Tariq Ramadan : Propagande - Mode d'emploi

Publié le par Ofek

Je viens de découvrir un « opus » plus que maléfique de Tariq Ramadan sur Internet que je vous livre tel quel.
C’est un véritable condensé de mensonges, de contrevérités et de manipulation mentale dans lequel il se fait maître, le but étant d’inverser les rôles, de tordre les faits et de réécrire l’histoire à des fins de propagande.

Il se retrouve en tête de file du Jihad « intellectuel », « universitaire », « théologique » et médiatique de l’Europe.

A propos d'une conférence d'un compagnon de route de Ben Laden nommé Tarik Ramadan
 
Dans son discours sur la nouvelle politique étrangère, le 27 août dernier, Nicolas Sarkozy a identifié le premier défi auquel le monde fait face selon lui : « prévenir une confrontation entre l'Islam et l'Occident ».
De ce point de vue, il devrait s'intéresser de près aux activités d'un dénommé Tarik Ramadan. Les proches amis de ce dernier, qui gravitent autour de la librairie Tawid, ont mis en ligne sur Dailymotion (à la suite de l’article) la vidéo en cinq parties d'une de ses conférences, prononcée le 14 mai 2007, après les présidentielles.
 
Bien que conçue comme le réquisitoire le plus haineux qui soit contre Israël et le sionisme, la diatribe alambiquée de Ramadan nous apprend beaucoup de choses sur la nature et les vrais mobiles du prédicateur.
Dans la lignée stratégique de Ben Laden et d'Al Qaïda, et conformément à la doctrine de son grand-père Hassan Al Banna (fondateur des frères muslmans, ndlr), Ramadan cible en vérité les régimes arabes modérés. Ce qui le différencie des "fous de Dieu" dans la phase actuelle, ce sont des méthodes "légalistes", autrement plus habiles que l'attentat ou le meurtre.
Ses efforts visent à utiliser les musulmans européens comme béliers contre les régimes arabes, pour balayer ces digues bien frêles qui contiennent encore tant bien que mal le déferlement mondial du terrorisme djihadiste. Il s'agit d'une véritable entreprise de subversion contre les régimes arabes, menée à partir du sol européen. Dans cette démarche, l'incitation à la haine d'Israël n'est que le levier qui permet au docteur en religion d'asseoir son rayonnement sur les musulmans français et européens et de diffuser ses messages d'agitation.
 
Comment Ramadan incite à la haine
 
Le prédicateur se présente lui-même comme un saint homme. Pour montrer combien ses pattes sont blanches, pour décourager toute critique des énormités qu'il va proférer, il passe beaucoup de temps à affirmer sa bonne foi, son éthique personnelle, son réalisme, et même sa capacité d'autocritique. Le 14 mai, Ramadan proposait à son auditoire une conférence en trois temps : une brève introduction, suivie par les questions de la salle, et ses réponses en guise de conclusion.
Pour emprisonner le débat sur les causes du conflit israélo-palestinien dans un système manichéen bien étanche, Ramadan avance dans son introduction deux falsifications majeures comme s'il s'agissait de vérités irréfutables.
 
D'abord, l'assassinat par les soldats israéliens du petit Mohamed, présenté sur le mode ironique : "les militaires israéliens, obligés dans leur désespoir de tuer des enfants …, et de viser la tête." On sait que même Charles Enderlin, à l'origine de cette calomnie meurtrière, a finalement reconnu que l'origine des tirs était indéterminée. Très vraisemblablement il s'agissait d'une mise en scène télévisée et il n'y a pas eu de tirs du tout. Et chacun connaît aussi les images qui ont fait le tour du monde, sans aucune trace de sang, encore moins sur la tête de l'enfant.
Cela ne fait pas ciller Ramadan et en dit long sur son mépris pour la vérité, pour ses auditeurs, ses coreligionnaires.
 
