D’Israël, ils font table rase

Publié le par Ofek

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« De tous les Etats du monde, le seul dont l’existence soit contestée est Israël ».
Arouet le Jeune prend à rebrousse-poil les partisans de la théorie de la « Parenthèse ».
 
Tous les Etats du monde sont nés aux forceps. Il n’en est pas un seul qui ne soit pas sorti d’une guerre, d’un conflit meurtrier, de massacres de masse.
L’histoire accouche des Etats dans le sang des innocents. Ces monstres n’en sont pas moins légitimes. On peut le regretter et juger que l’Histoire aurait été différente, meilleure, plus morale, « plus bien », si elle avait eu recours à la douceur plutôt qu’à la violence, à la paix plutôt qu’à la guerre, à la transaction plutôt qu’au crime, etc. Ainsi va le monde.
 
Or il est un Etat à qui cette loi commune est reprochée ; il est le seul : c’est Israël.
 
De tous les Etats du monde, le seul dont l’existence soit contestée est Israël. Tous les autres sont légitimes, sauf Israël.
Pourtant, de tous les Etats du monde, Israël est le seul dont la création résulte d’un consensus international et qui, en théorie, n’est pas né d’une violence.
Certes, en 1948, l’ONU, dont émane la décision, ne regroupait pas tous les pays du monde, mais elle en regroupait suffisamment pour que les décisions qui y étaient prises eussent une validité universelle.
 
Que les voisins d’Israël jugent que cet Etat s’est établi à leurs dépens et qu’ils en souhaitent la destruction peut se comprendre. Mais que des Européens le jugent également et qu’ils souhaitent la fin d’Israël, en termes feutrés ou à demi-mots bien sûr, dépasse l’entendement.
Il ne viendrait à l’idée de personne de contester la légitimité de la France, sous le prétexte qu’au XVIIe siècle, Louis XIV a annexé l’Alsace, la Franche-Comté, le Roussillon, etc. Qu’un Etat européen, se fondant sur ces réalités, exige de la France qu’elle revienne à ses frontières de 1600, et c’est une guerre  qui se déclare.

Israël n’est pas une exception dans le monde, il est L’EXCEPTION.

De 1894 à 1923, les Turcs ont massacré près de deux millions d’Arméniens, de chrétiens chaldéens, de Grecs. Ni les Français, ni l’Union européenne, ni les autres Etats, ni les organisations internationales, qu’elles soient ONG ou OG, ne demandent aux Turcs de réparer les crimes passés.
L’Union européenne est réputée ne pas badiner avec les crimes, les génocides, le racisme, les meurtres de masse, l’épuration ethnique, mais elle est près d’accueillir en son sein la Turquie, nonobstant tout cela.
Entre 1920 et 1923, les Turcs ont mené une guerre totale pour empêcher que soit appliqué le traité de Sèvres, qui prévoyait la création d’Etats arménien, kurde, grec dans un territoire dont les Turcs se sont emparés. Il y vivait des Grecs, des Chrétiens, des Juifs, des Arméniens, aussi nombreux que les Turcs ; il n’y vit plus que des Turcs, fiers d’eux et de leur histoire. En quelques années, leur pays a été purifié.
Il n’est pas exigé d’eux qu’ils appliquent enfin le traité de Sèvres, ni même qu’ils accordent un « droit au retour » aux descendants des populations qu’ils ont chassées.
De même il n’est rien exigé des Chinois, ni des Russes, ni de l’Algérie, etc.
 
En 1948, 800 000 musulmans ont quitté volontairement ou sous la menace le territoire attribué à Israël. Le seul Etat du monde dont il est exigé qu’il accorde un « droit au retour », universel et général, aux quelque quatre millions de descendants des réfugiés de 1948 est Israël.

Tout faisait ventre chez Rabelais ; tout est à raser chez les gauchistes et autres progressistes. Rien n’échappe à leur ire vengeresse.
Après le passé, l’école, la langue française, etc. voilà que la tabula rasa touche Israël.
Cette folie nihiliste tient en partie au franco-centrisme, forme que l’ethnocentrisme prend en France et qui consiste à juger une situation, des faits, une histoire, comme si cette situation, ces faits, cette histoire étaient propres à la France ou à l’Europe, et n’avaient pas d’autre source que la France ou l’Europe.
Il en va ainsi de l’analyse française des événements, récents ou anciens, du Proche-Orient, dans laquelle l’Orient analysé est un Orient imaginaire, fantasmé, de pacotille évidemment, spécifiquement occidental, mais dont le simulacre brandi, non seulement empêche de comprendre la situation, mais aussi amène de plus en plus d’essayistes, d’intellectuels, de militants, de commentateurs, à faire d’Israël table rase ou, pour parodier Ionesco, à jouer la pièce absurde « Israël, ou comment s’en débarrasser ».

