Nous sommes en guerre, et pas en train de la gagner

Publié le par Ofek

 
On célébrait, voici peu, le sixième anniversaire du Onze septembre 2001.
A cette occasion, les télévisions et la presse françaises n’ont guère parlé de l’islam radical et du terrorisme islamique, si ce n’est pour dire que l’un et l’autre s’étaient « renforcés » au cours des dernières années, et que la responsabilité de ce renforcement incombait, évidemment, au gouvernement américain et à son « bellicisme ».
Certains ont glosé sur les nouvelles vidéos montrant Oussama Ben Laden et sa belle barbe noire. D’autres ont parlé d’ « échec » occidental en Afghanistan et de la nécessité de pousser davantage Israël dans la direction du « processus de paix ».
Le rapport du général Petraeus et de l’ambassadeur Crocker sur la guerre en Irak a été escamoté, et s’est trouvé résumé en une seule phrase trompeuse : « les troupes américaines vont commencer à se retirer ». Sous-entendu : il ne fallait pas y aller.

Je ne me fais, depuis longtemps, plus guère d’illusions sur le futur de la France et sur celui de l’Europe, et j’ai souvent parlé, à ce sujet, de crépuscule (voir liste des articles de l’auteur en bas de page).
Je ne puis m’empêcher de voir en tout cela des signes supplémentaires allant en ce sens.
 
Ne peut-on plus trouver, en effet, un seul commentateur français pour désigner, sans ambages ni circonlocutions, les vrais auteurs et les vrais responsables des attentats qui ont, voici six ans, frappé New York et Washington ?
Ne peut-on plus trouver un seul analyste français, susceptible d’être entendu, pour rappeler que les agressions du Onze septembre ont été le point culminant d’une vague d’attentats islamistes, qui avaient commencé précédemment, et qui se sont poursuivis ultérieurement ?
Ne peut-on plus trouver quiconque en France pour souligner, par la plume ou devant un micro, que ce sont les Etats-Unis qui ont été attaqués, qu’ils l’ont été parce qu’ils constituent la principale puissance à pouvoir encore défendre la liberté dans le monde, et que l’attaque était un acte de guerre ?
Ne peut-on plus trouver personne, en France, pour affirmer, par la plume ou le micro, qu’il s’agit d’une guerre qui a été délibérément déclarée au monde libre par les nouvelles forces du totalitarisme et que cette guerre, il faut la gagner si nous voulons rester libres ?
 
Tous ceux qui disposent d’une plume ou d’un micro en ce pays pensent-ils que le gouvernement américain est l’ennemi principal, que les « problèmes » essentiels tiennent à ce que les Etats-Unis ne se montrent pas assez aimables avec les terroristes et ceux qui les soutiennent, et à ce qu’Israël ne fait pas assez de concessions ?
Ces gens pensent-ils que, pour avoir la « paix », les Européens doivent offrir les Etats-Unis et Israël comme boucs émissaires, et clamer qu’ils sont, eux, Européens, plus accommodants ? De quelle paix s’agirait-il alors ?

La réalité peut se trouver décrite de maintes façons différentes.
Nous sommes, incontestablement, dans une guerre, et cette guerre est planétaire, ce doit être dit et redit.
Elle peut être définie, comme le fait Norman Podhoretz, dans un livre tout juste publié et sur lequel je reviendrai amplement, comme la « Quatrième Guerre Mondiale ». Elle a été déclarée par l’islamo-terrorisme qui constitue effectivement un nouveau totalitarisme, aux intentions tout aussi meurtrières et génocidaires que les totalitarismes précédents.
Elle ne pourra pas s’achever par un traité de paix, ni par des arrangements, des courbettes, mais par une défaite des totalitaristes.
 
L’Afghanistan est l’un des champs de bataille de cette guerre, l’Irak aussi. Mais le champ de bataille global inclut, en réalité, tout le Proche-Orient et une bonne part du reste du monde.
Seuls les Etats-Unis ont la capacité militaire et, jusqu’à présent, la volonté de combattre l’ennemi. Ils ont besoin d’alliés, et les Européens, en toute logique, devraient être ces alliés, car c’est de ce côté que se situe leur seule chance de survivre dignement.
Israël est un allié, et les Israéliens savent mieux que les Européens à quel point les Etats-Unis sont précieux pour la survie de la dignité et de la liberté sur cette terre. Tous ceux qui oeuvrent pour la modération et l’ouverture dans le monde arabe et, plus largement, dans le monde musulman, doivent également être considérés comme des alliés.