Seconde falsification : le soi-disant massacre de Jénine. Il faut goûter les indignations calculées du faussaire : "… essayez de vous rendre compte du degré de cynisme. On a tué des dizaines, voire des centaines de personnes et on s'est demandé si c'était un massacre oui ou non. On a fait tomber des demeures sur des gens qui étaient à l'intérieur, on a trouvé des enfants complètement calcinés, massacre oui ou non …"
 
Le cadre de la discussion façon Ramadan est fixé : les Israéliens tuent des enfants en visant la tête quand ils ne les brûlent pas dans leur maison. Voila les paroles d'incitation à la haine, servies au public de Ramadan sur le territoire français. Voila à partir de quoi il ose proposer à son auditoire de comprendre une situation.
On sait qu'à Jénine, alors que la propagande avait dénoncé trois mille morts, puis 500, il y a eu en définitive 52 Palestiniens tués dont 3 civils et 23 soldats israéliens, les pertes israéliennes s'expliquant par la volonté d'épargner les civils.
L'armée libanaise a tiré au canon, elle, pour déloger les terroristes du camp de Nahr El Bared. C'est avec des discours de ce genre, et avec les cassettes qui vont avec, que les djihadistes infectent les esprits et recrutent les jeunes qu'ils enverront se faire sauter.
 
La parole est alors donnée à la salle. Le public est sérieux, attentif, respectueux. Les femmes voilées sont nombreuses. La question de l'attitude de l'Islam vis-à-vis du judaïsme est évoquée, sans haine apparente. Une femme dénonce même avec véhémence l'antisémitisme qu'elle affirme très répandu dans sa communauté et évoque ses expériences positives avec les Juifs, provoquant une gêne visible dans l'assemblée.
Sur la question palestinienne, l'assistance est conditionnée, chauffée à blanc, unanime, ignorante. On ne comprend pas comment les "résistants" peuvent être qualifiés de terroristes. On parle de génocide des Palestiniens, de déportations.
Un homme, mûr et posé, qui n'y croit pas forcement, donne le fin mot : " on est pour les Juifs, on n'a jamais eu de problème avec les Juifs… les Juifs sont les bienvenus en Palestine, ils vivent en Palestine, [mais] sous l'autorité des Palestiniens."
 
Le prédicateur reprend la parole pour répondre aux questions.
 
Il repousse d'abord l'attitude fondamentalement non éthique des juifs : "… certains disent il faut faire la même chose que les juifs, faire du lobbying. Je ne peux faire du lobbying que de principes … de principes éthiques, moraux… et pas pour défendre des intérêts… La différence entre le lobbying sioniste et la présence musulmane, c'est que le lobby sioniste défend les intérêts du sionisme et que la présence musulmane défend l'éthique universelle."
 
Une fois les Juifs renvoyés à leur cupidité, le savant en religion va exiger la fin de l'État hébreu.
 
« Je remets en cause le caractère juif de l'État d'Israël … parce qu'on a une blessure et une culpabilité par rapport à l'histoire de l'Europe, on accepterait un double standard, qu'il y aurait un caractère juif de l'État d'Israël et qui se fonderait sur la dimension sacrée … [qui] ne reconnaît aux Palestiniens que des confettis, des bantoustans, une politique sud-africaine d'apartheid. »
 
Ramadan n'a pas froid aux yeux. Il oublie que les 22 états arabes sans exception ont inscrit dans leur constitution leur rapport à la religion musulmane, que le projet de "Droits de l'homme musulman" renvoie à la charia.
Pour la question des "confettis" laissés aux Palestiniens, rappelons que les États arabes occupent 13,5 millions de km2, alors qu'Israël dépasse à peine 20.000 km2 et les territoires contestés environ 5.000.
70 pour cent des terres du mandat britannique initialement alloué au projet de "foyer juif" de Lord Balfour avaient été attribués par le Royaume Uni à la Jordanie arabe en 1921 !
 
Ramadan ne s'en tient pas là.
 
« Je remets en cause le caractère juif et je remets en cause également le concept de peuple juif. J'aimerai qu'on me dise une fois pour toute, ce qui est juif, c'est du sang ou c'est une foi ? »
 
La mise en relation du sang et de la foi découvre l'inconscient du prédicateur. L'emblème des Frères musulmans, la création de son grand père, c'est une maxime islamique associée à deux sabres croisés. La foi et le sang.
C'est aussi l'emblème du Hamas et le drapeau de l'Arabie saoudite, avec un seul sabre. Toujours le sang.
Et bien monsieur Ramadan, le peuple juif n'est pas enfermé dans l'alternative de la foi et du sang. C'est une histoire, c'est un destin, c'est une identité, c'est un projet.
 
