Les « casseurs » doivent être les payeurs…

Publié le par Ofek

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Depuis des années, les idées – mais les idées seulement – fusent quant aux réactions à avoir face au terrorisme palestinien. Entre d’un côté l’option militaire totale et absolue, du style « On va leur rentrer dedans », et les appels de l’extrême gauche à ne pas réagir, mais à négocier avec les terroristes sous le feu, de l’autre, il existe une gamme infinie d’actions que le gouvernement israélien et Tsahal auraient pu utiliser depuis fort longtemps, afin de faire comprendre aux terroristes d’en face qu’il y a un prix fort à payer, pour avoir fait couler du sang juif innocent. Tant que ces barbares savent qu’ils gagnent plus qu’il ne perdent, ils ont encore de beaux jours devant eux.
 
En hébreu, « Damim » a la signification double de « sang » et « argent. Concernant le prix en sang, tous les gouvernements israéliens, sans exception, ont toujours réagi avec beaucoup (trop) de circonspection et de prudence quant aux actions militaires, de peur de toucher les populations civiles palestiniennes, par rigueur morale typiquement juive, mais aussi par peur des réactions internationales ou des milieux gauchistes israéliens dont la compassion sélective est aussi systématique que répugnante. Les éliminations ciblées sont un moyen positif, et impressionnant par leur aspect technologique et logistique. Mais en raison du peu de cas que font les Palestiniens de la vie humaine, il est fort à parier que la mort de quelques dizaines des leurs ne les dissuadera pas dans leurs entreprises criminelles.
 
De nombreuses voix en Israël se sont souvent levées pour exiger, en plus des actions militaires indispensables, un prix économique conséquent, afin de faire comprendre à toute la population palestinienne que les terroristes qu’elle soutient ne lui apportent finalement que désastre et pauvreté.
 
Il est surtout injuste et incompréhensible que la société israélienne, en plus du prix lourd en vies humaines, souffre également des conséquences financières et budgétaires des guerres ou du terrorisme qui nous sont imposés par nos ennemis.
 
C’est ainsi que le député Israël Hasson (Israël Beiteinou), a déposé ce matin une proposition de loi devant la Knesset, concernant la guerre des Kassam sur Sderot et les localités environnantes : « De l’argent pour une roquette ». Il s’agit tout simplement de faire payer l’Autorité palestinienne pour tous les préjudices causés par les tirs incessants des roquettes Kassam. Et ils sont nombreux : dommages corporels, pertes de gain pour les commerces, pertes financières pour les entreprises, dégâts agricoles, soins psychologiques, transports publics pour l’évacuation, dommages matériels aux bâtiments et aux infrastructures etc.
 
Comment s’y prendre ? Ces sommes seront déduites des impôts qu’Israël prélève auprès des Palestiniens, et qu’elle reverse à l’Autorité palestinienne pour l’achat de biens de première nécessité.
 
Pour Israël Hasson, ce principe de « faire payer l’agresseur-casseur » est la base même de la justice, et les sommes confisquées devraient servir entre autres à accélérer les travaux de protection des maisons dans les localités du Néguev occidental. Le député va même plus loin – avec raison – en demandant que cette loi soit rétroactive, depuis date de l’évacuation des localités juives de la bande de Gaza, qui était censée apporter « calme et sécurité »…
 
« Il n’est pas admissible que près de deux milliards de chekels passent ainsi annuellement depuis Israël vers les caisses de l’Autorité palestinienne, alors que les victimes de cette même Autorité, à Sderot, doivent se tourner vers des bienfaiteurs pour obtenir protection. En versant cet argent aux Palestiniens, c’est comme si Israël payait l’argent de la corde pour se pendre », résume l’ancien directeur-adjoint du Shabak.
 
Le député d’Israël Beiteinou n’est pas seul dans cette initiative. Pour montrer que sa démarche est de simple bon sens, il montre qu’il est accompagné de personnalités de différents partis : Matan Vilnaï (Avoda), Limor Livnat (Likoud), et Shaï Hermesh (Kadima). Ceci devrait arithmétiquement suffire pour l’adoption de cette loi, mais le gouvernement risque fort de s’y opposer, pour des raisons de « haute politique ». Que feront alors les ministres travaillistes, de Kadima et d’Israël Beiteinou ? Et les députés ?
 
Si toute fois cette loi était finalement adoptée, il s’agirait d’une avancée réelle, non seulement sur un plan purement logique et financier, mais aussi sur le plan psychologique. D’autres mesures du même style sont encore évoquées ici et là, et qui pourraient également être utilisées en cas de prolongement de cette guerre, comme couper l’électricité domestique ou empêcher les convois de marchandises de traverser les passages entre Israël et la bande de Gaza.
 
Il est urgent et nécessaire de faire comprendre à la population palestinienne qu’elle est considérée comme solidaire de ses dirigeants, ainsi que des terroristes qui agissent en son nom. Il est trop facile de prendre en pitié les populations civiles, sous prétexte qu’elles seraient également les « otages » des terroristes, alors qu’on sait la haine qu’éprouve cette population pour les Juifs et la sympathie qu’elle manifeste généralement pour ses « combattants de la liberté ». On se souvient aussi des danses sur les toits et des distributions de bonbons dans les rues lors d’attentats anti-israéliens « réussis. »
En vis à vis de nous-mêmes, il s’agit une fois pour toutes de relever un peu la tête dans ce masochisme, et de cette auto-humiliation - uniques en leur genre - que nous nous infligeons depuis tant d’années, en étant démesurément patients et magnanimes face à la cruauté des Palestiniens, leur accordant en plus des avantages financiers ou économiques pendant qu’ils nous livrent une guerre impitoyable.
 

Publié dans Israël

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