donc il y a plus de 15 ans) des avions israéliens ont détruit le Quartier Général de l’OLP à Tunis, à 2.000 km des côtes israéliennes, en traversant la Méditerranée d’Est en Ouest, sans qu’aucun pays riverain ne détecte quoi que ce soit, à l’aller comme au retour.
 
Deux autres possibilités sont connues : des munitions nucléaires à effet limité («bombes à neutrons», par exemple) d’une puissance de 1,5 kilotonnes explosant à quelque 30 m en dessous du sol. Le résultat serait un chamboulement de 700.000 tonnes de roche et terre, suffisant pour rendre inutilisables les installations enterrées et gardant la radioactivité prisonnière dans la cavité produite par l’explosion. C’est vrai, ceci pourrait créer quelques difficultés supplémentaires à Israël avec la communauté internationale, la «rue arabe» (les 1,5 milliards de musulmans …) ou avec tous ceux qui par nonchalance, intérêts économiques ou volonté délibérée, voudraient assister à la disparition d’Israël, fût-elle l’œuvres des mollahs iraniens, mais à partir du moment où l’hypothèse consiste en une frappe nucléaire massive de toute manière …

La deuxième possibilité consiste dans l’utilisation de ce que l’on appelle les HPM (High Power Microwaves) qui se limitent à la destruction de tous les composants, appareils et systèmes électroniques qui gèrent les installations nucléaires.

Et on revient à ce qui constitue l’alfa et l’oméga d’une telle action, localisation des cibles et livraison des munitions. Mais il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer … et Israël se trouve devant une menace existentielle.

Apocalypse maintenant ? Ou plus tard ?

De Vienne à Londres, de Rome à Berlin, de Madrid à Bruxelles, dans le silence des pays «moraux» de l’Europe (les scandinaves, les Pays Bas, etc.,) on se prépare -comme dans les tragédies antiques- à assister à ce qui paraît inéluctable.
Avec une pincée d’inquiétude car les affaires risquent d’être plus difficiles.
 
Pourquoi inéluctable ?
Parce que les Jean-foutre qui nous gouvernent s’occupent de ce qui conditionnera leur élection demain, non de ce qui fera notre vie après.
Et parce qu’ils s’entêtent à ne pas voir la réalité telle qu’elle est, préférant la virtuelle, la leur.
 
Dormez tranquilles, bonnes gens. Un jour, nous nous réveillerons et on apprendra que pendant la nuit les installations industrielles, pétrolières et nucléaires iraniennes ont été, en très grande partie, détruites. Par qui ? Allez …

Et nous verrons les attentats en Europe et ailleurs reprendre, le pétrole à 100 $ le baril (il y est déjà ? Tiens, donc …) et le monde arabo-musulman se coalisant (tout au moins en apparence) pour accuser Israël.
Le Conseil de Sécurité se réunira en urgence pour le condamner et pour demander la retenue à tous les acteurs.
On oubliera du coup les guerres asymétriques imposées à Israël (Hezbollah et Hamas) comme les menaces multiples et variées du boucher de Téhéran et de son guide suprême.

Fiction ? On vit une époque formidable … et on n’a pas encore tout vu ! »

Titre orignal : « Les Jean-foutre » de Martin Birnbaum sur
http://www.libertyvox.com/article.php?id=307
 
Par Ofek - Publié dans : Iran - Syrie
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Vendredi 29 février 2008 5 29 /02 /Fév /2008 16:06
TAISEZ-VOUS KOUCHNER !!!

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C’est tout ce que me commandent de vous dire, vos dernières déclarations. Celles que vous avez faites lors de votre nième passage dans la région.

Dans les territoires encore occupés par les derniers envahisseurs venus d’Irak, de Syrie ou du Liban il y a une centaine d’années. Territoires dits palestiniens.

Ce fut un jour, au lendemain de l’élection de François Mitterrand, la réponse de Georges Marchais secrétaire du parti communiste, à Jean Pierre Elkabbach : « Il m’est un devoir d’ingérence de m’ingérer ».

Un devoir d’ingérence dans le langage ministériel français, celui des Affaires Etrangères, que certains n’ont pas hésité à qualifier d’ « un siècle de trahison ».

Je ne retiendrai que deux phrases.
L’une appelant Israël à faire « encore des sacrifices ». Encore. Retenez bien le « encore »…
L’autre, perfide, sournoise, d’acier plutôt que de bois.
Vous avez appelé à l’arrêt des tirs de Qassams, non pas pour les dégâts occasionnés aux habitants de Sdérot, mais bien pour les « réactions brutales » qu’elles suscitent de la part d’Israël.

Alors monsieur Kouchner, il nous est un devoir d’ingérence de vous dire de vous taire.
Nous aurions pu vous répondre à la façon d’un Nicolas Sarkozy, s’adressant à un badaud qui refusait de lui tendre la main au salon de l’Agriculture, mais la décence, et somme toute le respect que nous vous devons encore, sachant l’amitié qui vous lie à nous, éloigneront de nos propos tout langage malveillant.

Ne venez pas nous dire que ce sont des « phrases sorties de leur contexte », que ce n’est pas cela que vous avez voulu insinuer, que sais-je encore, de ces circonvolutions verbales d’homme politique pris en flagrant délit de c…..ies !
Je ne vous croirais pas. Et les miens non plus.

Encore, avez-vous dit…
Encore des sacrifices.
Voilà un mot que le peuple Juif ne veut plus entendre. Il me semble que vous ne l’entendez pas de cette oreille.
Cela fait plus de deux mille ans que nous faisons des sacrifices monsieur Kouchner !
Deux mille ans que l’on nous sacrifie plus exactement.
Deux mille ans que nos parents et nos enfants sont montés sur le bûcher, passés au fil de l’épée, brûlés et -comment dirais-je ?- holocaustés…monsieur Kouchner.
Alors faites-en vous des sacrifices et laissez nous avec le souvenir des nôtres.
Depuis 60 ans, monsieur, Kouchner, Israël n’a fait que des sacrifices.
Il faut en faire des sacrifices lorsqu’on est entouré de millions de barbares qui cherchent à vous exterminer. Des barbares qui se sacrifient aussi, il faut le reconnaître. Tant et si bien qu’ils sacrifient leurs propres enfants et leurs civils juste pour bien nous sacrifier…

Il y a sacrifice et sacrifice monsieur Kouchner…
A l’aube de notre naissance, ai-je besoin de ressasser ce poncif, ils furent des millions à vouloir nous jeter à la mer, au motif qu’il était impensable que nous Juifs, nous osions nous installer ici, sur terre d’islam.

Nous sommes les plus anciens réfugiés du monde et jamais ni l’UNRWA, ni la Croix Rouge, ni aucune ONG, si prompts à s’émouvoir (dans le cas qui nous concerne, les « palestiniens », depuis 60 ans « réfugiés » préfabriqués) ne se sont intéressés aux assiégés que nous sommes.
Il serait donc dit que seuls les arabes victimes de leurs frères en 48 et chassés de leurs foyers par ces mêmes frères, auraient le droit de retrouver une terre au motif qu’ils sont devenus par la grâce des organisations internationales les réfugiés les plus riches du monde ?
Maintenus à l’état de réfugiés malgré les milliards de dollars déjà offerts par la communauté des nations depuis soixante ans ?
Et pourquoi des réfugiés ne reviendraient-ils pas chez eux après deux mille ans d’exil pour y vivre en sécurité ?

Si Gaza ou Djénine sont des camps de réfugiés, Israël est le plus grand camp de réfugiés au monde. Amputé du tiers du peuple juif parti en fumée dans les camps de concentration nazis…
A la différence près, et de taille, c’est que les israéliens ne se sont pas contentés de vivre du subside des autres et ont transformé leur pays en paradis fleuri, en puissance économique et industrielle, la plus grande pépinière de cerveaux au monde.
On ne compte plus les apports dans tous les domaines que ce grand camp de réfugiés a fait et continue de faire malgré l’état de guerre permanent. De la médecine aux nanotechnologies en passant par l’agriculture, l’industrie militaire, l’aéronautique, le high-tech, la musique, les arts et les lettres, collectionnant ainsi le plus grand nombre de prix Nobels en si peu de temps.

Au prix d’immenses sacrifices.
 
Alors encore une fois, ingérez vous de votre devoir d’ingérence et faites nous le sacrifice de vous taire. Cela vous évitera bien des désillusions en revenant dans la région.

Réactions brutales d’Israël dites-vous ?
Vous abondez peut-être dans le sens du rapport de l’ONU qui estime que «le terrorisme palestinien a son origine dans « l’occupation israélienne et les lois qui rappellent le régime de l’Apartheid en Afrique du Sud » (Guysen International News 26.02.2008 à 19h22).
 
Il veut dire par là que les attentats sont la résultante de l’occupation et que le régime abhorré sioniste pratiquant l’Apartheid, il ne faut pas s’étonner des « réactions brutales » des palestiniens…
L’auteur du rapport, John Dugard, juriste de profession, est un fieffé menteur. Il se joue en tous cas une sacrée comédie en présentant son rapport devant le Conseil des droits de l’homme de l’Onu. Dont il sait pertinemment qu’une immense majorité des Etats qui le composent sont des modèles de démocratie…
Mais il sait surtout, et ne le dit pas, que le terrorisme n’a pas commencé avec l’ « occupation » mais bien avant 1967.
Que l’ « occupation » comme il dit, ne posait pas de si grands problèmes avant les déclarations de guerre d’Arafat de sinistre mémoire, Arafat plus grand terroriste que la terre n’ait secrété, sur la tombe duquel vous êtes allé vous incliner en catimini, n’est-ce pas monsieur Kouchner…

Alors réactions brutales ?

J’apprends aujourd’hui, qu’un accord de coopération anti-terroriste a été signé entre l’Arabie Saoudite et la France par Michèle Alliot-Marie et son homologue le prince Nayef.
« Nous partageons les mêmes menaces et la même volonté de les éradiquer » a dit votre collègue de l’Intérieur.
Le Parisien qui rapporte la nouvelle, rappelle qu’ « il y a un an jour pour jour, quatre français étaient assassinés par un groupe de fanatiques armés près de Médine ».
Et puis plus loin : « la situation a changé. Il suffit de constater les moyens colossaux déployés par les Saoudiens pour assurer la sécurité : check-points, quartiers d’affaires ou diplomatiques bunkerisés, ici aussi la menace terroriste est omniprésente ».

« Les attentats commis sur leur propre sol ont profondément choqué les Saoudiens, Ils n’y étaient pas préparés, mais ils se sont adaptés très vite », remarque un officier de sécurité français en poste à Riyad. Dois-je mettre entre guillemets les mots « fanatiques » ou « terroristes » ?…

Les centaines de check points ne seraient tolérables qu’en Arabie Saoudite ou dans les Balkans mais pas en Israël pour protéger ses citoyens ?

Je n’ose imaginer les centaines de morts qu’une armée française aurait provoquées si des roquettes « artisanales » tombaient sur le territoire français, à la cadence des roquettes gazaouites, depuis, voyons voir, depuis le pays basque par exemple, ou la Corse. Je dis çà au hasard…
J’aurais pu écrire, que des roquettes « artisanales », presque inoffensives à en croire la presse française, lancées depuis le Trocadéro sur le bâtiment du ministère des Affaires Etrangères (toujours par hasard), n’occasionneraient que de minimes dégâts sur le gazon bien tondu du parc attenant.

Réactions brutales dites-vous ?

Pour paraphraser l’un de vos prédécesseurs, de sinistre mémoire aussi, monsieur Michel Jobert : « Est-ce que tenter de neutraliser les barbares qui envoient des roquettes sur une ville plusieurs fois par jour, les éliminer les uns après les autres de façon ciblée est une agression brutale ?… »

Non ! C’est un devoir d’ingérence… 
 
map-sderot.jpg
 
Regardez bien cette carte monsieur Kouchner. Elle représente les points d’impact des roquettes « artisanales » ces derniers jours sur Sdérot. Pas un coin de cette ville n’est épargné.

Quinze secondes, monsieur Kouchner.
Quinze secondes savez vous ce que cela représente ?

Le temps qu’ont les habitants de Sdérot, quel que soit leur âge, pour gagner leur abri, monsieur Kouchner.
Ingérence pour ingérence, çà vous dirait de venir partager quelques semaines dans ces conditions ? Je voudrais vous y voir. Quinze secondes cela doit être suffisant pour un homme sportif comme vous non ?…
Tenez, j’ai fait demander - sous toutes réserves et avec l’accord de la municipalité de Sdérot, me dit-on à la rédaction- de vous faire parvenir un exemplaire d’une roquette artisanale, explosée. A poser sur votre bureau, en solidarité avec les habitants de Sdérot.
 
Ingérence à distance…
Au choix

Monsieur Kouchner, je vous ai entendu dire il n’y a pas si longtemps, en vous apitoyant sur le sort des Palestiniens, qu’Israël avait le droit de vivre en sécurité mais que…
Et tout de suite après : « Je serais le premier à aller me battre pour défendre Israël s’il était menacé de mort ».

Il est temps de mettre vos paroles en pratique.
Parce que les menaces de mort nous parviennent de partout maintenant. Non plus seulement de Téhéran. Et les prédictions se font de plus en plus proches.
En témoignent les derniers vociférations du barbu du Hezbollah, je cite :
« La fin d’Israël est imminente ». Propos tenus il y a 3 jours.
A n’en point douter, l’Iran et ses livraisons de missiles est derrière tout cela.

Dans un article intitulé « Mobilisez-vous maintenant, sauvez le monde », paru dans le Jérusalem Post, édition du 11 février 2007, Sharansky écrivait :
« Nous devons reconnaître le fait suivant : bien que la sympathie pour l’objectif exprimé par l’Iran afin de détruire Israël ne soit pas vraiment le courant dominant, l’idée d’un monde sans Israël est aujourd’hui plus acceptable dans la bonne société, dans les médias et à l’université, que l’objectif exprimé par Hitler d’une Europe sans Juifs ne l’était en 1939. Dans cette situation, il doit être clair que nous sommes au-delà de l’étape des définitions ».
Je crois que le message est clair. Il date d’il y a un an exactement.