La réalité est que la guerre en cours a commencé bien avant le onze septembre 2001, et qu’elle est loin d’être achevée. L’Afghanistan n’est pas stable, les taliban continuent à prendre des otages et à assassiner, mais ils n’ont plus le contrôle du pays et en sont réduits au statut de nuisances.
Les dirigeants d’Al Qaida parviennent à survivre, repliés dans quelques enclaves des zones tribales sur la frontière afghano-pakistanaise, mais ils ne disposent plus de bases arrières et de camps d’entraînement ; ils en sont ainsi réduits à envoyer un clip vidéo de manière sporadique pour montrer qu’ils ne sont pas morts et qu’ils disposent encore d’un peu de matériel de réalisation audiovisuelle (et un peu de henné pour se teindre la barbe) dans les caves où ils se terrent.
 
La situation en Irak, comme l’ont expliqué Petraeus et Crocker, s’améliore, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour al Qaida, non plus que pour les fanatiques qui dirigent l’Iran, pour la Syrie, le Hezbollah et le Hamas.
Les dirigeants du parti Démocrate américain trouvent, eux aussi, hélas, que ce n’est pas une bonne nouvelle, puisqu’ils ont misé toute leur stratégie électorale de 2008 sur le défaitisme actif, et c’est là une attitude honteuse dont le souvenir devrait les hanter longtemps.
Les ennemis des Etats-Unis, d’Israël et de la liberté considèrent tous que ce n’est pas une bonne nouvelle.

Je ne peux, jusqu’à preuve du contraire, faire autrement que dévisager ceux, omniprésents dans les médias français, qui glosent sur le terrorisme islamique comme s’il s’agissait d’un problème extérieur à l‘Europe. Un problème susceptible d’être réglé par quelques opérations de police ou de diplomatie.
Ces journalistes et analystes se conduisent comme s’ils avaient rejoint le camp de l’ennemi.

Je ne puis faire autrement que penser que ceux qui parlent avec dédain des opérations en Afghanistan, ceux qui travestissent les faits concernant l’Irak, ceux qui se montrent prêts à exercer toutes les pressions sur Israël, ceux qui souhaitent visiblement une défaite américaine, ceux qui se refusent à parler du totalitarisme qui nous fait face, et de son cortège d’opprimés authentiques  aspirant à la liberté, ont déjà rejoint le camp de l’ennemi.
Si c’est par inconscience ou par imbécillité, je leur dirai ici qu’il leur reste une chance d’ouvrir les yeux, et je leur demande instamment de le faire.
S’ils se refusent à ouvrir les yeux, c’est que, en dépit des apparences, leurs yeux ne sont pas fermés et qu’ils savent quelle cause ils servent. Cela, en ce cas, doit être porté au grand jour, au regard de tous.

Non, je ne me fais plus guère d’illusions sur l’avenir de la France et sur celui de l’Europe.
J’ai accueilli comme un signe positif, en France, l’élection de Nicolas Sarkozy et la nomination de Bernard Kouchner aux Affaires Etrangères, mais cela ne saurait suffire pour changer véritablement les choses.
Une maladie de l’âme bien plus vaste est à l’œuvre, elle travaille en faveur du  totalitarisme. Pour le malheur de l’Europe, cette maladie s’est installée dans les têtes de la majeure partie de ceux qui écrivent, parlent dans les médias et émettent des commentaires.
Les populations, sous informées ou désinformées, subissent leur vice, et peuvent en venir à adopter des réflexes très malsains.
Antiaméricanisme et antisémitisme, pusillanimité et myopies remontent de toutes parts et rapprochent davantage l’Europe de l’achèvement d’un processus suicidaire d’ores et déjà très engagé.
 
Guy Millière sur Metula News Agency
 
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Publié dans Coup de gueule !

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thc2 21/09/2007 02:15

Effectivement c'est tellement manichéen, pro americain et occidentaliste que meme les journalistes qui encensent sarkozy et compagnie n'oseraient ecrire de telles choses sous peine d'etre definitevement decredibilisés