La Russie de Poutine nous précipite t-elle vers la guerre ?

Publié le par Ofek

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Chevalier de la légion d'honneur (VF)

 
La relève est prête...
 
Une semaine après la rencontre de M. Poutine et M. Ahmedinejad à Bishkek (Kirghizstan) les deux dirigeants viennent de faire des déclarations dont l’importance ne doit pas être sous-estimée.
L’un vient de prôner à Téhéran, à répétition, la nécessité de détruire Israël, l’autre, rappelant des accents de la guerre froide, annonce à Tcheliabinsk, la reprise des vols des bombardiers stratégiques armés de bombes nucléaires, vols arrêtés depuis plus de quinze ans.
En fait, on vient d’avoir une nouvelle preuve de ce que l’on doit appeler la relève de la dernière imposture criminelle du siècle dernier, le communisme. Des sourcils se lèvent, des questions vont être posées, une certaine incrédulité va se faire jour. De quoi parle-t-on ?

Les analogies qui seront évoquées ci-après pourraient sembler incongrues. Pourtant, à ceux auxquels l’histoire du siècle dernier n’est pas totalement étrangère, elles pourraient non seulement rappeler que l’humanité a déjà été confrontée à ce qui se passe aujourd’hui mais aussi que devant l’accumulation d’indices concordants prémonitoires de ce qui arrivera inéluctablement, l’humanité, comme par le passé, reste de nouveau indifférente.

Monsieur Poutine d’abord, digne héritier d’un passé glorieux, celui de l’Union Soviétique.
Qui considère que « la plus grande catastrophe du 20-ème siècle a été la disparition de l’Union Soviétique ». Pas la première guerre mondiale, pas la deuxième et ses 50 millions de morts, pas le nazisme ou le communisme, non. La disparition de l’Union Soviétique qui, pendant les soixante-dix années de son existence, a vécu en parasite du monde capitaliste après avoir liquidé ses élites, l’agriculture (la Russie d’avant la révolution était un des greniers du monde) et toute forme de participation réelle du peuple à la direction du pays. Pendant soixante dix années le « pays des travailleurs » détruisait, avec méthode, tout ce qui pouvait lui être contraire, sans pour cela donner à ceux dont elle se considérait comme le fer de lance (les travailleurs) une vie à la mesure des privations qu’elle leur imposait. Mais elle s’était assigné comme tâche l’export de la révolution.

C’était le temps du Komintern et de la mainmise de la Russie sur la direction des « mouvements révolutionnaires » et des partis communistes.
C’était le temps de la défense de l’Union Soviétique par toutes les « forces de la paix ».
C’était le temps de Maurice Thorez, « le meilleur stalinien de France ».
C’était le temps de l’abdication nationale en faveur de l’internationale, communiste. C’était le temps, en France, du « bloc contre bloc », c’était le temps de la destruction des cadres militaires qui luttaient en Espagne pendant la guerre civile. Guerre civile, pour l’essentiel, guerre russo-allemande.
Et, sans comprendre ce qui lui arrivait, l’Union Soviétique dirigée par « le génial petit père des peuples » s’est vue attaquée par son partenaire dans la découpe de l’Europe, attaque qui aurait pu lui être fatale si, par delà les millions de russes morts (à qui la faute ?), l’Amérique n’était pas venue à son secours en lui assurant des vivres, des moyens de transport et de l’armement (programme lend-lease de Roosevelt, entre autres, 8.000 avions livrés à l’armée rouge …).