Plus récemment, en fait aujourd’hui même, une manifestation a eu lieu au Soudan. Des dizaines de milliers de femmes défilaient contre les caricatures de Mohamed parues par solidarité au Danemark avec le journaliste menacé de mort par des islamistes.
Voilà ce que l’on entendait dans les cortèges :
« Des étudiants, des écoliers et des hommes vêtus de robes et turbans blancs traditionnels ou de costumes à l’occidentale scandaient des “Ben Laden, frappe encore!” et “Juifs, juifs, l’armée de Mahomet va revenir” (Source AFP, photo d’Assif Hassan. Protestations. AOL 27.02.2008). »

Cela ne vous rappelle pas cette histoire dans laquelle on vient annoncer à quelqu’un que dans ce village de Pologne, « ils vont bientôt venir exterminer les juifs et les coiffeurs ». Le quelqu’un répond « Mais pourquoi les coiffeurs ? »…

Oui, monsieur Kouchner, pourquoi les Juifs quand il s’agit des caricatures de Mohamed ?
 
Alors Israël n’est-il pas menacé de mort ?

Qu’attendez-vous pour venir vous battre à ses côtés ? Qu’il soit mort ?
 
Il me semble qu’il est de votre devoir suprême d’ingérence de tenir vos promesses.

Je vous assure que cela sera bien différent que de transporter des sacs de riz en Somalie sous l’œil des caméras, cher French Doctor… »
 
Par Ofek - Publié dans : Politique Arabe de la France
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Jeudi 28 février 2008 4 28 /02 /Fév /2008 11:16
 
« J’ai eu l’honneur de tirer la première balle contre Israël, en 1965, et de l’enseigner à beaucoup d’autres, dans la région et dans le monde entier. Au Hezbollah notamment qui s’est entraîné dans nos camps militaires", se félicite Abou Mazen dans cette interview au Journal jordanien Aldostor, ce matin (jeudi 28 février 2008).
 
A l’heure actuelle, je suis contre un conflit armé car nous en sommes incapables. Mais peut-être qu’à un stade ultérieur, les choses seront différentes. »
 
Loin de se contenter de ces affirmations, Abou Mazen a également rappelé son opposition à la notion d’Etat juif :
« Nous avons rejeté cette proposition à la Conférence d’Annapolis. Celle-ci a d’ailleurs failli échouer à cause de cette question. On nous a demandé d’approuver une déclaration finale dans laquelle serait rappelée cette conception d’Israël comme Etat juif, et nous nous y sommes opposés violemment ».
 
Abou Mazen a ajouté qu’il n’exigeait pas du Hamas la reconnaissance immédiate d’Israël.
« J’ai appelé à la constitution d’un gouvernement d’union nationale qui entamerait des négociations avec Israël. C’est ce que j’ai expliqué au président syrien, Bachar El Assad, et il m’a soutenu. Le mouvement Hamas est entré dans des élections dont la base est les accords d’Oslo qui reconnaissent Israël. Je ne suis pas le seul qui demande la reconnaissance d’Israël. L’initiative arabe, qui a bénéficié d’un consensus au sein du monde arabe et musulman, l’affirme ».
 
Nathan Sharansky interviewé par Laly Derai pour Hamodia
 
«Le monde libre commet une très grave erreur en soutenant Abou Mazen »
 
Pour beaucoup d'entre nous, Nathan Sharansky est un héros. Une légende. Il est celui pour la libération duquel nous avons manifesté dans les rues de Jérusalem, de Paris ou de New York. Il est celui qui a vaincu le tout puissant KGB, celui qui, jusqu'au bout, a refusé d'obéir aux injonctions de la police secrète russe. Aujourd'hui, 22 ans après avoir foulé pour la première fois la terre d'Israël, Nathan Sharansky nous reçoit dans son bureau du centre d'études stratégiques Shalem et nous parle de la crise des valeurs en Israël, d'Ariel Sharon, George Bush, ou encore Avigdor Lieberman, de la démocratie face à l'intégrisme religieux, des médias et de leurs responsabilités, de l'Autorité palestinienne et des enjeux qui prévalent au Moyen Orient. Un entretien passionnant avec une des grandes figures de notre époque.
 
Laly Derai: Vous avez été ministre à plusieurs reprises, député, et nous vous retrouvons aujourd'hui à la tête du centre d'études stratégiques au sein de l'Institut Shalem. Pouvez-vous nous expliquer les raisons qui vous ont poussé à quitter la politique et à rejoindre le milieu universitaire?
 
Nathan Sharansky: Je dis souvent que j'ai été ministre quatre fois, ai démissionné deux fois et que j'ai été emprisonné dans quatre prisons desquelles je n'ai jamais pu démissionner. C'est un privilège que de pouvoir démissionner. J'ai quitté le gouvernement d'Ariel Sharon il y a deux ans lorsque le plan de départ unilatéral de la bande de Gaza a été voté. Je ne pouvais plus faire partie d'une coalition qui entamait des démarches allant totalement à l'encontre des valeurs auxquelles je crois. C'est à ce moment que l'institut Shalem, qui tente d'analyser sous le prisme de la pensée juive l'histoire de l'humanité, s'est tourné vers moi afin que je dirige son nouveau centre d'études stratégiques. Moshé Yaalon, l'ancien chef d'état-major, m'y a rejoint, ainsi que Michael Oren, un historien fervent combattant du post-sionisme, et Martin Kramer, un spécialiste de l'Islam.
 
Nous croyons que la stratégie de l'État d'Israël et du monde entier doit être construite sur des valeurs et non pas sur des intérêts: ces valeurs sont la démocratie et la liberté, l'identité… Aujourd'hui, je ne regrette pas le gouvernement un seul instant. Mon poste au sein de l'institut me convient tout à fait. J'agis certes dans l'ombre mais toujours de concert avec les vérités et les valeurs dans lesquelles je crois. Mon épisode politique est terminé, je me consacre désormais à une vision stratégique de l'avenir d'Israël. J'ai écrit un livre sur la démocratie, je suis en train d'en écrire un deuxième qui, je l'espère, influera sur les décisions que prendront nos élus durant les prochaines années. C'est la manière que j'ai choisie pour aider mon pays.

LD: Estimez-vous donc qu'aujourd'hui, ce n'est plus à la Knesset ou au sein du gouvernement qu'il est possible de peser sur le cours des évènements?
 
NS: Je pense qu'il est possible d'influer sur le courant des choses de toutes sortes de manières. Chacun doit choisir la voie qui lui convient. Je me suis lancé dans la politique parce que je pensais qu'il fallait absolument éviter un conflit entre la vague d'Alya russe et la société israélienne. J'estimais que la Alya devait saisir l'opportunité de s'intégrer le plus possible au sein de cette société et c'est la raison pour laquelle nous avons fondé ce parti, Israël Baalya, qui a permis pour la première fois à des Olim de participer à la vie politique israélienne. Mais lorsque le gouvernement Barak a parlé de diviser Jérusalem, je l'ai quitté sans le moindre regret et lorsque le gouvernement Sharon a lancé son plan de désengagement, j'ai fait de même. Malheureusement, pour réussir en politique, il faut parfois s'asseoir à la table du gouvernement même si on s'oppose à ses décisions et prendre en compte différents facteurs qui ne sont pas uniquement basés sur les valeurs dans lesquelles on croit. J'en suis incapable.
 
LD: Vous comprenez donc les atermoiements de Shass et du Parti travailliste et les hésitations qui ont précédé le départ d'Israël Beiténou de la coalition?
 
NS: Je les comprends sans les comprendre. Je veux dire que d'un côté, ils agissent comme tout bon politique se doit d'agir: gagner du temps, chercher à protéger ses arrières… Il ne s'agit pas de rester fidèles à ses principes car, en fait, il n'existe pas un seul principe qui soit cher aux yeux de Shass et qui le soit aux yeux du gouvernement. Shass veut gagner du temps pour protéger ses intérêts. Je ne dis pas que ce n'est pas légitime, je dis juste qu'il s'agit uniquement d'intérêts politiques et pas de valeurs.
 
LD: Vous étiez ministre au sein du gouvernement Sharon lorsque le plan de retrait unilatéral a été conçu. Comment expliquez-vous la volte-face idéologique d'Ariel Sharon? S'agissait-il également de sacrifier les valeurs sur l'autel des intérêts politiques?
 
NS: J'étais en très bons termes avec Arik Sharon, je le respectais énormément pour sa sagesse car c'était un homme qui comprenait tout et qui savait tout. Il était capable de parler d'économie, de démographie, d'agriculture, de sécurité. Il se promenait toujours avec des cartes, pas parce qu'il en avait besoin, car les cartes étaient toutes inscrites dans son cerveau, mais pour les montrer aux autres.
 
Lorsqu'il m'a exposé les raisons pour lesquelles il fallait se séparer unilatéralement de la bande de Gaza, j'ai senti qu'il n'y croyait pas lui-même. Il me disait par exemple qu'il voulait faire cesser les pressions sur Israël. Selon lui, il n'y aurait jamais de paix dans cette région. Mais, ajoutait-il, si je procède à un retrait conséquent de territoires, la scène internationale nous laissera tranquille pendant les dix prochaines années et les Palestiniens ne constitueront plus notre problème mais celui des Égyptiens, des Américains, des Européens. Je lui avais alors répondu: vous n'aurez pas dix ans, et vous n'aurez même pas dix jours. Vous resterez responsable aux yeux du monde du sort des Palestiniens. Sans parler du renforcement du terrorisme que vous aurez engendré. Inutile de rappeler que tout ce que j'avais prévu à cette époque est malheureusement en train de se réaliser.
 
Selon moi, Ariel Sharon ne croyait pas en son plan et ce sont d'autres considérations qui l'ont conduit à quitter la bande de Gaza. Certains pensent que c'est à cause des accusations de corruption qui pesaient sur lui. Tous les médias qui ont lancé le concept "d'Etrog" qu'il fallait absolument protéger en parlant de Sharon et de ses enquêtes ont totalement bafoué le principe de liberté de la presse. J'ai d'ailleurs demandé plus tard au rédacteur en chef du Haaretz, David Landau, s'il n'estimait pas avoir commis un crime en protégeant Ariel Sharon comme il l'a fait. Il m'a répondu que le crime d'occupation des territoires étant bien plus grave que celui de corruption, il était prêt à pardonner la corruption et bien d'autres crimes encore si le gouvernement mettait un terme à l'occupation. Il a d'ailleurs ajouté qu'il se comportait de la même manière à l'encontre d'Ehoud Olmert. Les affaires de corruption seraient donc un des vecteurs du plan de retrait, bien que je pense que ce ne soit pas le principal.
 
Je crois qu'Ariel Sharon voulait par-dessus tout changer son image de marque parce que c'était sa manière à lui de combattre l'antisémitisme. Lorsque j'étais ministre de la Diaspora, j'étais également chargé du dossier de la lutte contre l'antisémitisme. Arik était très impliqué dans ce dossier. Je crois que lorsqu'il a constaté que les anti-israéliens faisaient l'amalgame entre l'État d'Israël et Ariel Sharon, il a voulu changer cet état de fait. Lorsqu'il a vu que dans les caricatures antisionistes et antisémites, Israël/Ariel Sharon étaient présentés comme des brutes sanguinaires, il a voulu y mettre un terme. J'estimais pour ma part qu'il pouvait être fier d'être l'objet de la haine des ennemis d'Israël. George Bush m'avait d'ailleurs dit une fois que les deux personnes les plus détestées sur terre étaient le général Sharon et lui. Bush l'a dit en riant mais Ariel Sharon ne riait plus de cette blague. Cette haine lui pesait. Je pense qu'il a voulu terminer sa vie politique sur une note de respect et non de haine. Et sur ce point là, il a réussi.
 
LD: Entrevoyez-vous aujourd'hui un homme politique capable de prendre les rênes du pays?
 
NS: Il me semble aujourd'hui que Binyamin Netanyahou peut facilement gagner ces élections…
 
LD: Gagner peut-être, mais qu'en est-il des valeurs et des principes?
 
NS: Je crois qu'on critique beaucoup Bibi et qu'une partie de ces critiques est fondée. On condamne ses réformes économiques mais ce sont elles qui ont sauvé l'économie israélienne. Par ailleurs, j'estime qu'il a appris de ses erreurs et que les principes en lesquels il a toujours cru, comme la réciprocité dans les négociations israélo-palestiniennes, sont des principes justes et vrais. Certes, les Américains d'un côté et la presse de l'autre ne l'ont pas laissé appliquer ces principes sur le terrain. Certes, il lui a manqué parfois la stature nécessaire pour se battre pour ces valeurs. Mais on ne peut lui retirer le fait qu'il soit le politicien le plus réaliste qui agisse aujourd'hui sur l'échiquier politique.
 
LD: Lorsque vous dites qu'il a compris ses erreurs, est-ce un sentiment basé sur des discussions avec lui, sur des faits, ou n'est-ce que la formulation d'un espoir?
 
NS: Il est vrai que j'ai beaucoup discuté avec Binyamin Netanyahou. Mais on ne juge pas un homme politique sur les discours qu'il tient mais sur les actes qu'il choisit d'accomplir. Parfois, il a cédé aux pressions américaines et médiatiques. Cependant, en tant que ministre des Finances, il a réussi à tenir tête à une vague de critiques extrêmement sévères et à réaliser les réformes qu'il estimait nécessaires à la sauvegarde économique du pays. En tant que politicien, il a alors perdu beaucoup de points au sein de l'opinion publique. Cela ne l'a pas empêché de camper sur ses positions et il devra affirmer le même aplomb en tant que Premier ministre.
 
