Mardi 12 février 2008 2 12 /02 /Fév /2008 10:24
 
Pour soutenir la « cause palestinienne », apprenez par cœur et répétez en boucle « les 4 commandements » jusqu’à vous en convaincre.
Ensuite, répétez les à satiété à votre entourage pour obtenir le même effet.
Ces piliers sont faux mais sont indispensables pour rendre réelle cette cause virtuelle !
 
« Dans le cadre de la querelle d'Orient, il existe quatre postulats, quatre principes quasi religieux qui partagent le privilège insigne d'être sacrés, indiscutables et faux.
En conséquence, l'iconoclaste qui s'exprime a aujourd'hui la détermination de les discuter au risque de brûler dans les flammes infernales du conformisme.
 
Premier pilier :
Il faut améliorer les conditions de vie économique de la nation arabe de Palestine. C'est ainsi qu'elle se fera moins désespérée et donc plus modérée.
 
Faux. Depuis 1920, d'excellents esprits professent avec une parfaite bonne foi ce principe généreux mais objectivement erroné.
Les premiers sionistes ont contribué à l'amélioration des conditions de vie des Arabes dès leur arrivée (raison pourquoi de nouveaux «palestiniens» ont immigré en grand nombre de Syrie) : cela n'a modéré en rien les habitants, arabes et musulmans, de la région.
Le niveau de vie des Arabes israéliens ne cesse de croître. Il est infiniment supérieur à leurs frères voisins : leur nationalisme et leur refus de l'État juif augmente dans les mêmes proportions.
Daniel Pipes vient d'écrire un article édifiant dans lequel il montre que la courbe des attentats terroristes suit de manière assez servile l'augmentation de l'aide internationale à la Palestine, plutôt que de décroître.
Je conseille en conséquence aux donateurs internationaux de bonne volonté de relire Tocqueville qui écrivait déjà que, contrairement aux idées reçues, la prospérité est souvent la mère éplorée de la radicalité.
Dois-je enfin rappeler aux esprits distraits que les kamikazes de Manhattan, de Londres ou de Madrid étaient d’excellents fils de famille, bien intégrés dans la société occidentale ?
 
Second pilier :
Il faut qu'Israël fasse preuve de flexibilité et de générosité : c'est ainsi que le monde arabe lui tendra la main.
 
C'est ce que Bernard Kouchner, avec une insistance qui pourrait, à la longue, lasser ne cesse de très gentiment répéter. Mais c'est également faux.
La triste observation des faits infirme, hélas, cruellement ce noble postulat :
Oslo, l'évacuation du Liban garantie par ce pays et l'ONU, l'évacuation unilatérale de Gaza ont été considérés par le camp arabe comme autant de signes de faiblesse montrant que l'ennemi détesté pouvait être vaincu par les armes de la terreur.
Ce débat quasi philosophique entre intransigeance et modération date, en réalité, de l'arrivée des pionniers juifs en Palestine : c'est Tabenkin, pourtant pacifiste d'extrême gauche, qui répondait à Jabotinsky, pourtant d'extrême droite, qui le sommait d'abandonner une position indéfendable, compte tenu de la disproportion du rapport de forces : «Dans l'univers culturel des Arabes palestiniens, un retrait serait considéré comme une preuve de faiblesse qui appellerait demain d'autres reculs et condamnerait les Juifs, du coup, à se retirer jusqu'au désert ou à la mer...» Cet univers culturel a-t-il beaucoup changé ?
 
Troisième pilier :
L'Autorité Palestinienne de Mahmoud Abbas se caractériserait par la modération et l'esprit de compromis.
 
Certes, dans une théorie de la relativité politique, on est toujours le modéré de quelqu'un.
Mais, précisément, l'examen factuel objectif oblige à relativiser cette optimiste croyance.
Ce sont les «brigades Al Aksa» membres du Fatah du président palestinien qui commettent actuellement en Cisjordanie la plupart des attentats sans que ce dernier ne dise mais.
Mahmoud Abbas, quand il condamne les actes de terreur du Hamas, ne dit pas qu'il s'agit d'actes immoraux, mais explique qu'ils desservent la stratégie palestinienne.
Très récemment, il n'a pas manqué de transmettre ses condoléances attristées à l'un des leaders de l'organisation islamiste pour la perte de son fils, mort les armes à la main, exactement comme Yasser Arafat s'était jadis rendu aux obsèques d'Ayache alias «l'artificier» du Hamas.
Enfin, faut-il rappeler que jusqu'à présent ces «modérés» se refusent à reconnaître toute légitimité à l'existence d'un État juif qui vivrait aux côtés de l'État arabe palestinien en gestation.
Sans vouloir faire montre d'un esprit chagrin, si un responsable politique israélien adoptait une posture symétrique, il y a fort à parier qu'il ne serait pas étiqueté «modéré» par l'opinion politique et médiatique internationale.
 
Quatrième et dernier pilier du dogme idéologique :
La population arabe de Palestine est la victime d'un conflit dont elle ne porte aucune responsabilité.
 
Il s'agit ici du postulat le plus sacré, le discuter équivaut au blasphème suprême.
Bien entendu, il ne saurait exister de responsabilité collective de tout un peuple.
Une fois posé ce lieu commun précautionneux, il ne devrait pas être interdit de s'interroger sur la responsabilité des élites, des dirigeants politiques, de la culture politique et intellectuelle, et sur les actes d’une population, fut elle arabe et musulmane.
Dans ce cadre, j'affirme que les Arabes de Palestine sont les principaux responsables des maux qu'ils subissent et dont ils ont coutume de se plaindre depuis 60 ans.
Je ne parle pas seulement de leur irrédentisme obstiné, je ne fais pas seulement allusion à leur pratique mortifère qui a fait du terrorisme aveugle leur spécificité culturelle.
Je fais référence au fait que c'est cette population, et pas une autre, qui a porté au pouvoir un mouvement islamiste au moment même où la population de son ennemi avait donné mandat à un gouvernement élu précisément pour quitter les territoires revendiqués par elle.
Je fais référence également au fait que sur une portion du territoire évacué, cette population, plutôt que de créer un modèle de l'État en devenir, a préféré se transformer docilement en boucliers humains complices de lanceurs de missiles sur le peuple détesté.
J'affirme en conséquence que le phénomène de victimisation outrancière de cette population constitue l'une des perversions intellectuelles les plus tragiques de notre époque.
 
 
Ainsi, les quatre piliers qui soutiennent l'édifice politique, moral et intellectuel que constitue la vision convenue du conflit israélo-palestinien sont creux comme les songes d'Orient.
Ce n'est pas d'aide économique, ni de flexibilité politique qu'ont besoin les Arabes de Palestine.
Mais plutôt que d'être traités en mineurs incapables, d'être enfin placés devant leurs responsabilités.
Comme un peuple majeur qu'ils aspirent, paraît-il, à être. »
 
Titre original : « LES QUATRE PILIERS CREUX DE LA SAGESSE » par Gilles William GOLDNADEL sur http://blognadel.over-blog.com/article-7372405.html  
Par Ofek - Publié dans : Hypocrisie collective, Médias et Propagande
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 16:10
 
Lorsque l’on observe à travers l’œil du microcosme intellectuel français le récit des faits du conflit israélo-arabe, on ne peut qu’aboutir à l’illégitimité de l’existence de l’état d’Israël. L’air du temps, qui rappelle étrangement celui précédent la deuxième guerre mondiale et qui s’est achevé par l’extermination de six millions de Juifs, oblige le simple et neutre spectateur à cette conclusion. De surcroît, lorsqu’on lui précise quotidiennement les faits et gestes de cet état ‘’nazi juif ’’ envers la population locale ‘’inoffensive’’, cette éradication souhaitée devient justifiée à ses yeux. Ce n’est pourtant pas les moyens de contrôle de la réalité qui manquent à ce microcosme hostile, par principe et idéologie, aux Israéliens. Il leur suffit, par exemple et au minimum, d’être à l’écoute des ondes israéliennes pour s’apercevoir de l’agressivité musulmane qui borde ce pays et du motif qui la suscite. Et cependant rien de cette odeur fétide ne transparaît dans le monde occidental !!! Silence complet. Ce qui prouve bien que les journalistes sur place choisissent de transmettre à leurs clients ce qui se rapporte à leur vision et non pas ce qui EST.

Cette hostilité envers cette population, parce que juive, se dénomme, selon tous les dictionnaires, ANTISEMITISME. ‘’Qualité ‘’ que l’on retrouve de plus en plus dans les ‘’salons intellectuels ’’ -parisiens et autres- sous couvert d’ANTISIONISME.

Et pourtant, trois bonnes et indiscutables raisons, au moins, justifient l’existence de ce pays. La première n’est autre que l’ancienneté de ce peuple sur cette planète. Il est l’un, sinon le plus vieux des peuples au monde. Ce qui établit, sans nul doute, son histoire pluri-centenaire et confirme sa juste revendication à une parcelle de terre pour y exercer sa souveraineté. Etant constitué en peuple depuis des millénaires, donc, son droit à l’auto-détermination ne saurait lui être contesté. De surcroît en sa terre ancestrale où se trouvent ses lieux saints, les tombeaux de ses sages et les vestiges de sa vie passée.

Une deuxième bonne raison est celle de la décolonisation de ce territoire qui lui appartient de plein droit. Fin du 19éme siècle et au cours du 20éme, une grande partie des Juifs de par le monde décidèrent et eurent l’occasion de retourner vivre en Palestine pour prêter main forte à leurs frères demeurés de tout temps sur place. Ceci aux fins de bouter du lieu les Turcs, puis les Anglais, mais aussi les arabes. Avec comme objectif d’obtenir enfin ce que tout autre peuple possède naturellement. Un état indépendant et souverain, refuge à l’avenir pour tout juif en danger. Ainsi, les colonisés juifs -depuis qu’en l’an 70 de notre ère leurs ancêtres furent pour la plus part exilés de force- ne seront plus des apatrides et parleront d’égal à égal aux puissants de ce monde. On aurait pu s’attendre, en conséquence, à une solidarité inébranlable et internationale pour ceux qui furent les colonisés les plus anciens au monde. Bien au contraire ! Le microcosme intellectuel international agit de plus en plus pour un ‘’droit de retour’’ des colonisateurs arabes au sein même d’Israël. Imagine t-on un tel mouvement en faveur, par exemple, des rapatriés français d’Algérie ? Voire, plus modestement, une revendication d’un juste dédommagement pour les Juifs chassés des terres arabo-musulmanes, ou pour les chrétiens contraints de se réfugier en des terres plus accueillantes ? Bien loin cette idée du microcosme intellectuel qui montre, au contraire et sans conteste, sa sympathie au monde arabo-musulman.

La troisième bonne raison, loin d’être la dernière, est la légalité de l’existence d’Israël. Ce pays est le seul au monde à avoir vu son existence reconnue comme un droit. Le 29 novembre 1947 l’Onu décida à la majorité la renaissance du foyer juif sur la terre qui l’a vu naître. Ce ‘’machin’’, que le microcosme vert-brun-rouge veut voir comme un gouvernement international -pour seconder évidemment au mieux ses propres intérêts-, travaille de nos jours sous couvert du droit de l’hommisme aux fins de voir ce foyer disparaître à nouveau et le rendre, de la sorte, à ses anciennes dhimitude et errance.

Le refus du peuple israélien de s’y soumettre explique de ce fait la hargne de ceux qui ont pour charge de nous informer et nous expliquer honnêtement les dessous du conflit, voire d’agir pour et au nom d’une Justice universelle. Pour se rendre compte de leurs méfaits au sein des diverses populations, il suffit, en autres, de lire sur Internet les réactions des lecteurs des journaux nationaux au bas de tout article sur la ‘’question israélienne'’ qui rappelle de plus en plus la célèbre « question juive ». La majorité des réactions diffusées sont défavorables aux faits israéliens, quant à celles en leurs faveurs elles ne sont, tout simplement, pas publiées pour la plupart ; (j’en témoigne personnellement).

Ainsi est justifiée l’illégitimité de l’existence d’Israël et sont légitimés tous les actes pouvant l’affaiblir. Mais l’histoire viendra nous rappeler que le peuple juif est encore vivant alors que tous ceux ayant rêvé de l’anéantir ne sont plus.

Voilà encore une bonne raison de se battre pour son existence. Demeurer vivant soi-même.
 
Par Ofek - Publié dans : Hypocrisie collective, Médias et Propagande
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 12:39
 
« Uribe, président  colombien «pestiféré» car, sans le dire, on lui préfère les très «marxistes» FARC, Pervez Musharaf du Pakistan, vilipendé pour avoir laissé trucider Benazir Bhutto («Démocrate» condamnée pour escroquerie et exilée pendant des années), deux nouveaux visiteurs de l’Elysée sont en route vers Davos où, tous les deux ans, se réunit la fleure de la planète, sinon pour régler son sort, au moins pour se montrer. Peu probable que l’assistance choisie se penchera sur une dernière étude relative à l’interaction «Occident – Monde musulman».

Pourtant, conduite par le Forum Economique du Monde, en collaboration avec l'université de Georgetown dans 21 pays différents, elle permet d’appréhender la manière dont les sociétés musulmanes et occidentales perçoivent leurs rapports aux niveaux politiques, sociaux, économiques et culturels. On y apprend qu’à l’exception de deux pays (Bangladesh et Pakistan), une minorité inférieure à 30% croit que ces rapports vont en s’améliorant. D’ici à dire que 70% pensent le contraire…
 
L’étude trouve (on peut se perdre en conjectures pour la France, pour les raisons connues) que le pourcentage de la population d’origine musulmane en Europe passera de 4,3% en 2006 à 10/15% en 2025, avec une concentration supérieure dans les villes et surtout en France, Allemagne et Pays-Bas où elle atteindra les 30%.
Les démographes distingués (dont une grande partie accepte l’interdiction française de déterminer, via les recensements de la population, leur origine ethnique) n’hésiteront pas à mettre en doute cette conclusion de l’étude.
Comme ils ne se décident pas, pour la France, à souligner qu’au moment où notre pays se targue d’avoir la meilleure natalité d’Europe, 20% des naissances viennent de la population immigrée évaluée à 10% de la population totale (soit 6 millions).
Mais si, comme les bonnes âmes  le prétendent, les immigrés ne dépassent pas 4 millions, c’est une autre chose… Dans ce cas, 6% de la population apporterait 20% des naissances, soit trois fois plus que le reste de la population !
Quant à déterminer les ressources propres de cette population (hors RMI, chômage, CMU et autres avantages de l’Etat providence qui distribue des richesses non encore créées), il est naturellement impossible de le faire, mais on peut se hasarder à faire des hypothèses.
 
En gros, l’étude donne un crédibilité accrue à la profession de M. Boumedienne (1974, AGO de l’ONU) «c’est avec le ventre de nos femmes que nous gagnerons la lutte contre le Nord colonialiste» et à celle du Guide Suprême, M. Khadafi, reçu en grande pompe à Paris «il y a déjà 50 millions de musulmans en Europe, avec la Turquie ils seront 150 et d’ici à la fin du siècle l’Europe sera musulmane».
Aucun doute quant au fait que le pourcentage fantaisiste indiqué aujourd'hui (4,3%) est  bien en deçà de la réalité, car ce qui circule parmi les démographes est plutôt le double, voire à minima le triple, ni sur ce que sera la fourchette dans 15/20 ans, mais l'étude faite pour Davos par une université renommée ne peut être que citée en  totalité au risque, à défaut, de «sortir du contexte».
 
Sur ce, le ban et l’arrière-ban du monde (en commençant par le musulman) crie à la crise humanitaire qui serait imposée par Israël aux pauvres palestiniens de Gaza : au bout de plus de 300 fusées tirées depuis le premier janvier, Israël qui avait déclaré Gaza entité hostile, a osé réduire les fournitures d’énergie. Enfin, pas toutes… car sauf pendant les arrêts de distribution d’électricité décidées par le Hamas, Israël fournit toujours 75% des besoins du territoire et l’Egypte 15%.
Ce n’est que sur les 20% que la pénurie aurait pu apparaître mais… voir Gaza toutes lumières éteintes et des enfants avec des bougies… cela a fait le tour de la planète et le Conseil de Sécurité s’est réuni tout de suite. Et la France a demandé, officiellement, à Israël de revenir sur sa décision.
 
Mme Ferrero-Waldner, au nom de l’Europe, a condamné la décision d’Israël en la qualifiant de «punition collective». C’est la même qui a assuré les palestiniens que «L’Europe ne laissera pas tomber la population de Gaza…» en réussissant l’exploit de payer des fonctionnaires de police dans un territoire «gouverné» par le Hamas. Pourtant le Hamas est une organisation terroriste pour l’Europe et pour la France.
 
L'Allemagne a éliminé le groupe de Bader Meinhoff, l’Italie les Brigades Rouges, la France Action Directe, les Turcs le PKK Kurde, le Pérou le Sentier Lumineux, le Japon leur Armée Rouge : ils l'ont fait sans leur offrir "un horizon politique".
Pourtant, pour les terroristes du Hamas (et en partie pour ceux du Fatah) la communauté internationale impose à Israël de leur donner un horizon politique.
En utilisant surtout la formule «paix contre des territoires», tout en sachant pertinemment que le conflit n’est pas de nature territoriale.
En plus d’un «l’horizon politique», bien qu’ayant quitté Gaza depuis bientôt trois ans, Israël devrait assurer à une population qui se veut misérable et à laquelle ses dirigeants imposent la misère, des ressources non vitales (pétrole pour les voitures qui transportent les «militants» vers des pas de tir de fusées contre Israël.
 
Au moment de l’évacuation par Israël de Gaza, sous le contrôle de l’ancien président de la Banque Mondiale on a laissé en place des serres d’une valeur de 15 millions de dollars entièrement opérationnelles. Elles auraient pu continuer à produire des légumes, des fruits ou des fleurs pour l’export.
Mais la population locale a préféré laisser les «militants» les détruire pour pouvoir continuer à être des «victimes» aidées par l’UNRWA et le reste de la communauté mondiale.
Ces populations ont ensuite élu démocratiquement la direction du Hamas, toujours pour être des victimes, non des citoyens, et utiliser l’argent reçu du monde entier pour acheter des munitions, des armes et des explosifs.
Et si Israël ferme des robinets… une crise humanitaire est décrétée de suite et l’Europe, l’ONU et les pays arabes se chargent de condamner Israël pour le traitement des «pauvres palestiniens».
En attendant, le Conseil des Droits de l'Homme de l'ONU, à la demande de la Syrie et du Pakistan (on croit rêver) se réunira d’urgence cette semaine «pour examiner si Israël ne commet pas des abus dans les territoires palestiniens».
Les paris sont ouverts, à 100 contre 1 qu’ils trouveront des abus…
Les pays d’Europe s’abstenant courageusement de voter ou de tenter d’expliquer que tirer des fusées à jet continu de son territoire sur celui d’un autre pays n’est pas un acte particulièrement inoffensif.
 
Dernier évènement en date, la destruction de la frontière Gaza-Egypte, au point de passage de Rafah, qui aurait dû être gardée par les Européens s’ils ne s’étaient sauvés il y a plus d’un an à la faveur de la première échauffourée créée par le Hamas, préférant attendre et voir venir sur les plages israéliennes d’Ashkelon où ils doivent se trouver encore.
Rafah qui, de l’autre côté, devait être gardé par l’Egypte qui a assisté impassible à la destruction de sa frontière et a laissé passer des dizaines de milliers de palestiniens «affamés» dans les deux sens.
Quant aux tunnels qui passent sous la frontière, avec la complicité du Caire, ils auraient pu servir à passer des vivres et non des armes et il n'y aurait eu aucune «crise humanitaire».
Mais, dit M. Moubarak, «ils ont faim, il faut les laisser venir manger».
 
En 2005, quelques mois seulement après l’évacuation du territoire par Israël, les palestiniens avaient déjà fait exploser la frontière avec l’Egypte. Et, à l’époque, il n’y avait pas d’affamés ni de crise humanitaire… mais on a pu montrer au monde qu’une frontière ne pouvait pas résister aux masses arabes…
Accessoirement, quand 250.000 palestiniens (selon les gazettes) déferlent dans le Nord du Sinaï, ils sont en train de ravir à l’Egypte sa souveraineté sur un bout de territoire. Qui se souvient qu’Israël a rendu le Sinaï à l’Egypte deux fois (en 1956 et après la guerre du Kippour quand Sadate prit l’initiative d’un traité de paix) ?
 
Avec la finesse qu’on lui connaît, dès qu’il s’agit du conflit proche-oriental, la presse européenne titre maintenant «la fuite des palestiniens en Egypte» pour continuer à diaboliser Israël et les juifs qui d’opprimés se seraient transformés en oppresseurs.
 
L’Europe, dont le seul enseignement de la dernière guerre sur son territoire est, non pas qu’il faut se battre contre l’ignominie, mais qu’il faut renoncer à la guerre, fut-elle de défense, oublie qu’il fût un temps où on avait le courage de parler de «guerres justes». En ce sens la France tient «le pompon».
Et l’Europe -et la France n’est pas étrangère à ce comportement qu’elle a pratiquement instauré dans la politique de l’Union- pour des raisons dites morales, s’accommode du terrorisme et prône l’apaisement (Iran, Tchétchénie, Darfour, Afrique Equatoriale, etc.,) car elle pense avoir ainsi la paix extérieure et intérieure. Par peur aussi de la «rue arabe» de ses villes et de ses cités.
Ce faisant elle participe d’une inversion immonde des causes et des effets dès qu’il s’agit du Proche-Orient : les bons, les Palestiniens, les mauvais, les Israéliens. Et elle demande en permanence à Israël de faire des concessions car c’est tout ce qu’elle sait faire.
 
Qu’au Liban la Syrie empêche l’élection d’un président n’a pas l’air de troubler le monde.
Que le responsable d’une armée, le Hezbollah, stipendié par l’Iran et la Syrie, qui a provoqué une guerre pendant laquelle un quart des infrastructures du pays ont été détruites, annonce au monde entier (AFP – 19.01.08)  «Nous avons des têtes, des mains, des pieds des soldats sionistes et nous avons un cadavre presque complet de la tête jusqu'au bassin» n’a l’air d’émouvoir personne et surtout pas l’AFP qui n’a pas joué des guillemets en se transformant en porte-voix pour cette macabre annonce. Le Hezbollah est un «acteur politique» au Liban, à ce titre il a envoyé des délégués à une conférence à Paris et, naturellement, la France s’oppose à ce qu’il figure sur la liste des organisations terroristes de l’Europe.
 
Et c’est ainsi que l’Europe se prépare à son avenir musulman.
 
Certes, tous les musulmans ne sont pas terroristes, nous dit-on. Tout en occultant le fait qu’une religion qui se fixe comme but ultime la conquête du monde, par les armes, s’il y a opposition, porte en elle-même comme le nuage porte la pluie l’irréfragable nécessité de tuer.
Et alors, le terrorisme s’appelle, comme au Proche-Orient, «résistance».
Et l’Europe fait semblant de ne pas voir ou de ne pas comprendre qu’au Nord, le Hezbollah, au Sud, le Hamas (avec la complicité active ou passive de l’Egypte) et à l’Est lointain, l’Iran, se sont tous ligués pour la destruction d’Israël. Ne pas voir ?
Mais si, elle voit bien la réalité mais pensant retarder autant que faire se peut sa propre conquête par les mêmes, elle a déjà passé Israël par pertes et profits.
 
Bref rappel du passé : en 1967 quand l’Egypte a provoqué la guerre (appelée ensuite «guerre des six jours»), Israël n’occupait ni Gaza ni la Cisjordanie.
Mais trois pays (Egypte, Syrie et Jordanie) ont clamé haut et fort leur détermination d’éliminer Israël. À la fin de la guerre, Israël a proposé immédiatement de rendre les territoires conquis dans le cadre d’un accord de paix. Et elle a eu comme réponse les trois NON de Khartoum (non à la paix, non à la reconnaissance, non aux négociations).
40 ans après, «l’initiative arabe», saluée par l’Europe, propose à Israël la paix à condition de rendre les territoires (cela pourrait se comprendre) et d’accepter le retour de 4,5 millions de «réfugiés» (dont 90 % n’ont jamais connu les foyers d’où ils sont "partis" ou ont été "expulsés", selon l’histoire de chacun). C’est-à-dire, vu la démographie, en renonçant à ce qui fait sa spécificité, le caractère juif de l’état.
 
Rien n’a changé sauf que, bientôt, les quartiers (ou villes ou cités ou banlieues) aujourd’hui interdits aux infidèles en France, aux Pays-Bas ou en Angleterre s’étendront, de plus en plus, pour devenir in fine le nouveau califat.
Pessimisme ? Exagération ? Quand en 1922 Hitler disait «si un jour j’ai réellement le pouvoir, la destruction des juifs sera ma première et ma plus importante tâche», on ne l’a pas cru, pourquoi croirait-on Ahmedinejad ?
 
Et qui croît George Bush quand il décrète qu’un traité pour créer un état palestinien sera signé cette année encore entre Israël et les palestiniens ?
Avec un Mahmoud Abbas qui ne contrôle ni Gaza ni même la Cisjordanie mais qui a réussi à faire tomber dans l’escarcelle palestinienne plus de 7 milliards de dollars en décembre (ou, au moins, des promesses de dons pour ce montant).
Un état palestinien qui serait assuré (et la France et l’Europe demandent la même chose) de la contiguïté de son territoire (Gaza réuni avec la Cisjordanie). Comme on peut supposer qu’ils aient regardé une carte auparavant on n’a pas pu ne pas voir que cela veut dire un territoire israélien qui, lui, ne sera plus contigu…
 
De toute manière, ceux qui croient à ceci ou à cela, ceux qui grouillent, grenouillent et scribouillent pour dire n’importe quoi sur un conflit qui préfigure, en partie, l’avenir du monde, ne seront plus là pour voir… alors pourquoi s’en occuper !
 
En attendant, ceux qui ont accompagné notre Président à Riad, quand il a rencontré le monarque éclairé de l’Arabie Saoudite, ont pu trouver dans l’avion de Saudia (y aurait-il le même sur Air France ?) l’avertissement : «le royaume interdit les bibles, crucifix, statues, découpages et autres articles avec des symboles religieux tels que l'étoile de David».
 
Pendant ce temps, d’abord à Rome et ensuite à Londres, on construit les plus grandes mosquées d’Europe. »

Titre original : « L’Europe se prépare à son avenir musulman », par Michel Poirier sur :
http://www.libertyvox.com/article.php?id=295
 
Par Ofek - Publié dans : Europe
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 12:46
 
« Un État palestinien, dans les conditions actuelles, serait une menace pour l’humanité.
 
Au moment où Ehoud Olmert se félicite d’être arrivé à négocier sur les problèmes de fond ; où le monde entier semble unanime pour transformer en État les régimes de Gaza et de Ramallah, il faut avoir le courage de clamer, fût-ce d’une voix clamant dans le désert, que ce serait une erreur gravissime.
A l' encontre du "politiquement correct" de l’heure, nous affirmons qu’il faut empêcher la création d’un État des Palestiniens arabes, qu’il ne faut rien négocier avec Mahmoud Abbas et avec le 'Hamas. Et que les terroristes qu’abritent Gaza et Ramallah doivent être réprimés, leurs infrastructures définitivement éradiquées, afin que les Israéliens vivent en sécurité et pour permettre aux Arabes de Palestine d’accéder un jour, fût-il lointain, à la liberté, à la démocratie, à la légitimité, à la décence d' une vie civilisée.
 
Propos excessifs, utopiques ?
Pourquoi s’insurger, avec un vocabulaire qui frise l'outrance, politiquement disqualifiant, contre ce qui paraît aujourd'hui inéluctablement acquis, puisque le gouvernement d'Israël, comme son unique allié véritable, les États-Unis, acceptent, préconisent "l'État palestinien", la panacée qui conduirait à la paix au Moyen-Orient et par conséquent dans le monde ?
Pourquoi affirmer à l'encontre d’un tel consensus, que "l'État palestinien" aggraverait incommensurablement le conflit israélo-arabe ?
Pourquoi condamner les négociations où Ehoud Olmert et Mahmoud Abbas sont engagés, puisqu'il serait incontestable que "c’est avec ses ennemis qu'on négocie ?"
Nous le contestons.
 
Le Fatah et le 'Hamas veulent la même chose
 
L'avocat Jacques Vergès s'est élevé, un jour, contre l'incrimination indiscriminée du terrorisme, qui n'est rien d'autre qu'un outil, une arme, comme un avion de combat ou un char, et qu'on ne lutte pas contre des chars ou des canons, mais contre ceux qui les utilisent et contre leur idéologie. Vergès avait parfaitement raison.
Effectivement, les Alliés n’avaient pas fait la guerre aux U-Boote et aux Stukas, mais contre les nazis et leurs objectifs : le remplacement de la civilisation humaine par la barbarie.
 
Nous n'aborderons pas, ici, l'idéologie de l'islamisme djihadiste, qui vise également la subversion de la civilisation humaine et qui mène contre l'Occident une Quatrième Guerre mondiale, un conflit de civilisations, que certains hommes politiques veulent nier, comme on avait méconnu les objectifs d' Hitler en 1933.
Nous nous bornons au cas du 'Hamas, du Fatah et des autres factions extrémistes des Arabes palestiniens, qui ne sont que des branches, avec diverses nuances, du djihadisme.
 
L'idéologie qui leur est commune, c'est l'affaiblissement et la diminution territoriale d'Israël par étapes en vue de la destruction finale de l'État Juif.
 
Le Fatah comme le 'Hamas prétendent que les Arabes qui se sont auto-exilés de Palestine en 1948, auraient le "droit" de revenir "chez eux" pour s'y substituer à Israël.
Le Fatah comme le 'Hamas annoncent leur intention d’installer à Jérusalem, la capitale d’Israël, la capitale de leur "État".
Le Fatah comme le 'Hamas mettent Israël en demeure de leur abandonner une partie de son territoire, la Judée-Samarie et la région de Gaza et d’en déraciner ses citoyens juifs, selon le malencontreux précédent posé par Ariel Sharon.
Le Fatah comme le Hamas proposent qu’Israël, en simple préalable à ces exigences insensées et pour "susciter la confiance", se désarme lui-même suicidairement : qu’il lève les barrages routiers, qu’il détruise la barrière de sécurité - le "mur" - qui empêchent les terroristes de passer librement de Ramallah, de Jénine, de Naplouse et de Gaza vers Tel-Aviv, Jérusalem et Netanya pour assassiner dans les autobus et les supermarchés.
Que soient libérés les terroristes emprisonnés.
Et que Tsahal renonce à mener des opérations militaires contre les terroristes, ne bombarde plus leurs infrastructures, ne recherche ni ne détruise plus leurs stocks d'explosifs et de bombes et les tunnels d'où viennent d'Égypte les armes et les combattants.
 
Une "Palestine" englobant Israël
 
On est donc fondé à mettre le Hamas et le Fatah dans le même sac.
L'Autorité palestinienne du "modéré" Mahmoud Abbas le justifie elle-même par son identification avec les objectifs et les méthodes des extrémistes.
La télévision de l’Autorité palestinienne continue de fomenter la haine, la violence et la négation du droit d’Israël d’exister, en diffusant des programmes glorifiant les islamikazes qui ont assassiné et blessé des milliers de Juifs.
De nombreuses écoles portent le nom de ces assassins de masse.
 
On entend des orateurs réclamer la "libération" de Haïfa , de Tibériade, d' Acre et de Tel-Aviv.
Les manuels scolaires de l’Autorité palestinienne enseignent que la Palestine a été volée par les "bandes sionistes" et nient tout lien historique entre le peuple juif et son pays.
Les cartes officielles et les emblèmes de l’Autorité montrent la Palestine comprenant la totalité d’Israël.
L' affiche du 43è anniversaire de la fondation du Fatah, récemment éditée, montre cette Palestine de la Méditerranée au Jourdain, drapée d'une keffia, avec une kalachnikov, symbole de la lutte armée, et une effigie de Yasser Arafat.
Le Fatah s'affirme par là ce qu’il a toujours été.
 
Régulièrement, Mahmoud Abbas condamne les opérations de Tsahal contre les terroristes, les dénonce en tant que "crimes et massacres de notre population".
Dans les villes gérées par les autorités de Ramallah, des réseaux terroristes fabriquent des roquettes destinées à attaquer les Israéliens.
Comment peut-on justifier de négocier avec des "modérés" qui pratiquent et tolèrent ces menées ?
On se conduit en victime consentante quand on les traite en hommes d’État.
 
Les lendemains d’un "traité de paix"
 
Tolérer cet état des choses, c'est accepter une capitulation offerte avec des rictus de haine par le Hamas, avec des sourires et des embrassades par le Fatah, et préconisée également par une communauté internationale aussi aveugle qu'Ehoud Olmert.
 
Ils ne voient pas l’évident : chaque fois qu’Israël a fait une concession, elle a déclenché des exigences majorées.
 
La destruction des agglomérations israéliennes de Gaza devait produire un apaisement, un abandon de la violence.
Elle n'a produit qu’un surcroît de violence et l’arrivée au pouvoir du Hamas.
 
La libération de cent prisonniers ne produit que l'exigence d'en libérer mille.
C’est une spirale infernale sans fin.
 
Si les terroristes obtenaient gain de cause, au lendemain même d'un éventuel "traité de paix", qui serait acclamé dans le monde comme historique et regardé par les djihadistes comme un chiffon de papier (leur idéologie prévoit expressément le "droit" de dénoncer tout engagement dès qu'il s'avère contraire à leur intérêt) ils passeraient à l'étape suivante de la destruction d'Israël, ainsi amorcée, la poursuite de la guerre par tous les moyens politiques, militaires et idéologiques.
 
Quoi qu'ils fassent, quels que soient les revendications qu' ils avanceront alors pour justifier la poursuite de leurs crimes, ils seront soutenus, dans les grandes capitales, par ceux qui les soutiennent aujourd'hui.
 
L’illusion de négocier et de coexister
 
II faut l'écrire avec douleur, avec angoisse : et même à Jérusalem et à Tel-Aviv, par certains de ceux qui acceptent aujourd'hui de négocier avec eux.
Qui croient, sincèrement ou parce qu'ils n'ont plus le courage de résister à la communauté internationale, que leurs ennemis ne peuvent être apaisés par des "sacrifices douloureux", et qui ne voient pas que le Moloch ne sera apaisé que lorsqu' il aura dévoré le dernier Israélien.
Et que le plus minime sacrifice est une erreur, qu'avoir donné cent hommes pour un seul ou pour un cadavre, ne peut, n'a pu que conduire à en demander mille et à en demander demain dix mille, inexorablement, logiquement.
 
Ils ne voient pas qu'ils sont, eux, Likoud, Kadima, Travaillistes ou "extrême-droite'', responsables du malheur qui frappe Israël, parce qu’au lieu de la méfiance et de la résistance, ils ont choisi une aveugle confiance en qui ne mérite que légitime violence ; et le compromis et la compromission avec ceux qui ne connaissant pas la notion de juste milieu et d’accommodement.
Ces Israéliens égarés sont prêts à donner de la terre d’Israël, le sang des civils et des soldats d’Israël, non pour la paix mais pour l’illusion de négocier et de coexister, pour gagner un peu de temps.
 