Union Soviétique qui dès les années trente avait commencé à vivre sur le dos du système capitaliste : Ford et son usine pour construire des voitures et des camions a été le précurseur.
Avant et, surtout, après la deuxième guerre mondiale l’Union Soviétique se considérant encerclée par des ennemis, n’a eu de hâte que de fabriquer des armes, ou la bombe atomique ou à hydrogène, ce qui imposait la fameuse préférence stalinienne pour l’industrie lourde et le total mépris pour celle, légère, qui ne pouvait avoir d’autre ambition que la satisfaction des besoins du bas peuple. Disposant de forces de travail illimitées, fournies par le Goulag, l’Union Soviétique achetait tout ce qui lui était nécessaire et dont elle ne disposait pas aux « pays capitalistes ».
C’était le temps d’après « l’étalon or » quand ce pays, deuxième producteur mondial d’or (et de diamants) faisait varier le cours de l’or et payait ses dettes en « monnaie de singe ». Ce faisant elle saignait les pays capitalistes et quand l’on compare les dettes de l’Union Soviétique aux PNB des pays créditeurs, force est de constater que les effets du hold-up pendant des décennies étaient significatifs.

C’était le temps où après les famines (organisées pour détruire la paysannerie russe et ukrainienne) ce pays quémandait des millions de tonnes de blé car il n’était plus auto-suffisant (la Russie, encore aujourd’hui, bénéficie de millions de tonnes annuellement qui lui sont vendues, comme à des pays en voie de développement, à des prix inférieurs au marché mondial, essentiellement par l’Union Européenne). Ce qui ne l’empêchait pas de menacer le monde avec une crise des fusées à Cuba tout en fanfaronnant quant au « dépassement » de l’Amérique et d’autres pays capitalistes.
Ce pays qui au prix de tortures et sacrifices sans nombre imposés à son peuple, disposait de la plus grande armée du monde, construisait des fusées balistiques intercontinentales et envoyait le premier homme dans l’espace, ce pays ne savait pas produire des rasoirs électriques ou des appareils d’électroménager sans les avoir, auparavant, copiés sur des productions surannées du monde capitaliste.

C’était aussi le pays où il était interdit de détenir une machine à écrire.
C’était le pays qui pensait pouvoir tenir tête et à la course aux armements qui lui a été imposée par l’Amérique (la « guerre des étoiles » de Reagan) et à la révolution des moyens informatiques. Il n’a pu faire face ni à l’une, ni à l’autre, elle a implosé il y a bientôt 20 ans donnant ensuite l’impression de vouloir devenir un pays comme ceux qui ont construit l’Europe (le Plan Marshall ayant eu son rôle). Chasser le naturel, il revient au galop …
Après avoir absorbé des milliards de dollars pour la plupart donnés par l’Amérique, pour la destruction (qu’elle était incapable de faire par elle-même) d’un arsenal nucléaire obsolète (sous-marins, fusées, usines de retraitement, villes souterraines, etc.), elle est en train de revenir à ce qu’elle avait été auparavant.

Dirigée par une nouvelle nomenclature, provenant de l’ancien KGB, la Russie a trouvé un succédané pour l’or utilisé auparavant : le pétrole (et le gaz).
Elle tire profit des augmentations faramineuses du prix de ces produits pour, de nouveau, acheter à l’Occident ce dont elle a besoin et payer de nouveau en monnaie de singe. Et de retrouver son rôle déstabilisateur au Proche-Orient ou en Amérique Latine, partout où elle peut de nouveau s’opposer aux Etats-Unis.
Car elle s’oppose aujourd'hui aux Etats-Unis partout dans le monde, n’hésitant pas d’apparaître comme néo-impérialiste. L’hostilité généralisée de la Russie pour et son rejet de la démocratie, montrent à l’évidence que la chute de l'Union Soviétique n'a pas conduit à des changements d’ordre moral ou psychologique autres qu’apparents. Sauf pour des dirigeants européens comme Jacques Chirac ou Schröder pour lesquels l’amitié de M. Poutine comptait plus qu’une proximité avec George Bush.

