On vous a menti !

Publié le par Ofek

 
« Un État palestinien, dans les conditions actuelles, serait une menace pour l’humanité.
 
Au moment où Ehoud Olmert se félicite d’être arrivé à négocier sur les problèmes de fond ; où le monde entier semble unanime pour transformer en État les régimes de Gaza et de Ramallah, il faut avoir le courage de clamer, fût-ce d’une voix clamant dans le désert, que ce serait une erreur gravissime.
A l' encontre du "politiquement correct" de l’heure, nous affirmons qu’il faut empêcher la création d’un État des Palestiniens arabes, qu’il ne faut rien négocier avec Mahmoud Abbas et avec le 'Hamas. Et que les terroristes qu’abritent Gaza et Ramallah doivent être réprimés, leurs infrastructures définitivement éradiquées, afin que les Israéliens vivent en sécurité et pour permettre aux Arabes de Palestine d’accéder un jour, fût-il lointain, à la liberté, à la démocratie, à la légitimité, à la décence d' une vie civilisée.
 
Propos excessifs, utopiques ?
Pourquoi s’insurger, avec un vocabulaire qui frise l'outrance, politiquement disqualifiant, contre ce qui paraît aujourd'hui inéluctablement acquis, puisque le gouvernement d'Israël, comme son unique allié véritable, les États-Unis, acceptent, préconisent "l'État palestinien", la panacée qui conduirait à la paix au Moyen-Orient et par conséquent dans le monde ?
Pourquoi affirmer à l'encontre d’un tel consensus, que "l'État palestinien" aggraverait incommensurablement le conflit israélo-arabe ?
Pourquoi condamner les négociations où Ehoud Olmert et Mahmoud Abbas sont engagés, puisqu'il serait incontestable que "c’est avec ses ennemis qu'on négocie ?"
Nous le contestons.
 
Le Fatah et le 'Hamas veulent la même chose
 
L'avocat Jacques Vergès s'est élevé, un jour, contre l'incrimination indiscriminée du terrorisme, qui n'est rien d'autre qu'un outil, une arme, comme un avion de combat ou un char, et qu'on ne lutte pas contre des chars ou des canons, mais contre ceux qui les utilisent et contre leur idéologie. Vergès avait parfaitement raison.
Effectivement, les Alliés n’avaient pas fait la guerre aux U-Boote et aux Stukas, mais contre les nazis et leurs objectifs : le remplacement de la civilisation humaine par la barbarie.
 
Nous n'aborderons pas, ici, l'idéologie de l'islamisme djihadiste, qui vise également la subversion de la civilisation humaine et qui mène contre l'Occident une Quatrième Guerre mondiale, un conflit de civilisations, que certains hommes politiques veulent nier, comme on avait méconnu les objectifs d' Hitler en 1933.
Nous nous bornons au cas du 'Hamas, du Fatah et des autres factions extrémistes des Arabes palestiniens, qui ne sont que des branches, avec diverses nuances, du djihadisme.
 
L'idéologie qui leur est commune, c'est l'affaiblissement et la diminution territoriale d'Israël par étapes en vue de la destruction finale de l'État Juif.
 
Le Fatah comme le 'Hamas prétendent que les Arabes qui se sont auto-exilés de Palestine en 1948, auraient le "droit" de revenir "chez eux" pour s'y substituer à Israël.
Le Fatah comme le 'Hamas annoncent leur intention d’installer à Jérusalem, la capitale d’Israël, la capitale de leur "État".
Le Fatah comme le 'Hamas mettent Israël en demeure de leur abandonner une partie de son territoire, la Judée-Samarie et la région de Gaza et d’en déraciner ses citoyens juifs, selon le malencontreux précédent posé par Ariel Sharon.
Le Fatah comme le Hamas proposent qu’Israël, en simple préalable à ces exigences insensées et pour "susciter la confiance", se désarme lui-même suicidairement : qu’il lève les barrages routiers, qu’il détruise la barrière de sécurité - le "mur" - qui empêchent les terroristes de passer librement de Ramallah, de Jénine, de Naplouse et de Gaza vers Tel-Aviv, Jérusalem et Netanya pour assassiner dans les autobus et les supermarchés.
Que soient libérés les terroristes emprisonnés.
Et que Tsahal renonce à mener des opérations militaires contre les terroristes, ne bombarde plus leurs infrastructures, ne recherche ni ne détruise plus leurs stocks d'explosifs et de bombes et les tunnels d'où viennent d'Égypte les armes et les combattants.
 
