Alors que l’Europe s’autodétruit

Publié le par Ofek

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Le continent européen est en train de se suicider.
Mercredi dernier, la décision de l’UCU (Syndicat des Collèges et Universités de Grande Bretagne) d’appeler au boycott des universités et collèges israéliens n’était pas seulement hypocrite. Elle était suicidaire.
 
Ce n’est pas seulement que les Britanniques préfèrent boycotter les universités israéliennes que par exemple, les universités palestiniennes, égyptiennes, syriennes, iraniennes, saoudiennes et jordaniennes, où les étudiants sont endoctrinés à rechercher l’annihilation du Peuple juif, et la soumission de la chrétienté par la destruction de la civilisation occidentale.
Ce n’est pas seulement qu’ils ont ignoré les pauvres et braves étudiants iraniens qui, il y a trois semaines, ont été attaqués brutalement par les forces du régime alors qu’ils tentaient de tenir des élections pour leurs organisations pro démocratiques sur le campus.
 
En appelant au boycott des universités israéliennes, l’Establishment universitaire britannique ne tourne pas seulement le dos à Israël, mais à la Grande Bretagne.
 
Quand le corps professoral britannique rejette le droit d’Israël à l’existence en tant qu’Etat Nation démocratique juif, et glorifie la société palestinienne qui soutient le jihad mondial et la destruction de la civilisation occidentale, ils rejettent l’Etat britannique.
Ils adhèrent à une culture fondée sur le rejet de la culture et des traditions qui ont constitué la Grande Bretagne depuis que la Grande Charte a été rédigée en 1215.
Depuis 800 ans, la Grande Bretagne s’est dressée pour la liberté individuelle, et la liberté d’investigation - au moins au bénéfice des Britanniques eux-mêmes.
 
Dans des universités telles Oxford et Cambridge, c’est cet esprit humaniste et la fierté nationale et culturelle justifiée qu’elle alimentait qui a facilité l’ascension britannique vers la puissance internationale.
En boycottant Israël, qui incarne lui-même ces idéaux britanniques, les Britanniques abrogent leurs propres traditions d’ouverture.
Par conséquent, ils s’autodétruisent.
 
Et la Grande Bretagne n’est seule dans l’auto destruction.
La course britannique vers l’obscurité fait partie d’un courant plus large qui recouvre toute l’Europe occidentale. Prenez la Suède par exemple.
 
La Suède est soutenue par des chefs de la Gauche israélienne comme l’ancien ministre des affaires étrangères Shlomo Ben-Ami, (qui se consacre désormais à attaquer les Etats-Unis et Israël depuis son perchoir universitaire à Tolède en Espagne), la ministre de l’éducation Yuli Tamir, le ministre de la défense Amir Peretz, le chef du Meretz Yossi Beilin, et l’ancien président du Parti travailliste Avraham Burg.
Ils chantent les louanges de la Suède comme le merveilleux pays démocratique et social, qu’Israël doit imiter.
 
12,5 % des Suédois sont des immigrants, et environ la moitié des immigrants en Suède sont Musulmans. Les Musulmans vont bientôt composer la majorité de beaucoup de villes de Suède.
 
Le responsable d’un site Internet scandinave intrépide, ’Fjordman’ a récemment écrit un essai, « Le jihad et l’effondrement du modèle suédois » (« Jihad and the collapse of the Swedish model ») sur le Journal de Bruxelles en ligne. Il y décrit la signification de la Loi d’Intégration Suédoise de 1997 pour l’auto destruction nationale de la Suède.
La Loi proclame officiellement la Suède « société multiculturelle ».
 
Des remarques sur la Loi déclarent : « Du fait qu’un groupe important de population a ses origines dans un autre pays, la population suédoise ne dispose pas d’une histoire commune. La relation à la Suède et le soutien accordé aux valeurs fondamentales de la société comporte donc une plus grande signification pour l’intégration qu’une origine historique commune ».
 
Comme ’Fjordman’ l’explique, la Loi n’était rien de moins qu’un suicide national.
« Les Suédois d’origine en ont été réduits à un simple autre groupe ethnique en Suède, sans autre revendication sur le pays que les Kurdes ou les Somaliens arrivés jeudi dernier. Les autorités politiques du pays ont détruit la propre histoire et la culture de leur Peuple ».
 
Fjordman cite les auteurs Jonathan Friedman, Ingrid Bjorkman, Jan Elfverson et Ake Wedin qui ont expliqué dans leur livre paru en 2005 « Exit the People’s Home of Sweden - The Downfall of a Model of Society »,[Sortie du Peuple de Suède de son Foyer - la Chute d’un Modèle de Société], que le multiculturalisme, en tant qu’ « idéologie dominante en Suède, qui a été rendue telle par de puissantes méthodes de mise au silence et de répression, est une idéologie totalitaire, où les élites s’opposent au point de vue national de l’Etat nation ».
 