LD: Que pensez-vous d'Avigdor Lieberman, autre leader russophone, de son entrée dans le gouvernement Sharon, de son départ? Vous dirigez un institut d'études stratégiques et il était lui-même ministre des Affaires stratégiques…
 
NS: La seule stratégie qu'ait élaboré Avigdor Lieberman a été d'inventer un nouveau ministère au sein du gouvernement Olmert. Ce portefeuille ne voulait rien dire et il n'était pas naturel. Lieberman a bien fait de quitter la coalition. Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi il y est entré. Toutes ses explications selon lesquelles il influencerait Ehoud Olmert de l'intérieur ne m'ont pas convaincu car je n'ai constaté aucune influence de sa part. Idéologiquement parlant, il n'avait rien à faire là-bas. Sur le plan ministériel, encore moins.
 
LD: Parlons un peu de l'Autorité palestinienne. Dans votre livre, 'The Case for Democracy', vous établissez que seule la démocratie peut conduire un pays à la réussite et à la liberté. Or, paradoxalement, c'est en procédant à une démarche démocratique par excellence, à savoir des élections, que le Hamas a pris le pouvoir au sein de l'Autorité palestinienne, avec les conséquences que l'on sait. La démocratie est-elle toujours bonne à prendre?
 
NS: Il s'agit là d'un amalgame terrible et d'une utilisation erronée du concept de démocratie. Démocratie ne veut pas dire élections. La démocratie, c’est la tenue d'élections libres au sein d'une société libre. Le scrutin n'est qu'un point technique qui vient couronner tout un processus de réformes ayant pour but de créer une société libre dans laquelle les gens peuvent choisir parmi plusieurs options sans craindre pour leur vie. Cette société doit comprendre des institutions qui protègent l'individu et sa liberté d'expression, sa liberté économique, sa liberté de religion. Des élections au sein d'un État totalitaire ne mènent au contraire qu'au chaos. C'est la raison pour laquelle j'ai voté contre la Feuille de route. Car que dit cette Feuille de route? Six mois après que Bush ait parlé si fermement de la nécessité de réformes et de démocratie au sein de l'Autorité palestinienne, il imposa la tenue d'élections au sein de cette même autorité sous quelques mois, c'est-à-dire sans que la moindre réforme n'ait été mise en place. Le jour des élections palestiniennes, je me trouvais aux États-unis où je devais rencontrer un des conseillers du Président américain. Je lui ai déclaré alors, avant que la victoire du Hamas ne soit annoncée, que le monde entier déclarera George Bush responsable du triomphe de ce parti intégriste. Je l'ai alors conjuré de faire une déclaration qui dénouerait le lien établi, par erreur, entre démocratie et élections, alors qu'aucune réforme n'avait même débuté. Malheureusement, il ne m'a pas écouté.
 
LD: Comment expliquez-vous le choix des Palestiniens?
 
NS: Il s'agit d'une logique extrêmement naturelle. Lorsque l'on vous demande de choisir entre un leadership mafieux, dirigé par Yasser Arafat, qui procède à du racket et ne se soucie aucunement du bien-être de ses citoyens et le Hamas qui, au moins, a pris en charge les pauvres, leur distribue de l'argent et éduque leurs enfants, l'alternative est simple. Et ce sont justement ces régimes soi-disant modérés et laïcs qui préparent le terrain en vue de la prise de pouvoir des fondamentalistes.
 
LD: Pensez-vous que le concept de laïcité existe au sein de l'Islam?
 
NS: De nos jours, la majorité des musulmans vivent dans des pays qui ne sont pas des pays fondamentalistes. L'intégrisme est la conséquence de régimes religieusement modérés qui font souffrir le peuple. Regardez ce qui se passe en Égypte. Moubarak est un dictateur qui se fera tôt ou tard remplacer par les Frères musulmans. Si l'on veut que l'intégrisme ne prenne pas le pouvoir en Égypte, ce n'est pas en renforçant le dictateur qu'est Moubarak que l'on réussira mais en prônant une véritable démocratie. Tant que le monde libre continuera de protéger Moubarak et de le considérer comme la seule option valable, il ne pourra qu'être tenu responsable de la montée de l'intégrisme dans ce pays.
 
LD: Cette théorie est valable également pour Abou Mazen?
 
NS: Tout à fait car c'est exactement le même principe. Le monde libre fait une erreur en protégeant et en renforçant Abou Mazen. Le présent, et l'avenir plus encore nous apprendront à quel point…
 
Par Sharanski Natan  dans Hamodia n°17 du mercredi 20 février 2008.
Document communiqué par Pierre Caïn INFOSION
Par Ofek - Publié dans : Territoires palestiniens
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Mercredi 27 février 2008 3 27 /02 /Fév /2008 09:59
 
« ‘Quiconque flatte ses maîtres, les trahit’ [J.B. MASSILON]
 
Trois jours à peine après le traditionnel repas du CRIF, lors duquel le président Sarkozy se faisait applaudir par quelques mille personnalités dans les salons feutrés du Pavillon d’Armenonville, son ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner exprimait à Bethlehem les grandes lignes de la politique étrangère française au Proche-Orient.
 
Et alors que le président avait fait vibrer les cœurs juifs de satisfaction en affirmant notamment « qu’il ne serrerait pas la main de quelqu’un qui refuse l’existence de l’Etat d’Israël », Kouchner serrait chaleureusement celle du maire de Bethlehem, élu grâce aux voix du Hamas et du FPLP, en s’exclamant avec une fausse candeur : « Et alors…? Cet homme est en faveur du processus de paix, c'est la seule chose qui importe ! » Puis de condamner « la ‘colonisation’ israélienne en terre palestinienne, obstacle majeure à la paix » et exiger « la levée des barrages de l’armée »
 
La question qui se pose, au-delà de la poursuite de la politique traditionnelle du Quai d’Orsay sous des formes plus sirupeuses, est celle de l’attitude le la « communauté juive organisée », ces hommes et femmes en smoking qui applaudissent à tout rompre les déclarations présidentielles, y compris la désignation par Nicolas Sarkozy de « l’obstacle principal » au processus de paix : les Juifs qui s’installent dans certaines zones d’Erets Israël. Car en réfléchissant bien, celui qui définit où il est « bon qu’un Juif s’installe » et « où cela représente un danger pour la paix » peut-il vraiment être considéré comme un « ami d’Israël ?»
 
Ces quelques milliers de kilomètres carrés qui sont le berceau de la civilisation hébraïque, constituent le seul endroit au monde dans lequel la communauté internationale s’ingère pour décider qui va habiter et qui non !! Fait unique dans l’Histoire des peuples !
 
Le droit des Juifs à Erets Israël est fondamental, il a même préséance sur le droit à un Etat indépendant, puisque ce droit existait même en l’absence de souveraineté juive sur cette terre !
 
Contester le droit des Juifs à vivre en Judée-Samarie, équivaut à saper le droit moral d’Israël à sa base territoriale, sans compter l’inanité de l’argument juridique quant à des « territoires occupés » dans le cas présent.
 
Aucun des notables assistants, flattés d'être invités, n'a protesté ni rappelé la vérité: Israël ne colonise pas, Israël est sur son territoire historique qui n'a jamais été celui d'un autre Etat .Et elle a récupéré la Judée-Samarie selon les règles du droit International : être attaqué par un autre Etat a droit aux rectifications de frontières [voir Allemagne et la Pologne]
 
Ainsi, en ayant endormi l’assistance avec des propos amicaux sur Israël et les Juifs, le médiatique président de la République pouvait associer le nom d’Israël à celui de la colonisation, sans provoquer le moindre remous dans l’assistance repue.
 
La mollesse des édiles de la communauté française tranche de manière significative avec la combativité et le militantisme des associations pro-palestiniennes, islamiques ou altermondialistes.
 
Sarkozy est-il réellement un ami d’Israël, où est-il en train d’utiliser le CRIF pour fabriquer un outil docile et complaisant, afin de mieux réintroduire la France dans la diplomatie proche orientale ?
 
Et les responsables juifs français n’ont-ils rien appris de l’histoire du siècle passé ? La communauté juive française, viscéralement attachée à Israël, se sent de moins en moins représentée par cette nouvelle caste de Juifs de Cour, prête à applaudir et se courber devant les flatteries à bon marché, et à rester silencieuse devant des attaques perfides.
 
La judaïcité française, qui s’est mobilisée pour l’élection de Nicolas Sarkozy est en droit d’attendre autre chose de ses représentants que des « clap-clap » obséquieux lors d’un repas à plusieurs centaines d’euros la place.
 
Ainsi, comme le disait Paul Valéry : « Le mensonge et la crédulité s’accouplent et engendrent l’opinion » Et dans ce domaine, nous Juifs avons une tragique et millénaire expérience.
 
Et Monsieur KOUCHNER pourra parrainer l'enfant de shderot qui a sacrifié ses jambes sur l'autel de la politique aveugle, des réalités sur le terrain, lui qui exige des sacrifices de la part d'Israël.
 
« L'amitié disparaît où l'égalité cesse » [Abbe AUBERT] »
 
Titre original : « Le Gala des Courtisans »
Sylvain Semhoun, conseiller élu à l'Assemblée des Français de l'Etranger, représentant les Français d'Israël sur : http://www.juif.org/opinions/69,le-gala-des-courtisans.php
 
Diplomatie juive
(Discours du Rabbi, Pourim 5717-1957)
 
1. La fête de Pourim commémore le miracle par lequel D.ieu sauva le peuple d’Israël du décret de Haman.
De fait, cette période de l’histoire fut l’une des plus heureuses que connurent les Juifs.
 
Ceux-ci occupaient une place proéminente dans le royaume. Mordékhaï, le chef du Sanhédrin, était un ministre et l’un des conseillers les plus proches du roi. Esther était la reine et nos Sages disent que " l’épouse d’un homme est partie intégrante de sa propre personne ".
Il n’est pas d’autre exemple, dans toute l’histoire juive, d’un roi dominant le monde dont l’épouse était juive.

On aurait pu, tout naturellement, penser qu’à aucune autre époque de l’exil, l’existence d’Israël ait été aussi fortement protégée que du temps d’Assuérus.
La réalité fut le contraire de tout cela.
C’est à une époque aussi sûre que fut prononcé ce décret d’extermination, " de supprimer, de tuer et de faire disparaître tous les Juifs, les jeunes gens et les vieux, les enfants et les femmes, en un seul jour ", ce qu’à D.ieu ne plaise.

Jamais une décision aussi terrible ne fut prise à l’encontre des Juifs. Jamais ne fut promulgué un décret prononçant l’extermination de la totalité du peuple d’Israël. C’est uniquement à l’époque d’Assuérus qu’il en fut ainsi.

Dans les autres exils, tous les Juifs n’étaient pas regroupés en un même endroit. Nos Sages constatent que " le Saint béni soit-Il fit un acte de bonté envers le peuple d’Israël en le dispersant parmi les nations ", car, même si un peuple persécute les Juifs se trouvant dans ses frontières, ce qu’à D.ieu ne plaise, il ne pourra pas s’en prendre à ceux qui résident dans les autres pays. Bien plus, les Juifs faisant l’objet de ces persécutions conservent également la possibilité de s’enfuir à l’étranger.

A l’époque du Pharaon, tous les enfants d’Israël étaient effectivement soumis à son pouvoir et nos Sages affirment qu’il était impossible de s’enfuir de l’Egypte. Pour autant, tous n’étaient pas en danger. Les Sages précisent, en effet, que " son décret portait uniquement sur les mâles ".

Tous les Juifs, en revanche, se trouvaient sous l’emprise d’A’hachvéroch ‘Assuérus). Ils n’avaient pas le pouvoir de s’échapper, puisque son règne s’étendait sur le monde entier (127 provinces). Ils ne pouvaient donc quitter son royaume.
De plus, il entendait mettre son décret à exécution " en un seul jour ". Il n’y avait donc pas le temps de s’enfuir. En effet, le décret portait bien sur l’ensemble des Juifs, sans aucune distinction.

Comment un décret aussi terrible put-il être promulgué précisément à une époque en apparence si sûre ?
 
Le traité Méguilah 12a répond à cette question et précise ce qui fut à l’origine de ce malheur : « Ils profitèrent du festin organisé par ce roi », par Assuérus.

Ce qui vient d’être dit nous permet d’établir clairement que les Juifs ne sont en aucune façon soumis aux lois de la nature. Les événements auxquels ils sont confrontés dépendent strictement de la manière dont ils appliquent la Torah et les Mitsvot.

En l’occurrence, un tel décret était, à cette époque, absolument inconcevable.
Malgré cela, lorsque les Juifs « profitèrent du festin organisé par ce roi » et s’y trouvèrent confrontés à ce mode de vie qui n’était pas le leur, des persécutions leur furent infligées, ce qu’à D.ieu ne plaise.

2. La manière dont les Juifs furent sauvés délivre également le même enseignement. Car, l’abrogation du décret fut tout aussi surnaturelle. Elle découla de la Téchouvah (retour à D.ieu) et de l’attachement à D.ieu.

En effet, on aurait pu imaginer que Mordékhaï et Esther, quand il eurent connaissance du décret, formeraient une délégation diplomatique, chargée d’aller négocier avec Assuérus.
 
Or, raconte la Méguilah, Esther dit à Mordékhaï, avant toute autre chose : " Va, réunis tous les Juifs se trouvant à Suze. Vous jeûnerez pour moi, vous ne mangerez pas et vous ne boirez pas pendant trois journées, nuit et jour ".
Telle fut leur première démarche pour annuler ce décret.

Bien plus, Esther dit encore à Mordékhaï : " Moi et mes servantes, nous jeûnerons également ".
Or, le pouvoir que possédait Esther d’intervenir auprès d’Assuérus découlait du fait que " elle trouva grâce devant lui plus que toutes les autres jeunes filles ", comme en atteste le verset. Il était naturellement inconcevable que trois jours de jeûne augmentent sa grâce.
Agir ainsi ne pouvait que lui causer du tort. Dès lors, comment se permit-elle de jeûner ?

La réponse à cette question est la suivante.
Il était impossible d’expliquer naturellement le décret et il en fut de même pour la manière dont ils en furent délivrés. Le salut découla de la Téchouvah, que l’on peut réaliser également en jeûnant.