Le Monde du 18 janvier a publié les propos d’un terroriste, Abou Haroun, qui se dit chef de la brigade Abou Rich "proche du Fatah", et qui "construit et lance des Qassam, qui sèment la terreur dans le sud d’Israël. Regardez, nous leur faisons peur. Les habitants de Sdérot partent. Une grande majorité d’entre eux veut partir. Plus personne ne veut vivre dans le sud. Nous les poussons vers le Nord, vers le Hezbollah. Ils sont pris en sandwich. Dans moins de dix ans ils vont disparaître. Ils vont comprendre qu’ils ne sont pas chez eux ici" (1).
 
C’est l’idéologie, la pratique, la foi du Fatah.
Dix ans, ce n’est rien pour Abou Haroun. Dix ans, c' est l' éternité pour la plupart des Israéliens et certains d'entre eux sont prêts à donner le Mont du Temple, que les Juifs ont attendu deux mille ans, pour un court répit.
 
Coïncidence curieuse et instructive, le même numéro du Monde publie un article sur l'écrivain algérien Boualem Sansal et sur son roman, « Le village de l' Allemand », traitant d'un sujet tabou dans le monde arabe : la shoah.
"Je pense, déclare l’auteur, qu’il y a de nombreuses similitudes entre nazisme et islamisme. Pour moi, ce sont les mêmes techniques, les mêmes instruments".
Sansal parle aussi de temps : "Dans dix ou quinze ans, peut-être, le roman, produira-t-il ses effets" (2).
 
Tout d’abord : dénazifier l’ennemi
 
II eût fallu résister à la tentation de gagner du temps, et peut-être n’est-il pas trop tard. Comme Abou Haroun et Boualem Sansal, c’est sur le temps long que le gouvernement d’Israël devrait raisonner. Pas sur un court répit aisément révisable que ses ennemis veulent lui vendre en échange de mutilations irrévocables, mortelles : même le Hamas offre une trêve de dix ans !
 
Un peuple ne doit pas dilapider des lambeaux de son territoire, qui a treize kilomètres de large, contre des miettes de temps.
Mais au lieu de résister, Israël encourage ses agresseurs à persévérer.
Tandis que les techniciens israéliens développent des systèmes d’armes permettant d'intercepter en vol et de détruire les roquettes Qassam, tandis que Tsahal attaque les lanceurs de roquettes, Jérusalem vient de rétablir les livraisons de carburant à ceux de Gaza, annulant les réductions qui avaient été imposées en octobre dernier.
Ce carburant sert à la production de l’électricité qui permet aux machines fabriquant les roquettes de tourner. C’est le modèle d’une lamentable incohérence.
 
Le concept même de négociation avec les extrémistes et les djihadistes est une erreur fondamentale.
Les Alliés de la Deuxième Guerre mondiale n’ont pas cherché à négocier avec les nazis tant qu’existait leur puissance militaire.
Ils les ont vaincus, occupés, dénazifiés puis, après une longue période de normalisation, ils ont repris des relations avec une Allemagne démocratisée qui avait reconnu ses erreurs et commencé à réparer - dans une certaine mesure - ses crimes.
 
Négocier pendant que le Hamas règne à Gaza, et pendant que les Qassam pleuvent sur Sdérot, pendant que les réseaux terroristes s'activent à Jénine, c'est les encourager à persévérer, à hausser le niveau de leurs exigences politiques.
 
Winston Churchill avait énoncé cette loi d'airain face aux nazis : "On ne négocie pas avec un tel ennemi. On lui impose la victoire".
 
Quand les djihadistes auront été éradiqués et remplacés par un régime policé et décent, on pourra négocier avec les fils des anciens islamikazes.
Mais la dénazification n’est pas même commencée. Au contraire.
 
En 1940, c’est dans une situation apparemment désespérée que Winston Churchill avait choisi de résister.
 
L' Axe du Mal existe
 
La Grande Bretagne n’avait pratiquement plus d’armée et le débarquement allemand dans l’estuaire de la Tamise paraissait imminent.
"Nous combattrons sur les mers et les océans, proclama Churchill. Nous combattrons dans les airs avec une force et une confiance grandissantes, nous défendrons notre île quel qu'en soit le prix, nous nous battrons sur les plages, nous nous battrons sur les sites où l’ennemi débarquera, nous nous battrons dans les champs et dans les rues, nous nous battrons dans les collines. Nous ne capitulerons jamais."
 
A cette époque, un caricaturiste anglais avait dessiné un soldat britannique debout sur une falaise des côtes de son île, regardant un groupe compact de bombardiers nazis approchant. La légende proclamait : "Seul, s’il le faut !".
 
C’est l’équivalent de ce langage qu’il faut tenir à ceux du Fatah et du Hamas, au Djihad islamique, à l’Iran et au monde.
 
Il faut détruire le bras armé du Fatah, non l'armer, l'entraîner, le subventionner, dans l'illusion que les terroristes se retourneront contre les terroristes.
 
Ils se retourneront contre les Juifs. Il faut éliminer le Hamas. Alors seulement leur idéologie s’évanouira et les Arabes palestiniens deviendront accessibles à un discours et à la pratique de la paix.
 
Un Etat palestinien dans les conditions actuelles, serait une menace pour l’humanité.
Il serait la matérialisation de la victoire de l’extrémisme, comme le sont l'Iran des ayatollahs et certains régimes dictatoriaux et rétrogrades qui défigurent les peuples et les pays du Moyen-Orient et retardent leur accès à la civilisation et au progrès.
 
L’Axe du Mal existe, comme en 1940.
Le djihadisme et le nazisme représentent le même péril pour l’humanité. »
 
Titre original : « Il ne faut pas tolérer d’État palestinien » par Paul Giniewski sur http://a7fr.com/Default.aspx?tabid=156&articleType=ArticleView&articleId=46783
 
1) Michel Bôle-Richard : "A Gaza, avec ceux qui lancent des roquettes sur Israël", Le Monde, 18 Janvier 2008, p 1 et 4.
2) Christine Rousseau : "Boualem Sansal, de Sétif à Auschwitz", Le Monde des Livres, 18 Janvier 2008, p 3.
 
Pour en finir avec Gaza
 
Il n' y a aucune autre solution pour Gaza que d’être annexée  à l’Égypte ou intégrée en territoire autonome au sein de l’Égypte.

La géographie l’exige, l’Histoire l’exige, la dignité l’exige, la raison l’exige et, plus encore, la population qui, à maintes reprise, a "voté avec les pieds" pour cette solution.

Gaza était sous autorité égyptienne avant la Guerre des Six jours et n’a été occupée par Israël que parce que l’armée égyptienne a tenté d’envahir Israël à partir de Gaza.

Les résolutions de l’ONU après le cessez le feu de 1967 préconisaient le retour de Gaza, comme celui du Sinaï, à l’Égypte en contrepartie de la paix, comme d’ailleurs le retour partiel de la Judée-Samarie à la Jordanie.
C’est Arafat qui a imposé la reprise de ces territoires pour en constituer la Palestine, avec le seul et unique objectif que de détruire Israël par la guerre ou par le terrorisme.

Il faut refuser énergiquement d’unifier en une soi-disant Palestine formée artificiellement par la Judée-Samarie (la soi-disant Cisjordanie) et Gaza, ce qui constituerait une ligne de fracture à l’intérieur même du territoire israélien. Sous prétexte de "continuité territoriale" de la Palestine, il n’est pas question d’imposer à Israël une "discontinuité territoriale" !

Israël n’a aucune raison de prendre la responsabilité de l’économie, la santé, les communications, l’énergie de Gaza. Bien sûr que Gaza a le droit d’avoir toutes ces infrastructures nécessaires à une vie digne. Mais c’est de la seule responsabilité de l’Égypte et des "frères" arabes.

Gaza redeviendra alors un territoire pacifié égyptien, ou alors il nous faudra d’urgence élever une "muraille de fer" (et électronique, bien sûr) pour isoler Israël de Gaza ou l’unir à l' Égypte.

Cette bataille pour Gaza égyptienne doit être un impératif, une partie intégrante du dessein national, une ardente exigence pour chaque Israélien, pour chaque Juif.

Comme nous l’écrivions dans ces colonnes, "l’heure n’est plus au débat mais au combat".

Les Juifs n’ont pas le droit - ni plus le droit - de rester passifs devant une soi-disant démocratie virtuelle et nullement réelle, confisquée par un microcosme politique qui se pare de la légalité pour imposer son illégitimité, doublée de son incompétence et de sa lâcheté devant une opinion publique façonnée par la propagande et par l’antisémitisme.

Encore une fois "Maspik !", ça suffit !
 
Par Ofek - Publié dans : Territoires palestiniens
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 11:27
 
« Mais quelle mouche a donc piqué les rabbins libéraux Daniel Fahri, Stephen Berkowitz et Célia Surget pour qu’ils se constituent parties civiles d’une République qui n’en demandait pas tant ?
Ou peut-être est-ce la période des soldes qui lève un si lourd tribut sur leur belles âmes qu’elle les inspire à vider le Judaïsme de ses valeurs immémoriales – dont elles se sont par ailleurs bien démarquées depuis des lustres. Et faut-il donc que ce soit des Juifs qui dressent le réquisitoire d’une communauté juive qui a déjà fort à faire ailleurs ?
 
Car voilà que ces défenseurs en diable de la République laïque font usage d’un média national (le Figaro du 18/11) pour tirer à boulets rouges sur leurs frères soucieux de préserver –pacifiquement s’entend – des valeurs pour lesquelles des générations ont lutté jusqu’au sacrifice ultime.

Et quelle référence est la leur pour dénoncer ceux par qui le scandale arrive ?
Le Grand Sanhédrin de 1807 d’inspiration napoléonienne, dont on sait trop la ferveur, la piété et la forte identité juive qu’il a inspiré à nos frères d’antan, lesquels, selon un vieux mot avaient en commun avec leur concitoyens non juifs, le fait que « les premiers ne fréquentaient pas la synagogue et les seconds ne fréquentaient pas l’église ».

Quant à ce qui provoque cet accès de bile noire d’inspiration républicaine, c’est le désir de certains Juifs que soit pris en compte « la fiscalité des dons, la cacherout (…) les places dans les carrés confessionnels juifs (…) les calendriers des examens pour les élèves et les étudiants juifs (…) la nourriture cachère dans les hôpitaux, les systèmes d’entrée de certains immeubles le Chabbat » lesquels constituent pour ces gardes suisses de la république « des exigences qui sont des formes de privilèges allant bien au-delà des règles d’une laïcité bien comprise ».
Aux armes citoyens !
Avez-vous bien saisi comment des Juifs obscurantistes, bornés et rétrogrades entendent saper les fondements d’une république deux fois centenaire ?

Il faut dire qu’on a maille à partir avec la cohérence de Daniel Fahri, lequel peut à la fois défendre bec et ongles le droit de Jean-Marie Lustiger de prendre la soutane (et lui rendre un dernier hommage à Notre Dame) et affirmer sans rire sur les ondes de « Radio Courtoisie » que « D-ieu n’a certainement pas voulu les religions ». (Si, si, on peut vérifier…)

Mais lui et ses compères enfoncent encore le clou : « On peut comprendre le désir de certains de vivre selon les prescriptions de leur (sic !) religion mais ils doivent admettre que ce n’est pas possible dans un pays dont les coutumes et les lois ont été façonnées par des siècles de chrétienté. »
Voilà clairement dit par des rabbins (enfin, ce qu’il reste chez eux de cette vocation) ce qu’aucun digne citoyen républicain français n’oserait dire à des Juifs religieux : « si vous tenez tant à respecter la tradition de Moïse, alors faites vos valises ! »
Je ne suis pas certain pour ma part que le Président de la République et son Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale trouvent ce zèle citoyen très à leur goût.

Au passage, voilà de la part d’un homme préoccupé, dit-on, de Mémoire, un bel hommage rendu à ceux qui ont mis les Tefilines à Auschwitz, qui y ont sonné le Chofar et y ont construit des Souccot (eh si…).
Voilà en bel hommage à des dizaines de milliers de Juifs non religieux qui, en Slovaquie et en Hongrie, ont refusé des certificats de baptême de complaisance lesquels auraient pu leur éviter la chambre à gaz.
Voilà un bel hommage rendu à tous ceux qui sont montés sur des bûchers pour ne pas abdiquer leur foi et à qui nos trois fiers à bras républicains doivent d’exister.

Et de tout confondre. Poser comme un acte de discrimination le fait que l’entrée d’un immeuble ne soit pas conçue pour ceux qui respectent le Chabbat est certes très excessif.

Mais pour le reste : cela fait des lustres que les Juifs religieux sont toujours parvenus à composer dans la plus grande sérénité avec les règles de la république, voire du patriotisme et parfois, même à grand frais quand on pense à l’image du rabbin Abraham Bloch, mort sur le champ de la Grande guerre en assistant un soldat chrétien dans ses derniers moments. Un épisode exalté par le pourtant très peu philosémite Maurice Barrès qui écrivait : « Voilà une image qui ne périra pas. »

Et de nos jours, depuis des décennies, des élèves et des étudiants juifs ont effectué des parcours scolaires et universitaires brillants sans rien enfreindre ni de la loi de Moïse ni de celle de la république. L’auteur de ces lignes peut – modestement – en témoigner pour lui-même.
Depuis des décennies encore, les juifs hospitalisés peuvent s’ils le désirent obtenir des repas cachers, sans que cela ait jamais provoqué des inflammations cutanées chez les autorités de l’Assistance publique. Des repas qui, soit dit en passant, font le bonheur de certains musulmans pratiquants. Cela fait belle lurette que les dons à maintes institutions juives sont déductibles sur les feuilles d’impositions. Quant aux carrés juifs de cimetières, il s’agit d’une exigence des plus fondamentales de la loi héritée du Sinaï et à laquelle aucune république n’a jamais tenté de porter atteinte.

Si je puis ici apporter mon modeste témoignage, j’ai fait une carrière d’ingénieur dans une multinationale au sein de laquelle ma pratique religieuse n’a donné des boutons à personne. J’y jouissais même d’un grand respect de la part de mes collègues. La personne à laquelle j’ai dû ma titularisation était un catholique fervent – ex membre de l’OAS de surcroît – qui ne trouvait rien à redire à ce que je quitte mon travail plus tôt le vendredi. Cette entreprise compte toujours du reste, maints Juifs pratiquants qui ne connaissent pas la moindre difficulté.

Et pour la pièce montée de cette lugubre fête, on ne saurait assez suggérer à nos trois zélotes de la république de joindre leurs efforts à ceux d’une immémoriale gloire du cinéma français partie jadis en croisade contre l’abattage rituel.

Il conviendrait également de signaler à Madame la Ministre de l’Intérieur que tous les Juifs pratiquants de l’Hexagone – y compris le Grand rabbin de France – se promènent sans papiers sur eux le Chabbat. Nul doute qu’elle trouvera ici l’inspiration d’un petit coup de filet dans les milieux intégristes… juifs, pour une fois.

Et tiens, puisque nous y sommes : comment se fait-il que l’Islam dont les adeptes en France sont plus nombreux que les Juifs et dont les revendications s’expriment – souvent avec peu de pondération – dans tous les domaines de la vie citoyenne, n’alarme pas nos dignes rabbins alors qu’il suscite les plus vives inquiétudes en haut lieu ?
Est-ce aux Juifs religieux qu’on doit ce qu’il est convenu d’appeler « les territoires perdus de la république » ?
Nos pourfendeurs d’intégrisme sauraient-ils par hasard qu’un papier du même genre écrit par Robert Redecker a valu à son auteur de devoir se terrer comme un rat, du fait de menaces de mort ?

Et sachez chers lecteurs que nos auteurs ne sont pas des illettrés car c’est rien moins que le Talmud qu’ils invoquent : « Dina deMa’lhouta Dina » : « La loi du pays c’est la loi ».
Et c’est là que je ne peux réprimer une onde de malice : et le reste… du Talmud ?
Les rabbins qu’ils sont en assument-ils le sens et les implications avec la même ferveur ?

La vérité c’est que ces gens se payent à la fois la tête de leurs coreligionnaires et celle de la République.
Je ne suis pas certain que les autorités républicaines, à tous niveaux, soient très admiratives de ces Juifs qui ne craignent pas d’étaler leur frilosité au détriment de leurs frères.
Ce dont je suis certain en revanche, c’est que tous les maires de France dans les villes desquelles le mouvement Loubavitch organise des allumages publics de Hanoucah honorent ces cérémonies de leur présence, quelle que soit leur appartenance politique.
Ce que je sais aussi, c’est que personne n’a perçu d’atteinte à la république lorsque le Président Jacques Chirac a invité les responsables du mouvement Loubavitch à l’Élysée, qu’il a accepté avec beaucoup d’émotion de recevoir la traditionnelle Bénédiction des Cohanim et qu’on a vu, lors de cet événement, des rescapés de la déportation mettre les Tefilines dans les salons de la demeure du premier magistrat de la République.

Une once de bon sens aurait inspirée nos trois compères de s’abstenir de jeter ce pavé dans la mare de la presse nationale et d’inviter plutôt la communauté à un débat interne. Mais il faut croire que l’occasion était trop bonne.

Ce que leur vindicte a fait oublier à nos trois compères lorsqu’ils ont trempé leur plume dans le fiel, c’est que Moïse a signifié que la vocation du peuple juif était d’être « un royaume de prêtres et une nation sainte ». Cela n’implique certes pas que nous devons plastronner devant l’humanité mais cela n’est pas non plus une injonction de raser les murs.

Ce qu’ils ont également oublié c’est que le judaïsme libéral vit aux crochets du judaïsme religieux et qu’il ne serait qu’un grand néant si, pendant que ses lieux de culte n’existaient pas, les maisons d’étude du monde religieux n’avaient cessé – pendant deux millénaires – de briller jour et nuit de tous leurs feux pour livrer à l’humanité le message inaltéré de Moïse. »
 
Titre original : « Le coup de poignard dans le dos », par Schlomoh Brodowicz sur http://www.guysen.com/articles.php?sid=6637&titre=Le-coup-de-poignard-dans-le-dos
 
Réaction d’Emanuel, étudiant juif français sur http://irpourdemain.over-blog.com/article-15912652.html :
 
Il faut savoir que la branche libérale du Judaïsme ne s'inscrit absolument pas dans la logique du Consistoire Central qui découle du Grand Sanhédrin tant cité. Ainsi, il me semble très étonnant que les autos-proclamés "Rabbin" libéraux qui n'ont pas fait l'école rabbinique (étape obligatoire pour être Rabbin en France et instituée par le Grand Sanhédrin justement) osent prétendre porter les valeurs du Judaïsme à la française.

Mais en plus de ne pas respecter les principes issus du Grand Sanhédrin et donc de ne pas être réellement membre de la communauté juive, il est marquant de constater comme les auteurs s'excluent eux-mêmes de la communauté juive dans leur propos : "La communauté juive émet là des exigences qui sont des formes de privilèges allant bien au-delà des règles d'une laïcité bien comprise." Ils ne cessent de parler des juifs à la troisième personne. Il apparait ainsi clairement que les libéraux ne se sentent pas membre de la communauté juive de France.

Mais en plus de ne pas faire partie de la communauté juive ni dans les faits ni dans le cœur, les auteurs prétendent : "On peut comprendre le désir de certains de vivre selon toutes les prescriptions de leur religion, mais (...) ce n'est pas possible dans un pays dont les coutumes et les lois ont été façonnées par des siècles de chrétienté". Ceci est une assertion très grave à mon sens. En effet, de tout temps les juifs ont réussit à respecter leurs préceptes où qu'ils soient et quels que soient les interdits locaux. Pourquoi cela devrait-il changer aujourd'hui ? Cette assertion selon laquelle il est impossible de respecter tous les commandements juifs en France est tout simplement scandaleuse, et fausse en plus.
 
En effet il est tout à fait possible de le faire, même si ça peut-être compliqué dans certain contexte. Surtout, cela sous-entend que les juifs n'ont pas leur place en France s'ils veulent maintenir leurs coutumes. On se demande pourquoi Ariel Sharon avait conseillé aux juifs de France de s'installer en Israël ! Parce que quand un juif lit cet article, il se dit soit qu'il doit renoncer à une bonne partie de son héritage millénaire, soit qu'il doit quitter la France rapidement.

Quant à l'assertion selon laquelle "le Talmud lui-même avait déjà énoncé le fameux principe : Dina Demalekhouta Dina «la loi du royaume (de l'État) est la loi», au nom duquel le juif est tenu de se soumettre à la loi civile de son pays dans la mesure où elle ne le contraint pas à des actes immoraux (meurtre, adultère, idolâtrie).", il y a une légère erreur d'interprétation qui fausse le raisonnement. En effet, il y a bien un principe selon lequel la loi du pays est la loi. Cela s'applique dans tous les cas sauf si la loi contraint à des actes interdits par la Torah, soit bien plus que de simples "actes immoraux".
 
C'est pour cela que les juifs payent les impôts, saisissent les tribunaux ou la Halde pour faire valoir leurs droits, font vivre le Consistoire Central qui est une institution de la République, votent, respectent le code de la route, ... En revanche, si la loi interdit aux juifs de manger cacher, on sort complètement du cadre de ce principe, même si manger cacher n'a rien à voir avec la morale.
 
Quant aux examens, un étudiant juif ne peut pas passer un examen le Samedi ou les jours de fêtes juives. Aujourd'hui, il arrive de plus en plus souvent, au nom de la laïcité, que des étudiants juifs (quelques fois brillants) ne puissent passer un examen pour ces raisons et qu'ils doivent ainsi redoubler en espérant que les examens tomberont à des dates plus favorables l'année suivante. Il est certain que la situation peut continuer. La seule conséquence serait que certaines filières seront désertées par les juifs et que de nombreux juifs français iront en Israël. Alors, si la situation pouvait changer, le judaïsme français en sortirai renforcé.

Ainsi, la mouvance libérale s'inscrit en porte-à-faux complet avec le très républicain Consistoire Central découlant du Grand Sanhédrin et réel représentant de la communauté juive au sein de la République Française. Enfin, les juifs ont leur place en France et ce ne sont pas les rabbins libéraux autos-proclamés qui les feront fuir vers Israël.
 
Réaction de Haïm Korsia, aumônier général israélite des armées, Secrétaire général de l'association du rabbinat français sur : http://irpourdemain.over-blog.com/ :
 
Suite à la libre opinion intitulée « Judéité, laïcité, citoyenneté » parue dans le Figaro sous la triple signature des chefs spirituels d'un mouvement juif libéral, et critiquant la saisine de la Halde à propos des examens le shabbat et les jours de fêtes juives, il me semble nécessaire de préciser quelques points.
Jamais il n'a été question d'interdire en France tous les examens les samedis, mais de demander à trouver des solutions de bon sens. Y a t'il atteinte à la République à engager au dialogue? Je ne le pense pas. Il faut affirmer qu'un jeune qui croit en une foi religieuse n'est pas un danger pour la laïcité, bien au contraire, puisque c'est l'Etat qui garantit sa liberté de pratique.
 
Les signataires n'ont malheureusement pas lu la saisine, car ils y auraient trouvé l'expression d'un attachement profond à la laïcité que justement nous défendons.
L'Etat laïc n'a pas vocation à normer les pratiques religieuses et il est surprenant que le judaïsme libéral dénie aux juifs ce qu'il accepte et même parfois revendique pour les autres cultes, à savoir le respects de nos règles, traditions et devoirs religieux.
 
Le Consistoire est dans son rôle lorsqu'il plaide pour des carrés juifs dans les cimetières, car toutes les religions ont la même demande qui est celles de tous nos fidèles, y compris les plus libéraux.
Le Consistoire est dans son rôle lorsqu'il s'inquiète d'un laïcisme outrancier de certains concernant les examens les jours fériés et il est toujours dans son rôle lorsqu'il préconise la nourriture cacher dans les hôpitaux ou des ouvertures de portes compatibles avec nos règles, mais jamais au dépend de la sécurité.
Le Consistoire est fidèle à sa devise « Patrie et religion » qui s'incarne dans tout ce qui fait notre vie juive et qui est un cadre rituel qui, de nos jours, doit être mieux expliqué, en particulier dans un monde où les rites s'effacent, emportant avec eux nombres de repères de notre société.
 
Par ailleurs, c'est faire insulte au travail remarquable de la Halde que de ne pas reconnaître que la notion de discrimination indirecte est une réalité que connaissent certains juifs qui se heurtent à un refus de trouver des solutions pour des questions aussi simples qu'une serrure ou un examen.
 
Le texte de la Halde est limpide: « La discrimination est indirecte lorsqu’une disposition, un critère, une pratique apparemment neutre, est susceptible d’entraîner un effet défavorable pour une personne ou un groupe de personnes en raison d’un critère prohibé par la loi, par exemple leur origine, leur sexe ou leur religion, par rapport à d’autres personnes, à moins que cette disposition, ce critère ou cette pratique ne soit effectivement justifié par un objectif légitime et que les moyens de réaliser cet objectif ne soient appropriés et nécessaires. »
 
De manière absolue, le judaïsme se réclame de la France car nous sommes une part de son génie, mais ce lien n'implique pas une oblitération de notre foi. Depuis Louis XIV qui voulait une France acquise à « un roi, une foi, une loi », les Lumières et 1789, ou plus exactement 1791 pour les juifs, ont permis à chacun d'être porteur d'une double fidélité à sa foi et à son pays.
 
Je ne méconnais pas l'histoire de France et l'apport du christianisme, mais je sais que des juifs étaient présents et actifs avant même que Clovis ne soit baptisé en 496, je sais ce que la langue française doit au rabbin Rachi de Troyes et à tant d'autres, et ce serait faire preuve de peu de mémoire que d'effacer les traces de ces apports à la culture et à l'histoire de France.
 
Je plains sincèrement ceux qui se vivent eux même en situation de dhimmi, de soumis, dans un pays qui ne fait, lui, aucune différence entre ses enfants.
Je plains ceux qui n'ont pas appris de l'histoire biblique ou plus tragiquement contemporaine que rien ne peut justifier le rejet de son frère, et que la grandeur d'un homme est de défendre ceux qui vivent intensément, authentiquement leurs convictions ou leur foi, sans jamais nuire à la collectivité, bien au contraire, même s’il ne les partage pas.
 
Nul ne se grandit en abaissant ses propres frères, c'est ce que nous enseigne la parole du deuxième fils de la Haggadah du soir de Pâques: « Quelles sont ces traditions pour vous ? ».
La force du judaïsme a toujours été de porter les espérances des uns et des autres, les combats des uns et des autres, les rêves des uns et ceux des autres, même si ce n'étaient pas les nôtres.
 
Sachons conserver nos traditions afin de donner plus à la France.
Par Ofek - Publié dans : Anti-Sionisme-Sémitisme, Judéophobie, Révi-Négatio
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Mercredi 23 janvier 2008 3 23 /01 /Jan /2008 10:17
 
« La semaine dernière, le gouvernement israélien a, dit-on, entamé des négociations sur les « questions centrales » du conflit israélo-palestinien : les frontières, les implantations, les réfugiés et Jérusalem – mais pas sur l’incitation à la violence ni les propos haineux.
 
C’est une bonne chose que d’examiner les conséquences du fait qu’Israël a omis, dans le passé, d’exiger que soit mis un terme à l’incitation à la violence et aux propos haineux des Palestiniens au niveau de toute la région, car ils constituent des signaux d’alarme de l’intention génocidaire de ceux qui en sont les auteurs.
Abraham Joshua Heschel a écrit que ce sont les mots, non les rouages du système, qui ont produit Auschwitz. Si les pierres, les poignards, les fusils, les explosions-suicide, les Qassam et les missiles à longue portée constituent la partie matérielle des menaces terroristes à l’encontre d’Israël, c’est l’incitation à la haine qui en est le programme [au sens informatique du terme].
 
A Annapolis, la déclaration de principes appelait à « tenir tête au terrorisme et à l’incitation à la haine – qu’ils soient le fait des Palestiniens ou des Israéliens ». Le Premier ministre Olmert et le Président Bush ont, tous les deux, utilisé l’expression une fois – mais le Président Abbas l’a ignoré.
Durant la visite de Bush, les déclarations officielles n’ont apporté aucune preuve d’une volonté de surveiller et d’éradiquer les propos haineux des médias arabes officiels, des textes et des lieux de culte ; un acte colossal de négligence diplomatique.
 
Les politiciens et les faiseurs d’opinion israéliens se conduisant comme des enfants victimes de sévices, qui se sont accoutumés à l’incitation à la haine, comme s’il s’agissait d’une chose normale. L’incitation à la haine, comme le plomb dans l’essence, doit impérativement être redéfinie comme toxique et inacceptable.
Memri et Palestinian Media Watch fournissent régulièrement de nouveaux exemples d’incitation endémique régionale à la haine, que l’on peut lire ou entendre dans les manuels de classe, les mosquées, sur les ondes, dans les médias et sur Internet.
 
Dans le pire des cas, l’incitation à la haine inclut la déshumanisation des Juifs, considérés comme des « singes et des porcs », la diffusion des Protocoles des Sages de Sion, et des cartes d’où Israël est absent. Les appels du dirigeant iranien, Mahmoud Ahmadinejad, à effacer Israël de la carte, et ses dénégations de l’Holocauste, sont la partie émergée de l’iceberg.
 
La cessation de l’incitation à la terreur, patronnée par l’Etat, doit avoir la première place dans le programme des négociations, avant même les discussions concernant les frontières, les implantations, Jérusalem et tous les autres problèmes.
La première « mesure pour bâtir la confiance » devra consister à mettre fin à l’incitation à la haine, à couper les financements à ceux qui la promeuvent, et à poursuivre en justice ceux qui propagent la haine, non seulement dans l’Autorité Palestinienne, mais les pays limitrophes : l’Egypte et la Jordanie, et – mais oui ! – l’Arabie Saoudite.
Comme le rapporte le Jerusalem Post, même des journaux arabes "modérés" ont publié des caricatures antisémites avant le sommet d’Annapolis.
 
Il est vrai qu’Israël a ses propres spécimens bleu et blanc [fauteurs d’incitation à la haine] – tel Rabbi Itzhak Batzri, qui a été mis en examen pour avoir traité les Arabes d’ «ânes » et de « bêtes féroces ». Mais la décision prise par nos autorités judiciaires de poursuivre Batzri est un modèle à suivre pour la région.
Mon avis est que l’incitation à la haine, dans la société israélienne, est probablement inférieure - de l’ordre de deux magnitudes -, par rapport à celle du monde arabe, où les services officiels d’éducation, de culte, de presse, du Web et des médias audiovisuels sont programmés pour la répandre quotidiennement.
 
Les expressions suivantes doivent encore entrer dans le lexique du processus de négociation : « L’incitation à la haine tue », « Mettre fin à l’incitation à la haine », « L’incitation à la haine est toxique » et « L’incitation à la haine suscite des terroristes génocidaires ».
 
En 1969, le gouvernement israélien a énergiquement demandé que soient enlevés ou amendés, des textes au contenu incendiaire, des livres scolaires jordaniens utilisés dans les camps de réfugiés administrés par l’ONU. Mais Israël a manqué l’occasion d’exploiter le précédent de la décision de la Knesset, en 1988, d’interdire les partis qui incitent au racisme et à la violence.
 
L’incitation à la violence et le langage de haine sont les révélations les plus toxiques de notre temps. Ils façonnent l’environnement socioculturel qui permet à la terreur génocidaire d’accéder au statut de norme reconnue et approuvée. Les enfants et les adolescents sont les plus vulnérables, et les y exposer est une forme de sévices sur enfants. Ils sont endoctrinés à agir conformément à ses messages, assurant ainsi la perpétuation de la haine, de génération en génération.
 
C’est l’incitation à la haine, parrainée par l’Etat - c'est-à-dire les messages diffusés par haut-parleurs, sur les ondes et sur Internet - et non ce qui se susurre entre diplomates, qui révèle les intentions des États ou des organisations qui lui sont subordonnées. La réaction de "la rue" rend les décideurs prisonniers de ces messages.
Aussi longtemps que l’incitation à la haine déformera l'esprit des générations à venir, aucune solution diplomatique du conflit entre Israël et le monde musulman n’aura des chances de durer.
 
Israël devrait demander aux Etats-Unis, à l’Union européenne et aux agences de l’ONU, qu’ils cessent de financer tous les établissements d’enseignement et d’éducation qui tolèrent ou emploient le langage de la haine.
Tant que l’Arabie Saoudite et l’Egypte ne mettront pas un terme à la propagation de motifs anti-israéliens et anti-juifs répugnants dans leurs mosquées, leurs publications, leurs universités et leurs médias, ils ne seront pas crédibles pour participer à quelque processus de paix que ce soit, ou y jouer un rôle d’intermédiaire.
 
Israël et la communauté mondiale doivent exiger que la première des « questions centrales » consiste à appliquer des mesures de surveillance, au modèle de celles de la santé publique, en vue de bannir l’usage d’un langage de violence et d’incitation à la haine.
 
Afin de réduire le risque de conflit perpétuel, nous devons donner un caractère institutionnel à la surveillance de l’incitation à la haine.
L’objectif d’une telle surveillance sera de donner lieu à des mesures pénales de censure et de répression, destinées à dissuader les fomentateurs d’incitation et de propos de haine. En recourant au Code Criminel International du Statut de Rome, qui stipule que l’incitation au génocide est un crime contre l’humanité, Israël donnera l’exemple d’une criminalisation de l’incitation à la terreur génocidaire, comme élément central de tout accord futur issu d’Annapolis.
 
Je pose la question au Président Bush et à la Secrétaire d’Etat Rice : A-t-on demandé au Consul général américain, à qui est assignée la surveillance des « progrès en matière de conformité avec la feuille de route », qu’il contrôle combien de fois les mots "porc", "cancer", "saleté", "microbes" et "vermine", et autres motifs antisémites figurent dans les manuels, sermons, sites Internet et médias arabes officiels ?
 
Les valeurs fondamentales de tous les contrats sociaux doivent présider à la résolution du conflit avec les Palestiniens et des Etats limitrophes. L’incitation à la terreur est une atteinte flagrante au respect des droits humains les plus élémentaires – la vie et la dignité humaines -, elle démarque les intentions génocidaires de ses auteurs et de ses acteurs.
 
La feuille de route appelle explicitement à la cessation de l’incitation à la haine comme condition préalable à tous les accords futurs.
Surveiller, dénoncer et sanctionner officiellement l’incitation à la haine, telles sont les prochaines étapes essentielles pour éradiquer cet obstacle fondamental à la paix et cette menace pour la vie humaine. »
 
Elihu Richter *
 
Titre original anglais "The first 'core issue': Incitement" (La plus essentielle des questions centrales : l’incitation à la haine) sur The Jerusalem Post
 
* L’auteur dirige le Programme pour la Prévention du Génocide à l’Ecole Hadassah de Santé publique et de Médecine Communautaire de l’Université Hébraïque, et est membre du conseil consultatif de l’Observatoire des Génocides.
 
Par Ofek - Publié dans : Hypocrisie collective, Médias et Propagande
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Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 18:05
 
 « Ce mercredi matin, à 10 heures locales, les terroristes islamistes de Gaza avaient déjà tiré quelque 25 Qassam, sans compter les obus de mortier, sur Sderot, les kibboutz du Néguev occidental et sur la ville d’Ashkelon, où vivent environ 120 000 personnes.
 