Les auteurs expliquent : « Le problème est que le groupe ethnique... ceux décrits comme Suédois, sont implicitement considérés comme des nationalistes, et donc vus comme des racistes ».
 
Comme les idéologies totalitaires du 20ème siècle, le multiculturalisme identifie les Juifs et les Américains comme ses principaux ennemis.
Tous deux doivent être détruits du fait de leur refus de s’autodétruire, et de fusionner dans le courant de pensée post-national.
Et comme leurs prédécesseurs du 20ème siècle, les multi culturalistes d’aujourd’hui s’attachent les Musulmans radicaux qui partagent leur rejet du judaïsme et de la culture américaine.
 
Les multi culturalistes persuadent leurs sociétés d’accepter leur propre destruction en endoctrinant leurs concitoyens, par leur système d’éducation et les médias.
Un récent sondage chez des Suédois âgés de 15 à 20 ans a démontré que 90 % d’entre eux n’avaient jamais entendu parlé du Goulag soviétique.
 
Il n’est pas besoin de dire que les conséquences de cet état de faits ne sont pas limitées à l’Europe.
 
Comme elles le pratiquent envers leur peuple, les élites européennes travaillent sans cesse à circonvenir la confiance culturelle américaine et israélienne, et à miner toute action que les deux nations entreprennent pour combattre les forces du jihad mondial.
Soit en condamnant l’incarcération par les Américains de jihadistes à Guantanamo Bay, soit en proclamant que le sionisme est un racisme, soit en attaquant la campagne américaine en Irak, soit en finançant des groupes de pression israéliens anti-sionistes et l’Autorité Palestinienne, ou bien en insistant pour négocier avec l’Iran, l’Union Européenne travaille à obliger les USA et Israël à démissionner plutôt qu’à se défendre, et à convaincre les sociétés américaine et israélienne que nous ne valons la peine d’être défendus.
 
De façon inquiétante, plutôt que de faire front à l’autodestruction de l’Europe et de l’éviter, menés par nos propres élites post-nationales, Israël et les USA adoptent le modèle d’effondrement culturel européen.
 
Le plus récent exemple de subversion des élites israéliennes contre leur pays, c’est l’attaque de l’Avocat Général [de l’Etat d’Israël, Ndt] Menachem Mazouz contre le « Fond National Juif » (KKL).
 
Depuis sa Charte conçue par Théodore Herzl en 1901, financé par des donations de Juifs à travers le monde, le KKL a acheté des terres pour promouvoir l’installation sur la patrie du Peuple juif. Le KKL est propriétaire de 2,5 millions d’hectares de terres.
En 1961, le KKL a signé un accord avec l’Autorité des Territoires d’Israël [Israel Lands Authority, en anglais : ILA ; « Sifrei Minhal Mekarkei Israel  » en hébreu, Ndt] qui permettait à ILA de gérer les terres du KKL selon sa Charte.
En 2004, le groupe de pression antijuive Adalah, composé d’Arabes israéliens, a déposé une pétition à la Cour Suprême, exigeant que l’ILA permette à des non juifs de s’installer sur des terres du KKL. Adalah alléguait qu’en agissant selon la Charte du KKL, l’ILA pratiquait une discrimination contre les Arabes.
 
Plutôt que de lui renvoyer la réclamation d’Adalah à la face, ou au moins d’annuler l’accord de 1961 et de permettre au KKL de gérer ses propres terres, Mazouz a penché du côté d’Adalah. La semaine dernière, il a ordonné que le KKL cesse de fonctionner selon sa Charte.
 
Ce qui veut dire que Mazouz, effectivement et sans autorité légale, a exproprié la propriété du Peuple juif.
Ce faisant, l’Avocat Général de l’Etat juif a décidé essentiellement que le sionisme est une forme de racisme, et que le Peuple juif n’a pas de Droit particulier sur la patrie d’Israël.
Sans aucun doute, les suédois sont-ils fiers de lui.
 
Le gouvernement Olmert a pareillement adhéré au modèle européen d’effondrement national.
Plutôt que de défendre les citoyens israéliens contre nos ennemis, et de cultiver le caractère juif de l’Etat, le gouvernement cherche à se concilier les Palestiniens, les Syriens, les Egyptiens et les Européens aux dépens des citoyens d’Israël.
 
A l’invitation de gouvernements israéliens successifs, des forces européennes sont déployées aujourd’hui à Hébron, à Gaza, et le long de la frontière Nord d’Israël avec le Liban. Ces forces européennes n’ont rien fait pour empêcher les Palestiniens de s’armer, de s’entraîner et d’attaquer Israël.
Le long de la frontière libanaise, depuis la guerre de l’été dernier, de même, les Européens n’ont rien fait pour empêcher le Hezbollah de reconstruire ses arsenaux, et de réaffirmer son contrôle sur le sud Liban.
 