Deux exemples illustrent cette vision franco-centrée.
Il est incontestable que le génocide dont les Allemands se sont rendus coupables à l’encontre des Juifs, entre 1942 et 1945, aussi bien en Allemagne que dans les territoires qu’ils contrôlaient, a hâté en 1947 la décision de l’ONU, mais elle n’en est pas le facteur essentiel. Sinon, la création d’Israël serait contingente. Israël serait un accident en quelque sorte, visant à réparer des crimes sans nom.
Les revendications que l’on entend parfois « donner un Etat aux Juifs en Europe ou en Bavière » sont justifiées par cette thèse.
 
Il est vrai encore que les accords signés en 1917 par deux diplomates, anglais, Sykes, et français, Picot, prévoyaient l’établissement d’un foyer national juif dans une partie de l’Empire Ottoman, dont la SDN a confié la gestion provisoire à la Grande-Bretagne, avec le mandat de l’amener à l’indépendance.
Le principe de la création d’un foyer national juif n’a pas été octroyé, comme cela se répète souvent, en échange de la contribution massive des financiers juifs du monde entier à l’effort de guerre des alliés, mais ces accords ont eu pour but d’éviter que ne se renouvelle au Proche-Orient la tragédie arménienne, dont les minorités de l’ancien Empire Ottoman auraient pu être les victimes.

La légitimité d’Israël tient à d’autres raisons, qui sont propres à l’histoire du Proche-Orient.
A la fin du XIXe siècle, l’Empire Ottoman était à l’agonie. Sous l’ordre artificiel et objectivement inhumain qu’il imposait, bouillonnaient des peuples soumis, réduits au silence et qui n’aspiraient qu’à revivre.
Dans l’Europe du Sud-Est, ces peuples ont retrouvé une existence : Grecs, Croates, Serbes, Roumains, Albanais, Bulgares, Macédoniens. Certains ont disparu : les Thraces du Sud.
Au Proche-Orient, d’autres peuples soumis, arabes ou non, chrétiens ou musulmans, juifs aussi, attendaient que cet empire se disloque totalement pour exister, se constituer en nations et disposer enfin, après de longs siècles de silence, d’un Etat, libre, souverain et indépendant.
Les Egyptiens l’ont fait en 1914, puis en 1923 ; les Libanais en 1920, puis, en 1943, à la fin du mandat français. Il en est allé de même des Saoudiens, Syriens, Irakiens, Jordaniens.
Entre 1920 et 1940, des peuples n’ont pas eu cette chance : les Chaldéens d’Irak, les Grecs catholiques ou les Melkites de Syrie, les Kurdes. Ces peuples esclaves, suivant la dénomination de Mme Bat Ye’or, n’ont pas eu d’Etat : ou bien ils ont disparu ou bien ils continuent à vivre sous la férule d’un Etat qui n’est pas le leur. Eux, ils sont deux fois soumis : politiquement en tant que peuples et juridiquement ou religieusement, en tant que chrétiens, à qui la charia est imposée.
Le seul peuple qui ait échappé à ce triste sort est le peuple juif.

Les Juifs du Proche-Orient, mais aussi les Kurdes et les minorités chrétiennes, avaient, à la fin du XIXe siècle, autant de légitimité que les Egyptiens, les Syriens, les Irakiens, à revivre enfin en tant que peuple et nation dans un fragment qui aurait pu leur être concédé du territoire de l’Empire Ottoman. C’est ce à quoi les Juifs aspiraient, plus que les Juifs d’Europe, et c’est ce qu'ils ont obtenu en 1947.
 
Il est un fait généralement passé sous silence : la fondation en 1860 de l’Alliance israélite universelle, qui a ouvert de nombreuses écoles dans les communautés juives du Proche-Orient. Le succès de ces écoles atteste qu’elles satisfaisaient un besoin de reconnaissance, une volonté d’existence, une conscience aiguë de l’identité, une aspiration à la connaissance chez les Juifs de cette région du monde : réalités qui ont débouché sur une revendication de souveraineté.
Replacé dans le cadre de l’Empire Ottoman, Israël a autant de légitimité que le Liban, l’Irak, la Syrie, l’Arabie saoudite.

