De l’argent pour le terrorisme, l’anti-éducation et la corruption

Publié le par Ofek

 
Quand un engrenage tel que celui qui s’est trouvé enclenché au moment des accords d’Oslo se remet en marche, c’est très rarement bon signe. La réunion d’Annapolis a été consternante d’hypocrisie et de faux semblants. La réunion qui vient de se tenir à Paris, aux fins de financer l’Autorité palestinienne et de lui « permettre » de devenir un Etat, a été plus consternante encore.
Plus de sept milliards de dollars ont été collectés. La démarche eût été plus franche, si l’on avait décidé d’affecter directement l’essentiel de cette somme aux comptes numériques, dont les divers successeurs d’Arafat disposent dans de multiples paradis fiscaux, et si on avait utilisé l’argent restant pour acheter des roquettes et des explosifs prêts à l’emploi. La franchise, simplement, n’était pas au rendez-vous de Paris.

Il est scandaleux de voir que nul au sein de la « communauté internationale » ne s’interroge sur ce qui a été fait des milliards de dollars remis au fil du temps aux mêmes gens. Et moi, de souligner, que si on ne s’interroge pas, c’est qu’on sait parfaitement ce à quoi a servi cet argent : fondamentalement, au terrorisme, à la propagande et à la corruption.
 
On me permettra de dire qu’il est répugnant de voir des gens parler, dans le confort de salons luxueux, comme s’ils venaient en aide à une population en détresse, alors qu’ils oeuvrent à financer des assassins de juifs, et des personnages qui réduisent la population dont ils prétendent être les « représentants » à la misère, au désespoir et au fanatisme.

Je ne peux me résoudre à croire que Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner ignorent la situation concrète des hommes et des femmes arabes qui vivent en Cisjordanie et à Gaza et qu’ils ne savent rien de la nature totalitaire des dirigeants palestiniens quels qu’ils soient. Je ne puis croire que Condoleezza Rice est persuadée que la misère et l’oppression subies par les hommes et les femmes arabes de Cisjordanie et de Gaza viennent essentiellement d’Israël. Je ne puis croire que les uns comme les autres pensent, ne serait-ce qu’un seul instant, qu’ils contribuent en quoi que ce soit à la paix au Proche-Orient.

Je suis plutôt enclin à considérer que, les uns comme les autres, pratiquent l’apaisement et imaginent s’acheter les faveurs des dirigeants du monde arabe et musulman. Et j’affirme qu’ils n’ont rien compris et rien retenu des leçons de l’histoire. Ils sont les idiots utiles des tyrannies et des ploutocraties, de l’islamo-terrorisme et du fanatisme musulman. Et ils s’inscrivent ainsi dans la très lamentable cohorte où se rencontrent, depuis des décennies, des milliers d’autres idiots utiles.
Ce qui est infiniment triste est de voir des dirigeants israéliens se conduire eux-mêmes comme des idiots utiles.

Nul, davantage que moi, ne souhaite qu’Israël puisse vivre enfin en paix et que les populations arabes de la région vivent paisiblement elles aussi. Mais la paix commence avec les dirigeants politiques auxquels on a affaire : de même que le Hamas n’est en rien un interlocuteur de paix et possède des dirigeants dont les accents me rappellent ceux de Goebbels, version orientale, de même la clique laissée derrière lui par Arafat n’est pas constituée d’interlocuteurs de paix. Il suffit pour s’en convaincre d’écouter les discours qu’ils tiennent en version non expurgée.
 
La paix se prépare aussi avec l’éducation, l’information et les incitations concrètes. L’éducation que reçoivent les populations arabes de Cisjordanie et de Gaza est l’inverse absolu d’une éducation propice à la paix. Elle ressemble plutôt à une immense et monstrueuse incitation à la haine.
 