Ils méritent assurément le qualificatif de terroristes, puisqu’ils s’attaquent systématiquement à des civils. De plus, les islamistes, ce faisant, se rendent coupables de crimes de guerre, au regard de la législation internationale en vigueur.
 
Certes, dans divers communiqués, ils prétendent qu’il s’agit d’une riposte aux raids israéliens d’hier (20 miliciens tués. Ndlr.), et à l’élimination de l’archi-terroriste Oualid Bin Obedi, le chef du Djihad islamique en Cisjordanie. Obeidi fut le responsable direct de l’assassinat de dizaines d’Israéliens et de Palestiniens, notamment de 11 Israéliens, lors de l’attentat terroriste qu’il ordonna contre un restaurant de l’ancienne gare routière de Tel-Aviv, le 17 avril 2006.
 
Les Brigades Al-Qods, qu’il commandait, sont à l’origine de la plus grande partie des assassinats collectifs menés en Israël durant ces dernières années.
 
Le président de l’Autorité Palestinienne, M. Mahmoud Abbas, qui a qualifié les événements d’hier à Gaza de "véritable massacre", a associé les Palestiniens de la rive occidentale du Jourdain à un deuil de trois jours, décrété par le Hamas. On atteint ainsi le comble de l’hypocrisie.
 
Parlant de massacre, les terroristes lanceurs de Qassam, tués lors des affrontements avec Tsahal, dans le quartier de Zeitoun, à la lisière est de Gaza-city, sont précisément ceux qui ont opéré un authentique massacre, cette fois, contre les forces de l’Autorité Palestinienne, en juin dernier. Ce carnage avait inclus la précipitation d’officiers de Mahmoud Abbas depuis le toit de l’un des rares gratte-ciels de Gaza.
 
D’ailleurs, qu’on ne s’y trompe pas, les forces de sécurité de l’AP accueillent chaque annonce de victimes dans les rangs des combattants du Hamas dans une liesse sans retenue, de laquelle j’ai plusieurs fois été témoin oculaire.
 
Là ne s’arrête pas l’hypocrisie populiste de la direction du Fatah, puisque je suis en mesure d’affirmer que ce sont leurs services qui ont indiqué aux Israéliens la planque d’Obeidi, ainsi que les heures auxquelles les commandos pourraient l’y cueillir. Ce transfert d’information s’inscrit dans la coopération routinière entre les deux entités. Pour l’AP, il s’agit d’éliminer de son territoire tous les chefs des branches armées islamistes qui défient son autorité et l’empêchent d’établir l’ordre.
 
Cette association, dont l’AP est demanderesse, n’est un secret pour personne, puisqu’elle a fait l’objet de discussions et de mentions officielles lors de la récente visite de George W. Bush à Ramallah.
 
A noter encore que les commandos israéliens n’ont pas cherché à abattre Obeidi : ils ont, au contraire, encerclé le bâtiment dans lequel il avait trouvé refuge, situé dans le bourg de Kabatyia, dans la proximité de Djénine Forts de cet encerclement, les militaires ont demandé aux occupants de la maison d’en sortir, les mains au-dessus de leur tête. Certains des sergents d’Obeidi ont obtempéré et ont eu la vie sauve. Quant à leur chef, il a émergé du bâtiment en faisant feu de tous côtés au moyen de son fusil-mitrailleur, et c’est à ce moment qu’il s’est écroulé sous les balles des Israéliens.
 
Quant à la prétention de représailles, formulée par les leaders islamistes de Gaza, tout le monde, dans la région, sait parfaitement qu’il s’agit d’une contrevérité. En fait, ce sont les Israéliens qui ripostent aux tirs incessants de roquettes sur leur population civile. Tout les acteurs et les observateurs des événements actuels sont conscients de ce qu’en cas de cessation de ces activités terroristes, les raids de Tsahal à Gaza s’arrêteraient instantanément.
 
C’est ici le lieu de se demander pourquoi les trois agences de presse, AP, Reuters et AFP, persistent à proposer un rapport biaisé des faits, omettant, dans leurs communiqués, de stipuler la légitime défense des Israéliens, et décrivant systématiquement leur armée en termes de tueurs de Palestiniens, activistes et militants. Qu’on le sache, une fois pour toutes, ces dépêches ne constituent pas le miroir de la vérité.
 
Je suis Palestinien, j’œuvre pour la création de mon Etat indépendant, et je n’ai absolument rien à craindre de l’armée israélienne. C’est d’ailleurs depuis un kibboutz frontalier de Gaza, où je suis venu observer la confrontation, que j’envoie cet article. J’y ai entière latitude de me déplacer où bon me semble, sans escorte, et d’écrire ce que je vois, selon ma plus libre interprétation. Ce matin, je viens par ailleurs de croiser les équipes de deux chaînes de télévisions arabes, ainsi qu’une autre, de la télévision de l’Autorité Palestinienne.
 
Il n’est pas exagéré d’affirmer que le traitement déformé de l’information par les trois media que j’ai cités, traduits en arabe, participent à encourager les bandes islamiques armées opérant depuis Gaza, qui se complaisent ainsi dans leur interprétation victimaire et pseudo héroïque de faux résistants. Ils savent que c’est de cette manière qu’ils sont perçus dans le monde, grâce aux câblogrammes frelatés, et cela participe à les galvaniser.
 
En fait, tous ces terroristes agresseurs, leurs chefs, et ceux qui les dépeignent sous les traits d’activistes et de militants, ne réalisent pas qu’ils sont en train de préparer un gigantesque malheur à la population de Gaza, dont l’immense majorité ne rêve que de quitter l’enfer que les islamistes leur imposent. A tel point que les autorités égyptiennes ont dû fermer la frontière de Rafah, dans le seul objectif d’empêcher un exode massif sur leur sol.
 
C’est une lapalissade que seuls les ivrognes peuvent ne pas voir : l’armée israélienne est à deux doigts de réinvestir militairement la bande de Gaza. Tous les plans sont prêts dans leurs moindres détails, et il n’y a qu’à attendre que l’une des roquettes lancées par les terroristes produise un carnage en Israël pour allumer la mèche de l’explosion qui va leur sauter à la figure.
 
Il est juste également de mentionner que le gouvernement d’Ehoud Olmert fait tout ce qui est en son pouvoir afin d’éviter la confrontation généralisée à Gaza. Ses soldats se contentent de frapper les terroristes en action, espérant que les pertes qu’ils occasionnent ramèneront les islamistes à la raison. Mais souvent, c’est depuis des résidences occupées par des civils palestiniens que les terroristes tirent leurs Qassam, et les Israéliens, dans la quasi-totalité des cas, épargnent ces maisons par pur souci humanitaire.
 
Reste que cela fait qu’il ne leur est pas possible d’anéantir la capacité du Hamas et de ses alliés de commettre leurs crimes, ce qui les mène droit au shihada. Mais une shihada qui va entraîner la mort de centaines, voir de milliers d’innocents, qui n’ont pas choisi le suicide au nom d’Allah, et qui le subiront néanmoins. Ces gens sont de véritables otages de l’hystérie fondamentaliste qui anime les hordes islamistes de Gaza. Le Hamas prépare un sacrifice humain de Palestiniens innocents, et personne, ni dans le camps arabe, ni dans le nôtre, ne tente réellement de l’en dissuader. C’est même le contraire qui prévaut, tous espèrent voir les Israéliens faire le sale boulot – ils y sont presque abonnés – et remettre ce qui restera de Gaza, enceint d’un ruban ensanglanté, à Mahmoud Abbas.
 
Pour ce dernier, au plan stratégique, les tirs contre les civils israéliens représentent une aubaine inespérée, c’est peut-être la raison qui le pousse à jeter de l’huile sur le feu. Car, la semaine dernière, ni lui, ni Bush – précisément interrogé sur ce sujet – n’entrevoyaient de solution réaliste pour chasser le Hamas de Gaza. Il n’y a pas que de l’hypocrisie, on nage en plein surréalisme : quelle est donc la solution que propose Abou Mazen aux Israéliens ? Laisser tirer les islamistes sur Sderot sans intervenir ? Sans faire ce qu’il faut pour protéger leurs compatriotes ?
 
Autre aspect répugnant de cette confrontation : alors que, comme je l’ai décrit, les soldats de Tsahal font de leur mieux, et avec une réussite certaine, pour n’atteindre que les miliciens et les terroristes islamiques, ces derniers font tout ce qui est en leur pouvoir pour assassiner le plus de civils israéliens possibles. Si Israël faisait la guerre comme Hanya, cela ferait longtemps que Gaza ne serait plus qu’un tas de ruines bordé d’un gigantesque cimetière.
 
Hier matin, un sniper islamiste a ainsi abattu un volontaire équatorien, Carlos Andrés Muscara Chávez, 21 ans, qui plantait des patates dans le sable du désert, au kibboutz d’Ayn Hashlosha (Ein Hashlosha. Ndlr.). Et les islamistes se sont congratulés à l’annonce de cette "victoire magistrale".
 
Dans ce kibboutz, un village communautaire, toujours gouverné par l’idée du socialisme humanitaire, les dix autres volontaires étrangers ont décidé de rester après l’assassinat de leur camarade. Une jeune fille, frêle dans ses vingt ans et ses habits trop grands, m’a dit ce matin "que partir maintenant, ce serait trahir la mémoire de Carlos en permettant le triomphe de la barbarie".
 
Je suis assis sur une butte de gazon, mon portable sur les genoux. Je regarde les minces colonnes de fumée noire qui parsèment, ça et là, l’horizon de Gaza, où les miens tuent et meurent. De ce côté-ci, les Juifs se sont remis au travail, leur ennemi unique étant la nature hostile et avare.
En face, pris dans une orgie de haine, ces adorateurs de Moloch, qu’ils appellent dieu, s’apprêtent à lui offrir un festin colossal.
Ce matin, j’aimerais être né Equatorien, et être en train de planter des pommes de terre à Quito, pour remplacer celui qui leur manque, parce que l’un de mes frères l’a assassiné de sang froid ».
 
« Le Hamas prépare le banquet de Moloch », par Sami El Soudi sur Metula News Agency
Par Ofek - Publié dans : Territoires palestiniens
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Mercredi 9 janvier 2008 3 09 /01 /Jan /2008 11:50
 
J'ai rencontré le Rabbi pour la première fois un mois avant ma Bar Mitsvah.
Mon grand père, né en Amérique, était un des seuls à garder les vieilles traditions 'hassidiques, à l'époque où l'Amérique était une "terre qui dévore ses habitants". (... une époque où il n'était question que de s'intégrer à l'Amérique).
Mon père et ma mère, eux-mêmes, n'étaient plus tellement attachés au judaïsme. Ils m'envoyaient de temps en temps le Chabbat accompagner mon grand père à la Schoule,
à Manhattan, dans le East Side. J'avais avec lui également trois cours par semaine sur le judaïsme, en sortant de l'école communale. Je dois dire que ce qui m'a permis de garder ma conscience de juif au travers des péripéties de ma jeunesse, ce sont bien ces cours,
ces visites du Chabbat et toute l'atmosphére qui s'en dégageait.
 
En 1954, avant ma Bar Mitsvah, mon grand père m'emmena chez deux Admourim :
le Rabbi de Boyan et le Rabbi de Loubavitch.
Je me souviens encore de la surprise que j'eus en découvrant le visage encore jeune du Rabbi de Loubavitch : pour moi, allez savoir pourquoi, un Rabbi était un vieux monsieur, au visage décoré d'une longue barbe forcément blanche. Mon grand père tendit au Rabbi un "petek" (courte lettre mentionnant le nom du visiteur, le nom de sa mère et le sujet de sa visite). Le Rabbi s'entretint quelques instants avec mon grand père, en Yddish, dont je comprenais quelques bribes seulement. Puis il se tourna vers moi, et me questionna sur le sujet le plus inattendu de la part d'un Rabbi :
- Quel est ton sport préféré?
- Le base-ball, répondis je sans hésitation.
- Et comment tu préfères ce jeu : quand une seule des parties joue, ou quand les deux parties jouent ?
C'était cette fois mon tour d'apprendre au Rabbi les règles élémentaires du base ball...
- Rabbi, c'est impossible de jouer au base ball à une seule équipe.
- Et pourquoi donc ? demanda le Rabbi d'un ton sérieux.
Ma patience faillit disparaître. Allez expliquer ý un Rabbin ce que chaque enfant sait depuis qu'il marche...
Enfin j'essayais de ma plus exquise politesse :
- Rabbi, tout le truc, c'est justement que l'un soit plus fort que l'autre ! Il faut être deux pour cela !
Visiblement le Rabbi avait compris, et je fus très soulagé.
- Et qui gagne ?
-Le meilleur joueur" ! M’esclaffais-je, heureux de cette répartie si spontanée.
Je n'ai aucune idée de ce qui se passait dans la tête de mon grand père durant cet entretien si particulier.
Le Rabbi, lui continua son enquête :
- "Est ce que tu joues quelquefois avec tes amis au base ball ?
- Sur, Rabbi. J’étais déjà certain que j'allais bientôt lui raconter mes hauts faits sur le terrain.
- Et tu vas quelquefois voir jouer les grandes équipes ?
- C'est sûr !
- Et qu'y a-t-il de plus que dans les matches avec tes copains à l'école ?
Je m'armais de courtoisie pour répondre :
- Rabbi, nous, on joue pour s'amuser. Mais dans les stades, ils jouent pour de vrai.
J'aurais pu penser, jusque là, que le Rabbi s'intéressait au base ball; je dus vite déchanter :
-Et bien vois tu Yossef, tu as dans le coeur un grand terrain.
Jusqu'à ce jour, deux adversaires y jouaient. Le bon penchant, et le mauvais penchant. Mais c'était pour jouer.
A partir de ta Bar Mitsvah, ce sera pour de vrai. Et pour ce combat tu reçois de D.ieu le cadeau le plus précieux : un "vrai" bon penchant ! Avec des forces spéciales que D.ieu lui donne. Tu devras toujours t'efforcer de vaincre le mauvais penchant, et pour cela te souvenir, comme au base ball, que c'est toujours le meilleur qui gagne. Il suffit que tu veuilles, et tu pourras. Je te donne ma bénédiction pour que ton grand père et tes parents aient toujours beaucoup de satisfaction de toi.
 
Mon grand père répondit Amen et me fit signe d'en faire autant. Amen !
 
Il faut être fin psychologue pour savoir à quel point ce qu'entend un garçon de treize ans se grave dans son ’me et trouve sa place au fond de sa conscience ! Quoi qu'il en soit, je dois avouer que les mots du Rabbi sur le base ball et sur la guerre des penchants n'occupèrent pas alors une grande place dans mes réflexions... C'est vrai que le grand père eut l'occasion de me les rappeler dans le discours qu'il fit le jour de ma Bar Mitsvah, et c'est vrai aussi que j'évoquais parfois avec émotion le souvenir de cette visite, sans pour autant m'en remémorer le contenu.
 
Mais dans mon subconscient, ces mots restèrent gravés au delà de tout ce que j'aurais pu m'imaginer. Durant toute mon adolescence, au collège puis à l'université, j'eus deux occasions de voir resurgir mon entretien avec le Rabbi. Dans chacun de ces cas ce fut un moment capital de mon parcours, au point que je me demande si ce n'est pas en vue de cet instant là que le Rabbi me fit tout son discours sur le base ball.
Dans les deux cas, l'irruption brutale dans le champ de ma conscience du souvenir des paroles du Rabbi m'amena à modifier du tout au tout certaines décisions, et il est bien curieux que le base ball eut un lien direct avec ces souvenirs.
 
Le premier évènement eut lieu durant ma seconde année de collège. J'avais 16 ans,
et notre classe avait mérité au classement annuel d’être la meilleure classe de l'établissement. Notre récompense était un week end dans un club de jeunes très
fameux -et quasiment inaccessible- de la Nouvelle Orlèans. Un rêve à ne manquer sous aucun prétexte.
Quand je racontais à ma mère ce qui allait se passer, elle me dit :
"- Jo, il y a un problème, ce week end, c'est Yom Kippour. Tu sais que nous y tenons ; une fois par an on se doit bien de jeûner et d'aller à la synagogue. Nous n'avons jamais failli à cette règle et je compte sur toi pour ne pas rompre la chaîne de cette sainte tradition."
Un choc ! - "Mais maman, comprends moi, toute l'année on en a rêvé ! Je ne pourrai jamais me pardonner d'avoir raté un tel évènement."
 
Toute la semaine se passa dans la confusion et les disputes. Mes parents comprenaient l'importance de l'évènement, et ce qu'il représentait pour moi, mais disaient ils, il y des choses sacrées auxquelles on ne doit pas renoncer. Pour moi, qui avait toujours respecté le jeûne de Kippour, et qui me promettait de le respecter à l'avenir, je demandais un peu de souplesse devant une occasion unique dans la vie.
Mes parents, qui avaient toujours été très libéraux dans mon éducation me laissèrent finalement le libre choix, c'est à dire se firent à l'idée que je ne renoncerai pas au voyage.
 
La veille du départ, jeudi soir, je suivais chez un ami un match de base ball à la télévision, et de façon inattendue une équipe de seconde division emporta le tournoi. Quelle ne fut pas ma surprise d'entendre le commentateur "c'est finalement le meilleur qui gagne" !
Je ne sais comment mais je me revis sur l'instant devant le Rabbi : "souviens toi : c'est toujours le meilleur qui gagne. Il suffit que tu veuilles, et tu pourras."
Depuis trois ans, tout ceci était oublié. Et voila qu'au pied du mur, ces souvenirs étaient revenus.
Et au même instant, la décision fut prise : je ne transgresserai pas le jour de Kippour !
 
La seconde fois fut un évènement bien plus décisif, quelques cinq années plus tard, au début des années soixante.
Un jeune étudiant à l'université, l'âme en questionnement perpétuel cherchait un sens à sa vie. Un groupe de missionnaires mormons avait infiltré le campus, et faisait des ravages, notamment chez les jeunes juifs. Deux de mes meilleurs amis avaient déjà cédé au charme des discours du "moniteur", et eurent vite fait de me faire apprécier la "douceur" de leur nouveau paradis.
De semaine en semaine je prenais goût et étais attiré : j'avais enfin un sens à ma vie. Il ne me restait plus qu'à accéder au stade ultime, la conversion.
Un petit tracas toutefois, je ne savais pas comment j'allais m'y prendre avec mes parents. Ils avaient toujours été ouverts, libéraux, mais je mesurais toute la peine qu'ils auraient. Je m'étais décidé à ne pas leur en parler, ce qui me laisserait toute latitude pour les convaincre progressivement et peut être avec une dose de savoir faire, de les amener à la "vérité" que je découvrais.
 
La veille de la cérémonie de conversion, qui aurait du faire de moi un bon chrétien,
je participais à un match amical de base ball, que mon équipe perdit.
J'allais congratuler le capitaine de l'équipe adverse, et je m'entendis dire "il n'y a pas de truc !" C'est normal, c'est toujours le meilleur qui gagne !
J'eus du mal à terminer la phrase. Personne ne comprit pourquoi j'étais devenu tout pâle, ou tout rouge, ému jusqu'au fond de moi.
Ni le "moniteur" ni mes amis ne comprirent pourquoi je rompis soudain tout contact avec eux. Ce n'est que bien plus tard que je repris contact avec mes deux amis, pour les soutirer aux mormons. Eux aussi doivent directement leur attachement actuel au judaïsme à l'intérêt que le Rabbi porta un jour au base ball...
 
Ma seconde rencontre avec le Rabbi eut lieu quelques jours avant la Guerre des Six Jours.
Comme beaucoup de mes amis, nous avions été bouleversés par la crise de Cuba, lorsque notre univers nord américain avait été ébranlé par la menace des missiles et la Guerre Froide qui s'en était suivie. Nous avions alors opté pour des études de sciences politiques, à la fin desquelles nous étions parvenus à des postes importants dans divers états majors politiques et diplomatiques : des amis à moi tenaient alors des postes clés à la Maison Blanche, d'autres parmi les conseillers et collaborateurs des Sénateurs. Pour ma part, je faisais partie des proches de Mr Arthur Goldberg, Ambassadeur des Etats Unis auprès de l'Organisation des Nations Unies.
 
Un matin, de ce début juin 1967 je reçu un appel d'une de mes cousines qui m'appelait d'urgence chez elle. Je les trouvais, elle et son mari très soucieux : leur fils unique, Avraham, avait fait Téchouva depuis un an, et se trouvait dans une Yéchivah 'Habad en Israël. Malgré l'insistance de ses parents, effrayés par les menaces qui pesaient sur l'Etat d'Israël, il se refusait à rentrer à la maison : le Rabbi avait dit de ne pas quitter Israël.
"Nous avons essayé de rencontrer le Rabbi, me rajoutèrent ils, pour lui expliquer qu'il est notre fils unique, notre seul espoir, notre raison de vivre. Sans succès. Il est inabordable. Nous lui avons écrit, et pour seule réponse, il n'a eu qu'un phrase, qui ne nous convainc pas : "ni il sommeille, ni il ne dort, le Gardien d'Israël".
A propos, Jo, on t'a appelé pour en discuter avec toi qui connais beaucoup de monde et tu es au courant avant nous. La situation est elle aussi grave qu'on le dit ?
 
Il m'aurait été pénible d'accroître les angoisses de ces parents, mais comment leur
mentir ? On s'attendait au pire. Nul ne pouvait savoir l'issue de la guerre qui était imminente, mais au cas où les armées arabes l'emportaient, ce qui semblait le plus probable, il valait mieux ne pas réfléchir quel serait le sort des juifs. Si j'étais inquiet en tant que juif, je l'étais dix fois plus en tant que plongé dans le vif de l'actualité. Le "boss" lui même, Arthur Golberg, n'en dormait pas de la nuit.
 
"Il faut absolument que Avraham rentre ! Mais ne vous souciez pas, je vais me servir
de mon titre de diplomate pour aller voir le Rabbi moi même et je vais le persuader
de laisser Avraham rentrer."
 
Ma secrétaire, à qui j'avais confié la tâche de me débrouiller les choses me prévint rapidement : seul le Rav Hadakov pouvait me mettre en contact avec le Rabbi.
Par téléphone, je l'avisais qu'en tant que principal collaborateur d'Arthur Goldberg, je souhaitais un rendez vous urgent avec le Rabbi.
Moins d'une demi heure plus tard, le Rav Hadakov me rappelait pour me proposer de rencontrer le Rabbi le lendemain à 2 heures du matin.
"Mais c'est urgent !" protestais je.
"C'est bien pour ça que vous pourrez voir le Rabbi du jour au lendemain... !"
 
Malgré les treize années écoulées, le visage du Rabbi avait peu changé. Quoi que vieilli, la barbe blanchie, le regard était toujours aussi alerte et pénétrant. Après avoir serré la main chaleureuse du Rabbi, je lui rappelais que j'étais déjà rentré en Ye'hidout (entretien privé, ndlr) treize ans plus tôt, avec mon grand père, avant ma Bar Mitsvah. Le sourire du Rabbi eut tout fait de me convaincre qu'il s'en souvenait.
 
"- Rabbi, je dois m'excuser d'avoir usé de mon titre pour vous demander ce rendez vous, mais je viens pour une affaire personnelle."
Un nouveau sourire me redonna les forces pour raconter l'histoire du fils unique Avraham et de ses parents à juste titre si inquiets. Il fallait que le Rabbi autorise Avraham ý rejoindre New York. Le sourire disparut d'un seul coup.
 
"- Moi, j'ai des milliers de fils uniques en Israël. Et si je leur dis de rester, c'est parce que j'ai la certitude qu'il ne leur arrivera rien. Dites à votre cousine et à son mari qu'ils
peuvent se tranquilliser. "Ni il sommeille, ni il ne dort, le Gardien d'Israël". D.ieu veille
sur chaque juif où qu'il soit, et plus particulièrement en Eretz Israël.
 
- Rabbi, avec tout le respect que je vous dois, elle ne se calmera pas avec ces paroles, et moi non plus. Le Rabbi sait il à quel point nous sommes conscients dans les milieux bien informés du danger terrible qui menace Israël ?
 
-    Israël, reprit le Rabbi -et je fus surpris par la tranquillité qui émanait de lui-, n'est pas confronté au grand danger dont vous parlez.
Nous nous trouvons avec l'aide de D.ieu à la veille d'une grande victoire, et ce mois-ci va se transformer en un mois de grandes bontés et de miséricorde pour tout le peuple juif. Maintenant, si vous voulez bien, dites au père d'Avraham qu'il peut lui aussi faire quelque chose pour nos frères en Eretz Israël : mettre les tefilin chaque jour. Et vous aussi, je ne sais pas dans quelle mesure vous pouvez faire quelque chose pour aider Israël à partir de votre poste à l'ambassade, mais ce qui est certain c'est qu'en mettant les tefilin chaque jour vous aidez effectivement, et là il n'y a pas de problème de conscience, ce n'est pas de la double allégeance !!
Encore une chose, lorsque tout ceci se sera bien terminé, j'aimerais vous revoir pour parler avec vous."
 
Je restai fasciné. Combien de temps cela dura-t-il ? Quelques secondes, quelques
minutes ? Je me revois debout, à contempler cet homme en face de moi dont se
dégageait une telle force, qui avait pris sur lui une si grande responsabilité.
Je saisis à cet instant là pourquoi tant de juifs s'en remettaient à lui les yeux fermés.
 
- Rabbi, en tant que juif je suis heureux qu'il y ait un homme comme vous dans ces
instants si critiques et si éprouvants. Je vous remercie pour le temps que vous m'avez accordé.
 
-                     Qu'on entende des bonnes nouvelles. J'étais déjà sur le pas de la porte lorsque le
Rabbi me fit signe avec un grand sourire : A propos, vous aimez encore le base ball ?
 
Quelques jours plus tard le monde entier retint sa respiration : Israël, face à tous ses ennemis, combattait sur trois fronts, et anéantissait les armées ennemies en un éclair, d'une victoire sans précédant dans l'histoire militaire.
J'étais aux Nations Unies aux côtés d'Arthur Goldberg lorsque la télévision nous montra le Mur des Lamentations libéré, les soldats en larmes sur les pierres du Mur, et le Rabbin Goren soufflant du Choffar.
Arthur Goldberg ne put retenir ses larmes... et moi non plus.
Le secrétaire personnel d'Arthur Goldberg, qui n'était pas juif, nous regardait avec un étonnement certain, mais comprit qu'il se passait quelque chose pour le peuple juif.
Les yeux encore humides, je me tournai vers le boss : "Arthur, vous savez, nous avons eu très peur. Les juifs et les amis d'Israël ont été très inquiets. Mais il y a un juif qui en toute tranquillité avait prophétisé cette victoire."
Je lui racontai toute mon entrevue avec le Rabbi.
 
Peu de temps après, comme le Rabbi l'avait demandé, je me remis en contact avec le Rav Hadakov. Cette fois j'attendis près d'une semaine pour revoir le Rabbi.

Je m'attendais à le trouver souriant et triomphal du genre "vous avez vu que j'avais raison". Je le trouvai grave. Après une poignée de mains, il rentra sans plus dans le vif du sujet.
 
- C'est un grand moment pour le peuple juif. Nous sommes un peuple habitué aux miracles tout au long de notre histoire. Notre seule existence est déjà une longue suite de miracles.
Mais rares sont les occasions où l'intervention divine se fait aux yeux des peuples de façon si éclatante, où D.ieu manifeste de façon si dévoilée que c'est lui qui tire les ficelles pour le bien de Son Peuple.
C'est ainsi que s'est passée la sortie d'Egypte, c'est ainsi que nous avons vécu quelques rares occasions de notre histoire, et c'est ce qu'ont vu les juifs de notre génération la semaine passée.
Il est des époques où D.ieu semble se cacher de ses fils, mais il est des instants où bontés et prodiges se manifestent aux yeux de tous, et c'est ce que nous avons vécu cette dernière semaine.
 
D.ieu, qui a créé le monde et le dirige, a donné la terre d'Israël au peuple d'Israël.
Pour un certain temps, un temps trop long, Il nous a repris cette terre et l'a confiée aux Nations. La semaine dernière il a repris son bien et nous l'a redonné.
Et pour que nul ne doute que c'est D.ieu qui nous la redonne, Il a multiplié les signes
et les miracles.
Au moment où tous les ennemis d'Israël avaient projeté d'exterminer le peuple juif qui y vit, et que tous les juifs du monde et les autres nations se demandaient comment Israël allait échapper aux ennemis qui l'entouraient de tous côtés, D.ieu a montré des prodiges et en un temps record, a balayé toutes les menaces pour lui rendre la terre d'Israël et ses lieux les plus saints.
 
Mais les juifs ont le libre arbitre, et il faut se garder maintenant de deux choses.
Par Ofek - Publié dans : Reflexion Juive
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Mercredi 9 janvier 2008 3 09 /01 /Jan /2008 11:49
La première serait de penser que c'est "ma force et mon courage", et que c'est par
notre puissance militaire que nous avons emporté cette confrontation. Elle n'en a été
que l'instrument.
La victoire dans sa totalité c'est D.ieu et seulement D.ieu.

La deuxième, vous concerne et c'est pourquoi j'ai choisi de vous en parler.
Je connais la nature des juifs, y compris ceux qui sont actuellement à la tête du gouvernement.
Je crains beaucoup que dans les jours qui viennent, ils ne se hâtent d'envoyer une délégation à Washington pour déclarer qu'ils sont prêts à rendre les territoires conquis.
Ils ne comprennent pas qu'ils n'ont rien conquis et que c'est D.ieu qui leur a donné ce grand cadeau avec force miracles, et que c'est une terre qui leur revient.
Et ceci il faut l'éviter par tous les moyens".
 
Durant ces dix minutes que le Rabbi m'avait accordées, je restai bouche bée d'admiration pour le Rabbi et tout autant stupéfait qu'il ait jugé bon de me parler de choses si décisives pour Israël.
 
- Vous rencontrez des Israéliens qui viennent à l'ONU, et aussi l'ambassadeur d'Israël et autres. Vous avez certainement des entrées au Ministère des Affaires Etrangères et ailleurs, et vous pouvez voir venir les choses.
Ce que je vous demande, c'est lorsque vous rencontrerez des Israéliens qui baissent les bras, répétez leur sur un ton décidé ce que vous venez d'entendre ici."
 
Semblant lire dans mes pensées, le Rabbi poursuivit :
" -Je ne vous demande pas un travail d'agent double sur le compte des Etats Unis, envers lequel vous êtes assermenté, et dont vous devez défendre les intérêts. D'ailleurs les Etats Unis n'ont aucun intérêt à ce qu'Israël rende les territoires, ce serait plutôt l'inverse. C'est en tant que juif voire comme simple citoyen que vous exprimerez votre opinion.
 
Et si les Israéliens vous demandent d'où vous tenez une telle certitude, comment pouvez vous, vous, savoir ce qui est bon pour Israël et ce qui ne l'est pas, racontez l'histoire de ce fils unique que ses parents ont voulu ramener en Amérique, et comment, d'ici, on leur a garanti qu'il n'arriverait rien à leur fils unique ni à des milliers d'autres fils uniques.
Et sur la base de quoi a-t-on une si grande assurance ici dans cette pièce ? Parce qu'il y a un Créateur au monde, qui le dirige, et qui a décidé de donner en cadeau la Terre d'Israël au peuple juif.
Et lorsque le Créateur décide de faire un cadeau, on se doit de l'apprécier et le garder et non de chercher des moyens de s'en débarrasser !
 
Je sortis du bureau du Rabbi perturbé et pensif.
Jamais je n'avais éprouvé de tels états d'âme, et cette demi heure que le Rabbi m'avait consacrée fut pour moi non seulement une expérience inoubliable, mais surtout un bouleversement de toutes mes valeurs.
Le Rabbi avait planté en moi un sentiment juif et une identification très forte à la cause juive.
Pour la seconde fois en peu de temps, j'eus le même sentiment : heureux le peuple qui possède un tel homme !
 
Je ne saurais vous dire de quelle façon et dans quelle mesure j'ai accompli la mission que le Rabbi m'a donnée. Ce que je sais c'est qu'à plusieurs reprises, le Rabbi s'en est montré satisfait.
 
Le premier témoignage que j'en reçus me fut donné par l'Ambassadeur d'Israël à l'ONU, qui me dit un jour : "j'étais l'autre soir aux Hakafot de Sim'hat Torah chez le Rabbi de Loubavitch, et il m'a demandé de vous passer un chaud "chalom", ainsi que ses meilleurs remerciements !"
 
En 1971, après mon mariage avec une israélienne de l'ambassade, nous partîmes habiter en Israël.
Durant un certain temps je fus employé à l'Ambassade des Etats Unis à Tel Aviv, puis je passai au service de l'Etat d'Israël. Je fus affecté à diverses tâches dont je ne peux révéler la teneur, même aujourd'hui, et pour lesquelles je voyageais beaucoup.
J'eus là encore l'occasion de découvrir plus encore le rôle du Rabbi dans le monde : je peux témoigner que le sort de nombreuses communautés juives dans le monde était lié aux interventions du Rabbi ; même l'Etat d'Israël doit au Rabbi beaucoup dans des domaines décisifs dont il ne m'est pas permis de parler.
 
Durant toutes ces années, je restais en contact direct avec le Rabbi, avec la bénédiction de mes supérieurs, et dans des circonstances particulières... que je ne peux détailler.
 
Ma dernière rencontre avec le Rabbi, c'était il y a quatre ans, un dimanche matin, où j'étais venu avec un ami pour le "dollar". Il m'arriva ce que les 'Hassidim appellent un "miracle".
Je fis part au Rabbi de mon intention de partir en Allemagne durant la semaine suivante.
Le Rabbi comprit le but de mon voyage, et me tendit un dollar de plus : "Et celui là, vous le donnerez en Tsedaka à Stuttgart".
J'eus beau protester que je ne passais pas par Stuttgart, le Rabbi ignora ma remarque. "Bonne réussite".
Déjà il s'était tourné vers le suivant dans la queue.
 
Quelques instants après notre décollage de Francfort, l'équipage annonça un atterrissage d'urgence à ... Stuttgart.
Je me souvins du dollar surprenant que j'avais dans ma poche. Comment accomplir la demande du Rabbi ? A qui donner dans cet avion un dollar en Tsedaka ?
J'étais encore en train d'y penser, lorsqu'un petit vieux vint s'asseoir près de moi. Nous sympathisâmes rapidement, et... en trois verres de bière, je savais déjà tout de sa vie : né de parents juifs, seul survivant de sa famille au lendemain de la Choah, il s'était converti par réaction, ou par crainte et avait rompu tout lien avec le judaïsme.
Au fil des années il avait amassé une fortune considérable etc...
C'est là que monta en moi une idée saugrenue, sauvage presque. Je sortis le dollar de mon portefeuille, et lui expliquais :
 
- "Il y a ý New York un grand Rabbin de chez les juifs, chez qui j'étais il y a quelques jours, et qui m'a donné ce dollar pour donner en charité à Stuttgart, alors que je n'avais pas l'intention de passer par Stuttgart.
Je saisis bien que vous n'avez pas besoin d'un dollar, mais puisque vous êtes le seul juif que j'ai rencontré à Stuttgart et comme l'avion va bientôt redécoller, je suis persuadé que c'est à votre intention que le Rabbi me l'a donné.
 