Il ne reste plus qu'à légitimer les attentats-suicide pour fermer la boucle terroriste. Et comme toujours, Ramadan va affirmer une chose puis son contraire.
 
« ... à partir des principes historiques islamiques, tuer des innocents et tuer des civils, c'est historiquement condamnable. Dans la situation dans laquelle nous sommes, c'est contextuellement explicable … un peuple qui est une souris en face d'un éléphant, qui n'arrive plus à atteindre ses objectifs militaires, qui n'arrive plus à se faire entendre… »
 
Ramadan a semble-t-il une bien piètre estime pour les principes islamiques puisqu'on peut selon lui les transgresser en fonction du contexte. Et pire encore, les transgresser non parce que le croyant n'est pas en état de leur obéir, mais pour se livrer à cette barbarie qu'est le meurtre de civils.
Que tous les peuples musulmans qui ne réalisent pas leurs desseins militaires, ou qui n'arrivent plus à se faire entendre, transgressent leur foi, se transforment en barbares et envoient leurs enfants tuer des civils et contre 70 vierges, tel est le message de l'étrange prédicateur.
 
L'appel au renversement des régimes arabes
 
On l'a laissé entendre. Comme tous les djihadistes, Tarik Ramadan a vraisemblablement autant d'intérêt pour le sort des Palestiniens que pour sa première djellaba.
Son insistance sur la tradition islamique, sur sa supériorité, sur sa couverture du champ des valeurs humaines, débouche sur une vision globale, géographique et historique.
Aussi le prêche de Ramadan s'étend-il au monde arabe « … les premiers qu'il faut condamner, il faut qu'on descende dans la rue et qu'on le dise avec force, les État arabes, les État soi-disant pro-palestiniens… »
Et le docteur de la foi menace : « … sachez une chose, c'est que vous avez aujourd'hui en Europe une communauté de citoyens européens de confession musulmane qui vont dire jusqu'à la fin des temps, inch Allah, que votre pouvoir est un pouvoir usurpé… vous avez beau jeu d'avoir un discours antisioniste, vous en êtes les principaux soutiens… »
 
La communauté musulmane d'Europe se voit donc attribuer la mission de faire pièce aux régimes arabes : « jusqu'à la fin des temps », « des pouvoirs usurpés ».
Voila qui fleure la déclaration de guerre sainte. Manquent les mots de "Dieu" et de "résistance".
Les voici. « … si votre sacré vous permet l'oppression d'un peuple alors la Justice devant Dieu et devant notre conscience nous commande la résistance. »
Avec les mots du Hezbollah et du Hamas, Tarik Ramadan a incité ce 14 mai les musulmans d'Europe à la guerre sainte contre les régimes arabes qui usurpent le pouvoir, des régimes impies pour lui comme pour Ben Laden.
Il exécute là le testament de son grand-père Hassan Al Banna, le fondateur de la doctrine des Frères musulmans, la source qui abreuve les courants guerriers les plus extrêmes du salafisme.
 
Il y a en Europe vingt millions de musulmans. Alimentée par l'immigration et une forte natalité, cette population est en croissance rapide. C'est en même temps une population fragile, souvent en souffrance. Ses codes culturels ne facilitent pas ses rapports avec les sociétés d'accueil et elle se ressent souvent comme étrangère, tend à se replier sur elle-même et sur ses fondamentaux traditionnels. Le voile, la soumission de la femme, les mariages forcés…
Une situation bénie pour les radicaux politiques et religieux comme Tarik Ramadan qui veulent féconder avec un islam du Nord purifié par leurs soins, les régimes arabes trop modérés du Sud.
 
Décidément si le nouveau président de la République veut vraiment éviter « une confrontation entre l'Islam et l'Occident », il ne devrait pas négliger le front intérieur où des agitateurs comme Tariq Ramadan s'en donnent à cœur joie dans l'espace qui leur est ouvert par la démocratie.
Ne pas laisser à ces gens le champ libre, c'est aussi un devoir envers les musulmans européens qui méritent mieux que les lavages de cerveau et l'incitation à l'aventure d'un fondamentaliste plus retors que les autres.
 
 
 
Pour voir les vidéos, cliquez sur l’image.

Partie 1


Partie 2


Partie 3


Partie 4


Partie 5

Commenter cet article