APPEL A UN REVEIL URGENT DES JUIFS DE FRANCE, DE NAVARRE ET DU RESTE DU MONDE

Publié le par Ofek

 
On négocie votre patrimoine sans que vous n’ayez votre mot à dire.
 
On ne rechigne pas sur vos donations ou sur vos investissement, voir sur vos séjours estivaux à prix d’or, mais lorsqu’il s’agit de négocier votre patrie, on vous demande de bien vouloir patienter dans la salle d’attente pendant que l’on s’occupe de votre cas.
Votre affaire va-t être réglée par d’autres, et vous allez vous réveiller devant le fait accompli.
 
Israël, comme la tradition et sa Torah ne représentent-ils pas le seul ciment culturel entre les juifs (Bné Israël, « enfants d’Israël », enfants de Yaacov) du monde, quelque soit leur pays de résidence ? Il y a  3 300 ans, au mont Sinaï, aboutissait l’ultime étape de la naissance d’un peuple.
 
Ce peuple a été conçu lorsque Yaacov et sa famille se sont installés en Egypte, s’y sont multipliés, y on vécu plusieurs centaines d’année, y on été réduits au rang d’esclaves, privés de liberté, en ont été délivrés par la main Divine et ont fait le choix de recevoir la Torah et ses commandements pour la garder et la transmettre, et la Terre d’Israël en héritage.
Il y a donc 3 300 ans environs les Bné Israël entraient en Israël, combattirent des peuples antiques aujourd’hui disparus, et y laissèrent leur trace sans interruption jusqu’à ce jour.
 
Autonomes ou dominés, des juifs ont gardé le pied sur cette terre jusqu’à ce jour pour la garder, et les juifs du monde sont resté soudés autour de la Torah et se tournent encore vers Jérusalem dans leurs prières quotidiennes.
 
A part la Torah et Israël, y a-t-il un autre élément matériel, concrêt, qui nous unis ?
 
Plus qu’une patrie ou un foyer national, Israël est le poumon qui permet aux juifs du reste monde de respirer juif, de vivre juif, au milieu des nations et avec elles, sans pour autant avoir à se renier, ou à cacher voir à effacer son judaïsme.
 
Qu’adviendra-t-il de cette liberté demain ? Souhaitons-nous de nouveau être soumis à d’autres forces ?
 
Ofek
 
 
Un débat fait rage sur le rôle de la Diaspora en matière de concessions pour la paix
 
Avant même le retour en Israël du Premier ministre, Ehud Olmert, la question de l’implication des communautés juives du monde dans les débats internes, ici [en Israël] autour du processus d'Annapolis, et notamment la question de Jérusalem, occupe le devant de la scène.
Au cours de deux points de presse, la semaine [dernière], Olmert a insisté sur le fait que les organisations juives internationales n’avaient pas le droit d’intervenir dans les décisions du gouvernement israélien en matière de négociations de paix.
A la veille du sommet d’Annapolis, il avait déclaré :
« Cette question [du rôle de la diaspora juive] a été réglée il y a longtemps, et le gouvernement israélien a le droit souverain de négocier au nom d’Israël. »
Ces affirmations ont irrité les dirigeants d’une des plus grandes organisations juives des Etats-Unis, l’Union Orthodoxe, qui rassemble la plupart des Juifs américains. L'organisation a appelé le gouvernement israélien à ne pas modifier sa position sur Jérusalem à plusieurs reprises. Le président de l’Union, Stephen J. Savitsky, a rendu publique une réaction [aux déclarations d’Olmert], dans laquelle il démentait que son organisation avait voulu dicter au gouvernement israélien ce qu’il devait faire.
 
