Abou Mazen n’est qu’une fiction

Publié le par Ofek

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George Bush et Ehoud Olmert avaient l’air pathétique lorsqu’ils ont donné leur « soutien total » à la branche cassée qu’est Mahmoud Abbas (Abou Mazen).
 
Contrairement à ce qui a été dit à Washington, aucune nouvelle occasion de négociations en vue d’accords permanents, ne s’est présentée à Israël.
Avec Abou Mazen, comme toujours, il est impossible de mener des pourparlers, sur n’importe quel arrangement. Alors ce n’est certainement pas possible de parler avec lui d’un accord permanent.
 
La victoire du Hamas dans la bande de Gaza et l’établissement d’un gouvernement « modéré » à Ramallah ne divisent pas le territoire en « Hamastan » dans la bande de Gaza et « Fatahstan » en Judée-Samarie.
Ce n’est qu’une illusion de plus dans le panier des illusions israéliennes, selon laquelle il existe un dirigeant arabe (autrefois Arafat et à présent, Abou Mazen) qui veut signer avec nous un accord qui se baserait sur les principes de renoncement au « droit au retour » et à la reconnaissance de l’existence de l’Etat d’Israël en tant qu’état juif et sioniste.
 
Les Palestiniens de Yesha et leurs dirigeants ne sont pas les seuls à ne pas reconnaître le droit d’Israël à l’existence en tant qu’état juif et sioniste, les groupes représentant les Arabes citoyens israéliens ne le reconnaissent pas non plus, comme le prouve toute une série de documents dernièrement publiés.
 
Le gouvernement palestinien qui a prêté serment cette semaine, n’est qu’une fiction, même si les Etats-Unis et Israël le soutiennent.
A Ramallah, où siège ce gouvernement fictif, le Hamas a remporté une éclatante victoire lors des dernières élections : quatre sièges pour le Hamas contre un seul pour le Fatah. A Shekhem, quatre sièges pour le Hamas contre deux pour le Fatah. A Hévron, neuf pour le Hamas et zéro pour le Fatah. A Jérusalem, quatre pour le Hamas et deux pour le Fatah. Dans les villes de Judée et de Samarie, le Hamas a gagné 30 sièges, alors que le Fatah n’en a obtenu que 12.
 
Compte tenu de cela, le nouveau gouvernement ne représente pas les Palestiniens, mais seulement les illusions israéliennes et probablement aussi celles des Américains et des Européens.
Tsahal ne peut empêcher l’éradication de la force militaire du Fatah et je pense qu’il est superflu d’investir des efforts dans une mission aussi inutile. L’expérience de ces dernières années démontre que des « alliés » du style Muhammad Dahlan ne sont que des personnages arrogants, corrompus et dénués de force réelle. Ce ne sont certainement pas des alliés d’Israël.
 
De toutes façons, le Hamas les gagnera et Israël ferait bien de se préparer à se mesurer à lui. Dans une telle confrontation, les divers Dahlan représenteraient plus un fardeau qu’un avantage.
 
Si les hommes d’Abou Mazen ont perdu, ce n’est pas parce que les combattants du Hamas sont plus cruels ou mieux entraînés qu’eux.
S’ils avaient pu, ils auraient eu recours aux mêmes méthodes.
 
Si le Hamas a gagné, c’est parce que la grande majorité de la population de la bande de Gaza le soutient.
Il s’agit avant tout d’un soutien idéologique religieux à l’organisation, dont un des principes est l’élimination de l’entité sioniste.
 
Et, comme cela a été prouvé lors des élections, c’est aussi le cas dans la grande majorité de la Judée-Samarie, secteur que les analystes et les politiciens israéliens souhaitent voir devenir l’état du Fatah.
 
Depuis les élections, c’est sans aucun doute le Hamas qui règne sur les secteurs A et B.
Comme le prouvent les évènements à Gaza, le combat de nombreux pays dans le monde contre ce pouvoir, n’a pas affaibli le soutien à cette organisation terroriste.
Toutefois, en Judée-Samarie, grâce à « l’occupation », Israël peut limiter, et il est important qu’il le fasse, les dégâts, mais il ne peut pas empêcher l’affaiblissement et peut-être même la disparition du Fatah en tant que force significative.
 
Il est donc temps de cesser de masquer la vérité : Abou Mazen est une fiction et il est impossible de le sauver.
 
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