Lorsque les Juifs de Suze prirent la décision de jeûner, nul n’eut le droit de se soustraire de la communauté en refusant cette pratique. Dès lors, Esther affirma que " moi et mes servantes, nous jeûnerons également ".
Certes, elle diminuait ainsi sa grâce et nul n’a le droit de s’en remettre au miracle. On doit agir en empruntant les voies de la nature. Mais, il n’y a là qu’un semblant, nullement la vraie raison du miracle.

L’apparence naturelle n’est donc que secondaire. Si la cause véritable, en l’occurrence la nécessité de se renforcer dans la Torah et les Mitsvot (commandements), est obtenue, cette apparence, même imparfaite, est amplement suffisante.

Néanmoins, la période de l’exil impose un voile du Divin. C’est la raison pour laquelle ce décret et la manière dont on en fut sauvé prirent l’apparence d’événements naturels.
Mais, la motivation véritable de toute chose est la Torah et les Mitsvot.
Le décret fut prononcé lorsque " ils profitèrent du festin organisé par ce roi ".
Il fut abrogé quand ils jeûnèrent et accédèrent à la Téchouvah.

3. Un enseignement découle de ce qui vient d’être dit, en particulier pour la présente époque.

Certains prétendent qu’il n’est pas d’autre moyen de maintenir le peuple juif, pendant la période de l’exil, que le recours à la diplomatie et aux voies naturelles et ils en citent pour preuve l’intervention d’Esther auprès d’Assuérus.

Il faut, tout d’abord, avoir conscience que de telles personnes font une interprétation erronée de la Torah et une lecture inexacte de la Méguilah.
De plus, elles remettent en cause, par leur raisonnement, ce qui est à la base même de la pérennité juive.

Commentant le verset " Vous vous trouvez tous aujourd’hui devant l’Eternel votre D.ieu ", nos Sages disent : " Même si le monde entier chancelle, vous tiendrez bon ".
 
En effet, la survie du peuple juif est tout à fait particulière. Celle des autres peuples est fonction des lois de la nature, alors que les Juifs les transcendent et sont uniquement soumis à la Torah et aux Mitsvot (commandements, dont beaucoup sont irrationnelles et ne découlent d’aucune logique naturelle).

Lorsque surviennent le malheur et l’oppression, ce qu’à D.ieu ne plaise, on ne peut s’en remettre à la diplomatie et aux interventions naturelles auprès des autres nations. La survie juive ne peut être obtenue de cette façon.
Chacun doit, bien au contraire, établir un bilan moral de sa propre situation, rectifier ce qui doit l’être, se renforcer dans la pratique de la Torah et des Mitsvot. C’est uniquement après cela qu’une intervention naturelle peut avoir un sens.

Bien plus, même si la situation est telle que la survie d’autres peuples serait inconcevable, dans de telles conditions, il est dit, à propos des Juifs, que " vous vous trouvez tous aujourd’hui devant l’Eternel votre D.ieu ", de la manière la plus forte.

Il ne faut donc pas se préoccuper de l’avenir du peuple juif, tel que nous pouvons le considérer de nos yeux de chair, selon les critères de la nature (et l’Histoire l’a maintes fois prouvé).
Il nous appartient uniquement de nous renforcer dans la Torah et les Mitsvot.
Par la suite, le réceptacle matériel que nous forgerons, quel qu’il soit, saura révéler le salut divin et surnaturel.

4. Nous venons de voir que le peuple d’Israël n’est pas soumis aux lois de la nature. En fait, on peut en dire de même également pour chaque Juif, à titre individuel.

Chaque Juif doit savoir que tous les événements auxquels il est confronté sont décidés par D.ieu et qu’ils surviennent sur Son intervention. Or, le Tout Puissant, c’est bien clair, n’est nullement limité par les lois de la nature.

Certes, il est dit que " l’Eternel te bénira " précisément " en tout ce que tu feras " et il est donc nécessaire d’agir.
Pour autant, il appartient uniquement à l’homme de forger un réceptacle dans lequel pourra se révéler la bénédiction divine, qui est déterminante.
Pour l’obtenir, il faut se lier à Lui, par l’étude de la Torah et la pratique des Mitsvot.
Et, lorsque l’on détient l’essentiel, on peut être certain de connaître la réussite, quel que soit le réceptacle que l’on façonne.

5. Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre la remarque que formule le Yerouchalmi, à propos d’un agriculteur : " Il marque sa foi en Celui Qui possède la vie éternelle lorsqu’il sème ".
 
Or, on peut se demander pourquoi un tel homme fait intervenir sa foi. Ceux qui nient l’existence de D.ieu, sèment également. Et, la nature veut que les récoltes poussent dans un champ, après qu’il ait été ensemencé.

L’explication est, en fait, la suivante.
Un Juif peut constater, de ses propres yeux, que le travail agricole procède des lois de la nature et qu’il ne relève pas de la foi et de la confiance en D.ieu, que les champs de ceux qui nient l’existence de D.ieu produisent également des récoltes.
Pour autant, il a également conscience de sa spécificité, et sait qu’il n’en va pas de même, pour ce qui le concerne.

Ainsi, tout comme le peuple d’Israël n’est pas soumis aux lois de la nature, il en est de même pour chaque Juif, à titre individuel.
Chacun comprend donc que, si les récoltes du champ voisin sont obtenues en fonction des lois de la nature, les siennes dépendent uniquement de sa foi et de sa confiance en D.ieu.

6. Ce qui est vrai pour les commerçants l’est, tout autant, pour ceux qui se consacrent à l’étude de la Torah.
 
La réussite n’est pas réservée à ceux qui possèdent de grand moyens intellectuels. Elle dépend, en fait, de l’aide accordée par D.ieu à ceux qui Le craignent.
Ces derniers, grâce à cette qualité, placeront tous leurs efforts dans l’étude. Le résultat ainsi obtenu sera considérable, sans aucune commune mesure avec ce qu’ils y ont investi.

A l’opposé, lorsque l’essentiel manque, les capacités les plus développées et les plus grands efforts ne seront d’aucune utilité car, la Torah est la Sagesse de D.ieu.
 
Si l’on possède effectivement ce qui est essentiel, D.ieu accorde une réussite surnaturelle.
Par Ofek - Publié dans : Reflexion Juive
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Mardi 26 février 2008 2 26 /02 /Fév /2008 11:31
 
Le roi de Perse Assuérus a épousé une juive Hadassah, surnommée Esther, sans connaître ses origines.
Elle a pour cousin Mordékhaï. Celui-ci refuse de se prosterner devant le favori du roi, Hamann qui, pour se venger, décrète l'extermination de tous les Juifs de Perse et de Medie.
Il tire au sort ("pour" en Persan) la date de ce qui constitue la première tentative de "solution finale" concernant le peuple juif.
Le douzième mois, le mois de Adar, le treizième jour du mois, l'exécution du décret royal venait à échéance.
Le jour même où les ennemis des juifs avaient espéré les exterminer, ce fut le contraire qui eut lieu. Les juifs prirent, le dessus sur ceux qui les haïssaient. Ils se rassemblèrent dans leurs villes respectives, sur toute l'étendue des provinces du roi Assuérus, pour s'attaquer à ceux qui avaient programmé leur perte.

Personne ne leur tint tête, car ils inspiraient la terreur à tous les peuples. Tous les préfets des provinces, les satrapes, les gouverneurs, les fonctionnaires du roi, leur prêtèrent main-forte, car la crainte de Mordékhaï s'était emparée d'eux.
 
Mordékhaï était devenu influent dans le palais du roi, et sa renommée se répandait dans toutes les provinces. Les Juifs défirent donc tous leurs ennemis, en tuant et détruisant ceux qui les haïssaient.
Dans Suse, la capitale, les juifs exterminèrent cinq cents hommes.
Et en outre, Parchandata et Dalphane, et Aspata et Porata et Adalia et Aridata et Parmachta et Arissaï et Aridaï et Vaïzata, les dix fils de Hamane, fils de Hamdata furent mis à mort, mais on ne porta pas la main sur le butin.

Le jour même, le compte des victimes tombées à Suse, la capitale, fut communiqué au roi.

Celui-ci dit à la reine Esther : « A Suse, la capitale, les juifs ont tué et exterminé cinq cents hommes ainsi que les dix fils de Hamane. As-tu encore une demande à présenter, elle te sera accordée, un souhait à exprimer, il sera réalisé ».

Elle lui demanda: « Si le roi le trouve bon, qu'il soit permis aux Juifs qui sont a Suse d'agir encore demain selon le décret d'aujourd'hui, et que l'on pende au bois les dix fils d'Hamann. » (Esther 9:12)

Les pendre alors qu'ils avaient été tués le jour même ?! Voila qui est bien étrange.

Les maîtres du Talmud nous ont appris que chaque fois que l'on parlait du roi s'il était précisé "le roi Assuérus" il s'agissait bien de lui, mais que lorsque le mot "roi" seul est écrit, cela fait référence a Dieu.
Or la demande d'Esther est faite au roi sans le nom d'Assuérus. Cette demande est par conséquent adressée à Dieu lui-même. Et le demain en question, n'est pas le lendemain, mais un jour dans un temps futur.
 
Cette histoire n'est pas sans rappeler un autre Hamane plus récent qui avait le même dessein : l'extermination du peuple juif.

Hitler a bien failli réussir son projet. Il n'a échoué que grâce à la providence divine qui, comme dans la Méguila, était Esther c'est-à-dire cachée.
Oui, Dieu s'est dissimulé pendant cette période à travers les événements naturels de l'Histoire comme dans la Méguila d’Esther où Son nom n’apparaît jamais.
La délivrance n'a pas été éclatante aux yeux de tous comme à la sortie d'Égypte, mais dissimulée par le déroulement de l’histoire.

Après la fin de la dernière guerre, le 16 octobre 1946, les Alliés ont jugé les criminels nazis, dans un procès historique et mémorable : Le procès de Nuremberg.

Il s'agit d'un procès organisé par les vainqueurs de l'Allemagne nazie, du 20 novembre 1945 au 10 octobre 1946. Le tribunal a été créé à Londres, le 8 août 1945.

24 personnalités nazies sont jugées. Ces hommes sont accusés de : crimes contre la paix, c'est-à-dire d'avoir décidé, préparé, organisé la guerre ; crimes de guerre, c'est-à-dire d'avoir violé les règles de la guerre, en exécutant des prisonniers de guerre, par exemple, en ne respectant pas les Conventions de Genève ; crimes contre l'humanité, c'est-à-dire d'avoir organisé la déportation et le massacre systématique de populations désarmées, en particulier dans les camps de concentration et d'extermination.

Le procès se termina mais le verdict fut différé de nombreuses fois par des appels et des demandes d'amnistie.
Finalement le verdict fut prononcé après le Nouvel An juif : Douze condamnations à mort par pendaison (C'était la première fois que des militaires étaient condamnés à la pendaison, normalement, les coupables auraient du être passés par les armes).
Ils étaient douze, dont l'un parvint à s'échapper (Borman), l'un (Goering) se suicida la veille de son exécution.
Les dix "fils d'Hamann" passèrent à la potence ce septième jour de Soukkot.

Finalement, ils ne furent donc que dix. Ils furent exécutés le 16 octobre 1946, jour de Hocha'ana Rabba. Pendant quatre vingt dix minutes les condamnés se succédèrent à la potence.

Le jour de la pendaison, des journalistes étaient présents. Le correspondant du NewsWeek a écrit un article détaillé décrivant la scène : Neuf des condamnés ont été à la mort avec fierté. Quant au dixième, Julius Streicher, il a fallu le traîner de force à la potence.

Le Newsweek, du 28 octobre 1946, rubrique Affaires Étrangères p.45, rapporte : Seul Julius Streicher s'en alla sans dignité. Il fallut le pousser sur le plancher, les yeux hagards et hurlant Heil Hitler.
En montant les marches, il s'écria Et maintenant, je vais à D. Il regarda fixement les témoins qui étaient en face de la potence et cria « Pourim 1946 » !

Au même moment, et dans un bruit sec, la trappe s'entrouvrit sous ses pieds.
Le journaliste a écrit, que Pourim est un Carnaval Juif.
L'événement a aussi été rapporte entre autre par le journal France Soir.

Le Conseil du Contrôle des Alliés a publié les seules photographies officielles prises aux exécutions de Nuremberg. Sur les ordres du Conseil, le lieutenant Edward F. Mc Laughlin, photographe de l'armée américaine, avait pris une photo de chaque mort étendu dans un simple cercueil de bois dans le gymnase où avaient lieu les exécutions.

Julius Streicher (1885-1946) : Instituteur, puis officier en 1914-1918, violemment antisémite, il rencontre Hitler dès 1921. Il était alors le responsable de l'extrême-droite de Franconie, ce qui contribua à faire de Nuremberg une ville phare du Parti Nazi.
Il participe au putsch manqué de Munich en novembre 1923. Il fut le directeur du journal antisémite Der Stürmer de 1923 à 1945. Député au Reichstag en 1933, connu pour ses violences verbales contre les Juifs.
Tombé en disgrâce durant la Seconde guerre mondiale. Il est jugé à Nuremberg, ville dont il avait fait un bastion nazi.

Bizarre, vous avez dit bizarre…

Il est tout à fait remarquable de constater une anomalie au niveau de la taille de certaines lettres de la Méguila. Trois lettres avec une taille réduite, et une lettre plus grande que les autres.
 
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Toutes ces lettres se trouvent dans l'énumération des noms des dix fils d'Aman qui ont été pendus. (Esther 9:7)

Dans le nom du premier nous avons le Tav (lettre "t") écrit plus petit ;
Dans le nom du septième nous avons le Shine (lettre "ch") écrit plus petit ;
Dans le nom du dixième nous avons le Zaïne (lettre "z") écrit plus petit ; et le Vav ("v") écrit plus gros.

A chaque lettre hébraïque correspond une valeur numérique (Guématria), donc un chiffre.
Voici la valeur numérique de chacune de ces lettres :

Les petites lettres :
Tav = 400
Shine = 300
Zaine = 7
Total = 400 + 300 + 7 = 707

Le Vav écrit plus grand a pour valeur 6.
Le fait qu'il soit plus grand nous indique qu'il ne fait pas partie du même groupe que les autres lettres. Il ne faut donc pas l'additionner, mais l'utiliser comme la plus grande valeur : il nous indique le sixième millénaire.

