Nous occuper de nos difficultés d’abord

Publié le par Ofek

 
La question n’est pas de savoir s’il faut entrer dans la bande de Gaza ou non.
Avant de discuter de Gaza nous devons d’abord entrer en Israël et soigner les graves crises qui se sont créées dans le peuple.

dayan-rabbin-1967.jpg
 
Ce qui se passe aujourd’hui dans la bande de Gaza est le résultat direct des politiques déficientes et défaitistes des 15 dernières années.
Puisqu’on m’a demandé mon opinion, je dis que c’est une politique destinée à conduire à la fin de l’Etat d’Israël.
 
Et ce ne sont pas seulement les politiques. C’est aussi l’état d’esprit défaitiste.
Des gens crient, du matin au soir : « La Paix, la paix, et des gestes, des gestes [de bonne volonté] ! ».
Des concessions et des désengagements ont été faits et les colons ont expulsés.
Tout cela a obtenu finalement le résultat opposé.
 
Nous devons en finir avec les slogans creux, tels que « On fait la paix avec des ennemis et non avec des amis ».
 
Pour parvenir à la paix, nous devons, d’abord et avant tout est prêts à la guerre.
Nous devons changer de fond en comble cet état d’esprit.
Ce ne sont pas seulement les Romains qui ont dit que quiconque veut la paix doit se préparer à la guerre. Même la théorie du jeu pour laquelle j'ai reçu le Prix Nobel, dit cela.
Nous devons être émotionnellement prêts à supporter et à infliger des pertes - et ne pas crier « paix, paix », toute la journée.
Ce n’est que si nous sommes prêts à tuer et à être tués que nous ne serons pas tués.
C’est le paradoxe de la guerre.
 
Nous devons nous extraire de la bulle dans laquelle nous vivons et comprendre que nous courons un grave danger existentiel.
 
J’entends les arguments selon lesquels tout vient d’une crise des dirigeants politiques.
 
Il n’y a pas de crise chez les dirigeants politiques, mais plutôt une crise au sein du peuple.
Nous avons élu nos dirigeants, sachant fort bien qui ils sont et ce dont ils sont capables.
 
Nous avons élu ces dirigeants six mois après l’expulsion de Gush Katif, endossant ainsi, de nos propres mains, cette expulsion.
 
Alors, ne dites pas qu’il y a une crise chez les dirigeants politiques, la crise est tout entière dans le peuple.
 
 
Israël Aumann, Lauréat du Prix Nobel d’économie / YnetNews (Texte original anglais : "See to our needs first")sur : http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-12850-145-7-occuper-difficultes-dabord-prof-israel-aumann.html Traduction française : Menahem Macina
 

Publié dans Israël

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article