Ce qui est incompréhensible, du point de vue du droit des peuples à se déterminer librement, c’est que, en 1948, des peuples qui avaient joui de ce droit entre 1918 et 1944 l’ont dénié aux Juifs, en même temps qu’ils ont chassé de leur territoire, par la violence ou la menace, comme les Turcs l’ont fait des Arméniens, les Juifs qui y vivaient encore : l’Egypte entre 1948 et 1956, le Maroc à la fin des années 1960, etc.
Ces peuples ont refusé aux autres ce qu’ils revendiquaient comme « naturel » pour eux-mêmes.
D’une part, il a été refusé aux Juifs de vivre dans les Etats arabes nouvellement constitués ; de l’autre, l’Etat où ils se sont réfugiés ou pouvaient se réfugier a été frappé d’interdit et menacé de destruction.
La monstruosité, puisqu’il y en a une, est là. On peut en rendre compte par la haine vouée aux Juifs, qui est un effet de la vieille loi islamique : une terre dite d’islam, parce qu’elle a été conquise par les Arabes islamisés au VIIe siècle, doit être éternellement islamique et être régie par des Musulmans.
 
Pour cacher cette monstruosité, la rhétorique arabe (qui est aussi devenue celle des gauchistes) a fait d’Israël un Etat colonial sans légitimité au Proche-Orient ou une annexe de l’infidélité en terre d’islam ou un surgeon de l’impérialisme occidental dans un territoire arabe.
Que des Arabes recourent à cette rhétorique spécieuse est de bonne guerre.
Le sidérant est que des Français, prétendument progressistes, antiracistes et tout le tintouin, la fassent leur.
 
Que cache ce simulacre ? De la pure imbécillité ou du racisme ?
 
A moins que ce ne soit les deux ?

Arouet le Jeune sur :
http://www.libertyvox.com/article.php?id=257

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Ofek 29/06/2007 01:17

Freedo,C'est bizarre, tu balances des phrases toutes faites, genre prêt à penser, tu fais croire que tu mets toute la bonne volonté du monde à essayer d'amener la paix entre les peuples, tu te la joues "camp de la paix" « peace & love »..., bien que tes questions laissent transpirer une ignorance flagrante du sujet, je prends la peine de ne pas te mépriser pour autant, je te réponds avec respect sur le fonds avec la patience de circonstance pour essayer de t’expliquer à quel point tes raccourcis peuvent être dangereux, et là, plus personne, tu disparais.Peut- être que tu n'as pas si envie de comprendre que ça, et que ça t’arrange de rester ignorant pour pouvoir continuer à exprimer ton parti pris sans avoir à te confronter avec des réalités gênantes.C’est ton choix.Dont acte.  

freedo 27/06/2007 11:09

Je fais de même je pense que celui là tu l'as pas lu je detaillerais un de ses moments bye http://www.freedo.biz/2-categorie-10054133.html