Nous obtenons ainsi l'année 707 du sixième millénaire soit l’année 5707
qui est l'année du procès de Nuremberg et correspond à l’année 1946.

Le 21 Tichri 5707, le jour de Hocha'ana Rabba (septième jour de Soukkot), Julius Streicher, l’un des dix nazis condamnés à mort, hurlait avant de mourir par pendaison : « POURIM 1946 » !

A noter que, après Roch Hachana (le jour du jugement) et Kippour (qui offre la possibilité du repentir), Hocha'ana Rabba est le jour du décret d’application du jugement.

Un texte du Zohar : (Vayikra, 31b) : « le septième jour de Soukkot, le jugement des nations est prononcé. Les sentences sont délivrées par le trône céleste, et les Jugements sont exécutés le jour même ».

Pour nos générations, le souvenir maudit de Hitler (tout comme celui de Staline) est du même acabit que celui d'Hamann et d'Amalek.

Or c'est le septième jour de Soukkot 5707, 16 Octobre 1946, que furent pendu les dix "dignitaires" nazis à l'issue du procès de Nuremberg.

Il est donc clair maintenant que la demande d'Esther : « d'agir encore demain selon le décret d'aujourd'hui » n'était pas adressée au roi de Perse A’hachvéroch (Assuérus), mais bien à D…

Ces lettres anormales étaient une indication prophétique du moment où la demande d'Esther (qui a été acceptée) serait réalisée.
 
« Pourim 1946 », ce sont les derniers mots prononcés, par Julius Streicher, responsable de la propagande nazie et proche d'Hitler, avant de monter sur l'échafaud. Que signifient ces paroles ? Quel sens ont-elles ? Quels mystères cachent-elles ? Des paroles énigmatiques qui resteront incomprises pendant des années. Existe-t-il un lien entre ces paroles et un texte datant de plus de 2000 ans, le rouleau d'Esther ? Quel autre mystère cache ce procès ?…

Le procès de Nuremberg présente d'une part des similitudes avec des faits historiques qui se sont déroulés à l'époque d'Esther comme le jugement d'une politique de “solution finale” à l'encontre du peuple juif, le nombre de condamnés exécutés, la pendaison, un suicide.
D'autre part, des détails sur son déroulement (date du procès, mode d'exécution, type de potence) sont annoncés dans le rouleau d'Esther.
Et si les dernières paroles de Julius Streicher « Pourim 1946 » étaient la clé pour comprendre ce qui rapproche le procès de Nuremberg du rouleau d'Esther.

Que peut bien vouloir dire ce terme Pourim ?

Pourim est le nom d’une fête juive célébrant la délivrance du peuple juif menacé d'extermination, dont les faits sont rapportés dans le rouleau d’Esther sous forme de conte.
D'après la thèse de deux historiens, Rav Morde'haï Neugroshal et Rav Abraham Bloch, les derniers mots de Julius Streicher nous conduisent vers une énigme vieille de 60 ans qui met en parallèle des évènements prophétiques relatés par le rouleau d'Esther et le procès de Nuremberg.

Les plus grands spécialistes de Nuremberg, des historiens, des juristes, des avocats et des chercheurs vont se pencher sur ces faits déroutants et sur la thèse de ces historiens afin d'éclairer notre enquête et de nous livrer leurs points de vue.

Et si le procès de Nuremberg avait été annoncé des milliers d'années plus tôt ? Et si, dans l'histoire du peuple juif, marquée d'exils, d'errance et de souffrance, on trouvait la trace écrite de ce qui allait arriver ?

Prophétie ou coïncidence ? Des questions auxquelles nous tenterons de répondre et qui changeront votre vision de l'Histoire.
 
Par Ofek - Publié dans : Reflexion Juive
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Vendredi 22 février 2008 5 22 /02 /Fév /2008 12:55
L’antisémitisme, véritable sida mental de nos sociétés, revient en force. Le croit-on extirpé, il réapparaît chez de nouveaux contaminés. Depuis l’Antiquité il fut hellénique, chrétien, musulman, temporel, nationaliste, idéologique, socialiste, raciste, «scientifique», d’extrême droite, dont il fait partie du terreau culturel. Et voilà qu’il se manifeste à nouveau, mais aussi massivement, à gauche et à l’extrême gauche altermondialiste, ce qui n’a rien de paradoxal ni de surprenant dans une idéologie ensemencée par Joseph Proudhon et Karl Marx, sans oublier Joseph Staline ; le terrain est donc bien fécond de ce côté-là. Mais il existe à présent une bonne dose de perversité chez ceux qui, tout en condamnant l’antisémitisme verbalement et avec véhémence, au nom de l’antiracisme, l’habillent d’un nouvel accoutrement qui leur permet de s’y vautrer, la conscience pure et sans tache, illustrant ainsi la fameuse définition de l’antisémitisme : «le socialisme des imbéciles». Et celui des imposteurs, ajouterais-je.

Longtemps discrédité et bridé, comme lié aux horreurs du nazisme, il s’insinue à présent dans tous les pores du corps social et s’affiche même au grand jour sans vergogne. Cela va de l’insidieux port «anodin» du keffieh, exhibé sur les écrans de nos télés publiques par les jeunes connards mâles, femelles ou indéterminés, reléguant dans les greniers des nostalgiques mai soixante-huitards, bedonnants et grisonnants, le portrait jauni du Che, quelques peu éculé, jusqu’aux propos et écrits ouvertement antisémites, plus ou moins sous l’appellation de substitution «sionisme» ou «Israël» à la place de «Juif» ; et même cette ultime barrière a sauté depuis que «lobby juif» est devenu bien porté, à l’exemple d’un pédant ancien ministre que ces «Français innocents tués à la place des Juifs visés» ont immortalisé, mais qui ne nous a pas moins quitté, désespérant sans doute de trouver ici-bas des interlocuteurs dignes de la haute estime qu’il portait à son ego.

L’antisémitisme sournois s’empare de tous les incidents possibles pour se manifester. La dernière «idée» de notre remuant président, qui propose de faire de chacun de nos petits écoliers le porteur d’un «fantôme» d’enfant juif exterminé par les nazis, est sans doute pour le moins discutable, mais la teneur des réactions de la presse n’en est pas moins révélatrice : «Si au moins on associait aux enfants juifs exterminés à Auschwitz les enfants du Darfour et surtout les petits palestiniens …» ne manque-t-on de lire ou d’entendre de la part d’une gauche dévoyée qui manipule l’opinion publique. En somme, pour que nos petits écoliers ne soient pas traumatisés par le fardeau qui leur est imposé, il faut noyer chaque enfant juif assassiné dans un flot d’enfants palestiniens. Bien que récente, la compassion de la gauche pour les enfants du Darfour victimes de l’inhumanité et du racisme arabe soudanais, détail qu’elle passe sous silence, n’en mériterait pas moins un coup de chapeau si elle n’était pas destinée à mieux faire passer et mettre en relief l’enfant palestinien.

Mais comme l’écrivit naguère Jean-Paul Sartre, un antisémite étant fermé à tout argument qu’on lui oppose, on ne discute pas avec lui. On perdrait donc son temps à lui dire qu’il n’y a aucune commune mesure entre quelques enfants palestiniens, essentiellement victimes d’un état de guerre urbaine permanente, entretenu par les dirigeants arabes et iraniens et que ceux-ci envoient parfois se faire exploser dans une foule, et les centaines de milliers d’enfants Juifs désemparés, affolés ou prostrés, arrachés de façon froidement programmée à leurs parents non combattants, pour être gazés comme des insectes nuisibles. Alors que les juifs et leurs enfants n’avaient aucun moyen de s’opposer à leurs bourreaux, les palestiniens disposent d’un moyen fort simple et gratuit d’éviter que leur vie et celle de leurs enfants soient constamment menacées : c’est de ne pas faire la guerre, de refuser le recours à la violence. Mais allez donc dire ça aux «activistes» palestiniens et surtout à leurs commanditaires Syriens ou Iraniens et, bien entendu, à nos compatriotes alter mondialistes et autres gauchistes qui s’abritent derrière la «cause» palestinienne pour cracher leur venin antisémite. Alors chaque fois qu’un Mahmoud Abbas esquissera une négociation avec Israël, il y aura un islamiste du Hamas ou du Djihad islamique qui lancera des roquettes «artisanales» sur les habitations israéliennes et enverra des ados se faire déchiqueter pour tuer un maximum de Juifs.

Or, n’en déplaise au docteur Kouchner, les tirs quotidiens de roquettes, même «artisanales», sont des actes de guerre. Rappelons à ce sujet qu’Hitler n’a jamais déclaré une guerre. Alors de deux choses l’une : soit Hitler est l’agressé, soit la guerre de 1939 à 1945 n’a jamais eu lieu. Et Al Qaida a-t-il déclaré la guerre à l’Amérique ? En somme, en attaquant le repaire du terrorisme en Afghanistan, ce sont les Etats Unis qui sont les agresseurs.

Or, la guerre menée par le national-islamisme fait des victimes «extrajudiciaires» et appelle donc une riposte militaire appropriée ainsi que des mesures sécuritaires préventives incluant le mur «de la honte» (qui, pour des milliers d’Israéliens, est le mur de la survie), les bouclages, les barrages routiers et le blocus qui prive de courant les ateliers qui fabriquent les roquettes «artisanales», si déplaisantes soient-elles pour une population civile que le Hamas fait vivre, et parfois mourir, dans une zone de guerre. Cela déplait à Kouchner mais alors, que n’a-t-il condamné les bombardements de la Serbie par les forces de l’Otan ? Ce n’est pas son humanitarisme de salon qui empêchera les «activistes» palestiniens de profiter des assouplissements qu’il demande pour semer la mort chez les Israéliens.

Le premier devoir d’un gouvernement, surtout s’il est démocratique, c’est d’assurer la sécurité de sa population. S’il fallait une preuve de la barbarie des dirigeants palestiniens, elle réside dans leur volonté de mettre délibérément en danger, par des actes de guerre, la vie de leur population, enfants ou adultes. Selon nos journaleux, ces mesures rendent Israël très impopulaire et alimentent l’antisémitisme. Mais depuis quand un pays doit-il sacrifier sa survie et la sécurité de ses citoyens à une bien versatile cote de popularité biaisée ? Nous devons comprendre qu’Israël est le pays de ces Juifs qui, lassés de la compassion que leur valaient les pogroms et la Shoah, estiment à présent que mieux vaut vivre impopulaire que de se laisser asservir et massacrer, juste pour améliorer leur cote de popularité.

Alors délibérément ou inconsciemment, cet amalgame, sous un masque pseudo humanitaire et universaliste, entre enfants juifs exterminés dans la Shoah et les quelques enfants palestiniens victimes en premier lieu de l’inhumanité des dirigeants arabes et islamiques, n’est qu’une manifestation perverse de l’antisémitisme.

Du reste on peut «admirer» la discrétion de nos médias et surtout de nos agitateurs professionnels pro palestiniens nullement émus par l’enfant de huit ans dont les jambes sont arrachées par une roquette «artisanale» du Hamas, ce cousin germain de notre UOIF national ; il est vrai que l’enfant en question est juif ; alors quel intérêt ? Pourquoi faire les frais d’un correspondant local et de cameramen pour présenter en gros plan les moignons d’un bambin juif ? Les Juifs n’ont-ils pas depuis trop longtemps monopolisé la compassion universelle ? Alors basta ! Place à la compassion pour les petits Palestiniens ! Naguère, nos chaînes publiques ont ainsi abondamment diffusé et rediffusé en boucle l’image controuvée de supposés Israéliens tuant délibérément un garçon arabe blotti dans les bras de son père. Des rues de villes arabes portent désormais le nom de Mohamed al Dura ; on peut y affranchir son courrier avec des timbres à la mémoire de ce prétendu martyr qui rejoint en remontant le temps les nombreux enfants chrétiens que les Juifs, déjà au Moyen âge, étaient supposés avoir égorgés la veille de Pâque, le sang d’enfants chrétiens entrant, comme chacun le sait ou ne le sait pas encore, dans la composition du pain azyme. Le «journaliste» qui a bricolé cette vidéo est ainsi responsable de la mort de nombre de Juifs et aussi d’Arabes rendus furieux par cette propagande nauséabonde. Les faussaires qui ont inventé les Protocoles des Sages de Sion ont fait souche. Un journaliste dévoyé par son fondamentalisme marxiste et altermondialiste peut ainsi assassiner «extrajudiciairement» sans se salir les mains. Nous avons connu le crime de bureau avec son interminable liste des victimes, voici à présent le crime de plume et d’image que nous espérions ne plus connaître depuis l’époque où maints talents littéraires français avaient mis leur plume prostituée au service d’une propagande haineuse commanditée par l’Allemagne nazie et se sont ainsi associés ainsi à ses crimes contre l’humanité. Mais quelle importance ? L’essentiel pour un trotskiste n’est il pas de provoquer de l’agitation, juste histoire d’agiter ? Si Paris valait bien une messe, le Grand Soir et les Lendemains qui chantent valent bien leur pesant de cadavres et de mutilés.

Que reste-t-il de l’antijudaïsme chrétien ?

Consciente des ravages causés par ce que Jules Isaac désignait par «l’enseignement du mépris», l’Eglise catholique, sous l’impulsion des papes Jean XXIII et Jean-Paul II, a reconnu sa part de responsabilité dans la persécution des Juifs, en a fait acte de repentance et donné une nouvelle tournure à la présentation du Judaïsme et des Juifs dans son nouvel enseignement et dans son catéchisme. Ce courage et cette probité intellectuelle de la hiérarchie catholique ne va pas sans réticences, voire résistances dans certaines Eglises de rite oriental, sans oublier les églises catholiques d’Espagne, Hongrie et surtout de Pologne où l’antisémitisme, qui survit même sans Juifs, fait quasiment partie du patrimoine «génétique» de la majorité de ces peuples. Le courage des papes précités n’en est que d’avantage méritoire et doit être souligné et salué. Disons que l’Eglise catholique, comme du reste les diverses églises protestantes moins contrôlables cependant, ne sont plus des foyers d’antisémitisme. Avec cependant un bémol pour ce qui est des églises Orthodoxes qui, depuis l’époque byzantine jusqu’à nos jours, n’ont jamais ménagé les Juifs.