- Mais je ne suis pas juif !" (Jusque là, il ne s'était pas imaginé que je pouvais être juif.)
 
- Ecoutez, peut être le Rabbi veut au moins que vous mourriez en juif !"
 
Je ne sais pourquoi ces mots sont sortis de ma bouche, ni ce que devint le vieux. Mais les larmes qui coulèrent de ses yeux lorsque je lui dit -sans y penser- ces mots, me laissent penser que le Rabbi avait atteint son but.
 
Encore une fois je venais de sentir à quel point le Rabbi avait la vue longue.
 
Durant toute le maladie du Rabbi, je me suis intéressé avec anxiété à sa santé. Je me suis efforcé, en mettant ces tefilin qu'il m'a inculqués des dizaines d'années auparavant, d'y voir ma contribution personnelle à sa guérison.
 
Lorsque j'ai appris, ce 3 Tamouz, mon premier souvenir fut "j'ai des milliers de fils uniques...".
Moi aussi, d'une certaine façon, je me sens comme un de ces fils uniques.
Moi aussi, je suis devenu orphelin.
 
Lettre de Yossef ben Eliézer
Par Ofek - Publié dans : Reflexion Juive
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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 18:42
"Jérusalem est le cœur d'Israël… les Juifs ne céderont jamais Jérusalem… comme ils n'ont jamais renié leur foi ni leur espoir de retour à Sion"
David Ben Gourion
 
L’unité de Jérusalem est en danger et son sort sera certainement débattu lors de la prochaine visite du Président des Etats-Unis, à la veille de laquelle le Premier ministre Olmert s'est empressé de geler la construction, y compris dans la capitale.
 
Une campagne a été engagée contre la division de la capitale unique et éternelle de l’Etat d’Israël.
A l’époque où Ehoud Olmert était maire de la ville, il était le plus fervent défenseur de son unité et à présent, il est prêt à faire des concessions irréversibles.
L’avenir est donc incertain et la distribution de rubans dorés ne suffira certainement à sauver Jérusalem…
Plus que jamais, nous nous devons de nous mobiliser en faveur de Jérusalem…
 
« Pour Sion, je ne garderai point le silence, pour Jérusalem, je n’aurai point de repos ! »…
« Si je t'oublie jamais, Jérusalem, que ma droite me refuse son service. Que ma langue s'attache à mon palais, si je ne me souviens toujours de toi, si je ne place Jérusalem au sommet de toutes mes joies! »…
 
Mentionnée des centaines de fois dans la Bible, à travers l’histoire, Jérusalem a toujours été au centre de la vie du Peuple juif qui, même en Exil, n’a jamais cessé de prier vers elle, d’exprimer sa tristesse d’en être éloigné et son espoir d’y revenir.
De tout temps, les Juifs ont conservé la tradition de briser un verre sous la Houpa (dais nuptial), car pour eux, une joie ne peut être complète tant que Jérusalem n'est pas reconstruite.
Dans nos prières, nous avons toujours répété « l'an prochain à Jérusalem » et nous avons coutume, dans nos maisons, de laisser un endroit sans peinture, en souvenir de la destruction du Temple.
Pour les Juifs, la libération et la réunification de Jérusalem sont un miracle encore plus grand que la souveraineté politique juive retrouvée sur la Terre d'Israël. Les différentes religions monothéistes revendiquant leurs droits sur Jérusalem, la ville a toujours été au centre des conflits et des guerres qui se poursuivent jusqu’à ce jour. 
 
Depuis la guerre des Six Jours, une fois libérée, Jérusalem est sous administration israélienne. C'est la première fois, depuis des milliers d'années que la ville la plus sainte pour les Juifs est de nouveau sous souveraineté juive.
Lors du plan de partage, l’ONU avait proposé que Jérusalem fasse partie d’un secteur sous contrôle international (incluant Bet-Lehem), afin de garantir la liberté d’accès de tous les lieux de culte qui se trouvent dans la ville. Mais la guerre ouverte par les Arabes au lendemain de la déclaration de l’Indépendance divisent immédiatement la ville en deux : la partie occidentale sous la souveraineté d’Israël et la partie orientale occupée par la Jordanie (y compris Bet-Lehem).
Le 5 décembre 1949, David Ben Gourion proclame Jérusalem capitale de l’Etat d’Israël et en 1967, la ville est réunifiée et l’intégralité de Jérusalem redevient capitale « éternelle et indivisible » de l’Etat d’Israël.
 
Dès lors, les Juifs ont enfin de nouveau accès à leurs lieux saints (avant la victoire de 1967, les Juifs n'avaient pas le droit d'aller au Kotel, les Arabes détruisaient leurs synagogues et vandalisaient leurs pierres tombales).
Au bout de quelques temps, la responsabilité du Mont du Temple est confiée à l'organisme du Wakf.
Les fouilles archéologiques effectuées par Israël dans la vieille ville attestant, les unes plus que les autres, la présence du Peuple juif dans la ville à travers l'histoire. Les Arabes, sous prétexte de travaux sur le Mont du Temple, ne cessent de détruire et de faire disparaître d'importants vestiges.
Mais personne  en Israël et dans le monde juif, ne proteste contre les saccages du Wakf sous le Mont du Temple, à part quelques archéologues israéliens, alors que lorsqu'il s'est agi par exemple, de réparer la passerelle qui mène à la Porte des Maghrébins, la colère des autorités musulmanes a immédiatement éclaté.
Nos voisins savent pertinemment que généralement, les dirigeants israéliens cèdent devant la menace d'une "révolte arabe" lorsqu'il s'agit du Mont du Temple, afin "de ne pas enflammer les passions"...
 
Le 30 juillet 1980, la Knesset adopte la « loi de Jérusalem », confirmant le statut de la ville de Jérusalem, en capitale « éternelle et indivisible » de l’Etat d’Israël. Cette loi traite du lieu des institutions israéliennes dans la ville, des lieux saints de la ville et des droits des différentes religions et du développement de la ville. Pour le Conseil de sécurité de l’ONU, cette loi est une violation du droit international et doit inciter les pays dont les ambassades se trouvent à Jérusalem, à les déplacer à Tel-Aviv. Ne reconnaissant pas le statut de Jérusalem en tant que capitale, la plupart des autres pays ont installé leur ambassade à Tel-Aviv. En réaction à la loi votée par l’Etat d’Israël, le 20 août 1980, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte la résolution 478 demandant l’annulation juridique de cette loi. Et en effet, en conséquence de la résolution 478, 13 ambassades installent leurs locaux à Tel-Aviv.
 
De son côté, en 2002, l’Autorité palestinienne vote une loi établissant Jérusalem capitale d’un éventuel état palestinien. Au cours des diverses négociations, Yasser Arafat n’a jamais cessé de revendiquer Jérusalem comme capitale de l’état palestinien.
En 2001, Israël ferme le Orient House, le siège de l’OLP à Jérusalem qui était dirigé par Fayçal Husseini.
D’autre part, Jérusalem est au centre de la revendication du « droit au retour des Palestiniens » Abou Mazen, qui a succédé à Arafat, affirme qu’il n’est pas prêt à céder sur la question de Jérusalem et qu’il ne peut être question d’une solution au conflit avec Israël n’incluant pas au minimum la partie Est de Jérusalem en tant que capitale d’un éventuel état palestinien.
 
En 1995, les Etats-Unis font passer une loi au Congrès établissant que « Jérusalem doit être reconnue capitale de l’Etat d’Israël » et que l’ambassade américaine devait être déplacée à Jérusalem.
Bien que confirmant périodiquement cette décision, depuis, les présidents américains n’ont cessé de reporter le déménagement de l’ambassade. Cependant, depuis le vote de cette loi, dans les documents officiels américains, Jérusalem figure en tant que capitale de l’Etat d’Israël.
 
Israël ayant mené depuis plusieurs années une politique d’expansion et de construction de la ville, Jérusalem est aujourd’hui la plus grande ville de l’Etat d’Israël.
 
De nos jours, Jérusalem compte 720 000 habitants. La croissance annuelle de la population de la ville a augmenté de 1.9 % et à présent, avec une majorité de Juifs qui reste menacée. Dernièrement le maire actuel de la ville, Ouri Loupoliansky a déclaré que « Le Hamas sait qu’il peut conquérir démographiquement Jérusalem d’ici douze ans… Nous devons absolument élaborer un plan précis pour assurer que Jérusalem demeure la capitale éternelle du Peuple juif »
 
                                                                                           -2-
 
Cette allocution du Rav Zalman Barouh Melamed, rav de la localité et de la yeshiva de Bet El, renforcera ceux dont la crainte l'emporte sur l'espoir et encouragera nos lecteurs à se mobiliser pour la défense de Jérusalem.
 
… « Lors de la libération de Jérusalem, le sionisme est passé à un deuxième niveau.
Le premier était Sion et le deuxième fut Jérusalem.
Le Mont du Temple, le Kotel, la Vieille ville sont le niveau spirituel qui prend appui sur le niveau matériel. « Je vous guiderai la tête haute » (Baba batra).
 
Lors de la Guerre des Six Jours et de la Guerre pour la libération de Jérusalem, le Peuple retrouvant l’emplacement du Temple, fut pris d’un nouvel élan spirituel. Ce réveil spirituel prouva que le but du sionisme n’était pas uniquement d’apporter une solution concrète à l’existence des Juifs.
En effet, le but du sionisme ne fut pas seulement de ramener le Peuple sur sa Terre, mais aussi de ramener le Peuple à son Dieu, à la voie spirituelle qu’Il lui avait tracée, à sa Tora et de le rapprocher de ses Sages.
 
Lors de la Guerre des Six jours, le public sioniste religieux est devenu le moteur essentiel de l’implantation sur les territoires libérés, implantation ayant une signification religieuse.
 
Par contre, pour l’autre bord de l’échiquier idéologique, pour les laïques de gauche qui considérèrent jusqu’alors le sionisme comme un mouvement laïque dont le but unique était de fournir un foyer national aux Juifs et de résoudre le problème concret du Peuple égaré, pourchassé et humilié aux quatre coins du monde, la guerre des Six Jours fut le point de rupture de leurs aspirations sionistes.
 
Cette crise fut de plus en plus sérieuse, jusqu’à la guerre de Kippour où ils réalisèrent que l’idéal sioniste laïque ne s’était pas réalisé. Ils avaient rêvé d’un Etat Juif en Terre d’Israël qui résoudrait tous les problèmes.
Or, une fois l’Etat créé, la question n’était toujours pas résolue et au contraire, la situation des Juifs était plus difficile en Israël qu’elle ne l’était en Galout (exil, ndlr).
Le Peuple Juif se retrouvait isolé et confronté à des guerres et au terrorisme.
L’espoir du Peuple Juif de vivre libre sur sa Terre était déçu.
 
Le terrible sentiment de danger qui régnait à la veille de la Guerre des Six jours et la peur d’une guerre cruelle dans laquelle tomberaient des dizaines de milliers de victimes couvraient de nuages une éventuelle victoire. Le Peuple réalisait que même sur sa Terre, son existence n’était pas assurée.
Même après la victoire, ce sentiment persista, s’alourdit durant la Guerre d’Usure et devint écrasant lors de la Guerre de Kippour, où la crise de l’idée sioniste gauchiste devint totale.
 
Depuis, la gauche recherche le moyen de sortir de cette crise et se demande comment se débarrasser de l’étiquette d’Etat du Peuple Juif.
Elle considère que c’est l’identité qui a été collée à l’Etat qui a provoqué le faux contact avec les autres états du monde et qu’elle est la cause de la haine et de l’hostilité dont il est l’objet.
Il leur sembla que la solution était de masquer l’identité nationale Juive de l’Etat et de brouiller les frontières qui séparaient Israël des autres peuples.
 
 
Mais le fait que les Juifs tentent de fuir leur identité n’est pas un phénomène nouveau et ces tentatives n’ont jamais abouti. Il nous faudra semble-t-il passer par un nouvel examen de conscience qui prouvera une fois de plus qu’il est impossible de cacher notre identité car lorsque nous tentons de la camoufler, elle s’exprime avec plus de force.
 
Nous savons que les difficultés auxquelles nous sommes confrontés font partie du processus de la Gueoula (délivrance, ndlr) d’Israël. Nous accepterons donc les épreuves avec confiance, nous réjouirons du salut qui en découlera et en remercierons l’Eternel… »
 
                                                                                             -3-    
 
« … l'âme juive porte en elle la blessure et l'amour d'une ville sans laquelle elle se sentirait mutilée, et dont les clés sont protégées par notre mémoire… »

Extrait de l'article d'Elie Wiesel qui suit et qui, bien que datant de 2001, est plus que jamais d'actualité.
 
Jérusalem : il est urgent d'attendre
 
« Où que j'aille, disait le célèbre Rabbi Nahman de Breslev, mes pas conduisent à Jérusalem »
 
Et pourtant.
 
Juif résidant aux Etats-Unis, je me suis longtemps interdit d'intervenir dans les débats intérieurs de l'Etat d'Israël. Ne partageant pas ses tragédies, n'étant pas exposé aux dangers qui menacent sa population et peut-être même son existence, je ne m'arroge pas le droit de le conseiller sur les moyens de les surmonter.
Ayant vécu ce que j'ai vécu et écrit ce que j'ai écrit, je crois que mon devoir moral est simplement et inévitablement de l'aider, dans la mesure du possible, à atteindre le bonheur et la stabilité sans entraîner le malheur autour de lui et de l'aimer dans la joie, aussi bien que dans la tristesse.
Par-delà les frontières, je considère son destin comme étant mien, puisque ma mémoire est liée à son histoire. Quant à sa politique, elle me concerne, certes, mais indirectement. Ses exercices électoraux m'intéressent, ses bévues m'embarrassent, mais n'étant pas citoyen israélien, je n'y participe pas. J'éprouve de la sympathie pour tel politicien et des réserves pour tel autre, mais cela est mon affaire privée ; je n'en parle pas.
 
Ce comportement me vaut parfois lettres ouvertes et articles acerbes de la part de journalistes et intellectuels de gauche; ils m'en veulent de ne pas protester chaque fois que la police ou l'armée israélienne agissent avec excès envers des Palestiniens civils ou armés. Je ne réponds que rarement.
Mes critiques ont leur conception de l'éthique sociale et individuelle et moi la mienne. Moi je leur accorde le droit de critiquer, mais eux nient le mien de m'abstenir.
 
Mais aujourd'hui, il s'agit de Jérusalem, ce qui est différent.
Son sort affecte non seulement les Israéliens, mais aussi les Juifs comme moi en diaspora. Le fait que je n'habite pas Jérusalem est secondaire ; Jérusalem m'habite.
A jamais indissociable de ma judéité, elle reste au centre de mes engagements et de mes rêves.
 
Pour moi, Jérusalem se situe à un niveau plus haut que la politique. Plus de 600 fois mentionnée dans la Bible, Jérusalem est ancrée dans la tradition juive dont elle représente l'âme collective et le repère national.
Existe-t-il une religion ou une histoire où Jérusalem joue un rôle plus continu et occupe une place plus exaltée ?
C'est elle qui nous lie les uns aux autres.
Aucune prière n'est plus belle, ni plus nostalgique que celle qui évoque sa splendeur passée et le souvenir accablant de sa destruction.
 
Un souvenir personnel : lorsque j'y vins pour la première fois, j'eus l'impression que ce n'était pas la première fois. Et depuis, chaque fois que j'y vais, c'est toujours la première fois.
Ce que j'y éprouve, je ne le ressens nulle part ailleurs. Un sentiment de retour à la maison de mes ancêtres. Le roi David et Jérémie m'y attendent.
 
Et pourtant. Maintenant, dans les milieux politiques, on parle d'un plan selon lequel la majeure partie de la Vieille Ville de Jérusalem tomberait sous la souveraineté palestinienne.
Le mont du Temple, sous lequel se trouvent les vestiges du temple de Salomon et de celui d'Hérode, appartiendrait désormais au nouvel Etat palestinien.
 
Que les Musulmans tiennent à conserver un lien privilégié avec cette ville à nulle autre pareille, on peut le comprendre.
Bien que son nom ne figure point dans le Coran, elle est la troisième cité sainte de leur religion.
Mais pour les Juifs, elle reste la première.
Mieux : elle est la seule.
Pourquoi les Palestiniens ne seraient-ils pas satisfaits de garder le contrôle de leurs lieux saints, comme les Chrétiens auraient droit au contrôle des leurs ?
 
Comment peut-on oublier que, de 1948 à 1967, pendant que la Vieille Ville était occupée par la Jordanie, les Juifs n'avaient pas accès au mur des Lamentations, malgré l'accord signé entre les deux gouvernements ?
A l'époque, les Palestiniens ne revendiquaient pas un Etat pour eux et ne mentionnaient jamais Jérusalem.
 
Pourquoi les Palestiniens s'obstinent-ils soudain à conquérir Jérusalem comme capitale, mettant en danger toutes les négociations internationales autour des accords d'Oslo ?
Est-ce pour remplacer au moment voulu l'Egypte et l'Arabie saoudite dans la position de leadership du monde arabe tout entier ?
 
Yasser Arafat, pourtant aimé de certains officiels à Washington, a réussi à choquer les chefs de la diplomatie américaine lorsque, à Camp David, en juillet dernier, en repoussant les concessions ultra généreuses d'Ehoud Barak, il déclarait qu'il n'y a jamais eu de Temple juif à Jérusalem.
Ignorance surprenante ? Possible.
Mais on aurait tort de ne pas envisager cette déclaration sous son angle politique.
 
Autrement dit : lorsque Arafat exige la Vieille Ville de Jérusalem pour en faire sa capitale, il prive en fait le Peuple juif de sa légitimité sur la cité de David et son droit sur son passé historique.
 
On nous dit : si Israël a fait des concessions sans précédent, y compris sur Jérusalem, c'est pour la bonne cause. C'est pour la paix.
Argument qui ne manque pas de poids. La paix est la plus noble des aspirations ; elle mérite qu'on lui sacrifie ce qui nous est le plus précieux. Je veux bien.
Ce précepte semble sage et généreux. Mais est-il applicable à toutes les situations ?
Peut-on dire : "La paix à n'importe quel prix", toujours ?
L'accord infâme de Munich n'était-il pas motivé chez les Anglais et les Français par un désir naïf de sauver la paix du monde ?
Si céder des territoires semblerait, dans certaines conditions, concevable car politiquement pragmatique sinon impératif, peut-on en dire autant d'un plan qui entraînerait le renoncement à l'Histoire ou sa mutilation ?
 
En clair : y a-t-il un historien ou un archéologue qui nierait la présence juive trois fois millénaire au Mont du Temple ?
Mais alors, de quel droit Arafat le revendique-t-il ?
Et pourquoi le président Clinton, pourtant ami d'Israël, lui donne-t-il son appui ?
Mais alors, aussi, de quel droit le Premier ministre israélien Ehoud Barak se soumettrait-il à ses pressions ? Et l'Histoire, pour lui, c'est quoi ? Un slogan de propagande, et rien d'autre ? Un procédé de relations publiques ?
Mais, pour mes frères en Israël, ôter la dimension historique de Jérusalem et d'Israël, n'est-ce pas nier leur droit d'y résider et d'y bâtir leurs foyers ?
 
On me demandera : et la paix, là-dedans ?
Je continue à y croire de tout mon coeur.
Mais je me méfie de tout ce qui me rappelle la tentative malheureuse des années 1930 connue sous le nom d'apaisement, car nous nous souvenons de ses conséquences.
Donner la Vieille Ville de Jérusalem à Arafat et ses terroristes, n'est-ce pas les rassurer dans leur voie et, à la limite, les récompenser ?
 
Les Palestiniens insistent aussi sur le "droit de retour" de plus de 3 millions de réfugiés. Là-dessus, Israël est uni dans son refus. Les pacifistes les plus fervents, dont les grands écrivains Amos Oz, A.B. Yeoshua et David Grossman, s'y opposent publiquement. Et vigoureusement.
La solution d'un retour massif est impensable.
Amener 3 millions de Palestiniens en Israël signifie son suicide physique, ce qu'aucun Israélien de bonne foi ne peut admettre.
 
Dans le même ordre d'idées, ne peut-on pas dire qu'amputer Jérusalem de sa partie historique équivaudrait pour de nombreux Juifs à une sorte de suicide moral ?
 
Lorsque, en 1967, le jeune colonel parachutiste Motta Gur s'écria dans son téléphone de campagne : "Le Mont du Temple est entre nos mains", le pays tout entier se mit à pleurer.
Allons-nous maintenant pleurer son abandon ?
 

>>> Suite >>>

Par Ofek - Publié dans : Israël
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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 18:40

Début de l'article : http://www.surlautrerive.com/article-15372963.html

Je le dis avec tristesse : ayant vu sur l'écran les visages tordus de haine des jeunes Palestiniens durant l'Intifada II, ayant entendu les discours enflammés de leurs dirigeants, ayant étudié les manuels scolaires publiés en 2000 sous l'Autorité palestinienne, il m'est aujourd'hui plus difficile de croire en la volonté de paix chez les Palestiniens.
Pour leurs militants, Israël représente une offense permanente. Ils ne veulent pas d'un Israël amoindri, ils ne veulent pas d'un Israël tout court.
C'est aussi simple que cela.
 
Et pourtant. Puisque toutes les options semblent avoir été épuisées, la paix reste notre unique rêve : des deux côtés, la violence et la guerre ont rempli trop de cimetières. Cela ne peut pas et ne doit pas durer.
 
Je le dis en tant que Juif qui aime Israël : les Palestiniens sont des êtres humains. Ils ont le droit de vivre librement, dignement, sans peur ni honte. Et il incombe au monde et à Israël de tout essayer pour les y aider sans leur faire perdre la face.
 
Cela s'applique encore plus aux Arabes qui résident en Israël : citoyens, leurs droits civiques doivent être mieux protégés.
Alors, ils ne seront pas tentés par les démons de la double loyauté.
 
Quant au problème de Jérusalem, ne vaudrait-il pas mieux de régler les crises et les urgences dans une ambiance de confiance et de respect mutuels, tout en remettant le sort de Jérusalem à plus tard ? Entre-temps, des ponts humains pourraient être construits entre les deux communautés : visites réciproques d'écoliers, lycéens, étudiants ; échanges réguliers entre instituteurs, musiciens, écrivains, chercheurs, artistes, industriels, journalistes.
Et plus tard, mettons dans vingt ans, leurs enfants seront mieux équipés pour aborder la plus brûlante des questions : Jérusalem.
 
Et tous comprendront mieux que leurs parents et grands-parents pourquoi l'âme juive porte en elle la blessure et l'amour d'une ville sans laquelle elle se sentirait mutilée, et dont les clés sont protégées par notre mémoire.
 
Aline Sultan sur : http://a7fr.com/article/46079.htm
Par Ofek - Publié dans : Israël
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Dimanche 6 janvier 2008 7 06 /01 /Jan /2008 10:28
Avis de mobilisation de tous les Juifs
 
Est-ce que D… aurait mis sur notre route de tels mécréants pour diriger cet état, contrevenant ainsi à sa parole et à tous les espoirs de notre peuple ?
D… interdit à toute personne ou dirigeant (roi, président ou ministre) de disposer de notre terre sans son accord et ceci sous aucun prétexte.

Il aurait mis ces fifrelins sur notre route pour nous montrer que notre terre ne peut être dirigée par des gens sans foi ni loi, en l’occurrence juive ; Il attend, peut-être, que le peuple s’unisse enfin contre ces malfrats pour les rejeter. Il attend notre réaction dans l’unité tant espérée depuis 2007 ans. Est-ce qu’Il voudrait que nous le fassions contre le gouvernement israélien ?

J’appelle TOUS les JUIFS du monde à manifester contre cette multitude d’accords qui ne font que dilapider notre terre, Votre terre, celle-ci appartient à D… qui l’a donnée à TOUS les JUIFS : je répète à TOUS LES JUIFS. Donc, aucun humain ne peut en disposer à sa guise.

Notre existence et la vôtre sont mises en danger par ce gouvernement qui est désavoué par 95% de la population israélienne.

Vous, nos frères de la Gola (« exil », ndlr), ne vous laissez pas abuser par les annonces de votre ambassade, par les journaux qui se prétendent au courant des réalités, par les déclarations de ce gouvernement.
La réalité est tout autre : l’état d’Israël n’a pas cessé de redistribuer notre terre, nos villes sont bombardées, les ministres sont corrompus à un point tel qu’ils signent n’importe quoi pour s’en sortir (les USA et l’UE en connaissent un bout là-dessus).

Même si vous ne voulez pas venir vivre en Israël dans l’immédiat, vous avez le droit de vous opposer à toute cession de terre juive.
N’oubliez pas que c’est la vôtre car, un jour, un de vos descendants viendra élire son domicile en Eretz Israël.

Nous avons foi en notre D… mais nous devons nous mobiliser pour sauver TOUS nos lieux saints, notre Jérusalem qui est le berceau de notre peuple, Hébron où sont enterrés nos Patriarches et autres lieux témoins de notre existence ancestrale.

Rendre une partie de Jérusalem, c’est dire qu’elle ne nous a jamais appartenu et que nous avons inventé notre religion pour voler les anciennes peuplades qui n’ont jamais été arabes ou catholiques ou autres.

Allez le dire au Capitole (USA), à l’Elysée (France), à l’ONU, à Annapolis (lieu d’une autre forfaiture) et autre lieu de la diplomatie, à nos ambassades et autres organisations israéliennes.
 
 
Y a t-il un Juif pour sauver le peuple juif ?
 
Drôle de question pour un Juif croyant et qui espère toujours en la venue de notre Messie ou de notre Libérateur. Nous savons que nous ne disparaîtrons pas de la surface de la terre car D… a dit et il accomplit tous les jours ce qu’il nous a promis !

Nous avons vécu en esclavage sous le diktat de pharaon et nous n’avions pas notre terre.
Nous avions la foi et nous savions que nous allions partir car D… inspirait nos chefs en qui le peuple avait confiance, malgré certaines dissidences. La preuve en est que, aujourd’hui, nous vivons sur une partie de notre terre promise dont le reste nous reviendra, soyez-en sûr.
Aujourd’hui, les chefs n’ont pas la qualité d’autrefois et ne sont inspirés que par les notions d’argent et d’honneur, ce qui est contraire à toute notion de Thora !

Le Bush va venir ici pour achever son sale travail de la feuille de route qui est la dilacération de notre terre en nous livrant à nos ennemis, avec l’assentiment de nos dirigeants. Il est le pharaon et ses valets de pied sont nos dirigeants.
Bush veut finir son mandat tranquille en nous sacrifiant, comme en 42 en oubliant de faire sauter les rails qui emportaient 25 000 Juifs par jour vers les camps de la mort.

Il vient ici pour soutenir Olmerd et sa clique dans leurs idées suicidaires : cession de la Judée Samarie, division de JERUSALEM et autres ignominies de ce genre.

En bref les ennemis les plus dangereux ne sont pas les Arabes qui font leur travail très bien.
Les coupables sont ceux qui ne réagissent pas comme il se doit, qui ne sanctionnent les assassinats, qui pactisent avec ceux dont l’idéologie est de nous détruire, qui protègent les intérêts financiers des autres nations, qui souhaitent la disparition de l’identité juive, qui opèrent le transfert des Juifs.

Que font ceux qui passent leur vie à étudier les textes sacrés, pourquoi n’oublient-ils pas un moment les notions d’honneur et d’argent pour s’unir, alors qu’ils ne cessent de répéter que la situation est grave ?
Si une telle union venait à voir le jour assez rapidement, JERUSALEM sera sauvée et protégée de ces mauvais. Ils donneront enfin le bon exemple à tous les Juifs, croyants et insuffisamment croyants, en ce qui concerne les problèmes vitaux de notre futur. Ainsi nous aurions un lever de boucliers non pas de 200 000 personnes mais de 3 millions d’Israéliens.
S’ils ne font pas l’UNION SACREE des hommes, ils ne seront pas les seuls responsables !!!

Je sais qu’il existe des rabanim qui veulent la réaliser mais ils ne sont pas médiatisés.
Pour que cela marche, il faut des Grands qui osent s’impliquer avec d’autres GRANDS qui ne sortent pas des Yechivots.
Nous avons un problème d’importance capital commun et l’intérêt privé DOIT s’effacer.

Il nous est interdit de revoir les sinistres scènes du Goush Katif.
Sommes-nous revenus pour subir ou participer à la construction ?
Notre silence équivaudra à la destruction et à une collaboration implicite avec nos ennemis.
A vous décider pour vos enfants qui vous font confiance parce que vous êtes Juifs !
 
Du rêve au cauchemar
 
C’est ce qui se passe dans la tête d’un Israélien qui a passé une bonne nuit et qui n’a écouté aucune information ni vu le support médiatique du gouvernement, pour ne citer que la télé, la veille évidemment.
Il a rêvé qu’Olmerd a fait un coup de bluff à abou bluff (dit abou mazen, dit abou abbas) et qu’au dernier moment, il a tout remis en question car le peuple en entier allait subir l’oppression arabe.
Ce brave homme a pensé qu’on aurait ainsi une chance de vivre tranquille, sans attentats, sans islamkamikaze, sans chantage de la part de l’Union Européenne, des Etats-Unis, sans tirs de roquettes sur nos villes, sans menace de la part de l’Iran ou d’un autre pays arabe. Il est même arrivé à croire que l’évacuation de Homesh, d’Amona et du Goush Katif était une bonne chose puisque les U.S.A nous l’ont conseillé et qu’abou mazen est un vrai partner.

Mais, au petit matin, son rêve devenait flou.
Les Américains (je ne parle pas des Juifs américains qui sont nos frères) se soucient beaucoup de notre sécurité, tout comme l’U.E. Ils aident tellement qu’ils nous proposent même de couper notre JERUSALEM et qu’on pouvait aller prier au Kotel, quand cela ne dérange pas notre partner.
Pour nous éviter des ennuis avec les Arabes de Gaza, ils nous feront construire une belle route reliant la bande de Gaza à la Judée Samarie. Mais ils nous ont promis qu’on gardera cette route sous notre contrôle.

Au réveil, en écoutant les infos, c’est la catastrophe.
Ehoud, Haim, Chimon et Cie ont garanti à nos ennemis que l’évacuation se fera, que la prostate va bien (y a t- il un lien entre la prostate et les synapses cérébelleuses ?), que le Kotel n’est pas une question qui doit entraver la paix, que la route se fera moyennant flouse.

Ce n’est pas tout pour ce pauvre citoyen qui a consacré 3 ans de sa vie (à l’armée) pour protéger la population. Voilà que l’All merd a décidé de libérer 500 salopards avant la réunion d’Anna Polie pour être agréable à son complice abou mazen. Et ce n’est pas tout car il a aussi décidé d’offrir des command-cars (50 environ).
Son cauchemar n’étant pas assez garni, All merd et sa bande ajoutent dans la corbeille de mariage des fusils Kalachnikov et 2 millions de cartouches. Il devrait aussi lui offrir des tanks hyper blindés (meilleurs que les nôtres) et des avions de chasse pilotés par l’élite de nos pilotes.
On lui annonce aussi que le prix des denrées essentielles pour maintenir la vie des plus démunis, à savoir le pain et le lait, va augmenter de 7,5 %.

Alors ce pauvre Israélien n’en peut plus, il retourne au lit pour être sûr que c’est un cauchemar. Impossible de se recoucher, il doit aller bosser et arrivé au travail, son pote lui annonce que, peut-être, All merd et sa bande vont, peut-être, accepter aussi le retour des soi-disant réfugiés de 1948.
Le rêve pour ces saboteurs de l’espoir juif est que cet Israélien ne se rebelle pas contre eux pour contrecarrer ces accords suicidaires ourdi par une nouvelle forme d’antisémitisme.

Moralité : le malheur des uns (civils israéliens juifs) fait le bonheur des ministres.
 
Dis-moi, t'as peur de qui ou de quoi ?
 
Notre spécialité est de parler, d’organiser des débats d’idées, d’inviter des personnalités à nous exposer des dossiers très intéressants et instructifs, à nous faire un parallèle entre notre histoire juive et la réalité du moment.
J’ai beaucoup appris en les fréquentant mais je ressors inquiet parce qu’ils ne proposent aucune solution pour mettre un terme au supplice du quotidien.
La seule solution proposée est la force de la prière qui est très importante et qui a le pouvoir de modifier nos propres réactions vis à vis d’autrui. D… nous aide à résister contre l’adversaire, il nous donne l’espoir, il nous encourage à continuer dans sa voie. Ses miracles sont quotidiens, sa protection est permanente, c’est du 24 heures sur 24.

Mais il nous a enseigné aussi à combattre le mensonge, à vaincre nos ennemis prêts à nous égorger.
Il ne nous a jamais appris à nous taire devant l’ignoble, à ne voir que le bien et à ignorer le mal, à détruire sans reconstruire un avenir pour notre descendance sur la terre qu’Il nous a donné comme concession éternelle.

Où en sommes-nous aujourd’hui ?
Nous prions tous les jours, nous essayons de suivre ses commandements à la lettre, nous dénonçons le mal et nous voyons aussi le bien toute la journée, nous enterrons tous les jours certains de nos frères, suite à des accidents de la route, ou à la suite de combats contre nos implacables ennemis.

Agissons-nous comme il se doit contre nos ennemis, contre le mensonge et la traîtrise, contre la destruction des valeurs humaines dans le cadre scolaire ? NON !

Le premier ministre et sa bande hétéroclite d’anti-sionistes osent nous affirmer que les amis d’Israël sont favorables à la division de Jérusalem.
Ce sont certainement les amis de l’état mais pas d’Israël.
Leurs amis sont les U.S.A (Juifs américains exclus) avec en tête Condoléance Rice (anti-sémite notoire), l’U.E avec la France en tête dont le président Sarkozy préconise la division de notre capitale selon les directives de nos ministres (Olmerd, Livni and Cie, une société uniquement à buts très lucratifs).
J’allais oublier les meretz, et shalom archav (sous enquête pour fraude).

Les seuls qui veulent l’entière Jérusalem sont les Arabes qui sont pour la division dans un premier stade, puis tout Jérusalem juste après, sous la bannière arabe.

Si le fait de dénoncer ces ignominies (division de Jérusalem), en dehors des réunions, vous fait peur, est-ce que subir des attentats ne vous fait pas peur ?
Si le fait d’agir vous fait peur, est-ce que subir les attentats vous fait moins peur ?
Est-ce que le fait de signer une pétition ou d’adhérer à un groupe qui a décidé de parler en votre nom contre ceux que vous dénoncez vous fait aussi peur ?
Est-ce que nous devons regretter sans cesse le fait de ne pas dire tout haut ce que l’on pense tout bas ?

Nous assistons toujours à des manifestations bon enfant et TOUS les ministres continuent à nous vendre leur salade en toute sécurité.
 