Ofek 27/06/2007 12:33

Salut Freedo, Je reviens à tes posts et je regrouperai ma réponse ici. Tu me dis « personne n'a le monopole du coeur dans ce conflit ni celle de la haine et les exemples sont nombreux des deux côté… ». Tu as raison sur le fait que les bons sentiments ne sont le propre de personne mais la question laisse entendre que tout est pareil et que tout se vaut, ce qui est faux.Il y a des valeurs et des cultures qui sont supérieures à d’autres, et cela ne veut pas dire qu’il y a des hommes supérieurs à d’autres génétiquement.Il faut se méfier de ces raccourcis qui veulent nous faire croire que tout est égal.La religion, par exemple, est à distinguer de l’interprétation et de l’usage qui en est fait.Le christianisme n’appelle pas à soumettre par la force les autres croyances même si certains ont utilisé le christianisme pour perpétrer des massacres de masse.Les principales valeurs qu’il véhicule, qui sont issues du judaïsme et qui sont reprises dans nos sociétés laïques et démocratiques, sont l’amour de son prochain, la solidarité, la justice, le pardon, le respect pour la vie qui doit primer, etc…Elles reposent sur l’introspection, le travail sur soi, et mènent au repentir, le désir de s’améliorer et de progresser, basé sur la réparation d’une faute due à notre condition humaine et donc imparfaite, originellement celle de Adam, le premier homme. Au delà de la religion, nos sociétés occidentales ont, au prix d’une lutte de plusieurs générations pour leur émancipation, réussit à séparer le religieux de la sphère publique, réservant la foi au domaine privé.Fini le prosélytisme ! On peut trouver de très belles valeurs dans d’autres cultures mais il n’y a là rien de systématique.On peut aussi trouver des cultures où les valeurs sont moyenâgeuses et tribales, qui ne reposent que sur la hiérarchisation de la société et le pouvoir, et qui n’ont pas fait ce travail de révolution. Voilà en gros pourquoi on ne peut pas tout mettre dos à dos, parce que tout n’est pas comparable en fonction des mêmes critères.Le faire s’appelle le relativisme, et même les scientifiques en sont revenus. « et les exemples sont nombreux des deux côté… » = relativisme. Israël n’a jamais contesté le droit des palestiniens à fonder un état indépendant et à vivre en paix à ses cotés.L’inverse n’est pas vrai.Sans rentrer dans de grands discours, tu n’a qu’à regarder la carte de la « Palestine », du Fatah comme du Hamas, pour constater qu’Israël n’apparaît pas, il n’y a pas sa place. Ça paraît bête, mais c’est une des causes principales de la perpétuation de ce conflit. La stratégie du Fatah « modéré » diffère juste de celle du Hamas en ce sens qu’elle préconise d’obtenir d’abord le maximum à travers des « négociations » qui n’ont de valeurs qu’aux yeux de la communauté internationale, et ensuite d’obtenir le reste par la lutte armée.Le Hamas, lui, ne souhaite pas s’encombrer de ces palabres bidons, et il le clâme.Là est la seule différence.Entre eux, les palestiniens ne se racontent pas d’histoire quand à l’objectif à atteindre. Arafat s’est très bien accommodé du Hamas qui lui a permis de mettre une pression « militaire » sur Israël tout en se la jouant prix modèle de la paix en embrassant tout le monde sur la bouche. C’est exactement cette politique qu’il a utilisé lorsqu’il parlait de paix pendant qu’il utilisait toutes les milices armées (FPLP, Jihad Islamique et brigades en tout genre) qui ont éclos les unes après les autres en sortant de la cuisse de Jupiter pour qu’il puisse sauver la face en nous faisant le coup de c’est pas moi c’est eux. C’est le même schéma qui se déroule aujourd’hui au Liban. On a tellement reproché au Hezbollah (donc à l’Iran) d’avoir entraîné le pays dans une guerre, qu’aujourd’hui l’Iran utilise son nouveau va-tout, le Fatah al-Islam. Les palestiniens ont voté pour le Hamas non pas pour des raisons philosophiques mais bien politiques et idéologiques. Ils connaissaient parfaitement non seulement sa charte prônant ouvertement la constitution d’un état palestinien en lieu et place d’Israël (ce qui explique qu’il ne PEUT pas le reconnaître) et ses objectifs CLAIRS, mais aussi les conséquences de leur choix démocratique pour cette bande de TERRORISTES. Ils ont été élevé depuis plusieurs générations dans une culture de la haine et de la mort pour D.ieu, à grand coup d’€uros et de dollars.Il n’y a qu’à consulter les manuels scolaires financés par la communauté internationale pour s’en convaincre. Je suis désolé mais on ne retrouve pas du tout le parallèle dans les manuels scolaires israéliens, où le futur état palestiniens a déjà toute sa place.Et on a jamais vu ni manifestations de joie à l’annonce de l’élimination d’un terroriste, ni appel public à l’éradication du peuple palestinien et brûlage de drapeaux. Tout ne se vaut pas ! C’est pareil pour ta comparaison entre la morts de civils israéliens dans des attentats terroristes et celle de Yassin qui était lui-même terroriste ! Les massacres des camps Palestiniens au liban ne sont pas le fait de Sharon mais des phalanges chrétiennes. Si tu te documente sur : http://www.chretiens-et-juifs.org/article.php?voir[]=338&voir[]=3751, tu pourra en avoir la preuve. « … cette sempiternel rétorique les Palestinien assoiffé de sang plus personne n'y crois mais non vous continuez à aborder le problème dans ce sens… »Là encore, tu fais erreur, plus ça va et plus les masques tombent quand aux manipulations des palestiniens et de leurs « défenseurs » sélectifs, qui oublient par là la grande majorité des damnés de la terre. Ce qui est disproportionné Quelques documents incontournables pour te convaincre que tout n’est pas si égal et que la clef du problème réside dans l’éducation :  Voix réformistes dans le monde arabe et musulman :A voir absolument ! Elles sont nées dans l'islam. Elles savent pourquoi elles le rejettent ! Les textes de l’islam sont-il compatibles avec nos lois ? Condamner le pacifisme sélectif, c’est faire preuve de véritable humanisme La belle histoire de Wafa Al-Bass Le Hamas - De la mer au fleuve Quand l'Europe finance des écoles Exterminer Israël Le terrorisme par l'éducation « La guerre jusqu’à l’éradication d’Israël » L’alliance occulte des musulmans « modérés » et radicaux The Extremist Agenda Interview avec d’anciens terroristes ! Intifada planifiée A bientôt Sur l’Autre Rive Ofek 