Et voilà M. Poutine, après s’être opposé à l’installation d’une station radar américaine en Pologne et en Tchéquie, voilà le nouveau tsar de toutes les Russies, annoncer la reprise des vols des bombardiers stratégiques.
Autant nous rappeler qui a commencé la guerre froide. Et les paroles du « vieux lion » à Fulton, en 1946 « Personne ne sait ce que la Russie soviétique et son organisation communiste internationale ont l’intention de faire dans l’avenir immédiat, ni où sont les limites, s’il en existe, de leurs tendances expansionnistes et prosélytiques…
De Stettin dans la Baltique jusqu’à Trieste dans l’Adriatique un rideau de fer est descendu à travers le continent. Derrière cette ligne se trouvent toutes les capitales des anciens Etats de l’Europe centrale et orientale. Varsovie, Berlin, Prague, Vienne, Budapest, Belgrade, Bucarest et Sofia, toutes ces villes célèbres et les populations qui les entourent se trouvent dans ce que je dois appeler la sphère soviétique, et toutes sont soumises, sous une forme ou sous une autre, non seulement à l’influence soviétique, mais aussi à un degré très élevé et, dans beaucoup de cas, à un degré croissant, au contrôle de Moscou…
Quelles que soient les conclusions que l'on tire de ces faits, ce n'est certainement pas là l'Europe libérée pour laquelle nous avons combattu ; et ce n'est pas non plus celle qui porte en elle les ferments d'une paix durable» Winston Churchill. Les guerres de Corée, du Vietnam et plus tard celles du Proche-Orient ou la crise des fusées en Europe ont suivi.

Quant au peuple russe … il attendra. Sur le bord du Lac Baïkal, à quelques centaines de km de ce qui fût la plus grande centrale hydroélectrique du monde (Bratsk), des villages de pêcheurs n’ont pas d’électricité. C’est vrai que l’imposture communiste (« le communisme c’est le pouvoir des Soviets + l’électrification de tout le pays » - Lénine), quels que puissent être les dizaines de millions de morts qu’elle a induit, n’a jamais pu voir sa réalisation complète.

Rencontrer M. Poutine à Bishkek, c’était une forme de consécration pour celui qui prône la destruction d’Israël et qui considère les juifs croyants d’Israël comme infidèles quand il se trouve en très bonne compagnie avec un russe ancien espion communiste.
Mais pour M. Poutine ? S’il ne rechigne pas à se montrer avec un suppôt des mollahs c’est que son combat est aussi le sien : s’opposer aux Etats-Unis.
Et le jeune Assad, président d’une république de droit monarchique, protégé et des mollahs (qui lui assurent les fonds nécessaires pour acheter des armes perfectionnées à la Russie) et des Russes (auxquels il vient de concéder le droit de réinstaller une base maritime de guerre en Méditerranée, à Lattaquié) de dire «Pendant 15 années, depuis la chute de l'Union Soviétique, aucune force au monde n’a été capable de dire « non » aux Américains… excepté l'alliance Syro-Iranienne ». C’est vite oublier la France, l’Allemagne et la Russie mais, bon, on ne va pas s’arrêter aux peccadilles.

Et que voit-on du côté de l’Iran ? Incapable de proposer à son peuple autre chose que des privations, incapable de lui assurer une économie au moins aussi développée que celle du temps du Chah, ayant réussi à jeter une chape religieuse (l’équivalent de l’idéologie communiste avec des interdits différents mais pas moins contraignants) sur un peuple dont la civilisation ne date pas d’hier, l’Iran fait quoi ?
Il exporte son produit principal (on verra pour le pétrole ensuite …) qui est sa doctrine mahdiste propre aux musulmans chiites. Et il prend le contrôle de territoires aussi différents que le Liban, Gaza ou partie de l’Irak en attendant mieux.
Et il trouve, comme jadis l’Union Soviétique, des défenseurs de qualité car l’essentiel, c’est de démontrer que tous les autres ont tort et se coalisent contre lui.
« Nous sommes prêts à être déchirés, détruits dans de minuscules morceaux, pourvu que l'Iran reste intouchable. Car si l’Iran est intouchable, nous tous le serons aussi. Je suis un soldat modeste de l’Imam Khamenei… ». Le meilleur stalinien du … Liban ? Non, c’est la relève, le Cheikh Nasrallah que notre ancien président avait invité, à côté de lui, à Beyrouth à une fête de la francophonie.