Une "Palestine" englobant Israël
 
On est donc fondé à mettre le Hamas et le Fatah dans le même sac.
L'Autorité palestinienne du "modéré" Mahmoud Abbas le justifie elle-même par son identification avec les objectifs et les méthodes des extrémistes.
La télévision de l’Autorité palestinienne continue de fomenter la haine, la violence et la négation du droit d’Israël d’exister, en diffusant des programmes glorifiant les islamikazes qui ont assassiné et blessé des milliers de Juifs.
De nombreuses écoles portent le nom de ces assassins de masse.
 
On entend des orateurs réclamer la "libération" de Haïfa , de Tibériade, d' Acre et de Tel-Aviv.
Les manuels scolaires de l’Autorité palestinienne enseignent que la Palestine a été volée par les "bandes sionistes" et nient tout lien historique entre le peuple juif et son pays.
Les cartes officielles et les emblèmes de l’Autorité montrent la Palestine comprenant la totalité d’Israël.
L' affiche du 43è anniversaire de la fondation du Fatah, récemment éditée, montre cette Palestine de la Méditerranée au Jourdain, drapée d'une keffia, avec une kalachnikov, symbole de la lutte armée, et une effigie de Yasser Arafat.
Le Fatah s'affirme par là ce qu’il a toujours été.
 
Régulièrement, Mahmoud Abbas condamne les opérations de Tsahal contre les terroristes, les dénonce en tant que "crimes et massacres de notre population".
Dans les villes gérées par les autorités de Ramallah, des réseaux terroristes fabriquent des roquettes destinées à attaquer les Israéliens.
Comment peut-on justifier de négocier avec des "modérés" qui pratiquent et tolèrent ces menées ?
On se conduit en victime consentante quand on les traite en hommes d’État.
 
Les lendemains d’un "traité de paix"
 
Tolérer cet état des choses, c'est accepter une capitulation offerte avec des rictus de haine par le Hamas, avec des sourires et des embrassades par le Fatah, et préconisée également par une communauté internationale aussi aveugle qu'Ehoud Olmert.
 
Ils ne voient pas l’évident : chaque fois qu’Israël a fait une concession, elle a déclenché des exigences majorées.
 
La destruction des agglomérations israéliennes de Gaza devait produire un apaisement, un abandon de la violence.
Elle n'a produit qu’un surcroît de violence et l’arrivée au pouvoir du Hamas.
 
La libération de cent prisonniers ne produit que l'exigence d'en libérer mille.
C’est une spirale infernale sans fin.
 
Si les terroristes obtenaient gain de cause, au lendemain même d'un éventuel "traité de paix", qui serait acclamé dans le monde comme historique et regardé par les djihadistes comme un chiffon de papier (leur idéologie prévoit expressément le "droit" de dénoncer tout engagement dès qu'il s'avère contraire à leur intérêt) ils passeraient à l'étape suivante de la destruction d'Israël, ainsi amorcée, la poursuite de la guerre par tous les moyens politiques, militaires et idéologiques.
 
Quoi qu'ils fassent, quels que soient les revendications qu' ils avanceront alors pour justifier la poursuite de leurs crimes, ils seront soutenus, dans les grandes capitales, par ceux qui les soutiennent aujourd'hui.
 
L’illusion de négocier et de coexister
 
II faut l'écrire avec douleur, avec angoisse : et même à Jérusalem et à Tel-Aviv, par certains de ceux qui acceptent aujourd'hui de négocier avec eux.
Qui croient, sincèrement ou parce qu'ils n'ont plus le courage de résister à la communauté internationale, que leurs ennemis ne peuvent être apaisés par des "sacrifices douloureux", et qui ne voient pas que le Moloch ne sera apaisé que lorsqu' il aura dévoré le dernier Israélien.
Et que le plus minime sacrifice est une erreur, qu'avoir donné cent hommes pour un seul ou pour un cadavre, ne peut, n'a pu que conduire à en demander mille et à en demander demain dix mille, inexorablement, logiquement.
 
Ils ne voient pas qu'ils sont, eux, Likoud, Kadima, Travaillistes ou "extrême-droite'', responsables du malheur qui frappe Israël, parce qu’au lieu de la méfiance et de la résistance, ils ont choisi une aveugle confiance en qui ne mérite que légitime violence ; et le compromis et la compromission avec ceux qui ne connaissant pas la notion de juste milieu et d’accommodement.
Ces Israéliens égarés sont prêts à donner de la terre d’Israël, le sang des civils et des soldats d’Israël, non pour la paix mais pour l’illusion de négocier et de coexister, pour gagner un peu de temps.
 
