Céder Jérusalem, Jamais ! (Suite)

Publié le par Ofek

Début de l'article : http://www.surlautrerive.com/article-15372963.html

Je le dis avec tristesse : ayant vu sur l'écran les visages tordus de haine des jeunes Palestiniens durant l'Intifada II, ayant entendu les discours enflammés de leurs dirigeants, ayant étudié les manuels scolaires publiés en 2000 sous l'Autorité palestinienne, il m'est aujourd'hui plus difficile de croire en la volonté de paix chez les Palestiniens.
Pour leurs militants, Israël représente une offense permanente. Ils ne veulent pas d'un Israël amoindri, ils ne veulent pas d'un Israël tout court.
C'est aussi simple que cela.
 
Et pourtant. Puisque toutes les options semblent avoir été épuisées, la paix reste notre unique rêve : des deux côtés, la violence et la guerre ont rempli trop de cimetières. Cela ne peut pas et ne doit pas durer.
 
Je le dis en tant que Juif qui aime Israël : les Palestiniens sont des êtres humains. Ils ont le droit de vivre librement, dignement, sans peur ni honte. Et il incombe au monde et à Israël de tout essayer pour les y aider sans leur faire perdre la face.
 
Cela s'applique encore plus aux Arabes qui résident en Israël : citoyens, leurs droits civiques doivent être mieux protégés.
Alors, ils ne seront pas tentés par les démons de la double loyauté.
 
Quant au problème de Jérusalem, ne vaudrait-il pas mieux de régler les crises et les urgences dans une ambiance de confiance et de respect mutuels, tout en remettant le sort de Jérusalem à plus tard ? Entre-temps, des ponts humains pourraient être construits entre les deux communautés : visites réciproques d'écoliers, lycéens, étudiants ; échanges réguliers entre instituteurs, musiciens, écrivains, chercheurs, artistes, industriels, journalistes.
Et plus tard, mettons dans vingt ans, leurs enfants seront mieux équipés pour aborder la plus brûlante des questions : Jérusalem.
 
Et tous comprendront mieux que leurs parents et grands-parents pourquoi l'âme juive porte en elle la blessure et l'amour d'une ville sans laquelle elle se sentirait mutilée, et dont les clés sont protégées par notre mémoire.
 
Aline Sultan sur : http://a7fr.com/article/46079.htm

Publié dans Israël

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