L’information que diffusent les médias « palestiniens » s’inscrit dans le droit fil de l’éducation reçue. Quant aux incitations, elles ne vont pas du tout dans le sens de ce qui permettrait aux populations concernées de se mettre en quête d’un travail productif et de faire preuve d’esprit d’entreprise.
Quand des populations vivent de mendicité, d’assistances financières internationales et de prédation, quand elles voient que l’oppression exercée par leurs dirigeants se trouve entérinée et récompensée, quand elles discernent que la violence paie et vaut toutes les excuses et toutes les indulgences, elles n’ont aucune raison de changer d’attitude, au contraire. Etre Arabe en Cisjordanie et à Gaza, c’est vivre dans la misère, tout en sachant que des dirigeants se prélassent dans le luxe, grâce au vol, au meurtre et au racket.
C’est recevoir, de l’enfance à la vieillesse, un bourrage de crâne incessant et intensif, qui déborde de haine envers les juifs, d’exhortations au crime et au suicide.
C’est, effectivement, se trouver confronté à des contrôles israéliens, voire à des actions de défense ou de représailles, sans avoir, en raison de la propagande dans laquelle on baigne, la possibilité de discerner qu’un agressé détient le droit fondamental de se défendre contre celui qui l’agresse, et, que la meilleure façon de voir se lever les barrages israéliens est de vaquer calmement à ses propres affaires.

Si les dirigeants occidentaux voulaient vraiment œuvrer pour la paix, ils commenceraient précisément par ces points : l’éducation, l’information, les incitations concrètes. Ils parleraient d’éducation à la paix, d’information allant dans le même sens. Et ils expliqueraient aux dirigeants palestiniens que les pays qui prospèrent ne sont jamais ceux qui vivent parasitairement d’assistances étatiques, mais ceux où on crée, où on investit et où on entreprend.

On lit dans les journaux, ces temps, que l’Autorité palestinienne est l’entité politique la plus « aidée » au monde, tandis que « le niveau de vie de la population palestinienne ne cesse de baisser » : c’est très logique.
On aide des crapules à tuer, à fanatiser et à réduire des gens à la misère : on récolte ce que l’on sème. On n’en choisit pas moins pour remède d’aggraver le mal en accordant de nouvelles « aides ».

Il faut payer les fonctionnaires palestiniens, dit-on ? Pourquoi y –t-il tant de fonctionnaires (200 000 environ. Ndlr.) ? Parce qu’il n’y a pas d’emplois productifs, pardi ! Et à quoi travaillent ces fonctionnaires : à stériliser toute possibilité qu’émergent des emplois productifs, et, dans le temps qui leur reste, à tuer.
Les sept milliards qui viennent d’être accordés sont une récompense attribuée à l’abominable et au dysfonctionnement, et seuls l’abominable et le dysfonctionnement peuvent en résulter.

Le conflit israélo-palestinien est au cœur des problèmes qui agitent le monde arabe et musulman, dit-on encore ?
On pourrait dire, au contraire, de manière très démontrable, que c’est l’attitude pathologique du monde arabe et musulman vis-à-vis d’Israël qui cristallise une pathologie plus grave, dont le symptôme est, qu’en termes de développement économique, d’ouverture culturelle, de respect des droits des personnes humaines et de liberté politique, les contrées arabes du monde sont celles dont le retard et l’arriération sont les plus préoccupantes.
Qui peut imaginer rendre service au monde arabe et musulman en choisissant de se courber de manière servile devant ses obsessions vénéneuses plutôt que lui demander de se conduire de manière tolérante, ouverte et respectable ?
Pourquoi ne pas souligner qu’Israël est une démocratie pluraliste, où on peut entreprendre, et que ce qui manque cruellement dans le monde arabe, ce sont, précisément, des démocraties pluralistes où on peut entreprendre ?
Pourquoi ne pas rappeler que l’Autorité palestinienne est une dictature terroriste, infâme et faillie ?

Un mot arabe désigne de façon très adéquate le comportement des éminences réunies à Paris, et ce mot s’inscrit dans le prolongement de ce que j’écrivais plus haut sur les idiots utiles : dhimmi. Etre soumis.
Les idiots, en supplément de leur sottise, montrent qu’ils sont soumis à leur ennemi et qu’ils ont déjà renoncé.

