Pour qui roule El Baradei ?

Publié le par Ofek

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PARIS (AP) –
La France a exprimé sa surprise mercredi après les déclarations de Mohamed El Baradei, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), selon lequel l’Iran devrait être autorisé à conserver une partie de son programme d’enrichissement d’uranium.
 
Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Jean-Baptiste Mattéi, a indiqué que le représentant permanent de la France à Vienne « s’associera à la démarche américaine », Paris partageant « avec d’ailleurs plusieurs autres partenaires, la substance des préoccupations exprimées par nos partenaires américains…
Sur la stratégie poursuivie et sur la suspension, la France continue de soutenir le processus engagé au Conseil de Sécurité, y compris l’exigence de suspension et, en l’absence de suspension, les sanctions », a souligné le porte-parole.
 
Les propos d’El Baradei
 
« Je pense que cette exigence (d’une suspension totale des activités d’enrichissement d’uranium de l’Iran, NDLR) est dépassée par la réalité des faits », a notamment déclaré El Baradei au journal espagnol « ABC ».
 
Les rapports d’El Baradei correspondent toujours point par point à la propagande nucléaire diffusée par le régime des mollahs. La concordance des temps…
 
Nous avons également surpris une expression dans les récentes déclarations du chef de l’AIEA : « impossible de faire marche arrière »...
Cette même phrase chargée de sens a été employée par Adrien Jaulmes, le correspondant du Figaro à Téhéran.
 
Il est remarquable de croiser des phrases clefs du vocabulaire des mollahs aussi bien chez El Baradei qui a des liens très troublants avec ce régime que chez Adrien Jaulmes, un journaliste qui fait preuve de bien peu d‘intérêt pour des faits historiques et des éléments accablants pour le régime des mollahs.
 
 
Dans son livre « L'Iran, la bombe et la démission des nations" (Editions Autrement), Thérèse Delpech qui a été mon invitée il y a quelques semaines rappelle un certain nombre de faits peu glorieux pour l'institution internationale chargée, normalement, de veiller à la non-prolifération nucléaire :
 
- le fait que c'est l'opposition iranienne en exil qui ait révélé le programme secret des Mollahs en 2002, et non l'Agence ;
- le fait que son Directeur Général ait traîné les pieds pendant des mois pour ce rendre en Iran et commander des inspections, qui pourtant ont confirmé les alarmes ;
- les nombreuses réunions du Conseil des Gouverneurs de l'A.I.E.A où, sous l'influence du Directeur Général, la saisine du Conseil de Sécurité de l'ONU a été retardée pendant plusieurs années ...
 
Or voici que, il y a quelques jours, Mohamed El-Baradeï a fait des déclarations surprenantes :
 
- depuis 2003, il avait expliqué qu'il « était urgent d'attendre » ;
 
- aujourd'hui, il pense que l'Iran a accompli des pas décisifs vers la maîtrise de l'enrichissement de l'uranium, donc - sous-entendu - que les sanctions de la communauté internationale sont devenus inutiles !
 

 

Publié dans Iran - Syrie

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