Dites-moi, Olmert and Cie
 
Il faudrait que vous alliez tenir vos réunions à Ramallh pour parler à vos amis, vos très chers amis puisque vous avez en commun des projets uniques pour le futur de notre région.
La politesse veut que vous alliez lui rendre visite, vu qu’abbou abbas est venu plusieurs fois chez nous.
Il va vous offrir de beaux sourires, peut-être quelques vierges car c’est la coutume chez eux. Il vous fera goûter ses beaux gâteaux pleins de miel et de lait car c’est la région qui le veut, comme chez nous. L’argent coule à flots mais il ne pourra pas vous en proposer car il est réservé aux usines d’armement sauf si vous lui proposez gratuitement des armes. Vous ferez économiser quelques millions de $ aux U.S.A, à l’U.E et aux autres.
N’oubliez pas de porter une djellaba pour lui faire honneur parce que l’abbas ou mazen (car c’est le même, je tiens à vous le rappeler, au cas où vous l’auriez oublié) met un costume et une cravate quand il vient chez nous. Ceci est une marque de respect pour un hôte aussi prestigieux que le vôtre.

Vous nous rendriez un grand service à ne plus l’inviter car nos rues sont interdites à la circulation des Israéliens qui ont besoin de se rendre à leur travail. Vous trouvez que ce n’est pas assez compliqué comme ça. Nous préférons vous préciser qu’abbou abbas et les précédents n’ont jamais fait partie de nos relations privilégiées.
Vous, Mr Olmert et Cie, êtes tolérés parce que vous imposez votre présence contre 90 % de la population. Les 10 % sont shalom archav, les antis Juifs, les endormis et évidemment ceux qui espèrent prendre le pouvoir en collant à vos baskets. J’allais oublier les corrompus et les gens qui veulent reposer en paix (qui ignorent que la seule paix qu’ils auront en les soutenant sera la paix du cimetière).

Le devoir d’un Juif est de ne JAMAIS oublier le passé et si possible de ne pas recommencer les mêmes erreurs.
Nous acceptons de subir ces désagréments pour des gens bien, ceux qui ne prônent pas notre effacement de la surface de la terre, à cours ou à long terme.
 
J’ai beau chercher des noms de personnes représentatives d’une nation qui défendent réellement notre désir de vivre tranquille sans cession de la terre d’Israël : je n’en trouve pas.
Si quelqu’un veut bien me renseigner sur ce sujet, je lui en saurais gré et je saurais après qui je devrais ne pas râler.

Si vous avez le temps, lors de vos réjouissances, pourriez-vous demander à votre ami arabe de nous rendre nos soldats prisonniers vivants et entiers, aujourd’hui ? Dans la négative, montrez-vous déterminé à obtenir le retour des prisonniers vivants, en bref, agissez en homme.
Les Arabes ne respectent que les hommes qui se respectent.

De grâce, ne me traitez pas d’extrémiste, je suis un Juif normal, croyant qui aime le peuple sur la terre d’Israël et qui ne supporte pas toutes ces corruptions, le transfert de Juifs et la pauvreté de beaucoup d’entre nous qui font partie d’Israël.

Je suis d’un optimisme exemplaire car je suis venu construire pour notre futur, je sais que cela finira bien car D…. nous l’a promis.
 
Au nom du JIF : www.jifassoc.com     jifassoc@gmail.com
Par Ofek - Publié dans : Coup de gueule !
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Vendredi 4 janvier 2008 5 04 /01 /Jan /2008 10:56
Jérusalem, héritage historique du peuple juif, tout comme Israël, n’est ni à vendre, ni a louer, ni à prêter, ni à partager, ni à donner, ni à céder ou concéder !
 
Professeur émérite de droit international public, auteur de nombreux ouvrages et articles, David Ruzié est un intervenant régulier du débat public sur Israël dans les médias français. Ainsi, dans une lettre récente adressée au journal Le Monde, il réagissait à un article parlant de Tel-Aviv comme de la « capitale » de l’Etat d’Israël, et rappelait le principe fondamental du droit international qui veut que chaque Etat puisse librement choisir sa capitale.
De manière étonnante, le professeur Ruzié vient d’effectuer un virage à 180 degrés, en publiant un article intitulé "Un langage de raison", dans lequel il qualifie de « frappée au coin du bon sens » la déclaration du Premier Ministre Ehoud Olmert, qui présente comme « inéluctable » un partage de Jérusalem avec les Palestiniens.
Pour justifier cette prise de position surprenante - dont il reconnaît lui-même qu’elle est « diamétralement opposée » aux opinions qu’il a défendues depuis plusieurs décennies -, le Prof. Ruzié n’avance pour toute argumentation que des « considérations d’opportunité » qu’il résume ainsi : « partager Jérusalem illustre la volonté d’Israël de faire la paix avec ses voisins, quelle que soit l’ampleur du sacrifice, sur le plan sentimental ».
 
M. Ruzié reprend à son compte l’argumentation d’Ehoud Olmert, qui estime que la présence de M. Bush aux Etats-Unis, de Nicolas Sarkozy en France, d’Angela Merkel en Allemagne, de Gordon Brown en Grande-Bretagne et de Tony Blair comme envoyé spécial dans la région est une « coïncidence qui relève du miracle » et que les conditions sont par conséquent favorables pour conclure la paix avec Mahmoud Abbas, qui « veut la paix avec Israël et accepte Israël tel qu’il se définit » [sic].
En d’autres termes, l’éminent professeur n’a pas d’autres arguments à avancer pour justifier son étonnante volte-face en faveur du partage de Jérusalem que celui, énoncé mille fois par les partisans de Shalom Akhshav, depuis plus de vingt ans, et récemment adopté par Ehoud Olmert, selon lequel il faut « faire la paix » et que tous les sacrifices sont bons pour cela.
 
Ce qui est, à mon avis, le plus attristant dans cette prise de position - plus encore que le virage effectué par un ardent défenseur d’Israël et sa défection dans le combat urgent pour la sauvegarde de l’unité de Jérusalem -, c’est de constater la pauvreté de son argumentation. Chacun a le droit de changer d’opinion, certes, et le Prof. Ruzié peut devenir un chantre de « la paix maintenant », ou de la « paix à tout prix », mais on pouvait attendre, de sa part, un article plus circonstancié et plus de rigueur intellectuelle, pour se ranger dans le camp de ceux qui veulent diviser Jérusalem…
La capitale du Roi David ne mérite-t-elle pas mieux que ces quelques lignes, hâtivement publiées sur Internet, et par lesquelles il se prononce pour son partage ?
 
Dans ce même texte, le Pr. Ruzié cite un article qu’il écrivait il y a trente ans, à l’occasion d’un colloque des intellectuels juifs de langue française consacré à « Jérusalem, l’unique et l’universel » (1).
Pourquoi ce qui était vrai il y a trente ans ne l’est-il plus aujourd’hui ? Est-ce que la réalité de Jérusalem a changé ? Ou peut-être le Prof. Ruzié ne voit-il plus la réalité de la même manière, et pense-t-il, comme notre Premier Ministre - qu’il défend bec et ongles -, que le temps est venu de renoncer à tous nos principes et à tout ce qui nous est cher, au nom de la « paix ».
 
En réalité, ce que le professeur Ruzié appelle des considérations « d’opportunité », se résume, pour Ehoud Olmert, à des considérations de pur opportunisme politique.
Olmert, comme son prédécesseur Sharon, est prêt à toutes les concessions pour assurer sa survie politique. Et David Ruzié, observateur avisé de la scène israélienne, ne peut ignorer qu’en raison de sa gestion désastreuse de la guerre du Liban, le gouvernement Olmert ne jouit d’aucune légitimité dans l’opinion pour entamer des négociations et prendre des décisions qui engagent l’avenir du pays et de sa capitale. Il ne peut ignorer non plus que le gouvernement Olmert n’a pas la légitimité politique ou morale pour faire des concessions sur Jérusalem - que tous les gouvernements précédents se sont refusés à faire depuis 1967 – ni, a fortiori, pour diviser la ville réunifiée par une décision de la Knesset, après avoir été reconquise par la force des armes et par le sang des soldats de Tsahal.
 
Le Pr. Ruzié a bien évidemment le droit de tourner casaque et d'estimer - après avoir soutenu le contraire pendant trente ans - qu'il est temps, aujourd'hui, de diviser Jérusalem et de céder aux diktats américains ou européens, en mettant la ville sainte juive à portée de Qassam, tout comme Ashkelon et Sderot, bombardées aujourd'hui parce qu'un Premier Ministre a, lui aussi, changé d'avis à la fin de ses jours.
Le Prof. Ruzié peut même prétendre que c'est dans l'intérêt de la « paix » qu'il nous faut renoncer à Jérusalem, et que la capitale d'Israël doit être transférée à Tel-Aviv, pour plaire au Quai d’Orsay et pour ne pas faire mentir les articles du Monde, qui situent l’Institut français de Tel-Aviv dans la « capitale d’Israël ».
 
Mais il y a une chose que le Pr. Ruzié ne peut pas faire, malgré toute son érudition : c'est de nous faire prendre des vessies pour des lanternes !
Car tout enfant juif ayant atteint l'âge de raison comprend bien, aujourd'hui, que ce n'est pas la paix que veulent les ennemis d'Israël et que préparent nos dirigeants, avec le soutien de Sarkozy, Merkel, Bush et des autres « grands » de ce monde.
 
Aucune considération « d'opportunité » ne peut justifier de livrer à nos ennemis ce qui nous appartient en vertu du droit historique, du droit de la Torah et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Quant au droit international, chacun sait qu'il n'est souvent que l'habillage juridique des volontés de puissance et des équilibres politiques du moment.
L’analyse du texte du Prof. Ruzié montre qu’il n’invoque aucun argument sérieux, juridique ou politique, pour justifier le partage de Jérusalem, si ce n’est la volonté unilatérale de renoncer à nos droits au nom d’une paix hypothétique.
C’est ce même unilatéralisme qui sous-tendait le retrait de Gaza, dont tout le monde connaît aujourd’hui les conséquences désastreuses.
Tout l’édifice idéologique des partisans du « retrait » unilatéral (ou des « négociations » à tout prix, ce qui revient au même) repose, en dernier ressort, sur un sentiment de lassitude (« Nous sommes fatigués de vaincre », dixit Olmert) et sur le refus de défendre nos droits et d’assumer le destin juif.
 
En fin de compte, l’article du Prof. Ruzié révèle surtout la faiblesse des arguments tirés du droit international pour défendre la cause d’Israël. Si un professeur émérite, auteur de traités de droit, devenus classiques, et ardent défenseur d’Israël dans les médias, finit par changer d’avis au point d’accepter le partage de Jérusalem, c’est que tous ses arguments ne valaient peut-être pas l’encre avec laquelle ils étaient écrits. Car comment espérer convaincre le monde entier de la justesse de nos droits sur cette terre, si même nos professeurs les plus éminents y renoncent ?
 
Au-delà de la polémique, cette affaire illustre sans doute, une fois de plus, l’inanité de la prétention de fonder l’existence juive en Eretz Israel sur des arguments tirés exclusivement du droit international, au lieu d’invoquer – de manière concomitante - les droits imprescriptibles tirés de notre Torah éternelle.
Jérusalem a été la capitale du peuple juif il y a plusieurs millénaires, elle l'est restée même quand celui-ci était dispersé et rêvait d'y retourner, et elle le restera quelles que soient les vicissitudes de l'histoire et les décisions d’opportunité des gouvernants israéliens.
 
A quelques kilomètres de chez moi, dans le quartier de Har Homa, à Jérusalem – que les médias du monde entier qualifient de « colonie israélienne » – on construit actuellement des dizaines d’appartements pour des nouveaux immigrants venus des quatre coins du monde, de France, des Etats-Unis, et même d’Iran !
En voyant les ouvriers construire ces maisons, réalisant ainsi les prophéties du « Rassemblement des exilés », je me sui souvenu d’un texte du philosophe juif allemand, Theodor Lessing, assassiné par les nazis, que cite André Neher dans son livre, Jérusalem, vécu juif et message (2).
Ce texte (3) a été rédigé en 1929, alors que le Yishouv juif en Eretz Israel était en proie aux pogromes des Arabes qui semaient la mort et la terreur, à Hébron, à Jérusalem (dans le quartier de Talpiot où j’habite, où ils vandalisèrent la maison de l’écrivain Agnon), et ailleurs.
Ce texte semble empli de pressentiments d’une catastrophe qui approche, comme si Lessing, comme tant d’autres écrivains juifs de son époque, avait vu venir la Shoah…
Mais le texte de Lessing semble avoir été écrit aussi en réponse aux intellectuels juifs qui prennent toujours pour objectivité la subjectivité de l’autre, pour reprendre la formule heureuse d’Eliane Amado Levi-Valensi, et en réponse au professeur Ruzié.
 
« Les juifs modernes, libres-penseurs, libéraux, progressistes, hautement cultivés, sont très fiers du fait que, durant le dernier siècle, des Juifs aussi soient devenus chanceliers d’Etat, ministres, généraux, chercheurs de haut niveau, professeurs, écrivains, poètes, que sais-je encore ?
Mais il vaudrait bien mieux avoir honte que tant des nôtres ont été les gaspilleurs frauduleux du trésor de notre peuple. Car ils n’étaient peut-être qu’un reflet phosphorescent du corps de notre peuple en train de se désagréger. Ils n’étaient que l’éclair passager d’une journée de fugitive lumière européenne dans laquelle notre noblesse s’est brûlée vive elle-même.
Honte à tous les fils qui préfèrent "s’adonner à la littérature", ou "choisir une carrière académique" dans le luxe des capitales occidentales, au lieu de porter des pierres sur la grande route menant à Jérusalem. »
 
Pierre Itshak Lurçat
 
 
(1) « Jérusalem, l’unique et l’universel », Actes du colloque des intellectuels juifs de langue française, PUF 1979.
 
(2) André Neher, Jérusalem, vécu juif et message, éd. du Rocher, 1984.

(3) Il a été écrit par Theodor Lessing, en préface à son ouvrage consacré au thème, très actuel, de la « haine de soi juive » (Jüdische Selbsthass), titre de son livre paru en 1930, traduit en français, sous le titre La haine de soi, le refus d’être juif (éd. Berg International).
Par Ofek - Publié dans : Israël
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Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /Jan /2008 18:17
 
·          Un langage presque guerrier «l’Iran, la bombe ou le bombardement».
·          Une gêne après la publication du rapport NIE (sous-tendu par moult raisons politiques ou ayant trait à l’incapacité des services américains de prévoir le 11 septembre).
·          Une réception hallucinante pour «le Guide Suprême» libyen qui annonce la conquête pacifique de l’Europe par l’islam.
·          Une «rupture» diplomatique avec la Syrie qui s’est fichue comme d’une guigne des tentatives de rapprochement français visant un règlement de la situation au Liban.
·          Annoncer vouloir «être à la tête des pays pouvant aider les pays arabes à accéder au nucléaire civile».
·          Faire état des «amis israéliens».

Tout cela donne le tournis tant le produit de convolution de toutes ces attitudes (postures ?) semble déboussoler des cercles plus larges que les journalistes qui préfèrent plutôt s’occuper d’une escapade galante que de déchiffrer les lignes de force de la nouvelle politique arabo/musulmane de la France. Et dans tout cela, un point de focalisation : Israël.
 
Mais que veut la France d’Israël ?
 
Un seul mot résume tout : apaisement.
Rendre des territoires (pour un «état palestinien assuré de contiguïté», soit Gaza réunie avec la Cisjordanie ce qui n’a jamais été fait…) et accepter «d’aider» Mahmoud Abbas et les palestiniens.
«Faire des gestes» dit le Président au Caire. En espérant qu’ainsi l’Iran, peut-être, se montrera plus urbain et acceptera l’existence d’Israël (ou que ses supplétifs, le Hezbollah et le Hamas le feront).
 
La dernière période pendant laquelle la France prôna l’apaisement fut celle de la guerre froide. Il faudrait peut-être constater que toutes ses ouvertures de «paix» vers l'Union Soviétique semblent aujourd’hui risibles. Quand le système communiste s'effondra, ce fut par implosion. L'apaisement et la «realpolitik» de nos gouvernants ne firent que retarder l’effondrement.
 
La «realpolitik» de la France la pousse à tenter de rallier à sa position tout ceux qui, en Europe, penchent depuis longtemps du côté des palestiniens, des pays arabes et, tout dernièrement, du côté de l’Iran. Avec José Luis Zapatero qui, l’année dernière, s’est fait photographier avec un keffieh palestinien, avec un autre ami d’Israël, Romano Prodi, grand précurseur d’Eurabia, dès qu’il fut Président de la Commission Européenne.
Les voilà tous les trois, à Rome, annonçant leur volonté de réaliser l’union euro-méditerranéenne qui, si elle voit le jour, ne comprendra pas Israël car aucun pays arabe riverain n’en veut. Tout cela, soi-disant, pour que l’on fasse la paix.
 
Mais comment peut-on faire la paix avec des gens qui veulent vous tuer ? Réponse : on ne peut pas. Et tant pis si l’Europe et le reste du monde font semblant de ne pas comprendre les objectifs de l’Iran, du Hezbollah et du Hamas qui se résument à vouloir la destruction d’Israël.
On ne peut qu’être époustouflé par, soit la crédulité de nos gouvernants, soit par leur totale inconscience : il s’agit de l’existence d’un Etat.
La France ? Le pays des droits de l’homme ? Comment peut-elle ne pas voir que ce qu’elle tente de faire conduirait à la disparition d’Israël ?
La peur de perdre certaines de ses positions économiques dans le monde arabe ou le souhait (depuis De Gaulle) de s’associer au monde arabo-musulman pour faire pièce à l’empire américain, valent-ils le prix de la disparition d’Israël ?
Et si la réponse, motivée par ses intérêts géopolitiques, est positive, comment peut-elle croire qu’Israël se laissera faire ?
 
Israël, depuis quelque temps se trouve devant trois faux postulats :
(1) la paix est essentielle à sa survie,
(2) tout doit être fait pour l’obtenir sans tenir compte de ce que l’autre partie au conflit fait ou fera et
(3) l’autre partie, de guerre lasse, voudra faire la paix.
Ces trois postulats, faux en totalité, sous-tendent les positions prises par la France (et à son instar par d’autres pays en Europe).
Et surtout leurs conclusions : «la paix contre les territoires» et «la fin du conflit israélo-arabe permettra la paix au Proche-Orient, et partant, dans le monde».
 
Pourtant, la France devrait avoir comme principale préoccupation (car pays le plus musulman au Nord de la Méditerranée), l’islamisation de l’Europe.
«Un philosophe syrien a écrit dans un article, il y a pas bien longtemps, que la seule question au sujet du futur de l'Europe est : « sera-t-elle une Europe islamisée ou s’agira-t-il d’un Islam européanisé ? »
Et je suis enclin pour être d'accord avec lui à ce sujet» dit Bernard Lewis (sommité mondiale reconnue pour ses études de l’Islam).
Sa justification : «les Européens ont perdu le sens de la fidélité à leurs valeurs et leur propre confiance en soi», en ajoutant «Ils n'ont aucun respect pour leur propre culture et ils se sont confinés pour tout ce qui concerne l'Islam à une attitude d’avilissement, de politiquement correct et de multiculturalisme».
Ceux qui ont appelé l’Europe «Eurabia» (Bat Ye’Or), avec un sens prémonitoire remarquable, avaient quand même prévenu leurs compatriotes. En vain.
Les statisticiens allemands indiquent que leur pays sera à majorité musulmane en 2046. L’interdiction faite en France de savoir «qui est qui» ne permet pas d’annoncer officiellement que la même chose y arrivera entre 2030 et 2040.
Et quand on se gausse du nombre d’enfants nés en 2006, on ne dit pas que 20 % d’entre eux proviennent de l’immigration maghrébine ou noire : moins de 10 % de la population contribuent avec 20 % des naissances … il ne faut pas être grand mathématicien pour comprendre que la France n’aura plus comme ancêtres les «Gaulois».
 
Bombe pour l’Iran, l’Europe pour les musulmans. Et que pense la France qu’Israël, quand une menace existentielle pèse sur elle, devrait faire ?
Il y a quelques mois, un journaliste israélien écrivait : «L’Iran et sa volonté d’acquérir des moyens militaires nucléaires ne constituent pas uniquement une préoccupation israélienne. La question est de savoir si, en ce moment, le monde occidental fera quelque chose pour se défendre. La réponse, d’évidence, est négative. Dès lors, une question plus pertinente serait «dans quel cas le monde occidental agira-t-il ?». Malheureusement, on peut douter que même une frappe nucléaire iranienne sur Israël soit suffisante. L'Iran devrait frapper l'Europe ou l'Amérique avant que l'une ou l'autre fassent quoi que ce soit. Mais si cela est, cela se produirait seulement après que l'Iran aura attaqué Israël. La conclusion est évidente : Israël doit-il attendre qu’il soit attaqué avant de réagir ? (S. Singer – Jerusalem Post) ».

Dès lors, il serait intéressant de faire le point des attitudes des grandes puissances face aux menaces existentielles qui pèsent sur Israël. Naturellement, et bien que l’histoire ne se répète pas, il est instructif de voir ce qui s’est passé depuis la création de l’Etat d’Israël.

Les Etats-Unis, alliés fidèles et irremplaçables, n’ont jamais mis en question leur propre sécurité pour défendre Israël. Certes, depuis les menaces iraniennes, l’Administration Bush a promis qu’elle défendra Israël en cas d’attaque nucléaire de l’Iran. Sans préciser si cela interviendra avant ou après la frappe ce qui, on le reconnaîtra facilement, ne constitue pas une vraie garantie de survie pour Israël. Mais, soit, il y a une garantie.
L’histoire, malheureusement, n’est pas là pour prouver la solidité de cette garantie. Cinq exemples édifiants :

a)     En 56 (Suez, aventure franco-anglo-israélienne), Eisenhower n’hésita pas à menacer les trois protagonistes des foudres nucléaires (comme Khrouchtchev et Boulganine) pour arrêter la campagne et imposer à Israël de rendre le Sinaï (une première fois ...) car il ne voulait pas que le barrage d'Assouan soit fait par les Soviétiques ;
b)     En 67 (cela commença par la fermeture du Détroit du Tiran) on se focalisa sur De Gaulle qui disait qu'il «n'était pas aux affaires quand la France a garanti à Israël, après 56, la libre circulation dans le Détroit» et on oublia que Johnson avait dit "qu'il ne trouvait pas la lettre de garantie signée par Eisenhower pour arrêter la guerre de 56"... heureusement la guerre ne dura que six jours, temps trop court pour imposer quoi que ce soit à Israël ;
c)     En 73 quand Israël passa sur l'autre rive du Canal de Suez sur le front égyptien et se trouva à 25 km de Damas sur son front nord, Nixon (Kissinger en réalité) lui imposa l'arrêt des combats car il voulait prendre la place des Russes en Egypte, ce qui fut obtenu avec l’aide d’Anwar El Sadat ;
d)     En 91, guerre contre Irak. A la fin, on tordit les poignets d'Israël pour une "conférence de Madrid" (qui conduisit à Oslo et ensuite à plus de morts israéliens en attentats palestiniens que pendant les quarante années précédentes …) car Bush (père) avait promis aux pays arabes coalisés de faire avancer la cause palestinienne ;
e)     En 2003, pour les même raisons (cette fois-ci, neutralité des pays arabes "modérés") on imposa à Israël (Bush fils) la "feuille de route" sous le régime duquel on vit encore avec les résultats que l'on connaît ...
 
Bref, garantie nucléaire américaine ? Peut-être, mais il serait difficile de proposer à Israël de s’y soumettre.

La Russie, adversaire résolu d’Israël depuis sa création (pourtant votée par l’URSS) jusqu’à Boris Eltsine, semblait avoir changé d’attitude, aussi sans doute parce que plus d’un million de russes d’origine ont émigré en Israël.
Pourtant, depuis l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine et, surtout depuis que ses intérêts géopolitiques l’ont rapprochée de la Chine et de l’Iran (pour des raisons très différentes), la Russie a changé de nouveau de politique. Retrouvant son statut de grande puissance, contrôlant (pour l’essentiel) l’approvisionnement en gaz de l’Europe, voulant éviter par tous moyens l’extension du «croissant chiite» vers les anciennes républiques d’Asie Centrale ou dans les pays du Caucase, la Russie ne peut pas accepter d’être absente du Proche-Orient, en dehors du «quartette» et de l’ONU.
La Russie, non plus, ne soulèvera pas le plus petit doigt pour défendre Israël. Plusieurs fois elle a montré, récemment, clairement, de quel côté elle se plaçait :

1.      En 2005 elle fournit à la Syrie des systèmes d’armes (missiles anti-aériens, contrôle par radars sophistiqués, etc.) qui de défensives peuvent facilement être transformées en offensives ou transférées à des organisations terroristes comme le Hezbollah ; les protestations israéliennes ou américaines furent rejetées d’un revers de main ;
2.      Au cours de la dernière guerre au Liban, Israël perdit la moitié d’une brigade de chars d’assaut (pourtant considérés, sinon les meilleurs, au moins parmi les meilleurs au monde) attaqués par des RPG russes d’un modèle inconnu par Israël ; leur capacité de pénétration (40 cm d’acier) dépassait la protection des chars Merkava (blindage de 30 cm d’épaisseur) ; preuves à l’appui, Israël protesta, la Russie rejetta la charge mais… quelque temps après, un grand responsable de l’exportation d’armements fut limogé car les RPG en question avaient été fournies à l’Iran ( !?) ;
3.      Pendant la même guerre, des stations d’écoute russes, installées sur le sol syrien, obtinrent des informations essentielles sur les communications israéliennes et les mouvements de troupes et furent transmises au Hezbollah ;
4.      Sans tenir compte des avertissements américains, elle vient de fournir à l’Iran le combustible nucléaire qui permettra que le réacteur de Bousher devienne critique et, par là-même, un objectif militaire inattaquable vu les conséquences collatérales possibles ;
5.      Annonçant son retour en Méditerranée, elle s’est mise à reconstituer les capacités militaires du port de Lattaquié où la Syrie lui a consentie des facilités de base militaire, à quelques encablures des côtes israéliennes.
 
La Russie (comme la Chine) ne fera rien pour assurer l’existence d’Israël, par exemple, arrêter les activités militaires de l’Iran. Ni l’une ni l’autre ne l’ont fait pour arrêter les activités nucléaires Nord Coréennes.

L’Europe n’a jamais su comment prendre la naissance et le développement fulgurant d’Israël, dont le PNB de plus 170 milliards de $ dépasse celui de tous ses voisins réunis, sans avoir de pétrole ou du gaz à vendre. Elle n’a jamais su en vertu de sa vulgate dominante selon laquelle le sens de l’histoire est celui des pauvres. En ajoutant sa propension à l’apaisement et à arrondir les angles entre Israël et le pays arabes.
Parmi les pays du Nord, la Norvège a oublié son interdit, pendant et après la guerre, de toute immigration de juifs, mais s’est découvert un penchant pro-palestinien pour des raisons «morales» sans doute, devenant un adversaire de taille d’Israël : boycotte de ses produits ou des contacts avec ce pays, sous la houlette de syndicats «socialistes» qui se trouvent mieux avec les barbus du Hamas à Gaza qu’avec les syndicalistes (eux aussi socialistes) d’Israël.
La Grèce, l’Italie (sauf pendant les gouvernements Berlusconi), l’Espagne, pro-arabes par proximité géographique et intérêts économiques, ne ratent pas une occasion de vilipender Israël.
Le ministre des affaires étrangères d’Espagne, premier à avoir rompu l’isolement de la Syrie en allant rencontrer el-Assad le jeune, a présidé (ou pris l’initiative) de presque toutes les compromissions avec Yasser Arafat, tandis que Javier Solana traitait Ariel Sharon de fou tout en allant recueillir les conseils d’un autre guide, Cheïk Yassine.
Enfin, les trois grandes puissances : Allemagne, France, Grande Bretagne.
L’Allemagne s’interdit, par principe, d’être contre Israël mais … suit toujours ses partenaires européens.
La France toute à sa «politique arabe» n’a jamais fait quoi que ce soit pour aider Israël, au contraire.
La Grande-Bretagne, dont les leaders «socialistes» de l’époque n’ont fait que compliquer sa création, a semblé se rapprocher d’Israël récemment car Tony Blair a compris, avant et à l’encontre des autres dirigeants européens, que ce qui se passe autour d’Israël constitue les prolégomènes de ce qui risque de se passer en Europe.

Bref, ni la France ni l’Europe ne feront jamais rien pour assurer l’existence d’Israël.
Et plus le temps passera, plus elles seront devenues «terre d’islam», plus elles se détacheront des valeurs communes dites judéo-chrétiennes, valeurs pour lesquelles Israël est une référence.
C’est le drame auquel on assiste : si un jour l’Europe a une politique étrangère commune, cette politique ne pourra être qu’anti-israélienne. Et si elle ne fait rien pour arrêter les projets nucléaires de l’Iran, elle ne pourra se dédouaner de les avoir laissés tenter une répétition de la solution finale...

Que faire ?
 
La logique froide de la tragédie annoncée laisse, en réalité, une sombre alternative à Israël : Massada ou Samson.
Il est fort peu probable que dans ce pays libre et démocratique, ses six millions d’êtres vivants, qui ont remplacés les six millions détruits par la barbarie nazie, accepteraient un nouveau Massada.
Et pour le deuxième terme de l’alternative il s’agit de ne pas s’endormir … au moins jusqu’en 2009, année la plus probable de l’accession de l’Iran à la bombe.

Martin Birnbaum sur
http://www.libertyvox.com/article.php?id=291
 
Par Ofek - Publié dans : Politique Arabe de la France
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Mercredi 2 janvier 2008 3 02 /01 /Jan /2008 18:00
 
Potences et révérences
 
A petits criminels, grandes potences ; A grands criminels, grandes révérences *
 
Bien que déjà reléguée dans le passé par le flot des nouvelles informations, est-il trop tard de revenir sur la visite du «Guide» libyen ? Certes non, dans la mesure où elle illustre on ne peut mieux le titre de cet article. Ce n’est pas notre ci-devant président et actuel mis en examen qui en est choqué ; de Bamako, Chirac déclare sans ambages qu’il en aurait fait autant ; en matière de références morales il est vrai qu’il a à son actif quelques troubles copinages et compromissions avec quelques chefs d’état africains, avec Saddam Hussein, Hafez el Assad et Yasser Arafat, tous sans exception étant des champions bien connus des droits de l’homme, de la liberté et du respect de la vie humaine.

Mais il n’appartenait pas pour autant à notre gauche «la plus bête du monde» de clamer sa vertueuse indignation alors que par réalisme électoral elle ménageait constamment le parti stalinien et, pour des raisons idéologiques, n’avait pas bronché devant les grotesques honneurs rendus par Chirac à Yasser Arafat moribond et à travers lui, à ses quarante voleurs qui s’approprient toutes les aides internationales à la «cause palestinienne». Et puis le «lider» Fidel Castro adulé par la gauche n’a pas moins de crimes sur sa supposée conscience que son homologue Libyen. Ce n’est donc pas dans l’opposition de gauche pas plus que dans la majorité multicolore qu’il faut chercher la morale en matière de politique.

Il n’en reste pas moins que le fameux realpolitik qui incite la France à emboîter le pas à ses concurrents américains et européens, déjà fortement implantés en Libye, ne change en rien le caractère crapuleux du Führer libyen. Les Duce, Führer, Caudillo, génial petit Père des Peuples, Grand Timonier, Lider maximo et autres Guides en tous genres n’ont jamais compté parmi les inconditionnels des droits de l’homme, de la liberté absolue de conscience et de la sacralisation de la vie humaine. De ce côté-là, Kadhafi, derrière ses salamalecs qui ne trompent que les accros de la servitude volontaire, reste un terroriste, un assassin, un preneur d’otages, un racketteur qui a simplement eu le temps et la chance de devenir un moindre mal aux yeux des décisionnaires occidentaux ; il a eu aussi l’habileté de nous leurrer en adaptant ses méthodes au goût peu exigeant mais très affairiste des Occidentaux, sans pour autant s’écarter de son objectif expressément formulé en direction de son public arabe et musulman: mettre l’Europe sous tutelle islamique sans avoir à livrer bataille, inhiber toute capacité de résistance de ses peuples en les culpabilisant ; il peut à présent s’appuyer sur des réseaux qui se développent au sein des implantations musulmanes et africaines qui font tâche d’huile en France et en Europe. Son objectif maintes fois affirmé n’a pas varié pour autant ; il se situe dans le camp de nos ennemis et cela exige toute notre vigilance et toutes les mesures qui en découlent.

Elucubrations ? On a toujours tort de ne pas prendre les «Mein Kampf» au sérieux. D’autant plus que Kadhafi n’est pas seul : même s’il n’y a pas forcément coordination, il y a dans ses objectifs une convergence avec toutes les mouvances qui, par des moyens doucereux tels ceux de Tarik Ramadan, ou plus violents en passant par les Frères Musulmans (dont notre UOIF est la branche «française»), les Salafistes, les Wahhâbites, Al Qaida et autres mouvances dhihadistes, sans oublier la théocratie iranienne. Sur ce terrain du moins, il reste leur allié objectif. Seules leurs méthodes sont différentes.

C’est ainsi qu’après la France qui fut un certain moment terre d’islam, du Midi à la Loire, avant que Charles Martel ne refoulât les guerriers de Mahomet au-delà des Pyrénées, voilà notre Guide honorant de sa visite l’Espagne qui fut et doit donc redevenir terre d’islam, avec une attention particulière sur l’Andalousie et ses mosquées. En Espagne comme en France il effectue en quelque sorte une tournée d’ancien et de futur propriétaire. Calixte Beyala qui, dans un récent article dans le Figaro, encense le grotesque guide libyen, sort du même tonneau que ceux qui, naguère, encensaient Staline, Trotski, Mao… ou Adolf Hitler et calomniaient ceux qui disaient la vérité. Nos seniors se souviennent des violentes réactions contre Kravtchenko après la publication de son livre blasphématoire «J’ai choisi la liberté» dans lequel il révélait (il n’était pourtant pas le premier) les crimes du système soviétique et la crapulerie stalinienne. Jean-Paul Sartre, imposteur «pour ne pas désespérer Billancourt», n’avait alors pas craint de se «salir les mains» en mettant sa plume et son renom au service de la meute stalinienne pour diffamer le fugitif du paradis socialiste **. Sartre a fait souche dans notre actuelle classe dite intellectuelle. Derrière nos prochaines Intifadas ou dans les prochains campements de la rue de la Banque, nous aurons la certitude de trouver quelques boutefeux de l’agitprop libyen aidés dans leur tâche par nos idiots utiles et porte valises à la remorque du DAL, des Donquichottiens infantilisés et d’autres inconditionnels de l’immigration sans limites.