Et l’antisémitisme islamique ?

Le problème est différent avec l’Islam car son antisémitisme militant s’y inscrit dans un contexte de guerre contre le monde Occidental et la culture qui s’y attache. Parlons d’abord des exceptions, en regrettant que ce ne soient que des exceptions, en citant les cas louables, tel celui de Mohamed V qui a tenu tête au gouvernement de Vichy lorsque celui-ci voulait étendre aux Juifs du Maroc l’ignoble Statut des Juifs, prélude à leur arrestation et leur livraison à l’Allemagne nazie. Et remontons le cours de l’Histoire pour rappeler que les Juifs séfarades persécutés et expulsés par les très catholiques monarques d’Espagne et du Portugal et rejetés des autres terres catholiques, furent bienvenus dans l’empire Ottoman. Je crois aussi savoir que persécuté en Espagne, alors musulmane, et menacé d’y laisser la vie (ce qui écorne le mythe d’une Espagne musulmane tolérante) Maimonide trouva finalement bon accueil auprès de Saladin en Egypte. On ne peut donc parler d’un islam uniforme et invariable dans l’espace et dans le temps. Il y a aussi des variantes «nationales». Les Turcs ne sont pas arabes et Saladin était lui-même kurde. Certes, même dans les pays musulmans momentanément tolérants, les Juifs, comme les Chrétiens, étaient réduits, avec plus ou moins de rigueur et de vexations, au statut de dhimmis, mais disons que durant ces mêmes périodes, les pays chrétiens ne répondaient guère mieux à notre actuel modèle de tolérance, de liberté de conscience et d’ouverture d’esprit.

Les apologistes de l’islam, qui font valoir que cette religion a été au cours de son histoire moins antijuive que le christianisme, se livrent à un maquillage cosmétique. Mise à part la Shoa que ces apologistes de l’islam attribuent à tort à l’Eglise, alors que l’idéologie nazie était aussi antichrétienne, l’islam, dès qu’il s’est imposé en Arabie, y a procédé à des exterminations massives de Juifs, au point qu’à la mort de Mahomet, il ne restait plus en Arabie un seul juif encore vivant. Si Mahomet a, de son vivant, tué moins de Juifs qu’Hitler, c’est que l’Arabie comptait à son époque moins de Juifs que l’Europe à l‘époque d’Hitler. Et avant l’Eglise, l’islam a imposé aux Juifs des signes vestimentaires qui les rendaient à tout moment identifiables. La rouelle médiévale imposée par l’Eglise, qui servit de modèle aux nazis pour l’étoile jaune, fait donc partie des nombreux apports culturels dont l’Europe chrétienne est redevable aux Arabes.

Sans pour autant oublier quelques courtes périodes relativement heureuses, mais localement limitées, l’antisémitisme est resté jusqu’à nos jours profondément enraciné dans la «rue arabe», comme en témoigne le docteur Claude Bensoussan (
http://www.guysen.com/articles.php?sid=6666). Le fait relaté par ce témoin serait-il une «simple» manifestation d’un antisémitisme populaire, une dérive par rapport à la doctrine musulmane ? Ce serait déjà inquiétant s’il ne s’agissait que de cela. Or, la foule dit tout haut, sans précaution «diplomatique» ce qu’elle a retenu des discours et de l’enseignement qui lui a été dispensé. Les nationalismes «laïques» arabe, turc, pakistanais ou iranien, qui prennent leur essor au début de XXème siècle, associés à l’Islam congénitalement conquérant, constituent un mélange détonnant qui contamine toute les diasporas musulmanes désormais bien implantées en Europe, en Amérique et en Australie, de sorte qu’aucun pays de culture occidentale n’échappe dans son sein au pouvoir de nuisance de l’islam. Cette diaspora islamique est aussi un formidable vecteur des discours et des passages à l’acte antisémites.

C’est par un caïd musulman africain qu’Ilan Halimi fut «sélectionné» en tant que Juif, séquestré à Bagneux, torturé et assassiné car les Juifs «ont de la thune» ; c’est par un voisin musulman, opportunément décrété «mentalement irresponsable» après coup, qu’un jeune disc-jockey est assassiné parce que juif. C’est quotidiennement que des Juifs en tant que tels sont pris à partie dans les rues, les gares, les arrêts de bus par des «jeunes» musulmans, injuriés et molestés. Ce sont des jeunes musulmans, scolarisés au lycée Montaigne, qui, avec la complicité du Mrap et de la LDH, contraignent un élève juif à changer d’établissement scolaire. Or, même si la population française a toujours compté bon nombre d’antisémites, jamais auparavant les Juifs n’ont été agressés en tant que tels par des passants, même durant les années noires de l’occupation allemande et malgré les lois antisémites de Vichy. Jusqu’à notre Président de la république qui, lors d’une visite d’Etat en Algérie, doit avaler des couleuvres et renoncer à se faire accompagner par Enrico Macias, un membre du gouvernement algérien ayant, en guise de discours de bienvenue, ouvertement tenu des propos antisémites. Enrico Macias est certes né en Algérie, mais il n’a plus sa place dans un pays qui, fidèle à son idéologie national islamique, se veut «Judenrein», débarrassé de toute présence juive. Ce qui ne signifie pas que les Chrétiens y soient bienvenus. Il en est du reste de même dans pratiquement tous les pays musulmans. A l’heure où l’on remet la question des «réfugiés» palestiniens sur le tapis, il n’est pas inutile de leur opposer le million de Juifs contrains de fuir la Syrie, le Liban, l’Irak, l’Egypte, la Libye, le Maghreb où ils étaient enracinés depuis des siècles, voire parfois depuis deux millénaires et dépouillés de tous leurs biens. S’y ajoutent les Pieds Noirs qui, après avoir subi quelques «pogroms», ont aux aussi pris le chemin de l’exil. Ces pays donneurs de leçons ne pourraient–ils pas accueillir les «réfugiés» palestiniens pour les intégrer à la place laissée vacante par les Juifs, les Chrétiens, les «Pieds Noirs» et les familles des Harkis? Ce serait logique mais la culture islamique, qui relève du totalitarisme, est-elle réceptive à la raison ?

Un régime ou une idéologie s’évalue selon son taux d’antisémitisme. Dans un système démocratique et laïque, l’antisémitisme peut exister mais confiné à l’échelle groupusculaire ou individuelle. Dès qu’un Etat, une idéologie ou un parti souscrit à l’antisémitisme, on peut avoir la certitude qu’il s’agit d’un totalitarisme agressif et méprisant les droits de l’homme. C’était le cas du régime nazi et de son frère jumeau communiste soviétique. Souvenons-nous que pour endormir toute vigilance dans les pays qu’elle s’apprêtait à envahir, l’Allemagne nazie s’y livrait à une virulente propagande antisémite et y recrutait des agitateurs, d’autant mieux disposés, qu’ils bénéficiaient de quelques générosités allemandes. De ce côté-là, traditionnellement plus antisémite que l’Allemagne, la stupide Pologne fut un terrain et une cible idéale. Aujourd’hui c’est l’islam avec les Etats et les organisations qui s’en réclament, et les richesses inouïes accumulées par le pétrole, qui prend le relais avec des moyens de nuisance accrus. Pensons-y, retenons la leçon de l’Histoire et exigeons une politique adéquate pour parer à cette menace. Aujourd’hui, c’est déjà difficile mais encore possible, demain ou dans très peu de temps il sera trop tard.

Modes d’expression

Il s’agit bien entendu Imad Mugniyeh «victime» d’un «assassinat extrajudiciaire». Curieux quand même que jamais, au grand jamais, les bonnes âmes légalistes n’ont qualifié d’assassinats extrajudiciaires les milliers de victimes françaises, américaines ou juives à l’actif de ce génie des assassinats en masse. Qu’importe qui a «fait le coup» ? Bien joué ! Et bon débarras. Dommage seulement que cela n’ait pas eu lieu quelques années auparavant. L’Amérique, la France ou Israël avaient tout intérêt, non seulement de lui faire payer ses crimes passés, mais surtout de le mettre définitivement hors d’état de nuire afin d’épargner des milliers de vies humaine. Un «assassinat extrajudiciaire» pour épargner la vie de centaines ou même de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, est-ce trop pour les tordus du droit pour lesquels mieux vaut admettre le meurtre de centaines ou de milliers d’humains que d’enfreindre une loi en éliminant, faute d’autre moyens, un dangereux criminel ?

Mais son cas, déjà largement débattu sur LibertyVox (
http://www.libertyvox.com/article.php?id=301) et d’autres sites ainsi que dans les médias, m’intéresse moins que celui d’un autre criminel.

Celui qui, sans état d’âme, envoyait les autres au casse-pipe pour tuer un maximum de Juifs coupables d’être israéliens, est mort paisiblement dans son lit. Georges Habache, responsable de nombreux assassinats «extrajudiciaires», se voit couvrir d’éloges par des hommes politiques et des journalistes endoctrinés, pourtant prompts à condamner les «assassinats extrajudiciaires» commis par les américains ou les israéliens. Il est vrai, et mettons-nous ça dans la tête, qu’un Palestinien, de surcroît de gauche, ne commet jamais d’assassinat extrajudiciaire ; quand il exécute des otages ou envoie un pauvre abruti se faire déchiqueter au milieu d’une foule, il «résiste». Ça change tout, n’est-ce pas ? Il n’est donc pas un terroriste. Il n’y a pas de terrorisme arabe en général et palestinien en particulier, parole de Georges Malbrunot, leur porteur de valises. Ce dernier ne déclare-t-il pas sur France Culture que le prétendu terrorisme arabe n’est qu’un mode d’expression politique ? Le fascisme, l’hitlérisme ou le stalinisme n’étaient-ils pas, eux aussi, des modes d’expression politique ? De même pour les ultragauchistes italiens, français, allemands ou japonais qui se sont illustrés durant les «années de plomb», semant la mort dans leur sillage. Ce ne sont pas des crimes mais des «modes d’expression politique». Du reste, il n’est que de voir les beuglements d’indignation des tarés gauchistes, chaque fois qu’il est question d’extrader l’un de ces criminels bénéficiant d’un droit d’asile ou chaque fois qu’une libération anticipée d’un de ces criminels est refusée. Auschwitz, Maïdanek, Dachau ou les fosses communes de Katyn ne sont désormais plus que des modes d’expression politique. Un avion de ligne explosant en plein vol avec ses passagers est un mode d’expression politique. De respectables modes d’expression politique. Alors de quoi nous plaindrions–nous ? Je suppose que dans le cas de transporteurs de fonds massacrés par les braqueurs, on ne peut parler de banditisme puisqu’il s’agit d’un mode d’expression économique. Avec le fait d’avoir été otage des Arabes pour seule notoriété journalistique, Georges Malbrunot n’est pas moins un linguiste génial. Il vient d’enrichir la Novlangue de son «mode d’expression politique».

Chacun sait que les modes d’expression relèvent de la culture, celle que France Culture, dominée par les cloportes de mai 68, diffuse sur ses ondes, aux frais des citoyens soumis à la redevance, que ça leur plaise ou pas. Pravda obligatoire pour tous. Alors bravo à Sarkozy qui souhaite interdire la pub sur les chaînes publiques. Avec moins de fric, elles auront, espérons le, moins de moyens de nous endoctriner, moins de propagandistes à rémunérer. Et les chaînes publiques reflèteront mieux la laïcité de l’Etat qui s’impose aussi aux idéologies et non exclusivement aux religions. Pour ce qui est de Habache, il nous est rappelé qu’en 1992, il a bénéficié, sans doute en sa double qualité de palestinien et d’homme de gauche, de l’aide de la France de gauche qui, sous l’impulsion de l’inénarrable Georgina Dufoix, a diligenté la Croix Rouge en faveur de cet idéologue criminel. Soyons donc généreux envers la Croix Rouge française qui nous tend sa sébile. Mais serait-ce parce que les enfants juifs livrés aux Allemands par la diligente police française n’avaient tué personne que cette même Croix Rouge n’a pas levé le petit doigt pour les secourir ? Pure calomnie ! C’est probablement parce que ses sébiles lui revenaient vides qu’elle n’a rien pu faire pour les gosses internés à Pithiviers, Beaune la Rolande ou Drancy pour être livrés aux chambres à gaz nazies.
 
André Dufour
Suite de l'article sur :
http://www.libertyvox.com/article.php?id=304
Par Ofek - Publié dans : Anti-Sionisme-Sémitisme, Judéophobie, Révi-Négatio
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Jeudi 21 février 2008 4 21 /02 /Fév /2008 10:28
 
Les 16 et 17 février 2008, durant son voyage en Israël et dans les territoires dits palestiniens, M. Bernard KOUCHNER a fait des déclarations d’une malfaisance digne de celle dont son ministère est coutumier depuis des décennies.
 
Il a appelé Israël à faire confiance à ses voisins comme si l’Autorité palestinienne et naturellement le Hamas n’avaient pas multiplié les preuves de ne pas la mériter.
Mahmoud Abbas n’a-t-il pas dénié à Israël son statut d’État juif ?
N’a-t-il pas, à la mi-janvier, envoyé ses condoléances à un chef du Hamas dont le fils terroriste avait été éliminé par Israël ?
N’a-il pas décrété un deuil de trois jours pour la mort du terroriste Habache ?
N’a-t-il pas continué à enseigner la haine des Juifs et d’Israël à sa population ?
Ce qu’a fait M. KOUCHNER, c’est d’inviter Israël à parier sur la bonne volonté des loups.
 