Pendant ce temps, en huit mois, 148 exécutions ont eu lieu en public en Iran. Des ennemis du peuple, on avait déjà vu le film. Pour le mois prochain on a programmé l’exécution de 15 prisonniers de la sinistre prison d’Evin (mais, chez nous, on ne proteste que contre les exécutions au Texas…).

La crise économique qui perdure n’interrompt pas la course effrénée du pays vers sa bombe. En 2006 l’Iran a obtenu 50 Milliards de dollars des revenus pétroliers. Mais il a dépensé 60 milliards pour subventionner les ventes d’essence et d’autres produits…
Son crédit cependant n’est pas entamé car l’Occident, nonobstant les menaces de sanctions, continue à lui accorder ce dont il a besoin.
La France y a investi (pétrole, construction de voitures, etc.) plus de 25 Milliards de dollars, l’Allemagne fourni plus de 85 % des machines outils et véhicules lourds dont l’Iran a besoin (un boycott d’un mois mettrait à genoux les fournisseurs allemands…), et la Suisse, et la Grande Bretagne et, et, et … Et l’Iran paye, lui aussi, en monnaie de singe : le prix du baril augmente de 10 $ ? Voilà en fin d’année quelque 7 Milliards de dollars dans ses caisses. De quoi acheter des armes pour la Syrie, le Hezbollah et le Hamas à Gaza. Des armes qui lui sont vendues par la Russie de M. Poutine sans aucun contrôle réel quant à leur destination. Des armes que l’UNFIL ne voit pas passer par les frontières du Liban… Comme la Grande-Bretagne il y a soixante ans.

Et le prédécesseur d’Ahmedinejad, Rafsandjani, de prophétiser « Le jour approche où le monde musulman possédera des armes nucléaires, ce jour-là, la stratégie de l'Ouest sera caduque, car une unique bombe atomique a le pouvoir de complètement détruire Israël, alors qu'une contre-attaque israélienne ne peut causer que des dégâts mineurs au monde musulman » (la destruction de l’Iran n’étant à ses yeux qu’un détail).
Eh oui, un totalitarisme prend la place d’un autre, les deux ensembles, en bons partenaires qui n’ont d’adversaire que les Etats-Unis ne peuvent que s’entendre. La relève est assurée.

Si l’on met en parallèle les soixante-dix ans de l’Union Soviétique et les trente ans du régime des mollahs, on est frappé par les similitudes. Analogies incongrues ? Pas sûr…
L’union Soviétique était un régime dictatorial fondé sur une idéologie à caractère totalitaire, elle utilisait des supplétifs différents pour la diffusion de cette idéologie, elle avait peur de « l’encerclement ennemi » d’où la nécessité de s’armer, elle faisait supporter les coûts induits par ses choix soit à son peuple soit à ceux cherchant des gains à court terme (pays « capitalistes »), elle manipulait ses ressources propres pour rendre supportables les souffrances de son propre peuple.
Idéologie communiste, d’un côté, idéologie islamiste de l’autre, utilisation des partis communistes étrangers vs utilisation d’organisations musulmanes armées ou pas, encerclement « capitaliste » vs encerclement américain et « sioniste », nécessité de s’armer vs disposer d’un arsenal nucléaire, utilisation à profusion de l’appétit commercial des pays « capitalistes », manipulation du prix de l’or vs manipulation du prix du pétrole… C’est en réalité la nature profonde de ces deux régimes totalitaires qui les a conduits à un comportement similaire.