freedo 26/06/2007 17:43

Ah et puis une chose personne n'a le monopole du coeur dans ce conflit ni celle de la haine et les exemples sont nombreux des deux côté donc encore une fois qu'est ce que l'on peut faire concrétement ?

Ofek 26/06/2007 21:00

Oh lala, je sens que ça va être long et je n’ai pas le temps ce soir.Je te répondrais demain à tes deux posts. @ + Ofek

freedo 26/06/2007 17:41

Bonjour : Je te promet de lire avec attention l'ensemble de ton blog surtout quand il sagit d'un sujet aussi compliqué qu' Israel et la Palestine par contre j'aurais quand même une question : J'ai souvent remarqué dans les blogs pro Israël une reference systématique au passé, une justification détaillé point par point à la création de l'état, le pourquoi mais jamais une seule fois jusqu'à présent des solutions concrètes pour sortir de l'ornière qui perdure depuis plus de 50 ans ? Cela m'etonne. Je suis conscient qu'il faut connaitre le passé afin d'aborder l'avenir mais finalement quel proposition pourrait on faire pour trouver une solution qui garantirait la sécurité d'Israël et la création d'un état Palestinien. Je suis parfois surpris des réactions de certains qui ballaye d'un revers de mains cette demande des Arabes Palestiniens qui finalement sont devenus de par l'histoire ce que vous étiez il y a 50 ans en arrière : Des apatrides.

Ofek 26/06/2007 20:54

Salut Freedo, J'ai fait un petit tour sur ton blog qui m’a l’air assez intéressant.Je me suis bien sûr arrêté sur ton article « Palestine ! ». Je comprends que le sort des palestiniens, comme de tous ceux qui soufrent  à travers le monde j’en suis sûr, t’interpelle.Mais je constate en te lisant que tu connais assez mal le dossier, compliqué il est vrai, aussi bien du point de vue des palestiniens que des israéliens. Je te recommande vivement de faire ce que tu as dit, à savoir « lire avec attention l'ensemble de ton blog surtout quand il sagit d'un sujet aussi compliqué qu' Israel et la Palestine… ».Je n’essaie pas d’éviter les questions, et je vais tenter de te répondre mais il est impératif de bien connaître l’histoire de ce conflit, justement, pour tenter de pouvoir l’analyser « objectivement » et l’aborder de façon aussi bien pragmatique que réaliste. Dans la première partie de ta question tu donnes la réponse : « Je suis conscient qu'il faut connaitre le passé afin d'aborder l'avenir… », c’est dans la suite, lorsque tu affirme dans une phrase tirée du prêt à penser, apparemment sans le savoir, que : « cette demande des Arabes Palestiniens qui finalement sont devenus de par l'histoire ce que vous étiez il y a 50 ans en arrière : Des apatrides. » En quelques mots, il y a un peu plus de 50 ans, c’est vrai, nous étions un peuple apatride.Là où tu fais erreur, c’est au sujet des arabes palestiniens, ils ne sont pas devenus apatrides car non seulement ils n’ont jamais eu de patrie mais en plus ils n’ont jamais existé en tant que peuple, ni avant 50 ans, ni jamais. Pour t’en convaincre, et avant de pouvoir m’étendre plus, je te conseille la lecture de ces articles incontournables si tu veux vraiment comprendre ce conflit et pouvoir aider à essayer de résoudre : http://www.surlautrerive.com/article-4793828.html http://www.surlautrerive.com/article-5211992.html http://www.surlautrerive.com/article-5101777.html http://www.surlautrerive.com/article-4696252.html Et aussi, plus généralement tous les articles de la catégorie « http://www.surlautrerive.com/20-categorie-1058788.html », notamment ceux de Sami El Soudi, palestinien de Gaza, qui rêve d’un état mais qui reste encore un des îlots de clairvoyance et d’honnêteté dans ce conflit, compte tenu de la propagande qui est devenue le sport national des faux amis de la cause palestinienne, dont il se démarque en tout honneur. Je vois que tu m’a posté deux autres commentaires, je te retrouve donc là-bas. A + Ofek