Et il fallait s’y attendre. Alors que les Européens comprennent leurs intérêts, ils tirent avantage en se conciliant les Arabes et les Iraniens, et en condamnant Israël et les USA, pour chacune des mesures que nous prenons pour combattre les forces du jihad mondial engagé à notre destruction.
 
Plutôt que de reconnaître cette réalité et de retirer les Européens de notre sein, le gouvernement Olmert aggrave le problème.
Lors des semaines passées, le gouvernement a demandé aux Européens d’augmenter la dimension de leurs forces le long de la frontière entre Gaza et l’Egypte.
Jeudi dernier, le ministre des affaires stratégiques, Avigdor Lieberman a recommandé que des forces de l’OTAN soient déployées dans Gaza. De même, le ministre Rafi Eitan et les députés [MK] du parti d’extrême gauche Meretz Zahava Gal-On et Avshalom Vilan appellent les forces de la Ligue Arabe à se déployer à Gaza.
Gal-On et Vilan envisagent que les Arabes et les Européens prennent conjointement le contrôle de Gaza. De son côté, Eitan recommande que des armées arabes se déploient aussi en Judée et en Samarie.
 
Aux USA, la situation est tristement semblable. Dans les universités prestigieuses, les professeurs et étudiants qui soutiennent ouvertement Israël et la campagne des USA en Irak sont traqués et isolés.
En maintenant une attitude générale anti-américaine et anti-israélienne sur le campus des collèges, l’université de Harvard a invité l’an dernier l’ancien président iranien Mohammad Khatami à y discourir.
Harvard a ignoré la gestion par Khatami du programme nucléaire iranien pendant son mandat. Son rôle dans la répression violente du mouvement étudiant démocratique iranien en 1989 et 2003 a pareillement été négligé.
 
La politique étrangère de l’administration Bush a de même été européanisée.
Cinq ans après que le Président George W. Bush ait placé fermement l’Iran et la Corée du Nord sur l’axe du mal, le département d’Etat travaille en heures supplémentaires pour se concilier les deux.
En accord avec cette politique, mardi dernier, l’annonce par l’Iran qu’elle avait arrêté cinq citoyens américains en les accusant d’espionnage a été accueillie avec embarras et paralysie à Washington.
Le jour précédent, la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice avait envoyé l’ambassadeur des USA à Bagdad pour rencontrer son homologue iranien.
 
Le traitement réservé par les USA à la Corée du Nord est peut-être encore plus dramatique.
Plutôt que d’abandonner sa politique de conciliation à l’égard de Pyongyang après que les Nord Coréens aient enfreint leur engagement de fermer leur installation nucléaire à Yongbyon en avril dernier, l’administration Bush a redoublé ses efforts pour apaiser cette dictature stalinienne.
Non seulement les USA n’avaient rien à redire sur les tests de missiles nord coréens à courte portée sur le Japon la semaine dernière, mais ils ont envoyé des émissaires à Pékin cette semaine pour tenter d’acheter le respect nord coréen de son engagement transgressé, en remettant à disposition des compte bancaires de Pyongyang à Macau. Le trésor des USA avait gelé ces comptes quand il avait découvert qu’ils étaient utilisés pour blanchir les profits de contrefaçons de la monnaie américaine, et des trafics de drogue.
 
Et puis il y a le refus américain d’abandonner la pression sur Israël pour se concilier les Palestiniens.
Au moment où les jihadistes d’Irak sont allés au Liban et en Algérie, et travaillent activement à renverser les gouvernements de ces pays, mardi, Rice a déclaré que le conflit palestinien avec Israël est « au cœur de nombreux problèmes dans la région ».
 
Pendant la guerre froide, protégés par l’armée américaine, les Européens pouvaient adhérer à un suicide culturel et national sans craindre les conséquences de leurs actes.
Désormais, confrontés à ces conséquences, les Européens ont opté pour leur propre destruction plutôt que d’abandonner leur modèle multiculturel, et la conjonction de l’antiaméricanisme et de l’antisionisme.
 
Israël et les USA n’ont personne d’autre pour les défendre. Et malgré les rodomontades de leurs élites culturelles, médiatiques et universitaires, les Peuples israélien et américain n’ont aucun intérêt à commettre un suicide national.
 
A la lumière de ceci, les deux pays doivent rapidement se secouer pour mettre fin à l’européanisation de leurs cultures et de leur politique.
 
Caroline B. Glick | Jewish World Review - Adaptation française de Sentinelle 576 7http://jewishworldreview.com/0607/glick060107.php3 sur : http://www.desinfos.com/article.php?id_article=7360

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