Un capital politique et spirituel
 
Il a toutefois fait remarquer que l’organisation croit que tous les Juifs ont un intérêt personnel concernant Jérusalem, et que renoncer à des parties de la ville qui ont constitué le capital politique et spirituel du peuple juif durant des milliers d’années, est une chose que le gouvernement d’Israël ne doit pas faire.
Un groupe appelé "Jérusalem Une" qui s’est constitué ces dernières semaines pour combattre les projets d’Israël concernant la ville, a pris une position encore plus énergique. Il est présidé par l'ancien ministre, Natan Sharansky, lequel a déclaré que le groupe a l'intention de faire participer les communautés juives du monde entier à sa campagne. Et d’affirmer :
« Dans les matières qui sont purement sécuritaires, j’admets que quiconque ne vit pas ici [en Israël] n'a pas à interférer, et que pour avoir ce droit, on doit également assumer les devoirs [y afférant]. Mais dire qu’il en va de même concernant Jérusalem est, dans le meilleur des cas, une preuve d’ignorance nationale. Le lien entre le peuple juif et Jérusalem est notre justification morale de l'État [d’Israël], et il n’est pas question de l’abandonner. Le lien à Jérusalem et la nostalgie de Jérusalem constituent [le ciment] qui unit les générations au fil des générations. C’est le fondement tant pour les Juifs religieux que pour les moins religieux. »
Sharansky s’oppose à toute concession sur Jérusalem, y compris à un plan prévoyant de transférer aux Palestiniens le contrôle des "quartiers périphériques" de la ville. Selon lui,
« Cela commence par la périphérie, et cela se termine au Quartier musulman et au Mont du Temple ; en tout cas, nous avons vu ce qui s’est produit dans la bande de Gaza. Le Hamas sera à quelques dizaines de mètres de la capitale d’Israël. » 
Pourtant, il a également déclaré que si Olmert avait vraiment l’intention de discuter de cette question, il devait d’abord inviter des organisations juives internationales à un grand forum et s’entretenir avec elles à ce sujet.
Sharansky cite l’exemple de Yasser Arafat :
« A camp David, il a dit qu’il ne pouvait pas donner le Mur Occidental à Israël, parce que Jérusalem appartient à la nation musulmane tout entière, si bien qu’il devait d’abord aller au Caire, en Arabie Saoudite et au Pakistan pour leur demander la permission [de le faire]. »
 
 
 
LETTRE OUVERTE AUX GOUVERNANTS D’ISRAEL
 
Les négociations engagées par le gouvernement israélien nous intéressent et nous préoccupent au plus haut point .
Certes nous sommes tous favorables à des efforts et même à certains renoncements pour obtenir
la Paix.
Toutefois, les projets non dissimulés des dirigeants israéliens, de mettre dans la balance aussi ce qui touche au patrimoine universel du judaïsme risquent de déstabiliser les juifs de la diaspora , pratiquants ou non.
L’abandon des références ancestrales et notamment de Jérusalem est de nature à désorienter les juifs au sens propre et figuré du terme. Le lien avec Israël ne sera plus le même. Il y aura risque de détachement d’Israël, des israéliens, et à court terme du judaïsme traditionnel. Les orthodoxes se dirigeront vers New York ou OMAN… ou ailleurs. La déception sera grande.

Si nous perdons l’espoir tant attendu d’un Etat juif pour les juifs, avec pour capitale éternelle et unifiée Jérusalem, alors c’est toute la diaspora qui est en danger.

Qu’Israël abandonne sa souveraineté sur une partie de la Terre d’Israël , soit, cela peut se comprendre, mais dès que ce même Israël ne se considère plus comme gardien du patrimoine juif, abandonne la souveraineté des juifs sur leur patrimoine, cela cause problème.

Nous réagissons car nous sommes concernés. Etant donné le lien insécable entre nos valeurs spirituelles et l’attachement viscéral à la Terre d’Israël partagé par tout le peuple juif, nous considèrons avec beaucoup de dirigeants ici, qu’Israël ne peut décider seul de l’avenir du patrimoine du judaïsme comme si la diaspora n’avait pas son mot à dire.

Nos sentiments affichés sur ces questions peuvent aussi aider les négociateurs à faire état de notre opinion.

On ne peut pas indéfiniment nous opposer le fait qu’il faut être israélien, et participer à l’effort de guerre pour prendre part à ce débat. Nous rejetons cet argument désuet et méprisant .

Quand il s’agit du patrimoine collectif du peuple juif, de son héritage, de son avenir, les gouvernants israéliens doivent se mettre à l’écoute des voix de leurs frères de Diaspora dont la solidarité indéfectible envers l’Etat hébreu ne s’est jamais démentie.