On découvrira peut être un jour qu’à l’instar de quelques pacifistes contemporains d’Adolf Hitler, quelques uns et non des moindres de ces professionnels médiatisés de l’indignation passent à la caisse du Guide et autres petro milliardaires. Voilà donc le rusé coquin libyen doté d’un formidable instrument de pression sur la France ; ce malotru sait qu’il peut se permettre sur notre sol de déclarer sans vergogne devant un public acquis d’avance que nous persécutons nos immigrés. Sans doute devrions-nous nous inspirer des méthodes libyennes dont les infirmières bulgares ont largement profité. Ce combattant de la cause des migrants devrait aussi parler des droits dont «jouissent» les travailleurs étrangers en terre d’islam, en Arabie et dans les pays du Golfe par exemple. Quel est leur droit au regroupement familial, au droit opposable au logement, à la protection sociale, à la non discrimination en matière de droits sociaux et de salaires par rapport aux nationaux, à la liberté de manifester et de critiquer les gouvernements en place ? Soyons certains que nos indigènes de la république, qui conspuent la Marseillaise et brûlent notre drapeau, brûleront d’envie de déguerpir dare-dare de cette France intolérante, xénophobe, raciste et ségrégationniste pour se fixer dans ces pays paradisiaques. On se demande du reste pourquoi ils ne l’ont pas encore fait.

*) De son vivant, Maurice Barrès m’aura sans doute pardonné d’avoir pastiché son «à grands voleurs, grandes révérences ; à petits voleurs, grandes potences» qui date de 1914.
**) Dans la foulée du procès intenté par les communistes à Kravtchenko qui avait réussi à fuir et à dénoncer le «paradis» communiste, Sartre écrivit «Nékrassov», pièce de théâtre présentée au théâtre Antoine, dans laquelle Kravtchenko était présenté comme un imposteur mystificateur. Nos actuels adulateurs de ce philosophe se gardent bien de faire figurer ce «chef d’œuvre» de la littérature dans les «best of» de J.P. Sartre.

Mamours arabes de Sarkozy

L’assassinat de Benazir Bhutto révèle le caractère dangereux des pays islamiques, en raison de la faiblesse de leurs éléments démocratiques, face à la barbarie obscurantisme véhiculée par l’islam au sein des masses musulmanes. Il est aisé d’imaginer que cet assassinat n’est qu’une étape visant la prise du pouvoir par les forces terroristes du djihad dans un Pakistan disposant de l’arme nucléaire… Or, aucun gouvernement musulman n’est actuellement à l’abri d’un renversement par le djihad, quelle que soit son appellation. Fournir des centrales nucléaires «civiles», avec transfert de technologie, aux pays arabes bordant la Méditerranée, alors que les régimes en place, déjà peu fiables, sont sous la menace permanente des forces terroristes d’Al Qaida et autres officines de la terreur, c’est fournir à ces derniers les moyens de se doter sur le rivage méditerranéen d’une ceinture de feu nucléaire braquée sur l’Europe. Et avec eux on ne peut parler d’équilibre de la terreur. C’était valable entre Soviétiques et Américains durant la guerre froide. Avec les barbares islamistes, la vie humaine n’a aucune valeur, pas plus la leur que celle de leurs ennemis. De ce côté-là, ils sont pires que les nazis qui, dans leur infinie inhumanité, essayaient au moins de sauver leur peau. Alors un marché de quelques milliards d’Euros en Algérie, en Libye, en Egypte justifie le propos de Marx (ou de Lénine, mais peu importe) «les capitalistes nous vendront les cordes avec lesquelles nous les pendrons». À croire que pour Sarkozy, l’essentiel est de s’enrichir, quitte à en périr.

Démographie ou liberté ?

«Le problème des libertés n’est pas le plus important en Afrique, la question la plus importante, c’est que la population va doubler et voudra avoir un niveau de vie comparable à celui qu’elle a aujourd’hui». C’est du moins ce que Jacques Chirac, déclarait récemment à Bamako. Et si les deux problèmes étaient liés ? Car ce que ne nous dit pas Jacques Chirac, c’est que la démographie exponentielle, problème réel pour l’Afrique méditerranéenne ou subsaharienne, ne doit pas être pris en charge par l’Europe. C’est aux Africains qui, depuis un demi-siècle, ne sont plus colonisés, et à eux seuls qu’il appartient de résoudre le problème démographique, comme tous leurs autres problèmes. Soit ils se décident de s’engager dans le contrôle des naissances, soit ils trouvent leur bonheur à enfanter à tire-larigot, ce qui est leur droit absolu. Mais qu’ils prennent leurs dispositions en conséquence ; qu’ils inscrivent dans leurs lois le droit opposable au logement pour donner aux innombrables familles nombreuses un cadre de vie décent, qu’ils construisent des hôpitaux, des CHU, qu’ils forment leurs médecins, qu’ils ouvrent des écoles pour les filles et les garçons, des centres de formation professionnelle, qu’ils créent des emplois chez eux, qu’ils encouragent les investisseurs locaux et étrangers à investir dans des entreprises industrielles.

Mais pour cela, il faut que leurs gouvernements inspirent confiance. Bref, en instaurant la démocratie avec tous les pouvoirs, contre-pouvoirs et contrôles que cela comporte. Car il y a en Afrique un autre problème : l’absence de tout sens des responsabilités liée en grande partie à la confiscation du pouvoir et des richesses par des clans privilégiés et tyranniques, autrement dit nous revenons au déficit de démocratie et de libertés liés de surcroît aux pesanteurs traditionnelles et religieuses. La décolonisation décriée à juste titre n’aura cependant eu d’autre résultat que le remplacement des administrateurs métropolitains, responsables envers leur gouvernement, par des tyrans et des voleurs autochtones bien moins scrupuleux envers leurs sujets. Des anciens pays colonisés tels que l’Inde, la Corée (du Sud), Taiwan, le Vietnam, auxquels il faut ajouter la Chine ont réussi à se hisser au rang de puissances économiques sans aucune aide internationale, tandis que les pays chroniquement assistés d’Afrique (et l’Autorité palestinienne) voient leur population (mais pas les clans dirigeants) s’enfoncer dans la pauvreté.

Cherchez la faute. Mais ne serait-il pas temps de signifier aux gouvernements perpétuellement assistés que nous n’entrons plus dans leur jeu ? C’est sur leur sol et non en déversant sur l’Europe leur trop plein de population qu’ils doivent régler leurs problèmes. Nul n’a à le faire à leur place. L’aide internationale relève de la solidarité humaine. Au sortir de la guerre, l’Europe occidentale a pu se redresser grâce au Plan Marshall, mais cette aide était limitée dans le temps. Or, les aides aux peuples prolifiques ont tendance à s’institutionnaliser et à se perpétuer, le développement économique ne pouvant de surcroît suivre un taux de fécondité démentiel. Il en est des Etats devenus indépendants comme des enfants devenus adultes : ils doivent se monter responsables et assumer seuls les conséquences de leurs actes, de leur culture, de leurs choix et de leurs erreurs.

Pays frère

Pour tout homme de culture occidentale et judéo-chrétienne, tous les humains étant nos frères, tout pays est également «frère». Ni la couleur de la peau ni les croyances métaphysiques n’entrent en ligne de compte. Qu’aurait-on alors dit si un président de la 3ème République avait désigné le Troisième Reich comme un «pays frère» sur l’unique critère d’appartenance à la «race blanche»? Qu’aurait-on dit d’un président de notre cinquième République s’il avait qualifié de «pays frère» l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid ? Mais il semblerait que les critères qui permettent de coller aux Occidentaux l’infamant insigne jaune de «raciste», y compris dans des affaires qui n’ont rien à voir avec la race ou l’origine ethnique, changent tout à coup dès que les «victimes» institutionnelles du racisme sont incriminées.

Pour recourir impunément au racisme, mieux vaut être Noir ou Arabe que Blanc. Nous en savons quelque chose avec le folklore «artistique» des «Indigènes de la République». Moyennant quoi le Président du Sénégal peut désigner l’ubuesque Zimbabwe comme un pays frère sur le seul critère racial, sans craindre de se faire remonter les bretelles par la Halde, le Mrap ou la LDH. Or, sous régime colonial, la Rhodésie était un pays prospère et exportateur de sa production. Le même pays devenu indépendant sous le nom de Zimbabwe figure désormais parmi les pays les plus pauvres du monde. Loin de me livrer à l’apologie du colonialisme, même si celui-ci n’avait pas que des aspects négatifs, peut-on appeler «libéré» un peuple qui passe du régime colonial à celui du calamiteux Robert Mugabe? Il était certes choquant de voir détenues 80% des terres cultivées par 40 000 des 240 000 «Blancs» du Zimbabwe. Nul n’aurait trouvé à redire contre une réforme agraire assurant une répartition plus équitable des terres. Mais les exploitations agricoles confisquées aux «blancs», sur des critères de couleur de la peau, ont été redistribuées, non pas aux paysans noirs sans terre, mais aux cadres militaires et aux fidèles parasitaires de Robert Mugabe. Résultat : la famine règne dans ce pays naguère prospère, exportateur de produits agricoles. Et comme tout despote confronté à un désastre économique et humanitaire, Robert Mugabe se livre à des accusations racistes à l’image de ce qui se faisait jadis et naguère contre les Juifs : c’est la faute aux Blancs du Zimbabwe, aux Occidentaux, à tout le monde sauf à la mafia qui s’est appropriée le pays et ses richesses. Il ne fait pas bon d’être Blanc en Afrique. Mais chut, ne le répétez pas, car toute critique formulée contre un régime «Noir» ou contre une religion d’amour, de tolérance et de paix qui vient de s’illustrer au Pakistan, nous expose à des poursuites pour propos racistes.

Vive tous les Kosovo indépendants

Puisque le realpolitik en matière de relations internationales exige de faire abstraction des droits de l’homme, je ne vois pas pourquoi s’acharner contre la malheureuse Serbie que l’UE s’apprête à amputer du Kosovo, son berceau national ? Le fait que la population de cette province soit devenue majoritairement albano-musulmane le justifie-il ? À cette aune, pourquoi ne pas faire preuve de la même logique, et du même courage, et ne pas exiger de la Turquie qu’elle accorde l’indépendance aux régions majoritairement kurdes ? Pourquoi Sarkozy, lorsqu’il était en Chine, n’a-t-il pas affirmé le droit à l’indépendance du Tibet occupé et colonisé par la Chine ? Pourquoi lors de sa visite en Chine a-t-il déclaré rebelle Taïwan, héritière du régime légitime de la Chine qui avait obtenu pour son pays de siéger en tant que membre permanent au Conseil de Sécurité de l’ONU, alors que c’est le régime chinois qui est issu d’une rébellion communiste ?

Pour se rattraper il peut sans risque soutenir le séparatisme Kosovar, la Serbie n’ayant pas sur la France les mêmes moyens de pression que la Chine. Certes, la Serbie n’a pas toujours été très gentille au Kosovo, mais il n’est pas moins vrai que les Serbes du Kosovo furent eux-mêmes victimes des «activistes» islamistes albanophones encadrés et armés par l’Arabie Saoudite. On oublie trop vite qu’au service d’Adolf Hitler, c’est dans la population musulmane de Bosnie et du Kosovo que le Mufti de Jérusalem put lever une armée SS musulmane qui se livra à des crimes contre l’humanité en Yougoslavie. C’est, soit dit en passant, l’acte de naissance de la «cause» palestinienne qui extorque jusqu’aujourd’hui des sommes considérables de la communauté internationale. On punit donc les Serbes qui furent nos fidèles alliés dans leur lutte contre l’Allemagne nazie, tandis que Bruxelles, qui n’a pas de mémoire, s’apprête à accueillir la Croatie dans l’U.E, sans exiger la moindre repentance de ce pays qui s’était déjà séparé de la Yougoslavie une première fois en 1940 avec l’appui de l’Allemagne nazie dont elle devint l’alliée zélée et s’était rendue coupable de crimes imprescriptibles contre l’humanité.

Or, le morcellement à l’infini des Balkans n’est pas sans danger pour les pays membres de l’UE. Le Kosovo indépendant serait un précédent ouvrant la voie à l’indépendance de la Corse, du pays Basque de part et d’autre des Pyrénées. Et avec le bouleversement ethnique que connaît la France, rien ne justifiera dans un proche avenir notre refus d’accorder l’indépendance ou au moins une large autonomie à l’Ile de France, aux Bouches du Rhône et autres secteurs multiethniques où la population «de souche» serait devenue minoritaire. Partout dans le monde où l’islam devient majoritaire, les Chrétiens sont poussés à s’expatrier. En cette période de Noël, il est bon de rappeler que du temps de «l’occupation» israélienne de Bethlehem, plus de 80% de sa population était encore chrétienne. Passée sous l’Autorité palestinienne, la population chrétienne est tombée au-dessous de 20 %. Le nombre de Chrétiens ne fait aussi que diminuer en Turquie, en Irak, en Syrie et en Egypte. Alors que dans les pays d’Europe aux racines chrétiennes le pourcentage de musulmans ne fait que croître, il fond en «terres d’islam». Jusqu’à la Turquie prétendument laïque et l‘Egypte où le nombre de Chrétiens ne fait que décroître devant les mesures discriminatoires, l’insécurité et quelques assassinats. Il est fort à parier que dans un Kosovo indépendant, il ne restera plus de Chrétiens.

C’est pourtant cette boîte de Pandore qu’ouvre l’Union Européenne au détriment de la Serbie. Une «Union» dont les eurocrates bruxellois raisonnent en «tout économie», en «échanges commerciaux», en tout «circulation des capitaux», est économiquement fort efficace mais quelle place reste-il aux valeurs culturelles, aux liens identitaires, à la mémoire historique sans lesquels l’Europe serait un no man’s land sans Histoire, sans culture, sans valeurs, sans âme offerte à qui veut bien y «planter sa tente» et s’y installer. Que chacun se le dise et on nous l’a assez dit : le sentiment identitaire est une fort vilaine chose condamnable ; je parle des sentiments identitaires ou religieux des peuples européens bien entendu car ceux des ethnies et religions massivement importées ces dernières décennies sont respectables et doivent être sauvegardés, encouragés et subventionnés au nom de quelque discrimination positive.

Dissocier la citoyenneté de la nationalité française?

Les marxistes, à commencer par Marx, qui clament le droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes, excluent les Juifs de ce droit, prétendant que «Juif» désigne non pas un peuple ou une nation mais une classe sociale. Les Français comme les autres peuples Occidentaux risquent de se retrouver plus vite qu’on ne l’imagine dans la même catégorie que les Juifs. Les marxistes étant des gens de progrès (ne se sont-ils pas qualifiés de progressistes ?), force est de croire que cette dénégation de nationalité s’étend désormais, non pas à tous les peuples, mais à coup sûr aux peuples de souche européenne. En effet, dans l’un des récents débats télévisés pour couches-tard, dont les quatre invités ne semblent présents que pour promouvoir leurs bouquins, le philosophe idéologue (il paraît que ce n’est pas antinomique) Daniel Bensaïd en est venu à se demander, face au grand nombre d’immigrés inassimilés qui font souche en France mais en rejettent l’identité, s’il n’était pas temps en France et en Europe de dissocier la nationalité de la citoyenneté. Autrement dit, notre hexagone ne serait plus l’espace national des Français, mais celui des différentes nationalités qui se sont transplantées sur notre sol. On peut sans peine imaginer notre passeport qui mentionnera : «citoyenneté» : française, «nationalité» : arabe, kabyle, malienne, ewondo, swahili, luba, chinoise, marocaine, turque, chacune de ses «nationalités» utilisant et enseignant sa langue nationale, sa culture d’origine, son système d’éducation, ses lois.

Enfoncés les Belges avec seulement deux groupes linguistiques qui se disputent quelques mètres de trottoir. Reste à savoir de quelle nationalité pourraient se prévaloir les gens comme vous et moi qui pensons et nous exprimons en français et restons fidèles aux valeurs d’une civilisation qui puise ses racines dans l’héritage hellénique, romain, judéo-chrétien et des Lumières, sachant que l’appellation «français» désignera une citoyenneté et non une nationalité. La Halde, la LDH et le Mrap nous interdiront sûrement de nous affirmer de nationalité française puisque les diverses nationalités qui se partageront la citoyenneté française protesteraient contre cette «usurpation discriminatoire» au profit d’une seule nation, en fut-elle l’éponyme. Mais rassurons-nous, en tous cas les associations et philosophes antiracistes y ont déjà songé : nous serons des citoyens français sans nationalité : des apatrides en somme ou peut-être serons nous de nationalité aborigènes ou «souchienne».

N’oublions pas que ce Ben Saïd fait partie des philosophes «révolutionnaires». Ça révolutionne tellement dans cette mouvance qu’elle finit par inventer l’eau froide. Son «invention» a été en effet mise en pratique avec «bonheur» dans l’empire austro-hongrois des Habsbourg, en URSS où un citoyen soviétique pouvait être de nationalité kalmouk, russe, ukrainienne, kirghiz et même juive (et pour donner une assise territoriale à la population juive, dispersée dans les diverses républiques nationales, le régime soviétique a créé le territoire autonome juif du Birobidjan, en Extrême-Orient, face à la Chine, sur la rive soviétique du fleuve Amour). Ça a fonctionné encore récemment en Yougoslavie : les passeports des citoyens yougoslaves mentionnaient aussi leur nationalité qui pouvait être serbe, croate, slovène, monténégrine, macédonienne et même «musulmane» pour ce qui est de la Bosnie. Nous aurons donc un moyen de prouver, s’il en est encore besoin, l’incontestable supériorité des Français sur nos stupides voisins belges : alors que ces derniers pataugent dans les problèmes posés par seulement deux communautés linguistiques, nous allons leur montrer comment la France s’en sortira dans la gestion de dix identités religieuses et de cinquante identités linguistiques et culturelles. Quand on pense que les communistes, toutes chapelles et sectes confondues, se qualifient de progressistes ou de révolutionnaires… Il est vrai que «révolutionnaire» dérive de «révolution», c'est-à-dire qu’à force de tourner elle-même, la gauche nous ramènera au point de départ. On peut dire que ça tourne vraiment rond à gauche.

Le Français comme le Juif, ça n’existe pas.

Les Français ne sont pas les seuls «non peuple» ou «non nation». Au moment où le monde Occidental comble l’Autorité palestinienne de dons en pure perte, il est quasiment certain que cela ne suffira pas pour «acheter» la paix entre Israël et les Arabes. A cause de l’obstruction du Hamas ? À cause du droit de retour des «réfugiés» palestiniens de la énième génération en Israël ? À cause du statut de Jérusalem ? À cause des implantations juives en Judée et en Samarie ? À cause de l’Iran et de la Syrie ? Rien de tout cela : ce ne sont que des prétextes. Le fond du problème, c’est que si elle veut bien reconnaître l’existence d’Israël, l’Autorité palestinienne refuse d’admettre que cet Etat puisse être juif. Comme nos indigènes de la République n’admettent pas que la France puisse être française.

Une règle se dégage désormais : alors qu’il est indécent de soutenir que la France est l’espace des Français, de leur Histoire, de leur culture, plus de cent millions d’Arabes se sont érigés en Etats arabes pour Arabes, plus d’un milliard de musulmans sont sujets ou citoyens de pays qui s’affirment musulmans. Les non musulmans qui survivent dans ces pays sont plus ou moins tolérés, discriminés, voire interdits comme c’est le cas en Arabie wahhabite. Et tout cela est considéré comme normal par ceux-là mêmes qui voient le racisme, la xénophobie ou «l’islamophobie» chez les Français (comme chez les autres Occidentaux) qui, tout en se montrant accueillants et tolérants envers les immigrés et leur descendance, estiment que c’est aux nouveaux venus qu’il appartient de s’intégrer à la culture et à l’identité de la France.

Il est donc permis à tous les Etats arabes ou musulmans de s’affirmer arabe ou musulman, de l’inscrire dans leur constitution et de le traduire dans leurs lois, tandis qu’il est interdit à la France de s’affirmer française et encore moins d’évoquer l’apport du christianisme à la culture française; n’a-t-on pas vu récemment dans les locaux municipaux d’une ville française, décorés de drapeaux algériens, un rassemblement célébrant l’anniversaire du soulèvement algérien et un vice-consul décorer un vétéran du FLN, sans doute impliqué dans des assassinats de civils ? Or il y a fort à parier que la plupart des participants avaient une carte nationale d’identité française. A quand un rassemblement d’Allemands à Oradour sur Glane pour honorer les SS qui s’y sont distingués ? A force de respecter ce qui ne devrait pas l'être, la France ne sait plus se faire respecter. Je suppose qu’à titre de réciprocité, une mairie algérienne mettra ses locaux à la disposition des Français qui souhaiteraient commémorer les victimes assassinées par le FLN: Français, Pieds Noirs, Opposants au FLN, Harkis. Fidèle à cette ligne conquérante de l’islam, l’Etat palestinien qui doit voir le jour, s’affirme arabe et n’y laissera subsister aucun Juif, alors que ce même Etat arabe dénie à Israël le droit de s’affirmer juif.

La France et Israël ont ceci de commun qu’ils sont sommés d’effacer leur identité nationale, non pas au nom de l’universalisme, mais pour laisser tôt ou tard la place à d’autres identités bien affirmées. Moyennant quoi, il nous est interdit d’enseigner le rôle dominant du Christianisme durant une longue période de notre Histoire. Il en est de même des autres pays de l’Europe. Refuser, comme l’a fait Chirac, d’évoquer ces racines dans la Constitution européenne ne dénote pas un attachement à la laïcité, mais la peur de voir l’Europe accusée par la Turquie de se vouloir un «club Chrétien». Moyennant quoi, la Turquie «laïque» fait bien partie en tant qu’Etat d’un club d’Etats musulmans. Assurément, la culture arabe et musulmane est tout à fait rétive à la notion de réciprocité. Il faut avoir le courage de l’affirmer haut et fort, sans craindre d’être catalogué «d’extrême droite» ; faute d’arguments à opposer à l’évidence, ceux que nous dérangeons trouveront toujours un qualificatif dévalorisant ou une invective pour nous discréditer.

Droits de l’homme (et de la femme, messieurs les «multiculturels» !)

Le premier des droits de l’homme est le droit intangible à la vie. Ce droit est même reconnu aux plus abjects des criminels depuis que la peine de mort est abolie ou en voie d’abolition dans les pays civilisés. Cela paraît évident mais sous couvert d’une religion et de quelques prescriptions puisées dans un livre d’inspiration paraît-il divine (contestation punissable de mort), ce principe est mis à mal par des organisations terroristes. Le terrorisme religieux ne fait que s’ajouter au terrorisme idéologique. N’est-ce pas en effet un «authentique révolutionnaire», une sorte de «Prophète armé» qui écrivait : «Il faut en finir une bonne fois avec le baratin des curés et des quakers sur la valeur de la vie humaine». C’est Trotski, soutenu par Lénine et suivi dans cette Weltanschauung par Staline qui, treize siècles après le prophète des Arabes, mettent leurs actes en accord avec ce discours. Quand on vous dit que les Marxistes regardent vers l’avenir… Or, les adeptes de ces prophètes rouges se sont insidieusement infiltrés, à l’instar des virus, dans tous les rouages de notre société qui façonnent la pensée : éducation, presse et médias, lettres, théâtre, cinéma et diverses instances gouvernementales. Sachons qu’ils nous jouent la comédie lorsqu’ils dénoncent telle injustice, telles inégalités, telles persécutions, telles discriminations, telles atteintes à la liberté, tels crimes. Au besoin ils en controuvent. Ce n’est que de l’agitprop pour couvrir d’une lourde chape de silence les crimes, exactions, atteintes aux libertés, commis par leur propre camp. C’est ainsi que l’on peut expliquer la compréhension de la gauche, toutes chapelles confondues, envers le terrorisme «révolutionnaire» rouge d’Italie, d’Allemagne, de France ou du Japon, et à présent envers le terrorisme arabe et islamiste qualifié par eux, comme ces derniers jours par Kadhafi, «d’arme des pauvres». «Prolétaires de tous les pays, unissez vous» fait ainsi bon ménage avec «criminels de tous les pays, unissez vous» pour peu qu’ils tuent par haine de l’Amérique, de l’Occident ou du lobby juif. *

* Notez l’évolution : au commencement était le Juif, appellation que plusieurs siècles d’enseignement du mépris avait rendue infâmante. Alors la société devenue temporelle inventa le mot antisémitisme qui se voulait «scientifique» à une époque qui vit naître la théorie des races humaines, mais qui désignait exclusivement les Juifs. Le terme étant devenu trop attaché aux pogroms tsaristes, à l’hitlérisme et à la Shoah, Staline en fit l’anti-cosmopolitisme puis l’anti-sionisme. Avec moins d’égards qu’il n’en réclame pour lui-même de notre part, le gouvernement algérien affiche son antisémitisme à travers l’un de ses ministre qui salue en Sarkozy, président de la République française, un inféodé au «lobby juif». Dire que ce sont ces salopards qui exigent notre repentance.

Haro sur le baudet «antisémite»

Qui ne connaît pas Charles Enderlin ? Correspondant de FR2 à Jérusalem, il est l’auteur d’un sinistre montage de diverses prises de vue d’un caméraman palestinien, mettant en scène la mort du jeune Mohamed Al Dura dans les bras de son père, lui-même blessé lors d’une échange de tirs entre soldats israéliens et «militants» palestiniens. Alors que rien ne permettait d’en établir l’origine, Enderlin s’empressait d’affirmer que l’enfant avait été touché par des tireurs israéliens. Ces images furent le prétexte saisi par les Palestiniens pour déclancher une interminable Intifada qui fit quelque six mille victimes palestiniennes et israéliennes. C’est dire que si ce «reportage» se révélait controuvé, a fortiori comme l’a suggéré la presse anglo-saxonne, Enderlin et FR2 auraient les mains, non pas tachées d’encre mais de sang...

Or, l’absence d’autopsie, la position vagabonde des impacts des balles dans la succession des images qui ne montrent aucune trace de sang, les doutes exprimés par des experts en balistique, le refus de FR2 et d’Enderlin de communiquer les rushes à partir desquels l’officine d’Enderlin a effectué son montage, avaient de quoi semer le doute sur la crédibilité de ce «journaliste». La MENA, agence de presse israélienne francophone, n’a pas manqué dès le début de l’affaire de démontrer le côté mystificateur du «document». Ce n’est qu’en 2007, et sur réquisition de la Justice, qu’Enderlin a lui-même saisie contre ses «détracteurs», que les rushes furent enfin visionnés. Sans entrer dans les détails, il semblerait au vu des rushes que la position d’Enderlin et de FR2 ne soit pas des plus confortables. Alors il décide d’attaquer. Non pas sur le fond, non pas l’agence de presse israélienne qui l’a décrédibilisé. Le procès aurait eu lieu en Israël où il risquait de perdre de sa superbe.

Alors il s’est cherché et trouvé une cible plus confortable en la personne de Nicolas Ciarapica, administrateur bénévole du site Internet chrétien VOX DEI
http://www.voxdei.org. Or, ce site a pour principal défaut d’être pro israélien et philosémite, ce qui est un délit imprescriptible. Le corps du délit est la reproduction d’un article de l’agence de presse Metula News Agency, repris par Guysen qui met en doute la crédibilité de l’affaire Al Dura. Or cette agence israélienne rappelle qu’Enderlin est Juif, chose que Vox Dei n’avait aucune raison de censurer. On peut en effet difficilement soutenir que cette agence est antisémite. Alors, mêlant le grotesque à l’improbité et à l’ignoble, Charles Enderlin traîne Nicolas Ciarapica en Justice pour délit d’antisémitisme. Et des magistrats français ont jugé la plainte recevable. Si je ne me trompe, Nicolas Ciarapica doit comparaître le 8 janvier. La justice est symbolisée par la balance dont les deux plateaux sont au même niveau. Or, sur un plateau de la balance il y a FR2, véritable fief de quelques privilégiés, et Enderlin, tous riches de nos redevances et des rentrées publicitaires, sans parler de leurs carnets d’adresses très vastes, très people et bobo, qui ont les moyens de s’offrir des avocats et de faire traîner un procès qui ne les avantagerait pas. Sur l’autre plateau, il y a un petit site sans but lucratif, sans trésorerie, et Nicolas Ciarapica, sans ressources, sans réseau de relations «utiles». De quel côté penchera la balance ? Brisons enfin l’insolence d’Enderlin et de FR2.

Laïcité séropositive du président Sarkozy.

Adjectif : «mot que l’on joint à un substantif pour le qualifier ou le déterminer». C’est du moins ainsi que la grammaire le définit. Mais on devrait ajouter que certains adjectifs tombés entre les mains des politiciens et des idéologues dénaturent le substantif et le pervertissent. Le National Socialisme fut-il socialiste ? Et la démocratie populaire fut-elle démocratique ou populaire ? Méfions-nous donc des adjectifs accolés à des substantifs qui se suffisent à eux-mêmes. L’ajout d’un adjectif devient alors un choix idéologique à finalité politique. C’est ainsi que notre président de la République a un fâcheux penchant pour l’adjectif «positif». L’adjectif «positif» n’est pas forcément … positif ; qui aimerait se découvrir séropositif ? La «discrimination positive» n’est pas moins discriminante que la discrimination tout court ; ça revient à dire aux descendants légitimes de ceux qui ont fait la France : «ôte-toi de là, que je m’y mette». Quant à la laïcité, ce mot ne peut souffrir l’ajout d’un adjectif sans en être totalement dénaturé, un peu comme une goutte d’arsenic dans un excellent breuvage.

Derrière cet étrange «positivisme» de Sarkozy se dissimule à peine la volonté de rendre totalement inopérante la Loi de 1905. Alors que les religions «historiques» de la France : catholique, protestante, juive se sont parfaitement adaptées à cette loi, la religion musulmane même «modérée» n’y voit qu’inconvénients. Nouvelle venue, parfois intruse, elle demande de changer les règles du jeu exclusivement en sa faveur. Les propos que Sarkozy a tenus à Rome ne trompent personne ; il sait fort bien que la transmission des valeurs morales a pu emprunter d’autres voies que celle des religions. L’école des «Hussards de la République» s’était montrée fort capable d’inculquer aux élèves les valeurs morales et civiques véhiculées par la laïcité. Laisser croire que les «grandes» religions sont seules porteuses de valeurs morales et en en mesure de les transmettre, c’est faire injure aux libres-penseurs, agnostiques, franc maçons, athées qui constitueraient sans doute la deuxième, pour ne pas dire la première «religion» de la France.

Alors réhabiliter les «grandes» religions (et pourquoi ce choix exclusif alors qu’il y a aussi des «petites» religions nées ou à naître) paraît à Sarkozy le meilleur moyen de laisser à l’Islam et accessoirement aux autres «grandes» religions, le soin d’endoctriner les enfants de leurs communautés respectives. Le résultat de l’appel aux imams lancé par notre ministre de l’intérieur lors de l’Intifada des banlieues en automne 2005 n’a pourtant rien de convainquant. Autant prendre des bidons d’essence pour éteindre un incendie. Ce qui me fait penser que derrière les flatteries aux Catholiques, c’est l’islam qu’il veut favoriser, c’est une interview de Raffarin parue dans le Figaro du 28 décembre. Défendant le point de vue de Sarkozy, il réplique à l’article de François Bayrou paru le 26 décembre et glisse une étrange petite phrase noyée dans le contexte, mais en en révélant involontairement la finalité : «Je pense que l’apostasie n’est pas une force de progrès dans nos sociétés» déclare-t-il. Apostasie ! Aucune religion n’aime ses apostats, mais il ne faut pas oublier que lors des pourparlers préalables à la création du CFCM, les interlocuteurs musulmans ont refusé de souscrire à la clause affirmant la liberté de changer de religion. Certes l’islam se montre tolérant et accueillant pour convertir les apostats chrétiens, mais, conformément à ses propres lois, il punit de mort ses propres apostats. La «laïcité positive» que nombre de gogos chrétiens approuvent est en fait un cadeau à l’islam. Nous assistons à une véritable démission de l’Etat, une de plus. Voilà que notre président fait sous-traiter par les églises, les synagogues ou les mosquées la transmission des connaissances et des valeurs morales. Nous allons droit devant le peu enviable modèle libanais. Après cela la France sera mûre pour se dissoudre dans une union Euro-Méditerranée, autre lubie de Sarkozy, c'est-à-dire de faire de cette mer la «mare nostrum» de l’islam.

André Dufour sur :
http://www.libertyvox.com/article.php?id=289
Par Ofek - Publié dans : Vivre en France aujourd'hui
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Jeudi 20 décembre 2007 4 20 /12 /Déc /2007 10:37
 
En arrivant à Paris, les Palestiniens espéraient récolter plus de cinq milliards de dollars d’aide, promis par la récente conférence internationale d’Annapolis, aux Etats-Unis, des 90 pays donateurs qui se sont réunis lundi pour financer leur État.
 
Depuis 1993 (Oslo) l’Autorité Palestinienne a reçu des donations d’un total de plus de 10 milliards de dollars de la part de la communauté internationale. Sans compter les 500 millions de dollars annuels de l’UNRWA (soit encore 7 milliards de $), ni les dotations de l’Iran pour l’achat d’armes et d’explosifs pour ses supplétifs du Hamas ou du Jihad Islamique qui ont le pouvoir à Gaza.
 
Ces montants font que depuis 2001 les palestiniens constituent le peuple le plus aidé de la planète, alors que, sa situation économique n'a cessé de se dégrader.
 
Annonce faite par Bernard Kouchner à la fin du premier jour de la conférence, les donateurs se sont engagés à donner aux palestiniens 7,4 milliards de dollars pendant les trois prochaines années.
 
Décryptage : M. Fayyad, premier ministre et ministre des finances de l’Autorité Palestinienne, est considéré comme un homme sérieux et compétent par la communauté internationale. Il a fait un budget, il a besoin de 6 milliards de $ pour trois ans et indique que si Israël lève les barrières de contrôle en Cisjordanie, la croissance de l’économie palestinienne dépassera 10 % l’an.
Soit, mais il ne peut pas ne pas admettre que seule l’existence (partielle) du mur de séparation et les centaines de points de contrôle font que le nombre d’assassinats par suicide est tombé à zéro et que, dans la bande de Gaza, il n’y a plus de points de contrôle, ni d’occupation et, au lieu d’une économie florissante, on a vu s’installer un «mini état taliban» qui tire des fusées tous les jours de la semaine sur une ville du Sud d’Israël.
 
Il s’ensuit qu’Israël ne changera rien sur le terrain tant que l’Autorité Palestinienne n’aura pas la volonté ou la capacité d’en finir avec les terroristes (ou les activistes ou les militants …).
Il vient de dire pourtant que la communauté internationale met des sous dans un tonneau de Danaïdes si Israël ne lève pas ses barrages, ce qui est vrai. Mais, si M. Abbas se réconcilie avec le Hamas, la communauté internationale aura la surprise de voir que ses sous arrivent entre les mains de l’organisation qui vient encore de déclarer qu’elle ne reconnaîtra jamais Israël.
Pour qu’il n’y ait pas de malentendu, Madame Benita Ferrero-Walder, Commissaire Européen, déclare «Le soutien budgétaire assuré par les donateurs profitera aux fonctionnaires de Gaza comme à ceux de Cisjordanie, dans les domaines de la santé comme de l'éducation". S'agissant des services de sécurité, en revanche, "seuls les fonctionnaires loyaux, c'est-à-dire ceux qui refusent de travailler sous les ordres du Hamas et qui restent chez eux, continueront à être payés».
 