Quant à L'Europe, elle n’est plus vraiment une puissance de l’ensemble occidental.
Pour en arriver là, la France a eu un rôle majeur, surtout pendant les dix dernières années. Pour maintenir l’opposition idéologique du gaullisme aux Etats-Unis, principe fondateur de la « politique arabe de la France », Jacques Chirac* a associé au prestige du gaullisme dans le monde arabe ses liens personnels avec les Rafic Hariri, Hosni Moubarak, Yasser Arafat et Saddam Hussein.
Aujourd'hui, Hariri a été assassiné, Arafat est enterré à Ramallah, Saddam Hussein a été pendu. Reste Moubarak : avec Chirac, deux dinosaures corrompus, à bout de souffle et de crédibilité, obsédés plus que tout par leurs intérêts personnels, écrivait un chroniqueur il y a deux ans. Cela étant, les tendances lourdes d’un taux de natalité bas, de l’immigration musulmane et du multiculturalisme si elles ne sont pas arrêtées ou inversées, vont avoir comme effet la désoccidentalisation de l'Europe.
 
L’Europe (pendant qu’elle dort …) sait, sent, confusément que tout (ou presque) est perdu.
Non seulement les masses d’immigrés arabo-musulmans ne se sont pas intégrées, mais n’ont aucune envie de le faire (car autrement elles se seraient intégrées comme, par exemple, les 50 millions de personnes déplacées après la guerre 39/45).
Au contraire, compte tenu des différentiels des taux de fécondité entre les indigènes et les immigrés, il est matériellement impossible que la France de 2025 ne constate qu’un quart de sa population est d’obédience musulmane**. Et dix ans plus tard (au plus tard en 2040), l’Europe comptera un quart de sa population d’origine arabo-musulmane.
 
Pour faire contre mauvaise fortune bon cœur, chaque pays, selon sa tradition, tente de tirer son épingle du jeu. Pendant que la Russie arme l’Iran et la Syrie (contre qui ?) la Grande-Bretagne interdit à plusieurs reprises des ventes d’équipements militaires à Israël en raison de « craintes de violation des droits de l'homme ». Mais elle vend des armes à l'Arabie Saoudite car il ne peut y avoir de violation des droits de l’homme là où ils sont inexistants…
Et la même Grande-Bretagne d’acheter des équipements militaires à Israël. On sait maintenant que ce pays a « inventé » les drones et que son avance technologique est telle que les Etats-Unis, la France et plusieurs autres pays en Europe utilisent ses équipements. Mais on a ses pudeurs. Alors, le Ministère de la Défense britannique a confié à Thales (France) en 2005-2006 la maîtrise d’oeuvre d’un drone d’observation tactique. Thales, sans coup férir, s’est associée de suite à la société Elbit Systems, une des deux sociétés israéliennes spécialistes indiscutées des drones.
 
La Grande-Bretagne ? Dès la création d’Israël elle n’a eu de cesse que de tout faire pour lui être hostile. 60 ans après la création d’Israël on peut se souvenir de ce qu’écrivait Jorge Garcia-Granados, le représentant du Guatemala au Comité Spécial pour la Palestine créé par l’ONU le 13 mai 1947 : « … La majorité du Comité s’est prononcé en faveur du partage de la Palestine entre les Arabes et les Juifs de manière telle que chaque partie puisse bénéficier d’une indépendance sur une partie du territoire. Les Nations Unies ont accepté le plan de partage qui est devenu le fondement de la création de l’Etat Juif d’Israël…. Mais ce n’est pas par le travail normal de la communauté internationale que l’Etat d’Israël a vu le jour. La communauté internationale a failli…. Comme conséquence, les Juifs ont été forcés de créer leur Etat par eux-mêmes, avec l’autorité morale du plan de partage des Nations Unies mais sans aucune assistance contre une invasion armée… La Grande-Bretagne a permis à des milliers d’hommes en uniforme, armés, d’entrer en Palestine de Syrie, de l’Irak ou de la Transjordanie. Et la Grande-Bretagne dont la marine, dans la nuit noire pouvait détecter n’importe quelle petite embarcation de réfugiés juifs se trouvant en haute mer loin des plages de la Palestine, s’est montrée incapable de remarquer, de jour, les longs convois de véhicules militaires et de troupes traversant les frontières dont elle était responsable ».