Nombreux sont ceux qui ont des parents,des enfants et des petits enfants, des frères,des neveux en Israël , sous les drapeaux. Pour eux, nous militons pour la paix .Mais pour eux et pour nous ,pour nos descendants, et les leurs, nous militons aussi pour la pérennité du judaïsme éternel, incarné par Jérusalem et les lieux saints, témoins et symboles de nos droits sur cette terre, et garants perpétuels de la centralité du judaïsme.

Si la sensibilité des Juifs de la Diaspora n’est pas prise en compte sur des questions d’une portée historique aussi considérable, le risque est grand de voir un jour un fossé se creuser entre eux et leurs frères israéliens, ceci au détriment de l’Alyah et d’autres formes d’attachement et de solidarité.

La plupart des Juifs encore en Diaspora se sentiraient forcément moins concernés par un Israël que les israéliens eux-mêmes, priveraient de ses repères symboliques essentiels,des racines fondamentales du judaïsme universel,comme la centralité et l’unité de Jérusalem.,leur phare, leur boussole.

Sammy Ghozlan sur
http://www.guysen.com/print.php?sid=6425

UNION DES CONSEILS DES COMMUNAUTES JUIVES D’ ILE DE FRANCE
BUREAU NATIONAL DE VIGILANCE CONTRE L’ANTISEMITISME
SECOURS FRANÇAIS POUR ISRAEL
 
Dès juin 2006, nous étions quelques uns, dont Sammy Ghozlan, à échanger des idées sur la Sauvegarde de l'Unité de Jérusalem sous la Responsabilité du Peuple juif.

Nous avions alors décidé de lancer un "Manifeste International Pour la Sauvegarde de Jérusalem sous la Responsabilité du Peuple juif". Le texte de ce Manifeste (MIPSJ Fr & Engl) est en doument joint.

Il faut savoir gré à Sammy Ghozlan, qui se dépense sans compter à la tête du BVCA, au sein du CRIF et du consistoire central, d'avoir relancé ce débat en interpellant les dirigeants politiques d'Israël.

La responsabilité de la sauvegarde de l'Unité de Jérusalem doit être placée entre les mains de l'ensemble du Peuple juif.
Sans cela, le mouvement sioniste perdrait ses fondements essentiels, et la Diaspora et le Peuple d'Israël subiraient des tendances contrifuges annonciatrices de plus grands malheurs pour les deux grandes composantes du Peuple juif.

L'argument de la résidence en Israël pour contribuer à cette responsabilité a fait long feu.
D'autres démonstrations de l'attachement au Peuple juif dans son ensemble, et à l'Etat juif d'Israël en particulier, doivent être inventées et mises en oeuvre pour contribuer à notre pérennité mutuelle.

Si l'on écoute les discours génocidaires de Mahmoud Ahmadinejad, qui ne sont que la énième version d'une haine antisémite plurimillénaire, les dirigeants israéliens doivent reconnaître l'importance stratégique de
la Diaspora.

Les Juifs de Diaspora doivent pour leur part être très conscients que la sécurité dont ils bénéficient ne leur vient pas surtout, voire pas du tout, du pays où ils résident, même si c'est un Etat de droit.
La sécurité, la liberté, la fierté d'être Juifs nous viennent avec certitude de l'existence de l'Etat d'Israël.
C'est pourquoi le reproche de "double allégeance" que pourraient nous adresser nos compatriotes dans les pays respectifs de Diaspora où nous vivons doit être écarté avec le sourire.
 En France, on a le droit d'être fier d'être Breton, Basque, Corse, Chtimi, Auvergnat, Lorrain, Franc-comtois, Savoyard... Pourquoi un Juif devrait-il s'en cacher ? 

Le Peuple juif doit ainsi se considérer comme vivant et progressant sur deux jambes : l'Etat juif d'Israël, et la Diaspora juive, quelles que soient le niveau de pratique religieuse, d'engagement communautaire pour la culture juive, ou politique pour la défense de nos intérêts communs et la lutte infatigable contre l'antisémitisme, autre expression béante de la bêtise humaine.

Simon Pilczer

Publié dans Israël

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