Le Monde du 18 janvier a publié les propos d’un terroriste, Abou Haroun, qui se dit chef de la brigade Abou Rich "proche du Fatah", et qui "construit et lance des Qassam, qui sèment la terreur dans le sud d’Israël. Regardez, nous leur faisons peur. Les habitants de Sdérot partent. Une grande majorité d’entre eux veut partir. Plus personne ne veut vivre dans le sud. Nous les poussons vers le Nord, vers le Hezbollah. Ils sont pris en sandwich. Dans moins de dix ans ils vont disparaître. Ils vont comprendre qu’ils ne sont pas chez eux ici" (1).
 
C’est l’idéologie, la pratique, la foi du Fatah.
Dix ans, ce n’est rien pour Abou Haroun. Dix ans, c' est l' éternité pour la plupart des Israéliens et certains d'entre eux sont prêts à donner le Mont du Temple, que les Juifs ont attendu deux mille ans, pour un court répit.
 
Coïncidence curieuse et instructive, le même numéro du Monde publie un article sur l'écrivain algérien Boualem Sansal et sur son roman, « Le village de l' Allemand », traitant d'un sujet tabou dans le monde arabe : la shoah.
"Je pense, déclare l’auteur, qu’il y a de nombreuses similitudes entre nazisme et islamisme. Pour moi, ce sont les mêmes techniques, les mêmes instruments".
Sansal parle aussi de temps : "Dans dix ou quinze ans, peut-être, le roman, produira-t-il ses effets" (2).
 
Tout d’abord : dénazifier l’ennemi
 
II eût fallu résister à la tentation de gagner du temps, et peut-être n’est-il pas trop tard. Comme Abou Haroun et Boualem Sansal, c’est sur le temps long que le gouvernement d’Israël devrait raisonner. Pas sur un court répit aisément révisable que ses ennemis veulent lui vendre en échange de mutilations irrévocables, mortelles : même le Hamas offre une trêve de dix ans !
 
Un peuple ne doit pas dilapider des lambeaux de son territoire, qui a treize kilomètres de large, contre des miettes de temps.
Mais au lieu de résister, Israël encourage ses agresseurs à persévérer.
Tandis que les techniciens israéliens développent des systèmes d’armes permettant d'intercepter en vol et de détruire les roquettes Qassam, tandis que Tsahal attaque les lanceurs de roquettes, Jérusalem vient de rétablir les livraisons de carburant à ceux de Gaza, annulant les réductions qui avaient été imposées en octobre dernier.
Ce carburant sert à la production de l’électricité qui permet aux machines fabriquant les roquettes de tourner. C’est le modèle d’une lamentable incohérence.
 
Le concept même de négociation avec les extrémistes et les djihadistes est une erreur fondamentale.
Les Alliés de la Deuxième Guerre mondiale n’ont pas cherché à négocier avec les nazis tant qu’existait leur puissance militaire.
Ils les ont vaincus, occupés, dénazifiés puis, après une longue période de normalisation, ils ont repris des relations avec une Allemagne démocratisée qui avait reconnu ses erreurs et commencé à réparer - dans une certaine mesure - ses crimes.
 
Négocier pendant que le Hamas règne à Gaza, et pendant que les Qassam pleuvent sur Sdérot, pendant que les réseaux terroristes s'activent à Jénine, c'est les encourager à persévérer, à hausser le niveau de leurs exigences politiques.
 
Winston Churchill avait énoncé cette loi d'airain face aux nazis : "On ne négocie pas avec un tel ennemi. On lui impose la victoire".
 
Quand les djihadistes auront été éradiqués et remplacés par un régime policé et décent, on pourra négocier avec les fils des anciens islamikazes.
Mais la dénazification n’est pas même commencée. Au contraire.
 
En 1940, c’est dans une situation apparemment désespérée que Winston Churchill avait choisi de résister.
 
L' Axe du Mal existe
 
La Grande Bretagne n’avait pratiquement plus d’armée et le débarquement allemand dans l’estuaire de la Tamise paraissait imminent.
"Nous combattrons sur les mers et les océans, proclama Churchill. Nous combattrons dans les airs avec une force et une confiance grandissantes, nous défendrons notre île quel qu'en soit le prix, nous nous battrons sur les plages, nous nous battrons sur les sites où l’ennemi débarquera, nous nous battrons dans les champs et dans les rues, nous nous battrons dans les collines. Nous ne capitulerons jamais."
 