Il a allègrement préjugé des frontières entre Israël et un éventuel État palestinien en évoquant des implantations israéliennes qui se situeraient « sur cet État palesti-nien ».
Peu lui importe que des forces arabes prennent un jour position au nord de Tel Aviv à moins de 15 km de la Méditerranée.
Peu lui importe qu’elles puissent envoyer des roquettes sur Jérusalem et sur l’aéroport international Ben Gourion.
 
Il a appelé à la fin du semi-blocus de Gaza comme si Israël devait accepter sans réagir que des missiles meurtriers tombent quotidiennement sur son territoire.
 
Il a appelé à l’arrêt de ces tirs, mais c’est en raison de la réaction « brutale » qu’ils suscitent !
Le ministre réserve le vocable « brutale » à l’action d’Israël.
 
Il a évoqué la « frustration et le désespoir grandissants des Palestiniens », lesquels crient de joie à la mort d’Israéliens et portent le Hamas au pouvoir. Sa compassion ne s’étend pas aux victimes israéliennes.
 
Couronnant ces déclarations, la visite occultée du ministre sur la tombe d’Arafat.
 
De fait, comme ses prédécesseurs, M. KOUCHNER a soufflé sur l’incendie.
Et comme eux, il a aligné la France sur les prétentions des Arabes, sur leurs chantages et sur leur langage.
 
Les amis d’Israël comprennent que, traitant de la diplomatie française et des Juifs, l’historien britannique David Pryce-Jones ait titré son livre tout récent «Un siècle de trahison ».
 
Général  Michel  DARMON (cr) - COMMUNIQUÉ  DU  20  FÉVRIER  2008
Président d’honneur  de France-Israël / Alliance Général Kœnig
Tél. + fax : 33 (0)1 43 35 23 66
mdarmon@club-internet.fr
Par Ofek - Publié dans : Politique Arabe de la France
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 11:43
C’est la raison pour laquelle c’est aux palestiniens de redonner la confiance aux israéliens, et non l’inverse !
 
C’est également la raison pour laquelle les israéliens ne sont plus prêts à aucune concession envers ce partenaire qui a déjà montré sa fourberie !
 
C’est une preuve, s’il en fallait encore, que les palestiniens dits « modérés » ne recherchent pas la paix mais la compassion des bonnes âmes pour progresser par étapes vers le seul objectif qu’ils se sont fixé : RAYER ISRAEL DE LA CARTE
 
 
Par Ofek - Publié dans : Hypocrisie collective, Médias et Propagande
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 10:58
 
En 2008, l’état palestinien est plus que jamais à l’ordre du jour. Il faut dire qu’après la prise de contrôle sanglante du Hamas sur Gaza, les Occidentaux ont eu très peur de voir leur principal interlocuteur palestinien, Mahmoud Abbas, sombrer corps et biens sous la poussée de la vague islamiste. Les conférences internationales et les voyages officiels se sont succédés, et l’on en est maintenant aux négociations. Ehoud Olmert, débarrassé de la menace de la commission Winograd vient d’ailleurs de faire état de progrès sensibles sur la question des frontières.
 
Bien que le nouveau processus de paix d’Annapolis soit d’initiative américaine, les Israéliens tireraient beaucoup d’avantages d’un règlement de paix définitif.
 
Ils seraient débarrassés une fois pour toute de l’accusation infamante d’être un occupant ou un colonisateur. Expliquer avec les meilleurs arguments que ces deux épithètes sont absurdes, qu’il n’y a jamais eu antérieurement de pouvoir d’état autonome sur ces territoires, que la présence israélienne faisait suite à une guerre d’agression caractérisée, que les offres de rétrocession se sont toujours heurtées à des refus arabes, que 98% de la population palestinienne vit sous administration palestinienne depuis longtemps, ne change rien à l’affaire. Le boulet de la « colonisation » complique la diplomatie de l’état hébreu avec les pays du monde entier et entache profondément son image.
 
La fin des hostilités permettrait aussi de faire des économies sur les imposantes dépenses de sécurité. Israël pourrait alors consacrer plus de moyens à la lutte contre la pauvreté, à l’éducation – qui en manque cruellement -, et au progrès économique. Par-dessus tout, le peuple israélien verrait son horizon se dégager : il pourrait mettre un terme à des querelles internes stériles et déployer plus d’énergie dans des activités constructives et créatrices. Enfin, le gouvernement des Arabes par des Arabes est sans doute la seule solution satisfaisante et stable dans la durée.
 
Malgré tous ces bienfaits, les Israéliens demeurent très circonspects devant le processus de paix en cours, et il semble que ce ne soit pas à cause des concessions qu’il faudrait faire sur les fameuses questions du statut final. Ce que les Israéliens craignent avant tout, c’est que le nouvel état palestinien ne soit pas l’instrument de la paix et de l’arrivée de leurs voisins palestiniens dans la modernité et le progrès. Cet état pourrait être au contraire un avantage, une étape, pour continuer avec des moyens nouveaux le vieux projet arabe visant à rayer l’état juif de la carte du Proche-Orient.
 
En juin 1974, lors d’une Conférence nationale tenue au Caire, l’OLP avait adopté une résolution prévoyant de détruire Israël, non pas d’un seul coup, mais par étapes. Il s’agissait dans un premier temps de prendre pied par tous moyens dans l’aire de souveraineté israélienne et d’implanter sur une portion de territoire un embryon de pouvoir palestinien. Cette zone « libérée » serait alors le tremplin de nouvelles offensives. Le but final demeurait la substitution d’un pouvoir arabe au pouvoir juif, mais en attendant, à titre intermédiaire, on se contenterait de grignoter progressivement le pouvoir juif.
 
Ce que l’on a appelé « le processus d’Oslo » correspondait parfaitement à ce projet du point de vue palestinien. Il a permis à un pouvoir palestinien de se construire, de s’armer, de conditionner la population, et il s’est conclu logiquement. Non pas par la signature d’une paix définitive à Camp David ou à Taba, mais par le lancement d’une vaste offensive terroriste au coeur des villes israéliennes. Bill Clinton écrivit dans Le Monde du 5 janvier 2002 : « Il nous faut dire aux musulmans en colère une chose qu'apparemment ils ignorent : en décembre 2000, les États-Unis ont proposé un accord qui, dans les termes les plus définitifs, instaurait un État palestinien (Cisjordanie et Gaza) et garantissait la protection des intérêts palestiniens et musulmans à Jérusalem et sur le mont du Temple. Israël avait accepté ce plan, mais l'OLP a dit non ». A quoi Fayçal Husseini, l’un des « modérés » palestiniens les plus prisés en Occident, avait déjà répondu dans un quotidien égyptien le 24 juin 2001 : « "Quand nous demandons à toutes les forces et factions palestiniennes de considérer les Accords d’Oslo et autres accords comme de simples étapes ou des buts à court terme, cela signifie que nous tendons une embuscade aux Israéliens et que nous les trompons ». C’est pourquoi un Israélien lucide et pondéré, l'ancien président de la Cour Suprême Mosche Landau, disait son effroi en octobre 2000 dans Haaretz : « "Je crains pour la survie de l'état…Je pense que nous faisons face à des adversaires beaucoup plus intelligents que nous, des adversaires qui savent qu'ils doivent procéder par étapes. En ce qui les concerne, les choses sont tout à fait claires: ils ne veulent pas de nous ici, mais en attendant, ils acceptent de se contenter de ce qu'il peuvent obtenir à chaque étape qui les rapproche de leur objectif ultime ».
 
Beaucoup d’eau est passée sous les ponts depuis cette époque. La stratégie violente d’Arafat a été mise en échec, l’étoile du Fatah s’est fanée et le Hamas est devenu son principal problème. Mais la question demeure : que désire vraiment le groupe Abbas, l’interlocuteur palestinien actuel ? Un état palestinien de paix ou un état-étape ? A-t-il abandonné le but de substitution du pouvoir juif ou veut-il, en obtenant un état doté d’une légitimité internationale, réduire l’espace de souveraineté et de sécurité de l’état juif pour en saper les bases ?
 
Les déclarations de Mahmoud Abbas sur son désir de mettre un terme aux hostilités et au terrorisme, sur sa volonté de faire la paix avec Israël et de le reconnaître sont sans ambiguïté. Mais ce sont des paroles, et on sait combien la tradition orale arabe est prolixe et sans lendemains.
 
D’autres attitudes du président palestinien plongent l’observateur attentif dans un abîme de perplexité.
 
C’est ainsi que Mahmoud Abbas est intraitable sur la question du « droit au retour » des réfugiés palestiniens qu’il a juré de garantir. Dans son discours du 31 décembre pour le 43ème anniversaire du Fatah, il déclarait : « Nous ne renoncerons à aucun de nos principes, jusqu'à la création d'un État palestinien dont la capitale sera Jérusalem, jusqu'au retour des réfugiés palestiniens et la libération des prisonniers ». C’est une position qu’il a exprimée avec force, régulièrement, depuis son élection en 2005. Or un retour des 4 millions de réfugiés palestiniens mettrait en pièce tous les équilibres sociaux d’Israël et détruirait sa base politique. Le « droit au retour » est un synonyme du slogan d’Ahmadinejad « rayer Israël de la carte ». Comment le président palestinien concilie-t-il cette position avec sa volonté de paix ?
 
Mahmoud Abbas est tout aussi intraitable sur les « héros » palestiniens, les « shahids ». Depuis son élection de 2005, il leur rend de vibrants hommages. C’est ainsi qu’il a tout fait pour que Georges Bush s’incline sur la tombe d’Arafat à Ramallah, le 10 janvier. C’est ainsi qu’après une riposte israélienne à des tirs de Qassam le 15 janvier, il a décrété un deuil national de trois jours en parlant de massacre. C’est ainsi qu’un peu plus tard il a décrété la mise en berne encore trois jours de tous les drapeaux pour saluer la disparition du vieux terroriste Georges Habache. Mahmoud Abbas élève ainsi à la dignité nationale ce qu’il y a de pire dans le passé palestinien : la tradition des détournements d’avion, des mitraillages aveugles, des bombes terroristes et des attentats suicide, le pire de ce qu’à produit une sombre époque que nous vivons encore. C’est un peu comme si l’on voyait les dirigeant allemands honorer aujourd’hui les mythes SS ou le gouvernement français citer Vichy ou l’OAS à l’ordre de la nation. Comment bâtir un état pacifique sur un socle idéologique terroriste ?
 
Dernier sujet majeur de perplexité : la réponse de Mahmoud Abbas à la question d’Olmert lui demandant la reconnaissance d’Israël comme un état juif. Réponse négative, affirmée plusieurs fois de suite. Que faut-il en penser ? Voila Israël reconnu comme état, mais nié dans ce qu’il a d’original et d’essentiel, de différent des états de la région qui se réclament tous de l’Islam et de la Charia. Cela explique sans doute que l’incitation à la haine d’Israël et des Juifs qui est le pain quotidien des institutions qui dépendent de l’Autorité palestinienne, n’a rien perdu de sa virulence depuis les serments solennels d’Annapolis malgré de timides mises en garde de Salam Fayyad. La paix, c’est d’abord une réalité idéologique, un changement de la façon de voir l’ancien ennemi. En prend-on le chemin à Ramallah ?
 
Ce sont ces questions-là, bien plus qu’un progrès sur les frontières ou sur Jérusalem, qui nous donnent des indications fiables sur l’avenir de la paix dans ce que l’on appelait naguère la Terre Sainte. Elles montrent que ce n’est pas tant l’existence d’un état palestinien que l’existence de l’état juif qui est en cause aujourd’hui, en vérité. Elles n’inclinent pas à la démobilisation.
 
Jean-Pierre Bensimon pour Haboné sur : http://www.objectif-info.com/index.php?id=910
 
Rédaction d'Objectif-info:
Dans son discours au dîner du CRIF, le 13 février dernier, Nicolas Sarkozy a affirmé :"Un accord d'ici à la fin de l'année est parfaitement possible. " Mais il n'a pas dit comment les conditions sérieuses de cet accord pouvaient être réunies, sauf si pour lui ces conditions se résument à des concessions d'Israël " levée de barrages, réouverture de points de passage à Gaza pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire, libération en plus grand nombre de prisonniers, réouverture des institutions palestiniennes à Jérusalem-Est."

On appréciera les conséquences de ces demandes sur la sécurité d'Israël aux prises avec l'accumulation de Kassam, de Kalachnikov, d'explosifs, de "Shahids" et autres gracieusetés que brandissent à son visage le Hamas de Haniyeh et les Brigades Al Aqsa du Fatah de Mahmoud Abbas.
D'ailleurs, le président de la République a une étrange conception de l'amitié qui se résume à un pouvoir d'influence: "...qui voulait avoir une influence sur Israël devait être l’ami d’Israël parce que si on n’est pas l’ami d’Israël, on n’a aucune influence sur Israël ...".

L'article ci-dessus a pour but d'analyser le processus de paix en cours à partir d'un certain nombre d'enseignements de l'histoire récente que l'actuel président gagnerait à s'approprier.
 
Par Ofek - Publié dans : Territoires palestiniens
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Samedi 16 février 2008 6 16 /02 /Fév /2008 22:24
 
« II est très possible que le maître terroriste Imad Mughniyeh n’ait pas été tué dans la nuit de mardi à Damas pour ses crimes passés, mais pour l’empêcher de réaliser d’autres attaques dans le futur.
 
Le 30 janvier, les services de sécurité français ont lancé une opération dans un appartement à Paris et arrêté six hommes arabes. Parmi eux, trois hommes - deux Libanais et un Syrien – voyageaient avec un passeport diplomatique. Selon le journal italien ‘Libero’, tous étaient des membres d’une cellule du Hezbollah. Parmi les documents saisis, il y avait des cartes touristiques de Paris, de Londres de Madrid et de Rome, fléchées et surlignées en rouge pour indiquer les voies, adresses, parkings, et les « plots d’arrêt de camions ». Les cartes indiquaient plusieurs voies vers les entrées du Vatican par l’arrière.
 