Ce qu’il y a derrière l’argent ?
À Annapolis on a fait semblant de réunir les pays arabes «modérés» et Israël pour relancer le processus de paix. Mais tout processus a besoin de combustible, de l’argent.
Et, pendant que l’on donne l’argent, on donne l’impression que l’on s’occupe de la paix.
Comme on l’a fait à Madrid en 1991, à Oslo en 1993, à Wye River en 1998, à Camp David en 2000, à Taba en 2001.
Le temps que les palestiniens acquièrent suffisamment d’armes et explosifs et lancer la deuxième intifada. Pays modérés ? L’Arabie Saoudite, la Syrie, le Soudan ?
 
Mais, la conférence de Paris, qui veut poursuivre l’effort commencé à Annapolis, doit être aussi politique. Pour l’essentiel on veut aider Mahmoud Abbas à prendre le dessus sur ses frères ennemis du Hamas qui gouvernent à Gaza, tout en mettant l’accent sur les besoins des palestiniens qui y habitent.
Le nouveau dirigeant de l’UNRWA, selon un éminent journal français du soir, déclare "Ce qui nous inquiète également, ce sont les cumuls des conflits à Gaza, ceux entre Palestiniens [entre le Fatah de l'Autorité palestinienne et le Hamas] et celui entre l'armée israélienne et les Palestiniens", explique M. Grandi et ce journal ajoute en instillant son poison «alors que les tirs incessants de roquettes palestiniennes sur Israël continuent d'entretenir l'hypothèse d'une intervention massive de l'armée israélienne, deux ans et demi après son retrait de l'étroite bande de terre».
Lisez bien et regardez l’ordre des mots qui renversent la réalité, car on devrait, en vérité, dire «nonobstant les tirs incessants de roquettes palestiniennes depuis deux ans et demi après le retrait de l’armée israélienne, une intervention massive  reste une hypothèse».
Tirer des fusées, c’est une certitude, intervenir ce n’est qu’une hypothèse … mais qui ne dépend que du tir des fusées !
 
Oublions Gaza, oublions le tir de fusées, oublions les actes terroristes, oublions tout : ce que l’oubli implique, c’est que les palestiniens n’ont aucune responsabilité et que seule Israël doit assurer sa part de tout éventuel accord.
Dire (M. Abbas) «sans la levée des barrages imposés par Tsahal en Cisjordanie et la fin du bouclage de la bande de Gaza, toute cette aide internationale promise ne pourra atteindre ses objectifs», c’est d’évidence mettre en place à titre d’alibi ce qui a servi les palestiniens depuis toujours : la «faute à Israël».
Ce qui est hallucinant, c’est de croire (la communauté internationale) et faire croire (l’Autorité Palestinienne) qu’Israël acceptera le troc «la vie de ses citoyens pour le développement de l’économie palestinienne».
Que l’on se souvienne qu’il y a quelques années, les bus, les discothèques, les marchés ouverts, les restaurants explosaient en Israël avec ou sans les assassins suicidaires. Cela a pris quelques années (et les condamnations à répétition de toutes les belles âmes de l’Occident) pour que le mur de séparation, les points de contrôle/barrages, la séparation de Gaza fassent leurs effets : il n’y plus d’attentats suicides en Israël depuis longtemps et l’Autorité Palestinienne n’y est pour rien, comme le Hamas n’y est pour rien (il voudrait bien en faire mais …), comme la communauté internationale n’y est pour rien.
Et on voudrait qu’Israël renonce à ses moyens de défense ? C’est une galéjade.
Tant que l'Autorité Palestinienne n'aura ni la volonté, ni la capacité d'arrêter le terrorisme, Israël ne cédera rien. C'est "l'oeuf et  la poule" ? Voire.
L'exemple de Gaza est clair : ni occupation, ni barrages mais un mini état taliban qui, armé jusqu'aux dents, tire des fusées sur le Sud d'Israël.
 
Mais alors pourquoi Annapolis, pourquoi Paris, pourquoi 7,4 milliards de dollars ?
 
Décryptage : Tout d’abord Annapolis. Pendant la recherche désespérée d’une sortie acceptable de l’Irak, sachant que sauf d’envisager une présence ad vitam aeternam, l’Iran chiite prendra le contrôle du pays car ses coreligionnaires y sont majoritaires, ce qui conduira le Nord kurde à soit devenir indépendant, soit être récupéré par la Turquie, les Etats-Unis cherchent une entente avec l’Iran. Les dessous politiques qui sous-tendent le fameux nouveau rapport relatif à la capacité de l’Iran d’arriver vite à la bombe n’étant plus à démontrer, le tout arrivant au bon moment, les Etats-Unis ont réuni «les pays modérés» en croyant faire d’une pierre deux coups : créer un front anti-Iran et, en même temps, faire comprendre à ces mêmes pays qu’ils sont disposés à payer ce qu’il faut pour cela, c’est-à-dire, la création d’un état palestinien.
 
Ils ont très bien réussi.
Une semaine après Annapolis le Roi d’Arabie Saoudite entrait dans une salle de conférence main dans la main avec M. Ahmedinejad et, ensuite, il l’invitait comme hôte de marque pour faire son pèlerinage au Mont Arafat.
Le tout sur le dos d’Israël qui pendant des années a été convaincu que «la bombe iranienne» était un problème mondial et que les Etats-Unis (à défaut de l’Europe qui a palabré avec l’Iran pendant cinq ans sans aucun résultat) allaient en prendre la charge.
 
Le résultat clair d’Annapolis se résume pour Israël dans le fait qu’il est seul devant l’éventuelle bombe iranienne, qu’il est mis en demeure de renoncer aux moyens de défense de ses populations (barrages, mur de séparation, blocage de Gaza), et qu’il se retrouve seul responsable des malheurs du monde s’il ne se conforme pas aux demandes collectives visant son suicide. Paris a suivi et, en organisant une sorte de Téléthon parmi 90 pays, on met du baume au cœur des pauvres palestiniens en leur accordant 7,4 milliards de dollars.
 
En laissant de côté la Russie, riche en conseils, avertissements et blocages de tout progrès sur le plan mondial, mais pingre pour les dons (10 millions de $ … quand le Japon qui se trouve loin et qui n’a rien à faire du Proche-Orient a offert 140 millions), en laissant de côté l’Europe qui dépense sans compter (et sans savoir où va l’argent depuis des années), en laissant de côté la France qui s’engage pour 300 millions de $ (les caisses ne sont pas vides pour tout le monde, surtout quand il s’agit de palestiniens et de payer en laissant des dettes aux générations futures …) regardons ce que les frères arabes font pour les palestiniens.
Jusqu’ici les pays du Golfe (représentant l’essentiel des ressources de la Ligue Arabe) accordaient 55 millions $ par mois aux palestiniens. 
Aujourd’hui les pays du Golfe Persique produisent et vendent environ 20 millions barils/jour. Peu ou prou, en janvier 2007 le baril se négociait à moins de 50 $. Il a pris en 12 mois presque 40 $ de surcoût.
Soit, par jour, un revenu supplémentaire de 800 millions de dollars : ce que la Ligue Arabe (donc y compris tous les autres pays arabes qui exploitent du pétrole) donnait aux frères palestiniens, c’est moins de 2 minutes de surcoût du prix de cette année.
Mais voilà qu’à Paris, ils s’engagent à donner 550 Millions de dollars, soit 22 minutes de surcoût du prix journalier du pétrole ! Applaudissez, bonnes gens !
 
65 % des palestiniens sont adversaires de l’existence d’un Etat Juif, Israël.
51 % de la population de l’Arabie Saoudite considèrent que les Arabes doivent continuer leur lutte contre Israël jusqu’à sa disparition (AP ce jour).
Le principal négociateur palestinien, tout en discutant de la création de son état avec les Israéliens, déclare qu’Israël ne sera jamais reconnu comme état juif. Déclaration, au fond, pas tellement différente de celles du Hamas qui ne reconnaîtra jamais Israël et de l’Iran qui a mis sur le frontispice de sa constitution l’objectif de la disparition d’Israël.
Pas différente non plus de la Charte de l’OLP qui n’a jamais été modifiée (nonobstant les promesses faites après Oslo ou à Bill Clinton pour lequel on a organisé même une mise en scène laissant croire le contraire) et prévoit toujours la disparition d’Israël comme objectif final de la lutte de libération du peuple palestinien et l’initiative arabe qui promet la reconnaissance d’Israël, à condition que ce ne soit pas le même état (frontières, territoires, populations, etc.,).
 
Pour tout cela, depuis Oslo (1993) les palestiniens ont reçu environ 10 milliards de $ de dons et l’UNRWA (organisation de l’ONU) a ajouté au moins encore 7 milliards de $.
En 2007, seulement, l’Europe a donné aux palestiniens presque 1,5 milliards de $.
Ces chiffres donnent à rêver, mais donnent à vomir aussi car ils n’ont qu’une seule explication, celle de vouloir retarder la marche du monde musulman vers la conquête du monde. Et si dans la foulée on sacrifie Israël, de toute façon, c’est de sa faute, la faute des juifs.
 
Il y a ceux qui disent que si le conflit israélo-palestinien est résolu, ses conséquences assureront la stabilité de la région.
Mais quelle est la liaison entre ce qui se passe au Liban (élection d’un président reportée pour la neuvième fois) et le conflit israélo-arabe ?
Quelle est la liaison entre ce qui se passe en Irak, où les Sunnites étripent les Shiites et vice-versa, et ce conflit ?
Quelle est la liaison entre le Darfour ou le Tchad et ce conflit ?
Qui peut croire que tous ceux qui sont entraînés dans ces conflits regardent et puisent leur force dans ce qui se passe à Gaza ?
 
En réalité, les 56 conflits de par le monde dans lesquels sont engagés les 56 pays musulmans constituent les prolégomènes de ce qui attend l’Europe, première terre à conquérir selon le Guide Suprême de la Libye que notre pays a reçu avec le faste dû à son passé de terroriste et sponsor du terrorisme.
 
L’Europe qui ne veut pas admettre qu’elle participe à une guerre qui lui est imposée et qui a fait sien le mot de George Orwell «la manière la plus rapide de finir une guerre c’est de la perdre», surtout sans combattre.

Martin Birnbaum sur
http://www.libertyvox.com/article.php?id=285
 
Par Ofek - Publié dans : Hypocrisie collective, Médias et Propagande
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Mercredi 19 décembre 2007 3 19 /12 /Déc /2007 09:54
 
Quand un engrenage tel que celui qui s’est trouvé enclenché au moment des accords d’Oslo se remet en marche, c’est très rarement bon signe. La réunion d’Annapolis a été consternante d’hypocrisie et de faux semblants. La réunion qui vient de se tenir à Paris, aux fins de financer l’Autorité palestinienne et de lui « permettre » de devenir un Etat, a été plus consternante encore.
Plus de sept milliards de dollars ont été collectés. La démarche eût été plus franche, si l’on avait décidé d’affecter directement l’essentiel de cette somme aux comptes numériques, dont les divers successeurs d’Arafat disposent dans de multiples paradis fiscaux, et si on avait utilisé l’argent restant pour acheter des roquettes et des explosifs prêts à l’emploi. La franchise, simplement, n’était pas au rendez-vous de Paris.

Il est scandaleux de voir que nul au sein de la « communauté internationale » ne s’interroge sur ce qui a été fait des milliards de dollars remis au fil du temps aux mêmes gens. Et moi, de souligner, que si on ne s’interroge pas, c’est qu’on sait parfaitement ce à quoi a servi cet argent : fondamentalement, au terrorisme, à la propagande et à la corruption.
 
On me permettra de dire qu’il est répugnant de voir des gens parler, dans le confort de salons luxueux, comme s’ils venaient en aide à une population en détresse, alors qu’ils oeuvrent à financer des assassins de juifs, et des personnages qui réduisent la population dont ils prétendent être les « représentants » à la misère, au désespoir et au fanatisme.

Je ne peux me résoudre à croire que Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner ignorent la situation concrète des hommes et des femmes arabes qui vivent en Cisjordanie et à Gaza et qu’ils ne savent rien de la nature totalitaire des dirigeants palestiniens quels qu’ils soient. Je ne puis croire que Condoleezza Rice est persuadée que la misère et l’oppression subies par les hommes et les femmes arabes de Cisjordanie et de Gaza viennent essentiellement d’Israël. Je ne puis croire que les uns comme les autres pensent, ne serait-ce qu’un seul instant, qu’ils contribuent en quoi que ce soit à la paix au Proche-Orient.

Je suis plutôt enclin à considérer que, les uns comme les autres, pratiquent l’apaisement et imaginent s’acheter les faveurs des dirigeants du monde arabe et musulman. Et j’affirme qu’ils n’ont rien compris et rien retenu des leçons de l’histoire. Ils sont les idiots utiles des tyrannies et des ploutocraties, de l’islamo-terrorisme et du fanatisme musulman. Et ils s’inscrivent ainsi dans la très lamentable cohorte où se rencontrent, depuis des décennies, des milliers d’autres idiots utiles.
Ce qui est infiniment triste est de voir des dirigeants israéliens se conduire eux-mêmes comme des idiots utiles.

Nul, davantage que moi, ne souhaite qu’Israël puisse vivre enfin en paix et que les populations arabes de la région vivent paisiblement elles aussi. Mais la paix commence avec les dirigeants politiques auxquels on a affaire : de même que le Hamas n’est en rien un interlocuteur de paix et possède des dirigeants dont les accents me rappellent ceux de Goebbels, version orientale, de même la clique laissée derrière lui par Arafat n’est pas constituée d’interlocuteurs de paix. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter les discours qu’ils tiennent en version non expurgée.
 
La paix se prépare aussi avec l’éducation, l’information et les incitations concrètes. L’éducation que reçoivent les populations arabes de Cisjordanie et de Gaza est l’inverse absolu d’une éducation propice à la paix. Elle ressemble plutôt à une immense et monstrueuse incitation à la haine.
 
L’information que diffusent les médias « palestiniens » s’inscrit dans le droit fil de l’éducation reçue. Quant aux incitations, elles ne vont pas du tout dans le sens de ce qui permettrait aux populations concernées de se mettre en quête d’un travail productif et de faire preuve d’esprit d’entreprise.
Quand des populations vivent de mendicité, d’assistances financières internationales et de prédation, quand elles voient que l’oppression exercée par leurs dirigeants se trouve entérinée et récompensée, quand elles discernent que la violence paie et vaut toutes les excuses et toutes les indulgences, elles n’ont aucune raison de changer d’attitude, au contraire. Etre Arabe en Cisjordanie et à Gaza, c’est vivre dans la misère, tout en sachant que des dirigeants se prélassent dans le luxe, grâce au vol, au meurtre et au racket.
C’est recevoir, de l’enfance à la vieillesse, un bourrage de crâne incessant et intensif, qui déborde de haine envers les juifs, d’exhortations au crime et au suicide.
C’est, effectivement, se trouver confronté à des contrôles israéliens, voire à des actions de défense ou de représailles, sans avoir, en raison de la propagande dans laquelle on baigne, la possibilité de discerner qu’un agressé détient le droit fondamental de se défendre contre celui qui l’agresse, et, que la meilleure façon de voir se lever les barrages israéliens est de vaquer calmement à ses propres affaires.

Si les dirigeants occidentaux voulaient vraiment œuvrer pour la paix, ils commenceraient précisément par ces points : l’éducation, l’information, les incitations concrètes. Ils parleraient d’éducation à la paix, d’information allant dans le même sens. Et ils expliqueraient aux dirigeants palestiniens que les pays qui prospèrent ne sont jamais ceux qui vivent parasitairement d’assistances étatiques, mais ceux où on crée, où on investit et où on entreprend.

On lit dans les journaux, ces temps, que l’Autorité palestinienne est l’entité politique la plus « aidée » au monde, tandis que « le niveau de vie de la population palestinienne ne cesse de baisser » : c’est très logique.
On aide des crapules à tuer, à fanatiser et à réduire des gens à la misère : on récolte ce que l’on sème. On n’en choisit pas moins pour remède d’aggraver le mal en accordant de nouvelles « aides ».

Il faut payer les fonctionnaires palestiniens, dit-on ? Pourquoi y –t-il tant de fonctionnaires (200 000 environ. Ndlr.) ? Parce qu’il n’y a pas d’emplois productifs, pardi ! Et à quoi travaillent ces fonctionnaires : à stériliser toute possibilité qu’émergent des emplois productifs, et, dans le temps qui leur reste, à tuer.
Les sept milliards qui viennent d’être accordés sont une récompense attribuée à l’abominable et au dysfonctionnement, et seuls l’abominable et le dysfonctionnement peuvent en résulter.

Le conflit israélo-palestinien est au cœur des problèmes qui agitent le monde arabe et musulman, dit-on encore ?
On pourrait dire, au contraire, de manière très démontrable, que c’est l’attitude pathologique du monde arabe et musulman vis-à-vis d’Israël qui cristallise une pathologie plus grave, dont le symptôme est, qu’en termes de développement économique, d’ouverture culturelle, de respect des droits des personnes humaines et de liberté politique, les contrées arabes du monde sont celles dont le retard et l’arriération sont les plus préoccupantes.
Qui peut imaginer rendre service au monde arabe et musulman en choisissant de se courber de manière servile devant ses obsessions vénéneuses plutôt que lui demander de se conduire de manière tolérante, ouverte et respectable ?
Pourquoi ne pas souligner qu’Israël est une démocratie pluraliste, où on peut entreprendre, et que ce qui manque cruellement dans le monde arabe, ce sont, précisément, des démocraties pluralistes où on peut entreprendre ?
Pourquoi ne pas rappeler que l’Autorité palestinienne est une dictature terroriste, infâme et faillie ?

Un mot arabe désigne de façon très adéquate le comportement des éminences réunies à Paris, et ce mot s’inscrit dans le prolongement de ce que j’écrivais plus haut sur les idiots utiles : dhimmi. Etre soumis.
Les idiots, en supplément de leur sottise, montrent qu’ils sont soumis à leur ennemi et qu’ils ont déjà renoncé.

Pour bien affirmer leur propre soumission, les éminences paient des sommes mirifiques qui se chiffrent en milliards de dollars : de toutes manières, ce n’est pas leur argent mais celui des contribuables. Les éminences adoptent aussi le discours de l’ennemi et ne prononcent pas les mots qui fâchent.
Bien sûr, c’est la « faute d’Israël », mais pas un mot sur les roquettes qui s’abattent sur Sderot, sur les meurtres et autres agressions.
Pas un mot sur les médias ou les manuels scolaires palestiniens.
Pas un mot sur le fait - le calcul a été fait par Daniel Pipes - que l’aide accordée annuellement aux Arabes palestiniens représente, par tête, l’équivalent du revenu d’un Egyptien qui lui, pour obtenir cet argent, doit travailler.

Dans les journaux français, comme dans d’autres journaux d’Europe, l’esprit de soumission règne en maître.
On parle, comme Georges Malbrunot, dhimmi au Figaro, des « effets pervers de l’aide au processus de paix », comme d’une aide à l’ « oppression israélienne », et on évoque les destructions commises par Israël, sans jamais évoquer un seul instant les destructions subies par Israël, ou le fait que les installations détruites servaient au terrorisme.
Pour un dhimmi, le terrorisme n’existe pas, c’est évident, et si l’on tue des juifs, ce n’est pas grave, puisque ce ne sont "que" des juifs.
On reprend des discours disant que si les « Palestiniens sont pauvres » c’est parce qu’ils vivent sous « occupation », mais on ne dit pas un seul instant que cette « occupation » est le résultat d’agressions incessantes, et on ne demande pas à son interlocuteur si les contrôles subis par les Palestiniens ne viennent pas du fait que certains d’entre eux montrent un goût très prononcé pour les explosifs.
 
L’idée que les « territoires » en question sont occupés parce que des pays agresseurs ont perdu une guerre enclenchée contre Israël, et parce que le statut final de ces territoires n’a fait l’objet d’aucune décision jusqu’à présent, n’effleure plus l’esprit d’aucun journaliste.
La connaissance de ce qu’avant 1967, ces territoires étaient occupés par l’Egypte et la Jordanie semble oubliée.
On accuse Israël de discrimination, alors qu’il existe une population arabe israélienne musulmane et chrétienne, mais nul n’accuse l’Autorité palestinienne de quoi que ce soit, bien que les Chrétiens soient persécutés en Cisjordanie, et que l’objectif de l’Autorité susdite soit de disposer d’un territoire ethniquement épuré de toute présence juive.
On reconstruit l’histoire et on la falsifie en feignant d’ignorer divers points très mineurs, tels le fait que la Jordanie couvre quatre-vingt pour cent du territoire initial du Mandat palestinien, ce qui fait qu’il y a déjà un Etat palestinien sur plus des trois quarts du territoire palestinien : on n’en est pas encore au point où, comme dans le monde arabe, Israël est déjà effacé des cartes de géographie, mais à poursuivre dans cette voie…

D’autres dhimmis, dans d’autres journaux, se montrent presque aussi odieux que Malbrunot, et sur ce plan, tous les journaux de la grande presse française et européenne tiennent le même langage. Tout cela est très malsain, et le mot malsain me semble extrêmement faible…

J’ai bien peur que tout cela finisse très mal.
Je l’ai dit, et je tiens à le redire : ou le droit d’Israël de vivre en paix redeviendra une cause essentielle pour le monde civilisé, ou le glissement en cours vers la barbarie se poursuivra ; au Proche-Orient, mais aussi ailleurs dans le monde, avec des conséquences douloureuses.
Ou on dira nettement au monde arabe et à quelques dirigeants musulmans non arabes, dont ceux de l’Iran, qu’il n’y a pas de paix sans respect mutuel, sans esprit de liberté et de responsabilité, ou bien le glissement s’accentuera.
Ou on discernera qu’une guerre s’achève seulement lorsqu’il y a un vainqueur et un vaincu, ou bien la guerre continuera.
 
Pour le moment, la guerre continue et le monde civilisé n’est pas vainqueur : il se conduit plutôt comme s’il prenait le chemin de la défaite.
Chez l’ennemi, on encaisse l’argent des « aides », on voit fort bien que les tensions font monter les prix du pétrole, et que, se conduire en assassin rapporte d’une multitude de façons.
Le temps qui passe joue en faveur de l’ennemi.
Je ne veux pas parler de crépuscule, mais il m’arrive d’être pessimiste. Très pessimiste.
 
Guy Millière sur Metula News Agency
Par Ofek - Publié dans : Hypocrisie collective, Médias et Propagande
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Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /Déc /2007 15:35

 Où va votre argent ?

Ils sont un groupe national personnifiant l'image de la victime.
Un nombre infini d'ouvrages traitent de leur misère, de leur pauvreté, de leur statut de réfugiés qui perdure depuis des décennies.
Là aussi, le lien entre les faits et les slogans est bien moins fragile.
 
Le premier article de la série, « Et le monde se tait », publié dans le supplément de Rosh Hashana, traitait du meurtre de masse perpétré par les Arabes, et notamment les Musulmans, contre les Musulmans et les Arabes, comparé au chiffre relativement minime d'Arabes tués en général et de Palestiniens en particulier, dans le conflit israélo-palestinien.
Le second article de la série, « Et le monde ment », publié dans le supplément de Kippour, traitait de la manipulation du problème des réfugiés palestiniens : même si près de 40 millions de personnes ont subi divers échanges de population dus à la création de pays avec des identités nationales, ethniques ou religieuses, seuls les Palestiniens sont restés des réfugiés.
 
Aux yeux de la communauté internationale, les Palestiniens sont le peuple le plus misérable du monde, le plus opprimé de la terre.
Cet article va examiner le mythe du malheur palestinien.
 
Certes, la situation des Palestiniens est difficile. La question est de savoir s'il s'agit d'une condition auto-infligée dont sont responsables les Palestiniens ou d'un complot international, principalement américain et israélien.
 
Le mythe, entretenu par les « forces du progrès » parle, comme c'est bien connu, des Etats-Unis qui sont la source de tout le mal. Non seulement ils mènent une « politique non-équilibrée », mais ils sont également l'oppresseur du peuple palestinien et de ses aspirations légitimes.
Et Israël, bien évidemment, mène une oppression économique. Est-ce exact ?
 
Les Palestiniens ont acquis une place d'honneur dans le classement des peuples éprouvés et un système de relations publiques bien huilé en a fait une nation de victimes. Les faits sont toutefois totalement différents des mythes publiés dans la profusion de publications universitaires et journalistiques qui dupent l'opinion internationale.
 
Le malheur paie ! Il est devenu une industrie.
Le monde entier met la main à la poche. Le « Grand Satan », les Etats-Unis, le pays le plus détesté des Palestiniens, après Israël, le « Petit Satan », est aussi le pays qui a le plus aidé les Palestiniens depuis la signature des accords d'Oslo en 1993.
Ni l'Arabie Saoudite, ni les pays du Golfe, séparément ou ensemble. Ni les pays d'Europe, qui donnent chacun de leur côté, ni l'Union Européenne.
 
Voici les faits : selon un rapport de la Banque Mondiale, de 1994 à 1998, les Etats-Unis ont été le plus important pays donateur pour les Palestiniens. Les données ne différent pas après 1998, mais les années 1990, qui se sont terminées avec l'Intifada, sont particulièrement importantes.
Il est vrai qu'Israël a reçu plus d'aide. L'aide militaire est accordée pour des raisons stratégiques, et ce n'est pas le lieu d'en débattre. Cette aide alimente l'industrie américaine, puisqu' Israël ne peut acheter qu'aux Etats-Unis.
L'aide économique est devenue marginale ces dernières années et représente moins que celle apportée aux Palestiniens.
 
Au sujet de l'aide par habitant pour le développement, les Palestiniens reçoivent bien plus d'aide que les Egyptiens. Mais le mythe continue d'affirmer que les Palestiniens sont les « victimes », et qu'il faut leur donner encore et toujours plus parce que peut-être que cela les convaincra d'aspirer à la paix et d'abandonner le terrorisme.
 
Selon le rapport de la Banque Mondiale, Washington a versé au cours des années citées 344,73 millions de dollars, alors que l'Union Européenne a, elle, versé 298,3 millions de dollars.
Le Japon est également en tête de liste avec 306,09 millions dollars, suivi par l'Allemagne (270,8 millions dollars), la Norvège (221,38 millions dollars), l'Arabie Saoudite (133,15 millions dollars), la Banque Mondiale (127,57 millions dollars), la France (52,71 millions dollars), la Grande-Bretagne (39,61 millions dollars), et le Koweït (24 millions dollars).
 
La contribution américaine est en fait beaucoup plus importante : durant ces années-là, et ces dernières décennies, les Etats-Unis ont été les principaux donateurs de l'UNRWA (the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East – Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine au Proche-Orient). Durant cette période, le budget annuel de l'organisation était proche de 300 millions de dollars.
 
Si l'on fait reposer le calcul sur toute la décennie 1994-2004, les Etats-Unis sont toujours à la première place, avec 1,3 milliards de dollars d'aide, suivis par l'Union Européenne avec 1,11 milliard et le Japon avec 0,53.
Là aussi, les sommes ne comprennent pas les dons versés à l'UNRWA et la « Da'wah » ("charité"), utilisés en grande partie pour financer le terrorisme.
 
Il faut rappeler que le Hamas possède un autre mécanisme de financement distinct, et que certaines des contributions sont utilisées pour l'éducation, la santé et la propagande, tandis qu'une autre partie sert à renforcer sa branche militaire et à financer des activités terroristes.
 
De nombreux documents sur le financement des organisations terroristes palestiniennes, notamment le Hamas, via les organismes de charité figurent sur le site du Centre d'Information sur les Renseignements et le Terrorisme.
 
Transformer Gaza en Beyrouth
 
Des milliards ont été versés aux Palestiniens et l'argent aurait pu sensiblement améliorer l'économie palestinienne.
Il aurait pu, excusez le cliché, transformer Gaza en Beyrouth (sauf si le Hezbollah transforme Beyrouth en Gaza). Mais les Palestiniens ont opté pour une autre voie.
 
Le monde entier leur a versé une pluie de dollars et ils ont répliqué par des critiques. Ils n'étaient pas les opprimés du monde, mais les choyés du monde. La plupart des habitants des pays africains, qui souffrent beaucoup plus, ne peuvent eux que rêver de l'aide apportée aux Palestiniens.
La pauvreté existe dans le monde. L'exploitation aussi. Et l'oppression. Mais les Palestiniens ne sont pas en tête de cette liste. Ils en sont loin. Ils n'ont jamais souffert de la faim. Leur malheur est le fruit de leurs actes.
 
Ils ont préféré la lutte à la prospérité
 
Même avant les Accords d'Oslo, l'argent affluait dans les territoires palestiniens.
1992 fut une année record pour l'économie palestinienne. Le PIB par habitant était de 1 999 dollars et le PNB était de 2 683 dollars.
La différence découle de sources extérieures : certains financements provenant de l'UNRWA, une partie venant des Palestiniens travaillant à l'étranger, et une partie importante des nombreux Palestiniens travaillant en Israël.
 
Théoriquement, dans les années 1990, si le terrorisme n'avait pas obligé Israël à imposer des bouclages et des couvre-feux, l'économie palestinienne aurait pu être la plus importante du Proche-Orient, après Israël.
A cette époque se déroulaient les pourparlers secrets à Oslo, et suite à la signature des Accords, le versement de l'aide internationale aux Palestiniens a débuté.
Mais ce furent également des années de terrorisme. Les Palestiniens ont préféré la lutte à la prospérité.
 
Durant ces années, des pays comme le Yémen, le Tchad et le Nigeria avaient un PIB par habitant d'environ 1 000 dollars, et n'étaient pas les pays les plus pauvres du monde.
A cette époque, au Congo, au Soudan et au Sahara, des millions d'Africains sont devenus des réfugies et ont été abandonnés à leur sort par la communauté internationale.
Les Africains, c'est bien connu, ne pratiquent pas le terrorisme et ne représentent pas une menace stratégique.
Et la conscience morale du monde en général et de l'Occident en particulier opère de façon particulièrement sélective : par les écrans de télévision, par les menaces de terrorisme, par le danger d'une hausse des prix du pétrole.
Aussi, l'ample souffrance de dizaines de millions d'Africains est moins importante que celle, minime, des Palestiniens.
 
Le malheur des Palestiniens est apparemment leur industrie la plus prospère.
Ce malheur s'autoalimente et représente la source de toujours plus de demandes de paiement. Et à quelles fins ?
Pas pour construire des infrastructures. Pas pour réformer le système éducatif. Pas pour améliorer le lot de centaines de milliers de gens qui vivent dans des camps de réfugiés.
 
L'argent sert à trois objectifs principaux : perpétuer le malheur et la situation politique, acquérir des armes et des explosifs, et alimenter la corruption.
 
Des sommes colossales ont ainsi été attribuées à différents proches et autres pique-assiettes, tels les millions placés dans les comptes en banque d'Arafat de part le monde, et les prélèvements effectués par les dirigeants de l'Autorité Palestinienne sur pratiquement chaque contrat de développement économique dans les territoires.
 
L'objectif suprême : Rayer Israël de la carte
 
Israël a lui aussi commis plusieurs erreurs, mais elles ne sont rien par rapport à celles des Palestiniens.
Vivre sous occupation n'est pas très agréable, et critiquer l'occupation en général et les implantations en particulier est légitime. Plus que légitime.
 
Mais au-delà des théories, voici les faits : les budgets monumentaux accordés aux Palestiniens se sont envolés, et les occasions d'arriver à l'indépendance et à la prospérité ont été repoussées au profit de l'objectif suprême : rayer Israël de la carte.
 
Les Accords d'Oslo ont été un tournant.
Le monde entier s'est mobilisé pour aider l'Autorité Palestinienne établie suite à ces accords. Et l'AP a effectivement commencé à se développer et à fleurir.
D'importantes sommes ont commencé à être versées. Mais les Palestiniens eux-mêmes n'ont pas profité des fruits de la paix. Au contraire, ils ont fait face à un déclin économique.
 
Diverses études présentes des données contradictoires sur le PNB et le pouvoir d'achat des Palestiniens avant les Accords d'Oslo. Mais même ces données contradictoires présentent une même tendance : d'un côté, un formidable afflux de capitaux, sans précèdent, vers l'Autorité Palestinienne, et de l'autre, une baisse du PIB par habitant.
L'explication est simple: après les Accords d'Oslo, plusieurs vagues de terrorisme ont provoqué une série de bouclages. De moins en moins de Palestiniens ont pu travailler en Israël.
 
Mais le changement est arrivé. 1997 a marqué un tournant et l'économie palestinienne a commencé à se relever.
Selon des données palestiniennes, de 1994 à 2000, le PIB a augmenté de 36%.
Et pourtant, malgré cette nette amélioration, la reprise a été de courte durée et s'est figée avec le déclenchement de la deuxième Intifada en Septembre 2000.
Une fois encore, la possibilité d'arriver à la prospérité a été annihilée. Une fois encore, les Palestiniens ont opté pour la violence.
 
Le timing est important. Les violences ont débuté précisément après qu'Israël ait fait l'offre la plus généreuse aux Palestiniens dans l'histoire du conflit entre les deux nations.
Les mythes de la « souffrance palestinienne » et des « horreurs de l'occupation » sont en contradiction avec la réalité.
 
Loin d'être à la dernière place dans la souffrance et la pauvreté
 
Tout d'abord, le soulèvement a débuté deux ans après un terrorisme en baisse et une prospérité économique en hausse.
D'autre part, à ce moment-là, les Palestiniens avaient presque un Etat palestinien en main.
Au sommet de Camp David, Ehud Barak, alors Premier ministre, a proposé aux Palestiniens ce qu'aucun dirigeant israélien n'avait jamais osé proposer avant lui.
Puis Bill Clinton a présenté son projet d'Etat palestinien dans les frontières de 1967, à l'exception d'ajustements frontaliers mineurs, y compris des parties importantes de Jérusalem, et avec des compensations territoriales pour les Palestiniens.
 
Et comment les Palestiniens ont-ils répondu ?
Bandar bin Sultan, l'influent ambassadeur saoudien à Washington d'alors, décrit ainsi les événements de ce jour historique, le 2 janvier 2001 : bin Sultan était assis avec Arafat au Ritz avant sa rencontre avec Clinton. Bin Sultan a déclaré à Arafat que c'était une opportunité historique et qu'il avait le soutien de l'Arabie saoudite, de l'Egypte et de presque tout le monde arabe, et que s'il refusait la proposition, « ce serait une tragédie, un crime ».
Cela n'a servi à rien. Arafat s'est présenté devant Clinton et a dit « non ».
Arafat ne voulait pas d'un Etat palestinien. Arafat ne voulait pas la prospérité. Arafat ne voulait pas mettre un terme à l'occupation.
 
Arafat voulait la guerre. Israël a été obligé de répliquer pour se protéger face à une importante vague de terrorisme.
Oui, Israël a commis des erreurs. Mais toutes ces erreurs ne sont rien, on le répète, par rapport à l'intransigeance des Palestiniens à mettre fin à l'occupation et au conflit, et à leur refus d'établir un Etat palestinien au côté d'Israël.
 
Poursuivons avec les faits :
Le versement de fonds pour l'aide économique, le développement et la lutte contre la faim est supposé être effectué en fonction de la condition du groupe bénéficiaire.
Les Palestiniens étaient-ils le groupe le plus approprié ?
 