Soixante ans après on veut de nouveau détruire Israël. Cette fois-ci l’Iran, nouvel ami de la Russie, l’Iran qui organise, commande, finance et maîtrise les trois forces de proximité qui menacent Israël : la Syrie, le Hezbollah et le Hamas. Qu’à cela ne tienne, l’Europe par la voie de M. Prodi prodigue (!) l’ouverture de discussions avec le Hamas qui pour l’instant est isolé par la communauté internationale.
Le Hamas… regardez sa « résistance » actuelle et celle qui se prépare et que l’Europe espère amadouer pour vivre en paix avec Israël.

Devant la relève, devant l’association de la Russie et de l’Iran (à laquelle s’ajoutent toutes les forces obscures, racistes et antisémites, idiots utiles du fascisme islamique, tous ceux qui brûlent des drapeaux israéliens et américains en criant mort aux juifs et… à l’Amérique, tout ce qui grouille, grenouille et scribouille dans la presse de « gôche » ou simplement bien pensante) de nouveau il n’y a que l’Amérique.
 
Candidat républicain aux élections présidentielles qui viennent, R. Giulani martèle :
« Nous ne pouvons pas prévoir quand nos efforts réussiront. Mais nous pouvons prévoir les conséquences d’un échec en Irak : L'Afghanistan retournerait à être un asile sûr pour des terroristes, l'Irak deviendrait un autre, plus grand, plus riche, et mieux placé stratégiquement. Des régions de l'Irak tomberaient assurément sous la coupe de nos ennemis, en particulier l’Iran, qui emploierait son influence pour diriger encore plus de terreur contre les intérêts des États-Unis et de ses alliés que ce qu’il fait aujourd'hui…
Quant à « l’Etat Palestinien » il n’est pas dans l’intérêt des Etats-Unis, quand ils luttent contre la menace terroriste et contre les états voyous d’assister à la création d’un autre état qui va aider le terrorisme. Sinon, l’influence et le prestige de l'Amérique, pas simplement au Moyen-Orient mais autour du monde, se ressentira. Nos alliés concluraient que nous ne pouvons pas soutenir nos engagements. Nos ennemis, terroristes et états voyous, se sentiront fortement encouragés ».

Sic transit gloria mundi***.
Après avoir échappé à la terreur brune, on pensait avoir échappé aussi à la terreur rouge mais on commence à douter d'échapper à la terreur verte… qui prend sa relève.


Martin Birnbaum sur :
http://www.libertyvox.com/article.php?id=266

Notes :

* Dont l’un des proches collaborateurs, ayant suivi une carrière formidable dans les affaires étrangères, devenu Ambassadeur à Vie, Serge Boidevaix est poursuivi pour "trafic d'influence et corruption active d'agent public étranger". Il est soupçonné de s'être fait attribuer l'équivalent de 32,6 millions de barils de pétrole irakien entre 1998 et 2002 et d'avoir fait verser des rétro-commissions à des officiels de Bagdad.
Extrait d’un rapport de la PJ : "la plupart des personnes physiques qui ont perçu ces allocations ont eu à véhiculer une image positive du régime irakien avec prise de position pro-irakienne, en particulier MM. Munier et Boidevaix, en contrepartie d'allocations pétrolières accordées par les autorités gouvernementales irakiennes de l'époque."

** (NDLR). Certaines de nos sources donnent, rien que pour la France, un taux déjà atteint de 20%... En route vers les 25% bien avant 2025. Quant au reste de l’Europe…
 
*** Ainsi passe la gloire du monde
 
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