Tenue correcte exigée

Publié le par Ofek

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Un ami m’ayant, un jour caniculaire de juin, invité à déjeuner au Cercle Républicain, je m’y suis vu interdit d’accès, le règlement des lieux exigeant une tenue correcte. Cette notion de « correct » variant selon le temps et le lieu, celle dudit Cercle impliquait le port d’une cravate ou d’un nœud papillon alors que j’avais le col de chemise ouvert. Ne me sentant aucunement discriminé pour une appartenance supposée à une religion, une ethnie, une race ou une couleur politique, et soucieux, comme tout homme bien élevé, de respecter les us et coutume du lieu où je me rends, j’ai accepté la cravate que le maître de céans me prêtait obligeamment.

Lorsque j’ai l’occasion de visiter une mosquée, je me déchausse. Lorsque j’assiste à une cérémonie dans une synagogue, je mets un couvre chef ou j’emprunte une kippa et lorsque je me rends à l’église, je me découvre la tête. Le tout est de respecter les usages du lieu où je me rends sans contrainte.

En vacances dans un pays musulman avec quelques couples d’amis, nos épouses ont couvert d’un gilet ou d’un châle leurs épaules dénudées afin de ne pas choquer les autochtones.

Mais il semblerait que l’Islam comprend mal cette règle d’élémentaire de courtoisie et de savoir vivre qui implique la réciprocité. Réciprocité serait-il un mot intraduisible en arabe ?
Cet hiver, en visitant la cathédrale de Reims, j’ai été choqué par la présence de quelques individus de type arabe qui gardaient ostensiblement la tête couverte d’un bonnet. Ce n’est pas le « type arabe » mais le bonnet sur la tête à l’intérieur d’une église qui me dérange et me choque. Mais ceux que l’on veut nous faire considérer comme « une chance pour la France » ne craignent aucunement de nous choquer. Nous ne comptons pas. Cela ne les empêche pas de nous reprocher notre manque de respect à leur égard.

Or il semblerait que si quelqu’un s’était avisé de leur demander de se découvrir par respect pour le lieu et pour les Catholiques présents ou de quitter les lieux, il serait poursuivi et traîné devant les tribunaux par le Mrap et pourquoi pas par la Halde pour comportement discriminatoire et raciste.

C’est pourtant ce qui est à peu près arrivé à Fanny Truchelut, propriétaire du « Gîte des Vosges » à Julienrupt (Vosges) qui, ayant loué par correspondance une résidence de vacances à une jeune femme portant un nom à consonance maghrébine, ce qui ne posait aucun problème, voit que cette dame ainsi que la maman qui l’accompagne portent le voile islamique.
 
Ça se passe le 11 août 2006. Elle leur fait observer qu’elles sont libres de se vêtir comme elles veulent dans leur chambre ou à l’extérieur du gîte mais que dans les salles : salle des repas et le salon de télévision, elles doivent ôter ce signe ostensible d’appartenance religieuse pour ne pas choquer les autres clients. Ce que ces dames refusent et elles partent après que la propriétaire leur eut remboursé leurs arrhes.
 
Le Mrap, ancien appendice du parti communiste stalinien reconverti en organe de l’UOIF, s’empare de l’affaire. Le Mrap est riche des subventions du contribuable français et probablement de quelques bakchichs hallal provenant de généreux saoudiens et émiratis.
Le Gîte des Vosges, gagne pain de la famille Truchelut est contraint de fermer ses portes et Fanny Truchelut, privée de ressources, doit faire face à des frais de justice bien au dessus de ses moyens.
C’est ce que les agents de l’islamisation de la France appellent « égalité des chances ».

On peut discuter à l’infini sur ce qui est « correct » et ce qui est « incorrect ».
On peut simplement répondre qu’est incorrect tout ce qui heurte la majorité des personnes à une certaine époque, dans une région ou dans un lieu donné.
Dans les stations balnéaires, les restaurateurs demandent à leurs clients et clientes sortant de la plage de se vêtir avant de se mettre à table. Chez nous, en France, c’est parfaitement admis et ceux qui veulent rester en maillot ou slip de bain peuvent toujours se faire servir un casse-croûte dans une gargote sur la plage.
 
Et si le port du voile est « correct » à Téhéran, si le hidjab est « correct » à Riyad, si la lapidation d’une femme indocile est « normale » à Riyad, si l’exécution d’une fille indocile par son père ou par son frère est une affaire d’honneur en terre d’islam, toutes ces mœurs ne le sont pas pour autant à Paris et encore moins à Julienrupt, lieu attaché à son caractère régional.
Ce qui est une affaire d’honneur en Anatolie n’est qu’un crime crapuleux en France où ces mœurs reflètent l’infériorité de la femme, son exclusion du statut humain, sa « chosification » et sa soumission absolue aux mâles de sa famille, fussent-ils les derniers des cons, comme c’est généralement le cas.
 
Reste à savoir si les Français ont encore le droit d’avoir quelques principes et de les faire respecter dans leur pays, s’ils ont le droit d’être choqués par des mœurs qu’ils jugent barbares, cruels et attentatoires à la dignité de l’homme et de la femme, comme les musulmans s’arrogent le droit de le faire en terre d’islam en fonction de leurs propres normes. Ou bien s’ils doivent renoncer à leur culture, à leurs mœurs, à leur éthique pour leur substituer des lois, des mœurs, des coutumes d’un autre temps, d’un autre lieu.
C’est pourtant à cette dernière solution que les forces ennemies de l’extérieur et de l’intérieur veulent nous contraindre.

On pourrait penser, comme les imposteurs du Mrap tentent de le faire croire, que nous sommes devant une France de gauche, laïque, vertueuse et républicaine incarnée par le Mrap et une France xénophobe, raciste et intolérante d’extrême droite qui va de Le Pen à de Villiers, incarnée par Fanny Truchelut reliée par un procédé d’amalgame que le totalitarisme stalinien a développé dans les Procès de Moscou, aux auteurs des profanations récentes de tombes juives dans la région.
Or il se trouve que ce n’est pas la presse du Front National mais RESPUBLICA, organe de la France républicaine et laïque, qui rétablit les faits et dénonce ce coup monté qui, à travers la personne de Fanny Trébuchet, vise à faire abroger la loi interdisant le port du voile islamique dans les écoles.
 
Car soyons logiques. Si un tribunal décrète que l’interdiction du port du voile islamique est de caractère raciste et discriminatoire, s’il désigne comme raciste l’hostilité à l’islam pris en tant qu’idéologie politique à fondement religieux, on pourrait difficilement soutenir que ce qui est raciste dans un établissement privé ouvert au public ne l’est pas dans un établissement scolaire.
On donnerait de surcroît droit de cité au néologisme « islamophobie » forgé par des islamistes jihadistes, qui sera désormais considéré comme un délit réprimé par le droit français.
Cela permettrait à l’UOIF et à ses Français « de souche » domestiqués et porteurs de valises de faire réviser la relaxation dont Charlie Hebdo a bénéficié après avoir publié les dessins « blasphématoires ».

Alors, le procès intenté à Fanny Truchelut l’est aussi contre chacun d’entre nous. C’est un procès contre notre système laïque, contre notre devise Liberté, Egalité, Fraternité.
Ceux qui, d’où qu’ils viennent, y adhèrent sont des nôtres. Ceux qui s’y opposent sont nos ennemis, il faut le dire catégoriquement, sans fioritures et sans concession.

André Dufour sur :
http://www.libertyvox.com/article.php?id=265
 

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