A cette époque, un caricaturiste anglais avait dessiné un soldat britannique debout sur une falaise des côtes de son île, regardant un groupe compact de bombardiers nazis approchant. La légende proclamait : "Seul, s’il le faut !".
 
C’est l’équivalent de ce langage qu’il faut tenir à ceux du Fatah et du Hamas, au Djihad islamique, à l’Iran et au monde.
 
Il faut détruire le bras armé du Fatah, non l'armer, l'entraîner, le subventionner, dans l'illusion que les terroristes se retourneront contre les terroristes.
 
Ils se retourneront contre les Juifs. Il faut éliminer le Hamas. Alors seulement leur idéologie s’évanouira et les Arabes palestiniens deviendront accessibles à un discours et à la pratique de la paix.
 
Un Etat palestinien dans les conditions actuelles, serait une menace pour l’humanité.
Il serait la matérialisation de la victoire de l’extrémisme, comme le sont l'Iran des ayatollahs et certains régimes dictatoriaux et rétrogrades qui défigurent les peuples et les pays du Moyen-Orient et retardent leur accès à la civilisation et au progrès.
 
L’Axe du Mal existe, comme en 1940.
Le djihadisme et le nazisme représentent le même péril pour l’humanité. »
 
Titre original : « Il ne faut pas tolérer d’État palestinien » par Paul Giniewski sur http://a7fr.com/Default.aspx?tabid=156&articleType=ArticleView&articleId=46783
 
1) Michel Bôle-Richard : "A Gaza, avec ceux qui lancent des roquettes sur Israël", Le Monde, 18 Janvier 2008, p 1 et 4.
2) Christine Rousseau : "Boualem Sansal, de Sétif à Auschwitz", Le Monde des Livres, 18 Janvier 2008, p 3.
 
Pour en finir avec Gaza
 
Il n' y a aucune autre solution pour Gaza que d’être annexée  à l’Égypte ou intégrée en territoire autonome au sein de l’Égypte.

La géographie l’exige, l’Histoire l’exige, la dignité l’exige, la raison l’exige et, plus encore, la population qui, à maintes reprise, a "voté avec les pieds" pour cette solution.

Gaza était sous autorité égyptienne avant la Guerre des Six jours et n’a été occupée par Israël que parce que l’armée égyptienne a tenté d’envahir Israël à partir de Gaza.

Les résolutions de l’ONU après le cessez le feu de 1967 préconisaient le retour de Gaza, comme celui du Sinaï, à l’Égypte en contrepartie de la paix, comme d’ailleurs le retour partiel de la Judée-Samarie à la Jordanie.
C’est Arafat qui a imposé la reprise de ces territoires pour en constituer la Palestine, avec le seul et unique objectif que de détruire Israël par la guerre ou par le terrorisme.

Il faut refuser énergiquement d’unifier en une soi-disant Palestine formée artificiellement par la Judée-Samarie (la soi-disant Cisjordanie) et Gaza, ce qui constituerait une ligne de fracture à l’intérieur même du territoire israélien. Sous prétexte de "continuité territoriale" de la Palestine, il n’est pas question d’imposer à Israël une "discontinuité territoriale" !

Israël n’a aucune raison de prendre la responsabilité de l’économie, la santé, les communications, l’énergie de Gaza. Bien sûr que Gaza a le droit d’avoir toutes ces infrastructures nécessaires à une vie digne. Mais c’est de la seule responsabilité de l’Égypte et des "frères" arabes.

Gaza redeviendra alors un territoire pacifié égyptien, ou alors il nous faudra d’urgence élever une "muraille de fer" (et électronique, bien sûr) pour isoler Israël de Gaza ou l’unir à l' Égypte.

Cette bataille pour Gaza égyptienne doit être un impératif, une partie intégrante du dessein national, une ardente exigence pour chaque Israélien, pour chaque Juif.

Comme nous l’écrivions dans ces colonnes, "l’heure n’est plus au débat mais au combat".

Les Juifs n’ont pas le droit - ni plus le droit - de rester passifs devant une soi-disant démocratie virtuelle et nullement réelle, confisquée par un microcosme politique qui se pare de la légalité pour imposer son illégitimité, doublée de son incompétence et de sa lâcheté devant une opinion publique façonnée par la propagande et par l’antisémitisme.

Encore une fois "Maspik !", ça suffit !
 

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