L’article du Libero expliquait que les « plots d’arrêt de camion » recouvraient l’information reçue de Beyrouth par les Français la semaine précédente. Là, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah avait réuni une conférence de ses chefs terroristes au plus haut niveau, pour leur donner l’ordre d’activer les cellules du Hezbollah à travers l’Europe, afin de capturer des dirigeants européens de haut rang.
Le jour des arrestations, le ministre de la défense, Hervé Morin, rencontrait son homologue américain le secrétaire à la Défense Robert Gates et la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice à Washington lors d’une visite non programmée. Pendant ses apparitions publiques, Morin critiqua « l’Estimation du Renseignement National » (NIE) de la direction du renseignement des USA sur le programme nucléaire iranien, publiée en novembre. Morin déclara que « l’information coordonnée de nombreux services de renseignements nous conduit à penser que l’Iran n’a pas abandonné la poursuite se son programme nucléaire, et continue de le développer ».
 
D’autres rapports récents ont relayé la crainte des Français que leur ambassade à Beyrouth ne soit la cible d’une attaque du Hezbollah. Le 15 janvier, des terroristes ont visé une voiture de l’ambassade des USA à Beyrouth, faisant 4 morts et 16 blessés. Cette semaine, le directeur de cabinet du président Nicolas Sarkozy a déclaré à l’hebdomadaire l’Express que la menace terroriste contre la France « demeure très élevée ».
 
Toutes les attaques redoutées contre les cibles françaises et européennes ont les caractéristiques classiques du chef des opérations du Hezbollah et de l’officier des Gardes de la Révolution Iranienne Imad Mughniyeh. Il a été le pionnier des attentats à la bombe contre des ambassades, et de l’enlèvement de personnes de haut rang.
 
La plupart des articles sur sa mort traitaient de Mughniyeh comme d’un type fini. Les couvertures étaient consacrées à ses attaques contre des cibles américaines, israéliennes et juives dans les années 1980 et au début des années 1990. Pourtant, au moment de sa mort, Mughniyeh demeurait l’un des agents terroristes les plus dangereux et les plus prolifiques dans le monde.
 
Le rôle dirigeant sur une large échelle de Mughniyeh dans le réseau terroriste mondial a été clairement démontré par la réaction à sa mort de groupes terroristes apparemment sans lien avec lui. Des représentants du groupe terroriste Fatah, réputé nationaliste et laïque, ont exprimé leur fierté de ‘l’œuvre’ de sa vie : « Nous sommes très fier d’avoir eu un Palestinien occupant une position aussi élevée au sein du Hezbollah », a déclaré au Jerusalem Post un officiel du Fatah qui a travaillé avec Mughniyeh dans les années 1970 et 1980.
 
Chaque groupe terroriste palestinien – depuis le Fatah, jusqu’au jihad islamique, en passant par les comités de résistance populaires, le FPLP, et le FDPLP, ont pleuré la perte de Mughniyeh comme un héros et un martyr, et appelé à la vengeance contre Israël et les USA.
En Irak, les terroristes shiites et sunnites ont aussi déploré sa mort, et appelé à le venger. Le chef des milices shiites Moqtada el Sadr, dont les forces ont été formées et organisées par Mughniyeh et l’Iran, ont condamné son meurtre. Le supposé archi-ennemi de Sadr, Abu Omar al Baghdadi, qui dirige al Qaïda en Irak, et dont les commandants opérationnels sont en Iran, a réagi à sa mort en appelant à des attaques contre Israël.
Et bien sûr, le Hezbollah et ses Etats parrains, l’Iran et la Syrie, ont condamné la mort de Mughniyeh dans les termes les plus énergiques, et promis de venger son meurtre.
 
Ces condamnations n’étaient pas des imputations nostalgiques pour un ‘type fini’. Ces réactions uniformes à travers tout le spectre terroriste étaient les cris des soldats de Mughniyeh pour leur commandant. Grâce à l’Iran, Mughniyeh était en effet le commandant ou le parrain ou les deux à la fois, de toutes ces forces. ‘L’ouvrage’ de sa vie incarnait la croissance, le développement et le mode opératoire des forces du terrorisme mondial et du jihad. Et comprendre ‘l’ouvrage’ de sa vie est une clé pour comprendre la nature des forces jihadistes déployées contre le monde occidental et Israël.
Mughniyeh commença sa carrière dans les années 1970 dans la ‘Force 17’ de Yasser Arafat au Liban. Là, en plus de terroriser les Chrétiens libanais, lui et Arafat formaient des jihadistes shiites iraniens. Ces hommes arrivaient dans des camps de l’OLP au Liban au début des années 1970 pour se former à renverser le Shah d’Iran, et mettre en place leur chef, l’ayatollah Khomeiny à la tête d’un nouvel Etat islamique. En 1979, ils devinrent la colonne vertébrale du Corps de gardiens de la Révolution Iranienne (CGRI) nouvellement formé.
 
Quand Israël obligea Arafat et son armée terroriste à fuir le Liban en 1982, Arafat donna l’arsenal du Fatah à Mughniyeh, qui à l’époque, comme officier du nouveau CGRI, entraînait le Hezbollah. Comme héritier du Fatah terroriste, Mughniyeh et ses collègues se disposèrent à chasser les Américains, les Français et les Israéliens du Liban et à priver de droits électoraux les chrétiens libanais et les sunnites. Ils parvinrent à leurs fins par un mélange de tactiques terroristes, dont des attentats à la voiture piégée, des attentats suicides, des détournements d’avions, des enlèvements, des assassinats, et des attaques d’ambassades à la bombe ; et par des tactiques de guérilla : embuscades, attaques au missile RPG sur des convois, tireurs embusqués ; l’endoctrinement de la population, et des opérations de guerre psychologique. La majorité de ces opérations étaient réalisées au Liban.
 
Dans les années 1990, Mughniyeh et l’Iran emmenèrent leur spectacle en voyage. Non seulement ils recommencèrent leurs attentats à la voiture piégée en Amérique du Sud, mais ils élargirent leur réseau terroriste au sein de l’organisation alors naissante al Qaïda, sunnite et wahhabite. Comme Thomas Joscelyn le prouve dans son petit livre « la Guerre du Vassal de l’Iran contre l’Amérique », l’Iran avec Mughniyeh, à été l’instrument pour former, armer, et abriter al Qaïda dès le début des années 1990.
 
Dans ces années-là, en tant qu’agent iranien, Mughniyeh a construit des alliances opérationnelles avec Oussama ben Laden, Ayman Zawahiri et le chef d’al Qaïda Saïf al Adel quand l’organisation était basée au Soudan. Adel, ainsi que plusieurs centaines d’autres agents d’al Qaïda, voyagèrent au Liban pour entreprendre une formation dans des camps du Hezbollah. Les formateurs travaillaient aussi dans des camps d’al Qaïda au Soudan, et des agents d’al Qaïda se formaient aussi dans des camps des CGRI en Iran. De 1996 à 1998, 10 % des appels téléphoniques de ben Laden étaient destinés à l’Iran.
 
La coopération opérationnelle entre le Hezbollah et al Qaïda suivit bientôt.
En 1996, l’Iran ordonna au Hezbollah de faire sauter les tours Khobar en Arabie saoudite, qui hébergeaient du personnel militaire américain. 19 soldats américains furent tués. Bien qu’al Qaïda n’ait jamais été officiellement associé à l’attentat à la bombe, Zawahiri téléphona à ben Laden pour le féliciter de cette attaque.
 
La cellule terroriste d’al Qaïda au Kenya qui réalisa la partie kényane des attentats à la bombe conjoints contre les ambassades des USA à Nairobi et à Dar es Salam (Tanzanie) en 1998, a été entraînée dans des camps du Hezbollah au Liban . Cette attaque avait toutes les caractéristiques des opérations de Mughniyeh. Comme lors des attaques d 1983 contre les bâtiments des Marines US et de la base des parachutistes français à Beyrouth, les attaques de 1998 étaient des doubles attentats à la voiture piégée, menés presque simultanément en deux lieux séparés.
 
Comme le rappelle Joscelyn, la commission d’enquête du 11 / 9 a demandé un complément d’investigation sur le rôle de l’Iran lors des attaques du 11 septembre 2001 contre l’Amérique. Adel, vétéran des camps du Hezbollah, était profondément conscient des plans d’attaques à la bombe avant qu’elles n’aient lieu. Ramzi Binalshibh, le cerveau du complot, voyagea plusieurs fois en Iran dans les mois précédents les attentats. Et puis, huit à dix des onze islamikazes du 11 septembre sont passés par l’Iran, assistés par les officiels du Hezbollah et des CGRI à la fin 2000. Les Iraniens ne tamponnèrent pas leurs passeports. Plusieurs des Islamikazes passèrent par l’Iran en route vers le Liban. Mughniyeh lui-même s’envola vers Beyrouth de Téhéran à bord du même vol que le pirate de l’air du 11 septembre Ahmad al-Ghamdi.
 
Bien que l’Iran et les Taliban en vinrent presque à se faire la guerre en 2000, à la suite de l’invasion de l’Afghanistan conduite par les USA en octobre 2001, selon les chefs talibans  emprisonnés, l’Iran promit d’aider les Taliban dans leur guerre contre les USA. Téhéran ouvrit ses portes aux chefs talibans en fuite et aux commandants d’al Qaïda de haut rang – dont Adel et le fils de ben Laden et son héritier présomptif Saad, et Abou Musa Zarkawi. Depuis l’Iran, Adel et ben Laden junior préparèrent et ordonnèrent des attaques en Arabie saoudite.
 
De plus, toujours en Iran, Adel et ben Laden travaillèrent avec Zarkawi pour préparer l’insurrection de groupes en Irak. Citant un rapport complet du magazine allemand ‘Cicero’, Joscelyn décrit comment Zarkawi monta son réseau terroriste sous la protection des CGRI. Zarkawi n’a pas eu de problèmes pour opérer en Iran, malgré sa haine avouée des Musulmans shiites que, de retour en Irak, il massacrait à chaque occasion.
 
Et puis, comme ‘Al Sharq al Aswat’ l’a noté mercredi, Mughniyeh a joué un rôle central dans l’organisation et la formation de milices shiites en Irak. Il travailla comme chef de la direction du renseignement de l’Iran dans le Sud de l’Irak ; forma les combattants de l’armée du Mahdi de Sadr en Iran, en Irak et au Liban et installa une succursale à Bassora pour faciliter leur entrée en Irak depuis l’Iran.
 
Après les accords d’Oslo entre Israël et l’OLP, l’Iran abandonna Arafat comme traître. Mughniyeh fut chargé d’abattre les obstacles. En 1999, il ramena le Fatah dans l’orbite iranienne en agissant comme intermédiaire : il négocia pour l’Autorité Palestinienne la vente par l’Iran du bateau d’armements, le Karine A, qui fut intercepté par les commandos navals israéliens en janvier 2002.
Après le retrait d’Israël de Gaza en 2005, Mughniyeh travailla comme intermédiaire pour placer le Hamas sous le contrôle de l’Iran. Ce contrôle fut consolidé lors d’une réunion entre le chef du Hamas Khaled Mashaal, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, le président Bashar Assad et Mughniyeh à Damas en janvier 2001, après la victoire électorale du Hamas lors du scrutin législatif de l’AP.
 
Plus tard en 2006, Mughniyeh retourna au Liban pour préparer l’enlèvement de soldats de Tsahal, qui fut réalisé le 12 juillet 2006, et précipita la guerre cet été là. Mughniyeh aurait commandé les forces du Hezbollah pendant cette guerre. Depuis la guerre, il a supervisé le réarmement du Hezbollah, ainsi que la formation des forces du Hezbollah et du Hamas en Iran. Saad ben Laden aurait voyagé en Syrie pour surveiller les expéditions d’armements au Hezbollah pendant la guerre.
Il est possible que Mughniyeh soit irremplaçable. Le rôle central qu’il a tenu dans le réseau du terrorisme mondial était unique. Personne d’autre n’avait à son actif des réalisations si étendues. Mais trop placer l’accent sur le caractère unique de Mughniyeh ne pourrait servir qu’à obscurcir la réalité fondamentale que ‘l’ouvrage’ de sa vie a incarnée.
 
Mughniyeh incarnait le fait que des terroristes sous toutes les formes et toutes les couleurs collaborent volontairement les uns avec les autres contre leurs ennemis communs en Occident. Mughniyeh comblait le fossé entre toutes les divisions dans le monde du terrorisme arabe et islamique. Il démontrait que quand il s’agit d’attaquer l’Occident, il n’y a pas de différence entre les terroristes laïques, nationalistes, religieux, islamistes, sunnites ou shiites.
 
Son ‘ouvrage’ a révélé la vérité incommode niée avec tant de ferveur par les décideurs politiques et les politiciens à travers le monde occidental. Il a démontré que pour les jihadistes, il n’y a pas de différence entre des terroristes qui attaquent en Israël, ou bien des cibles juives à l’étranger, et ceux qui attaquent des cibles non israéliennes et non juives. De plus, son ‘ouvrage’ en tant qu’agent iranien démontre le rôle central de l’Iran dans le parrainage d jihad à travers le monde.
 
L’héritage de Mughniyeh n’est pas seulement un inventaire de massacres et de tortures. C’est le réseau du terrorisme mondial. Bien que ce soit une très bonne chose qu’il soit mort, il faut comprendre que sa mort est insuffisante. Des centaines de milliers de manifestants ont convergé à Beyrouth pour célébrer ‘l’ouvrage’ de sa vie. L’occident doit comprendre la signification de cette besogne et s’unir pour la détruire – couche après couche. »
 
Titre original : « Le véritable héritage du cerveau du Hezbollah » par Caroline B. Glick sur http://www.jewishworldreview.com/0208/glick021508.php3
 
Adaptation française de Sentinelle 5768
 
JWR contributor Caroline B. Glick is the senior Middle East Fellow at the Center for Security Policy in Washington, DC and the deputy managing editor of The Jerusalem Post.
L’article ci-dessus est paru initialement en éditorial du ‘Jerusalem Post’ le 14 février 2008 à l’URL :
Par Ofek - Publié dans : Terrorisme
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