Des données comparatives montrent qu'ils étaient loin d'être les derniers dans l'échelle de la pauvreté. Même si leur PNB n'était pas au niveau des pays occidentaux, parmi les pays arabo-musulmans, les Palestiniens n'étaient pas les derniers sur la liste.
 
Selon l'index du Développement Humain de 2003, les « territoires palestiniens occupés », tel qu'est définie l'Autorité Palestinienne, étaient à la 102ème place sur 180 pays.
2003 étant le faîte de l'Intifada, et l'une des pires périodes économiques, et puisque le PNB durant les années 1990 était beaucoup plus élevé, il est logique de penser que durant les années 1990, les Palestiniens étaient mieux classés.
 
Dans tous les cas, même face à la difficile situation de 2003, les Palestiniens devançaient l'Algérie (103ème place), la Syrie 106ème, l'Egypte 116ème, le Maroc 126ème, et le Yémen 156ème, et la plupart des pays africains et même sud-américains.
 
De l’argent et du soutien au terrorisme
 
Les Palestiniens sont très bien classés dans l'échelle du développement par rapport aux autres pays arabes, même si leur PNB est moins élevé.
Ainsi, une comparaison du PNB et de l'aide internationale, par rapport aux autres pays et à la taille de la population, témoigne d'un phénomène incroyable : les Palestiniens ont reçu les sommes les plus importantes.
 
En fait, depuis 15 ans, les Palestiniens sont loin d'être les plus pauvres. Ce sont eux qui bénéficient de la majorité de l'aide. Les faits parlent d'eux-mêmes.
 
De 1994 à 1998, les Palestiniens ont reçu plus de 2,6 milliards de dollars d'aide de pays donateurs, ainsi que 600 millions de dollars par l’intermédiaire de l'UNRWA.
Un nombre considérable d'ONG palestiniennes ont également bénéficié du soutien de divers fonds, notamment européens.
De plus, les « organisations de charité » ont également versé de l'argent, notamment aux organes engagés dans le terrorisme et/ou dans des activités religieuses.
Les sommes provenaient de Musulmans aux Etats-Unis et en Europe, d'Arabie saoudite et des pays du Golfe.
Le total cumulé chaque année représente des millions de dollars.
 
Des données comparatives de 2003 présentent une image encore plus surprenante.
Alors que le Yémen indigent a reçu une aide extérieure de 30 dollars par habitant, chaque résident de l'Autorité Palestinienne a lui reçu 470 dollars.
Même en termes absolus, c'est une aberrance.
 
L'Egypte a reçu une aide externe de 1 286 milliard de dollars d'aide alors que l'AP a elle bénéficié d'une somme d' 1 616 milliard de dollars. (Il est superflu de préciser que la population égyptienne est de 73 millions et celle des territoires administrés par l'AP seulement de 3 millions.)
 
Mais le cynisme des Palestiniens ne s'arrête pas là, et ils réagissent à l'aide économique et politique américaine avec ingratitude.
En 2003, suite aux attentats terroristes, mais pour d'autres raisons aussi, Washington a décidé de conditionner son aide aux ONG dans le monde à la signature d'un accord stipulant que le récipiendaire ne soutient pas le terrorisme.
C'était la politique américaine pour chaque bénéficiaire de l'aide dans le monde, pas uniquement pour les Palestiniens.
 
Pourtant, ceci a déplu à certains Palestiniens. Ils voulaient l'argent et le soutien au terrorisme.
Un débat interne s'est développé, pimenté d'une rhétorique nationaliste prévue.
Les éléments radicaux ont pris le dessus, et au début de Juin 2004, le Conseil législatif palestinien a voté une résolution rejetant les conditions américaines.
 
Les Palestiniens voulaient toucher l'aide et bénéficier de l'option de la verser aux terroristes ou aux groupes soutenant le terrorisme. Pourquoi ?
Parce que l' « honneur national » palestinien, qui inclut le soutien au terrorisme, était plus important que l'aide américaine.
 
Les armes sont plus importantes que la santé, l'éducation et la prospérité
 
Trois chercheurs - Michael Keating, Anne Le More et Robert Lowe – ont publié en 2005 un ouvrage intitulé The Case of Palestine : Aid, Diplomacy and Facts on the Ground (Le Cas de la Palestine : Aide, Diplomatie et Faits sur le Terrain).
Et ils ne peuvent pas être accusés d'être des sympathisants de l'Etat hébreu.
 
Deux faits émergent clairement de leur ouvrage :
 
Premièrement, les Palestiniens ont reçu l'aide la plus conséquente depuis la Seconde Guerre Mondiale, non seulement en termes absolus, mais également en prenant en compte l'ajustement à divers indices.
En fait, par rapport à leur nombre, l'aide aux Palestiniens a été plus importante que le Plan Marshall, destiné à participer à la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre Mondiale.
 
Ensuite, pour citer les auteurs de l'ouvrage, « l'aide semble être une partie du problème plutôt que de la solution, et une aide massive internationale n'a pas empêché le déclin de la société palestinienne ».
 
Comme tous les ouvrages de ce genre, celui-ci regorge de critiques contre Israël.
Ainsi, les auteurs affirment que l'aide a contribué à perpétuer l'occupation (comment cela s'accorde-t-il avec l'intransigeance palestinienne sur le refus d'un Etat palestinien et de l'initiative Clinton ?).
Toutefois, les données objectives - fournies par la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International et des instituts de recherche - disent la vérité.
 
Dans les territoires administrés par l'Autorité Palestinienne, il y a maintenant des dizaines de milliers de porteurs d'armes, privés, qui ne sont pas associés aux forces de sécurité palestiniennes.
Selon l'âge et le modèle, le prix des armes évolue entre des milliers de shekels et des milliers de dollars.
 
Si l'on débat du malheur des Palestiniens, il faut préciser qu'en vertu des priorités palestiniennes, nationales et privées, les armes sont plus importantes que la santé, l'éducation et la prospérité.
 
Si les Palestiniens avaient lutté contre l'occupation, ils auraient un Etat palestinien indépendant depuis longtemps, très proche des frontières de 1967.
Mais les Palestiniens ont tout fait pour convaincre l'opinion publique en Israël que leur objectif n'est pas la fin de l'occupation : il était et demeure l'annihilation de l'Etat d'Israël.
 
Le fantasme a pris le pas sur la réalité.
 
Comme le rêve bien entretenu du droit du retour, qui n'a fait qu'accroître la misère de ceux qui ont été obligés de conserver le statut de réfugiés, le rêve de la destruction d'Israël n'a fait qu'accroître le malheur des Palestiniens.
 
Ils ne sont pas les seuls à blâmer. Cette situation est aussi due à leurs agents de propagande en Occident, qui les ont traités comme des malheureux opprimés et non comme des êtres humains égaux et responsables de leurs actions.
 
Il n'y a pas d'autre explication au fait que depuis les Accords d'Oslo, les Palestiniens ont reçu 5,5 milliards de dollars, si l'on ne prend pas en compte d'autres sources qui ne sont pas mentionnées dans les rapports officiels.
Cela fait 1 300 dollars par Palestinien.
 
A titre de comparaison, sous le plan Marshall, chaque Européen a reçu 273 dollars (après ajustement sur l'index du coût de la vie).
 
Les Palestiniens méritent cette aide. Plusieurs raisons le justifient.
Toutefois, il est à présent possible de voir ce qu'il est advenu des sommes colossales versées.
L'argent a été dépensé pour les besoins de la corruption et le Fatah a été déchu du gouvernement.
 
Avec les encouragements du gouvernement central, il a été dépensé dans des armes et les conséquences en sont une détérioration sociale et l'anarchie.
Le blâme revient surtout à ceux qui ont autorisé le versement de ces sommes sans tenter de sevrer les Palestiniens de leurs vains rêves de destruction d'Israël.
 
Le résultat est principalement la destruction persistante de la société palestinienne.

Ben Dror Yemini - Maariv - Désinfos
Par Ofek - Publié dans : Hypocrisie collective, Médias et Propagande
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Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /Déc /2007 11:03
 
Le Yediot Aharonot de ce vendredi 7 décembre 2007 titrait sur les demandes formulées par des milliers de palestiniens qui sollicitent le bénéfice de la nationalité israélienne.

Actuellement, les 250 000 palestiniens de Jérusalem-Est bénéficient d'un statut spécial de résident et d'une « carte bleue » qui leur procure le droit de se déplacer en Israël, de bénéficier de la Sécurité Sociale et de percevoir des allocations familiales (3000 shekels par famille).

Or, ces palestiniens redoutent que leur passage prochain sous contrôle de l' Autorité Palestinienne ne leur fasse perdre les avantages sociaux consentis par l'Etat d'Israël. Aussi, des milliers de palestiniens envisagent-ils d'acquérir la nationalité israélienne et en ont présenté la demande au ministère de l'intérieur, les conditions à remplir étant la résidence depuis plus de 3 ans à Jérusalem, l'absence de passé judiciaire, la réussite à un examen en hébreu et la rédaction d'une lettre de motivation.

Rappelons que depuis 1967, 12.000 palestiniens ont déjà sollicité et obtenu le bénéfice de la nationalité israélienne même si cette démarche a toujours été considérée chez les palestiniens comme une forme de traîtrise et un abandon de la cause.

Néanmoins, si la procédure de naturalisation engagée par les palestiniens est guidée par un intérêt personnel et opportuniste, elle apparaît choquante voire incohérente dans le contexte géopolitique actuel. En effet, ces procédures de naturalisation contredisent l'aspiration à l'indépendance nationale des palestiniens et le souhait de voir créer un Etat Palestinien avec Jérusalem-Est comme capitale.

Théoriquement, les palestiniens qui sollicitent la nationalité israélienne ont vocation à devenir les premiers résidents palestiniens de la capitale de la Palestine en cas de transfert de cette partie de la ville de Jérusalem sous souveraineté palestinienne. Si donc les palestiniens trahissent leur cause en acceptant de prendre une nationalité qu'ils haïssent, l'Etat d'Israël se doit, pour sa part, de profiter de l'occasion pour assumer sa véritable vocation d'Etat juif en refusant ces demandes de naturalisations voire en en supprimant le bénéfice.

Ce refus aurait pour les palestiniens un intérêt pédagogique en les responsabilisant et en leur faisant comprendre leur propre histoire et la nécessité de faire coïncider les discours et les actes.

En effet, les palestiniens ne peuvent cumulativement entreprendre une démarche nationale et identitaire tout en sollicitant le bénéfice d'une nationalité autre, israélienne de surcroît.
Bien évidemment, l'Etat d'Israël, pour sa part, ne peut pas prendre le risque de se fragiliser démographiquement en accordant la nationalité israélienne à des palestiniens qui viendront demain voter démocratiquement pour son éradication.

A cet égard, rappelons que les manifestations antinationales commencent à se multiplier de la part des responsables politiques arabes israéliens qui appellent à la désobéissance civile. Le 2 décembre 2007, le député arabe israélien Jamal Zahalka a qualifié de « parias » les jeunes filles et garçons de la communauté arabe israélienne qui effectuent un service national civil. Le lundi 3 décembre 2007, les députés arabes de la Knesset étaient absents lors de la session spéciale organisée pour commémorer le 60ème anniversaire du plan de partage de 1947 au motif que l'évènement avait entériné un statut d'inégalité entre les populations juives et arabes.
Étaient également absents à cette commémoration, les maires des communes arabes d'Israël, ce qui a conduit le Ministre des Affaires Stratégiques Avigdor Lieberman à accuser le Comité Suprême de Suivi des Israéliens d'une coopération avec l'Autorité Palestinienne pour éradiquer l'Etat d'Israël (le 7 décembre 2007).

Il est donc temps pour Israël de regarder son histoire en face en tirant les leçons de l'exemple donné par l'ex député Azmi Bishara qui a profité de son statut pour abuser de la confiance des israéliens.
Israël se doit de révoquer les mandats des responsables politiques arabes israéliens qui font allégeance à une entité ennemie et leur retirer la nationalité israélienne, comme cela s'est produit pour les députés Hamas au cours du printemps 2006.

Yasser Arafat avait annoncé que la victoire contre l'ennemi sioniste serait acquise grâce aux ventres des femmes musulmanes. Aussi, l'Etat d'Israël doit prendre les mesures pour figer son identité juive en retirant la nationalité israélienne des responsables politiques israéliens qui violent leur serment d'allégeance à l'Etat juif et en accordant la naturalisation aux juifs de diaspora qui en font la la demande même s'ils n'entendent pas quitter leur pays de résidence.

Progressivement, l'Etat d'Israël pourra dissocier le principe de la nationalité israélienne (réservée aux seuls membres de la seule nation juive y compris en diaspora), et celui de la citoyenneté israélienne (accordée à toute personne se situant sur le territoire israélien en situation régulière). Naturellement, le contrôle politique de l'Etat reviendra à la seule nation juive, conformément aux voeux des fondateurs de l'Etat d'Israël en 1948.
 
Maître Bertrand Ramas-Muhlbach sur http://www.israelinfos.net/archives/anpo071210.htm
Par Ofek - Publié dans : Israël
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Lundi 17 décembre 2007 1 17 /12 /Déc /2007 10:56
 
Un maire socialiste du Val d’Oise a tenu dans l’hebdomadaire Le Point,  le 6 décembre dernier, des propos surprenants sur ce qu’il est convenu d’appeler « la politique de la ville ».
Le mieux est de les citer tels quels : « Pendant vingt ans », dit le magistrat, « ma commune a reçu des subventions pour soutenir le travail des associations ou pour aider l’emploi, mais en 2002, quand Jean-Louis Borloo est arrivé au ministère de la Ville et de la Rénovation urbaine, il a fait une croix sur tout ça. L’argent est allé au logement et au système éducatif. Les associations se sont retrouvées asséchées. »

A première vue, ce reproche est incompréhensible. Le logement et l’éducation ne sont-ils pas des priorités absolues ? Comment le maire peut-il tenir rigueur au ministre de les avoir prises en considération ?  Il le fait pourtant. Et d’une certaine façon, il a raison. En homme de terrain, il sait en effet qu’on ne fait pas régner l’ordre en améliorant les conditions de vie de ses administrés, mais en s’assurant le soutien des divers réseaux communautaires, religieux ou professionnels, qui les encadrent : c’est à dire des fameuses « associations ». Cela ne se dit pas, en général. Mais c’est le secret de Polichinelle.

Ce qui est vrai du Val d’Oise l’est aussi du tiers-monde et singulièrement du Proche et du Moyen-Orient. Il est question, là aussi, d’une aide économique, d’un « nouveau plan Marshall »,  qui permettrait à ces régions de « décoller ». Les Etats-Unis avaient lancé cette idée pour le Proche-Orient à la conférence de Madrid, en 1991. L’Union européenne l’a reprise à son compte en 1994, dans le cadre du « processus de Barcelone ».
La France propose aujourd’hui une troisième variante : l’Union méditerranéenne. Mais au-delà des propos officiels, chacun sait que les crédits destinés au développement finissent entre les mains des féodaux locaux. Et tel est bien le but véritable de l’opération : payer ceux qui maintiennent un minimum de paix et d’ordre. Ou qui passent pour le faire.

Bien entendu, ce calcul n’a de sens qu’à court ou moyen terme. A long terme, il se retourne contre ceux qui s’y complaisent.
Une banlieue sans habitations décentes ni écoles dignes de ce nom finit par flamber. Et les chiens de berger auxquels on a cru pouvoir abandonner le tiers-monde se révèlent un jour pour les loups qu’ils n’ont jamais cessé d’être.

La France va accueillir le 17 décembre une conférence internationale pour l’aide économique aux Territoires palestiniens. Quatre-vingt-dix délégations sont attendues.
Le but, selon le Quai d’Orsay, est « d’aider l’Autorité palestinienne à se doter des capacités de construire un Etat viable ». Notez bien la progression : aider, se doter, capacités de construire, Etat viable. Cela ressemble beaucoup au rocher de Sisyphe. Ou à la tapisserie de Pénélope.

Voici presque quinze ans que les accords d’Oslo ont été signés, quatorze ans que l’Autorité palestinienne est en place.
On en est pourtant toujours à aider à se doter des conditions de construire quelque chose de viable. Pendant le même laps de temps, la Catalogne est devenue un Etat quasi-indépendant et l’une des régions les plus riches d’Europe, l’Irlande a rattrapé la Grande-Bretagne, la Chine est passée du XVe siècle au XXIe, l’Inde a émergé. Cherchez l’erreur.

L’erreur, c’est que depuis 1993, on a méprisé le peuple palestinien et on lui a préféré les pirates de la soi-disant Organisation de libération de la Palestine. Et que ceux-ci, selon leur logique de pirates non repentis, n’ont pas construit une Catalogne autonome palestinienne, en attendant une Catalogne indépendante, mais transformé les Territoires palestiniens en base barbaresque.
Imaginons qu’en 1945 on ait méprisé le peuple allemand et traité avec les "modérés" issus du IIIe Reich, comme certains le souhaitaient. Aurions-nous eu depuis soixante-trois ans la paix en Europe ? Telle fut l’erreur fatale – je pèse mes mots - commise par Yitzhak Rabin et Shimon Peres - et aussitôt endossée par un Occident englué dans ses proches lâchetés.

Il y a, dans l’Autorité palestinienne actuelle, un homme honorable qui n’y a rien à faire : le premier ministre Salim al-Fayyed. Les autres, à commencer par le président Mahmoud Abbas, furent des hommes-liges d’Arafat, loup travesti en berger par la grâce d’Israéliens égarés.
Vous voulez la paix au Moyen-Orient ? Exigez l’épuration, comme en 1945 après la chute du Reich de mille ans. Ou si le mot vous paraît trop fort, la lustration, comme en République tchèque après 1991.
 
Sinon vous aurez la guerre, le déshonneur et - en prime - le bonnet d’âne.
 
 
Qui est rationnel ?
 
Israël n’est que le dernier exemple de gouvernement dans le monde libre qui, hélas, partage une maladie fréquente mettant toujours nos vies en danger. La vie dans le Sud d’Israël est insupportable.
Depuis janvier dernier, en moyenne 6,3 obus de mortier et roquettes ont été tirés de Gaza sur le Sud d’Israël chaque jour.
 
Comme le ministre adjoint de la défense, Matan Vilnaï en a averti les chefs des communautés autour de Gaza la semaine dernière, du fait des améliorations de l’arsenal palestinien depuis qu’Israël a évacué Gaza il y a deux ans, les Palestiniens mettent maintenant en action des missiles et des roquettes ayant des portées étendues qui placent 130.000 Israéliens sous la menace d’attaques de missiles.
 
Mercredi dernier, le chef d’Etat Major Général de Tsahal, le Lt. Général Gabi Ashkenazi a fait savoir clairement que si Israël veut assurer la sécurité de ses citoyens, il n’y a qu’une chose à faire. Il doit conquérir Gaza.
 
Dans un discours à l’Université de Tel Aviv, Ashkenazi a expliqué : « Il est impossible de vaincre une organisation terroriste sans finalement contrôler le territoire. La bonne situation en Judée et Samarie est le résultat de notre contrôle sur la zone et nous ne serons pas en mesure de parvenir à la victoire dans le conflit à Gaza seulement par des tirs et des attaques indirects par voie aérienne ». Sans doute Ashkenazi a-t-il fait cette intervention mercredi matin lors de la réunion du cabinet de sécurité. Mais apparemment, sa proposition n’a pas été suivie.
 
Totalement opposée à Ashkenazi, la ministre des affaires étrangères Tzipi Livni a prévenu ses collègues qu’assurer la sécurité du Sud d’Israël détruirait le processus de paix. Si Israël sécurise le Sud, les Arabes et l’administration Bush en deviendraient vraiment dingues. Et le chef palestinien « modéré » Mahmoud Abbas tournera le dos au processus de paix pour réunifier ses forces entraînées par les USA avec les forces du Hamas entraînées par les Iraniens.
Le message de Livni était clair : le gouvernement doit choisir entre la sécurité et le processus de paix.
 
Livni l’a emporté. Le processus de paix a gagné contre la sécurité du Sud d’Israël.
La préférence du gouvernement Olmert pour le processus contre l’essentiel n’est pas unique. De fait, c’est une affection partagée par des gouvernements du monde libre sur toute la planète. Les fondements philosophiques de cette affection sont pareillement partagés.
 
Les attaques du 11 septembre 2001 sur les USA ont intensifié un conflit qui mijotait depuis la fin de la Guerre Froide sur la définition de la rationalité. Les deux factions en guerre dans le débat, qui a fait rage à travers le monde libre, peuvent être qualifiées de ratiocinateurs et de rationalistes. Chaque partie a donné sa propre définition de la rationalité, et ces définitions concurrentes ont formé la base des prescriptions politiques des camps concurrents, pour faire face à la menace des terroristes islamistes et à leurs Etats parrains depuis lors.
 
Les ratiocinateurs comprennent des politiciens comme Olmert et Livni et la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice, et les appareils de sécurité et de stratégie politique comme la CIA, le département d’Etat, le ministère des affaires étrangères et leurs homologues en Europe.
Les ratiocinateurs définissent la rationalité comme la sensibilité à la pression étrangère et la volonté de compromis.
Selon cette vue, si votre adversaire veut négocier avec vous, alors il est rationnel. Et puisqu’il est rationnel, il est capable de compromis. Et puisqu’il veut un compromis, il n’est pas vraiment votre ennemi.
 
L’Estimation du Renseignement National [NIE en anglais, Ndt] de l’ensemble des services de renseignement des USA sur les capacités et les intentions nucléaires de l’Iran est un exemplaire parfait de l’opinion des ratiocinateurs.
La NIE, qui affirme que l’Iran a cessé son programme d’armes nucléaires en 2003 suite à la découverte du programme et à l’enquête internationale qui s’est ensuivie, a conclu que « les décisions de Téhéran sont guidées par une approche coûts / bénéfices plutôt que par la ruée vers une arme sans tenir compte des coûts militaires, politiques et économiques ».
Et puisque l’Iran est rationnelle, la NIE recommande que les USA et ses alliés lui fassent une offre qui comprenne « une certaine combinaison de menaces d’intensifier l’enquête internationale et les pressions, et des opportunités pour l’Iran d’obtenir sécurité, prestige, et ses objectifs d’influence régionale par d’autres voies ».
 
L’avis des ratiocinateurs sur la rationalité est attrayant pour deux raisons principales.
D’abord, son argument essentiel est que l’Occident est seul responsable de déterminer si le monde jouira de la paix ou souffrira les ravages de la guerre. Si les Etats occidentaux crachent un ensemble de concessions suffisant, alors les terroristes et leurs Etats parrains négocieront avec eux.
Si les nations occidentales refusent de faire les concessions nécessaires, alors les terroristes et leurs Etats parrains les attaqueront et les nations de l’Occident ne pourront que se blâmer avec leur obstination.
Au-delà, puisque la rationalité du monde arabe et islamique est uniquement fonction de la volonté occidentale, l’idéologie du jihad qui guide les terroristes et leurs Etats parrains est immatérielle.
En ce qui concerne les ratiocinateurs, il n’y a aucune raison de fermer les sites Internet des jihadistes ni leurs centres d’endoctrinement. De fait, il n’y a pas aucune raison de mettre en cause la validité des doctrines et des valeurs jihadistes.
 
Cette opinion résonne aussi dans la NIE. Le rapport ne mentionne pas que le régime de l’Iran a été fondé sur les valeurs du jihad. Il ignore que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad et ses partisans croient qu’en fomentant l’apocalypse, ils peuvent hâter la venue du messie shiite et faire advenir une ère de domination islamique globale dans un monde où les USA et Israël ne seront plus que des souvenirs amers.
Si la NIE avait pris ces vues idéologiques en compte, ses auteurs auraient remarqué qu’il y a une parfaite logique pour les ayatollahs à obtenir des armes nucléaires.
 
Mais prendre en compte les aspirations, valeurs et l’idéologie du régime iranien impliquerait de passer la ligne vers le camp opposé des rationalistes.
 
Pour les rationalistes, il est rationnel que la stratégie politique et les actes d’un Etat reflètent et fassent progresser ses valeurs, aspirations et croyances.
En conséquence, il est essentiel de comprendre et de faire face à ces croyances, valeurs et aspirations.
 
De même que les opinions des ratiocinateurs sont attractives parce qu’elles placent tout le pouvoir de déterminer les questions de la guerre et de la paix dans les mains des nations occidentales, de même les avis des rationalistes sont désagréables parce qu’ils supposent que le monde libre ne peut pas déterminer seul le cours des évènements. Il ne peut pas déterminer l’adhésion d’une société aux croyances et aspirations jihadistes.
Le mieux qu’il puisse faire est de prendre des mesures pour empêcher les sociétés jihadistes d’agir suivant leurs croyances.
 
Quand le Lt. Général Ashkenazi a expliqué que la conquête de Gaza est la seule manière d’assurer la sécurité du Sud d’Israël, il représentait l’avis du camp rationaliste de la rationalité.
Puisque les Palestiniens soutiennent dans leur grande majorité l’objectif jihadiste de la destruction d’Israël, il est rationnel pour eux d’attaquer Israël aussi longtemps qu’ils le peuvent.
Puisque Israël ne peut pas changer la façon dont les Palestiniens comprennent le monde et le sens de la vie, sa seule manière d’empêcher ses citoyens d’être assassinés, c’est de supprimer la capacité d’attaque par les Palestiniens.
 
Peut-être que l’aspect le plus étrange du dénigrement de l’importance de l’idéologie par les ratiocinateurs, c’est le mal qu’ils se donnent pour ignorer l’idéologie jihadiste d’un côté, et pour l’apaiser de l’autre.
Les agents des unités de l’anti-terrorisme du FBI par exemple sont dissuadés d’étudier le Coran. Leurs chefs soutiennent que seule une petite minorité de Musulmans aux USA et dans le monde souscrivent à une interprétation religieuse suprématiste du Coran qui soutient et encourage le terrorisme, le massacre et la guerre à mort contre les non musulmans, et donc ce que le Coran dit est sans importance.
 
Pourtant même s’il est vrai que seule une petite minorité de Musulmans pense que l’Islam est une politique suprématiste en même temps qu’une croyance religieuse, alors les ratiocinateurs devraient traiter les vrais jihadistes avec un mépris identique à celui qu’ils affichent envers les suprématistes blancs. Après tout, agir ainsi ne devrait pas gêner le reste de leurs coreligionnaires qui rejettent leurs vues. Mais le contraire se produit.
 
Les agents du FBI suivent une “formation à la sensibilité” islamique par des gens qui sont eux-mêmes sujets de leurs enquêtes anti-terroristes. Le personnel militaire des USA de Guantanamo est obligé de porter des gants quand ils prennent en main des copies du Coran appartenant à leurs prisonniers jihadistes.
Plus troublant, dans leur empressement à calmer cette petite minorité sans importance de jihadistes, les officiels israéliens, américains et européens brisent volontairement leurs valeurs centrales du respect de la loi et de la liberté d’expression.
 
En Israël, des Juifs israéliens qui ont bâti des maisons sans permis sont poursuivis selon la rigueur de la loi et chassés de leurs foyers. Des Arabes israéliens qui ont construit des villes entières illégalement sont ignorés par les autorités afin d’éviter des conséquences diplomatiques ou d’allumer des passions.
 
Aux USA, un individu peut se tenir devant la Maison Blanche et brûler le drapeau américain sans craindre des poursuites judiciaires. Mais si une personne dessine un porc sur une copie du Coran dans une bibliothèque publique, il peut être arrêté pour avoir commis un crime de haine.
 
Et en Europe, vous pouvez participer à une manifestation en invoquant l’Islam pour appeler à la destruction de la Grande Bretagne, ou de la Hollande ou du Danemark sans craindre de poursuite légale, mais si vous publiez une caricature de Mohammed dans votre journal, vous pouvez être soumis à une enquête criminelle et obligé de vous cacher pour promotion du racisme.
 
En Israël, il est difficile de convaincre les gens que l’idéologie du jihad est sans importance.
Mais les ratiocinateurs ont deux autres manières de convaincre le grand public et leur base politique qu’ils ont raison d’ignorer les actions et les intentions de l’ennemi, et de consacrer leurs efforts au compromis.
D’abord, il y a le facteur peur. Etant donnée la nature implacable de la haine du monde arabe et islamique envers Israël et le Peuple juif, les ratiocinateurs d’Israël défendent leur préférence pour des processus de paix imaginaires plutôt que pour la sécurité, en soutenant qu’Israël ne peut pas se permettre de mener une guerre.
Bien mieux que de se confronter à cette haine sur le champ de bataille, il y a l’option de la reddition préventive.
Comme le soutiennent les ratiocinateurs, si Israël se réduit aux lignes d’armistice de 1949, construit un grand mur et se cache derrière, alors peut-être les Arabes oublieront-ils que nous sommes toujours là et nous laisseront tranquilles.
 
Politiquement, il y a le fait que le parti Kadima du Premier Ministre Ehud Olmert a été fondé sur l’option que le territoire n’a pas de valeur défensive, et qu’une reddition préventive est une stratégie nationale raisonnable.
Reconnaître l’importance du territoire, ou que la cession de territoire à votre ennemi le renforce et vous affaiblit, impliquerait d’admettre que les principes fondateurs de Kadima sont tous faux.
Aussi Olmert, Livni et leurs associés maintiennent cette fiction, ne font rien pour sécuriser le Sud d’Israël et cherchent à transférer Jérusalem, la Judée et la Samarie aux terroristes du Fatah.
 
Depuis le 11 septembre 2001, les ratiocinateurs ont gagné beaucoup de leurs batailles contre les rationalistes, et les résultats de leurs victoires ont été à la fois ironiques et tragiques. Suite au contrôle de la politique par les ratiocinateurs, les seuls qui se sont constamment impliqués dans la poursuite rationnelle de leurs intérêts, valeurs et aspirations, ce sont les jihadistes et leurs Etats parrains.
 
De leur côté, les dirigeants du monde libre semblent essayer de vivre selon la remarque de George Orwell : « La manière la plus rapide de mettre fin à une guerre est de la perdre ».
 
Caroline B. Glick sur http://www.jewishworldreview.com/1207/glick121407.php3 - Adaptation française de Sentinelle 5768
 
Contribuant à la JWR, Caroline B. Glick est membre senior pour le Moyen Orient du “Center for Security Policy” [Centre pour la Politique de Sécurité] à Washington, DC et rédacteur en chef adjoint du « Jerusalem Post ».
 
Etat palestinien : Ne pas confondre vitesse et précipitation
 
Lors de son point de presse du 14 décembre, le porte-parole du Quai d’Orsay s’est vu poser la question suivante - bonne pour une fois :
« Est-ce qu’il est possible de nous expliquer pourquoi on a changé l’intitulé de la Conférence des donateurs pour l’Autorité palestinienne en Conférence des donateurs pour l’Etat palestinien ? ».
 
Et la réponse - édifiante, à notre avis - a été :
« J’ai déjà répondu » ( ??) « à cette question, mais je vous remercie de me la poser de nouveau, car cela me donne l’occasion de vous redire que c’est à l'initiative de M. Bernard Kouchner que la conférence s’appelle ainsi. C’est pour marquer clairement notre objectif, qui est aussi celui de tous les participants à la Conférence  : contribuer à la construction d’un Etat palestinien. Vous avez raison de le souligner. Cela marque bien que cette conférence vise à apporter un soutien financier, mais aussi un soutien politique à l'Etat palestinien  »
 
Nous ne doutons pas qu’il s’agit là d’une initiative de l’ancien french doctor, qui n’en est pas à sa première improvisation hasardeuse, depuis qu’il est en poste au Quai d’Orsay, mais nous ne sommes pas certain que « tous les participants à la Conférence », soient d’accord pour confondre vitesse et précipitation.
 
Car, comme nous l’avons déjà souligné, ici même, à diverses reprises, la création d’un Etat palestinien ne peut être le fruit d’une génération spontanée, voire autoproclamée.
Certes, on doit constater qu’en moins d’un demi-siècle est apparue la revendication d’une identité nationale palestinienne, encore qu’il ne soit pas très clair qu’il ne s’agisse pas, en réalité, d’une simple composante de l’umma (peuple) arabe, mais après tout, on parle bien d’un « peuple syrien », d’un peuple égyptien etc.... (l’existence d’un « peuple libanais, en revanche, semble contesté, ne serait-ce qu’à en juger par le comportement du voisin syrien).
 
Loin de nous de mettre en doute l’utilité de la conférence de « donateurs », dont la France a pris l’initiative. Nous pensons, en effet, qu’il est opportun de permettre à l’Autorité (sic) palestinienne d’établir, effectivement, cette autorité qui, précisément, lui fait défaut.
Car, la tâche de toute « autorité publique », pour être reconnue comme légitime, est de veiller à satisfaire les besoins de la population, qui lui est subordonnée.
 
Or, il est évident que l’économie des Territoires est dans un tel état de délabrement, dû essentiellement à la corruption qui a gangrené jusqu’à présent ladite « Autorité palestinienne » qu’une aide économique massive de l’extérieur s’avère indispensable.
Encore faut-il s’assurer - et c’est la raison pour laquelle Israël tient à veiller que cette aide ne soit pas accordée au « gouvernement » palestinien, dont l’objectif est toujours la disparition - même si ce n’est qu’à terme - de l’Etat d’Israël.
Il est normal que les contribuables des pays donateurs ne soient pas amenés à armer les bras d’assassins.
 
Si donc, l’objectif initial de la Conférence était parfaitement louable, il n’en est plus de même avec cette dérive initiée par la France (même et surtout si on peut penser que Bernard Kouchner n’a pu prendre cette initiative sans en référer à l’Elysée...).
 
L’une des première questions - certes délicate, mais indispensable - sera pour les deux parties intéressées de se mettre d’accord sur les limites respectives du territoire relevant de leur autorité.
De notre point de vue, il est tout à fait illégitime de vouloir « mettre la charrue avant les bœufs » en reconnaissant un « Etat palestinien », dont on ne pourrait pas définir, en même temps les limites du territoire.
Et la réponse d’attente faite par le porte-parole du Quai d’Orsay à la question : « Cela veut dire que la France va utiliser à partir du 17 décembre cette dénomination d’Etat palestinien à la place d’Autorité palestinienne ou Territoires palestiniens ? » n’en est que plus inquiétante.
« Attendons de voir les résultats de la conférence. Vous avez bien compris que nous parlons ici d’un objectif ».
 
Espérons qu’après le dîner informel de dimanche soir, que le ministre français offrira aux représentants des Etats et institutions internationales participant à la conférence, qui débutera le lendemain, la digestion ne les empêchera pas de garder la tête froide lors de la discussion.
 
Il y a urgence à aider économiquement le peuple palestinien eu égard au fait que « ventre affamé n’a pas d’oreilles » (il serait plus exact de dire que dans un état de pauvreté, la population ne peut résister aux tentations des solutions extrêmes ».
 
Mais de là à anticiper sur les négociations de bonne foi que les représentants légitimes des deux communautés ont encore récemment décidé d’ouvrir, il y a un abîme qu’il y a lieu de ne pas franchir.
 
David Ruzié ; professeur émérite des universités, spécialiste de droit international sur http://www.desinfos.com/article.php?id_article=8724
Par Ofek - Publié dans : Hypocrisie collective, Médias et Propagande
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