Pour bien affirmer leur propre soumission, les éminences paient des sommes mirifiques qui se chiffrent en milliards de dollars : de toutes manières, ce n’est pas leur argent mais celui des contribuables. Les éminences adoptent aussi le discours de l’ennemi et ne prononcent pas les mots qui fâchent.
Bien sûr, c’est la « faute d’Israël », mais pas un mot sur les roquettes qui s’abattent sur Sderot, sur les meurtres et autres agressions.
Pas un mot sur les médias ou les manuels scolaires palestiniens.
Pas un mot sur le fait - le calcul a été fait par Daniel Pipes - que l’aide accordée annuellement aux Arabes palestiniens représente, par tête, l’équivalent du revenu d’un Egyptien qui lui, pour obtenir cet argent, doit travailler.

Dans les journaux français, comme dans d’autres journaux d’Europe, l’esprit de soumission règne en maître.
On parle, comme Georges Malbrunot, dhimmi au Figaro, des « effets pervers de l’aide au processus de paix », comme d’une aide à l’ « oppression israélienne », et on évoque les destructions commises par Israël, sans jamais évoquer un seul instant les destructions subies par Israël, ou le fait que les installations détruites servaient au terrorisme.
Pour un dhimmi, le terrorisme n’existe pas, c’est évident, et si l’on tue des juifs, ce n’est pas grave, puisque ce ne sont "que" des juifs.
On reprend des discours disant que si les « Palestiniens sont pauvres » c’est parce qu’ils vivent sous « occupation », mais on ne dit pas un seul instant que cette « occupation » est le résultat d’agressions incessantes, et on ne demande pas à son interlocuteur si les contrôles subis par les Palestiniens ne viennent pas du fait que certains d’entre eux montrent un goût très prononcé pour les explosifs.
 
L’idée que les « territoires » en question sont occupés parce que des pays agresseurs ont perdu une guerre enclenchée contre Israël, et parce que le statut final de ces territoires n’a fait l’objet d’aucune décision jusqu’à présent, n’effleure plus l’esprit d’aucun journaliste.
La connaissance de ce qu’avant 1967, ces territoires étaient occupés par l’Egypte et la Jordanie semble oubliée.
On accuse Israël de discrimination, alors qu’il existe une population arabe israélienne musulmane et chrétienne, mais nul n’accuse l’Autorité palestinienne de quoi que ce soit, bien que les Chrétiens soient persécutés en Cisjordanie, et que l’objectif de l’Autorité susdite soit de disposer d’un territoire ethniquement épuré de toute présence juive.
On reconstruit l’histoire et on la falsifie en feignant d’ignorer divers points très mineurs, tels le fait que la Jordanie couvre quatre-vingt pour cent du territoire initial du Mandat palestinien, ce qui fait qu’il y a déjà un Etat palestinien sur plus des trois quarts du territoire palestinien : on n’en est pas encore au point où, comme dans le monde arabe, Israël est déjà effacé des cartes de géographie, mais à poursuivre dans cette voie…

D’autres dhimmis, dans d’autres journaux, se montrent presque aussi odieux que Malbrunot, et sur ce plan, tous les journaux de la grande presse française et européenne tiennent le même langage. Tout cela est très malsain, et le mot malsain me semble extrêmement faible…

J’ai bien peur que tout cela finisse très mal.
Je l’ai dit, et je tiens à le redire : ou le droit d’Israël de vivre en paix redeviendra une cause essentielle pour le monde civilisé, ou le glissement en cours vers la barbarie se poursuivra ; au Proche-Orient, mais aussi ailleurs dans le monde, avec des conséquences douloureuses.
Ou on dira nettement au monde arabe et à quelques dirigeants musulmans non arabes, dont ceux de l’Iran, qu’il n’y a pas de paix sans respect mutuel, sans esprit de liberté et de responsabilité, ou bien le glissement s’accentuera.
Ou on discernera qu’une guerre s’achève seulement lorsqu’il y a un vainqueur et un vaincu, ou bien la guerre continuera.
 
Pour le moment, la guerre continue et le monde civilisé n’est pas vainqueur : il se conduit plutôt comme s’il prenait le chemin de la défaite.
Chez l’ennemi, on encaisse l’argent des « aides », on voit fort bien que les tensions font monter les prix du pétrole, et que, se conduire en assassin rapporte d’une multitude de façons.
Le temps qui passe joue en faveur de l’ennemi.
Je ne veux pas parler de crépuscule, mais il m’arrive d’être pessimiste. Très pessimiste.
 
Guy Millière sur Metula News Agency

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