Antisémitisme, l’éternel retour

Publié le par Ofek

L’antisémitisme, véritable sida mental de nos sociétés, revient en force. Le croit-on extirpé, il réapparaît chez de nouveaux contaminés. Depuis l’Antiquité il fut hellénique, chrétien, musulman, temporel, nationaliste, idéologique, socialiste, raciste, «scientifique», d’extrême droite, dont il fait partie du terreau culturel. Et voilà qu’il se manifeste à nouveau, mais aussi massivement, à gauche et à l’extrême gauche altermondialiste, ce qui n’a rien de paradoxal ni de surprenant dans une idéologie ensemencée par Joseph Proudhon et Karl Marx, sans oublier Joseph Staline ; le terrain est donc bien fécond de ce côté-là. Mais il existe à présent une bonne dose de perversité chez ceux qui, tout en condamnant l’antisémitisme verbalement et avec véhémence, au nom de l’antiracisme, l’habillent d’un nouvel accoutrement qui leur permet de s’y vautrer, la conscience pure et sans tache, illustrant ainsi la fameuse définition de l’antisémitisme : «le socialisme des imbéciles». Et celui des imposteurs, ajouterais-je.

Longtemps discrédité et bridé, comme lié aux horreurs du nazisme, il s’insinue à présent dans tous les pores du corps social et s’affiche même au grand jour sans vergogne. Cela va de l’insidieux port «anodin» du keffieh, exhibé sur les écrans de nos télés publiques par les jeunes connards mâles, femelles ou indéterminés, reléguant dans les greniers des nostalgiques mai soixante-huitards, bedonnants et grisonnants, le portrait jauni du Che, quelques peu éculé, jusqu’aux propos et écrits ouvertement antisémites, plus ou moins sous l’appellation de substitution «sionisme» ou «Israël» à la place de «Juif» ; et même cette ultime barrière a sauté depuis que «lobby juif» est devenu bien porté, à l’exemple d’un pédant ancien ministre que ces «Français innocents tués à la place des Juifs visés» ont immortalisé, mais qui ne nous a pas moins quitté, désespérant sans doute de trouver ici-bas des interlocuteurs dignes de la haute estime qu’il portait à son ego.

L’antisémitisme sournois s’empare de tous les incidents possibles pour se manifester. La dernière «idée» de notre remuant président, qui propose de faire de chacun de nos petits écoliers le porteur d’un «fantôme» d’enfant juif exterminé par les nazis, est sans doute pour le moins discutable, mais la teneur des réactions de la presse n’en est pas moins révélatrice : «Si au moins on associait aux enfants juifs exterminés à Auschwitz les enfants du Darfour et surtout les petits palestiniens …» ne manque-t-on de lire ou d’entendre de la part d’une gauche dévoyée qui manipule l’opinion publique. En somme, pour que nos petits écoliers ne soient pas traumatisés par le fardeau qui leur est imposé, il faut noyer chaque enfant juif assassiné dans un flot d’enfants palestiniens. Bien que récente, la compassion de la gauche pour les enfants du Darfour victimes de l’inhumanité et du racisme arabe soudanais, détail qu’elle passe sous silence, n’en mériterait pas moins un coup de chapeau si elle n’était pas destinée à mieux faire passer et mettre en relief l’enfant palestinien.

Mais comme l’écrivit naguère Jean-Paul Sartre, un antisémite étant fermé à tout argument qu’on lui oppose, on ne discute pas avec lui. On perdrait donc son temps à lui dire qu’il n’y a aucune commune mesure entre quelques enfants palestiniens, essentiellement victimes d’un état de guerre urbaine permanente, entretenu par les dirigeants arabes et iraniens et que ceux-ci envoient parfois se faire exploser dans une foule, et les centaines de milliers d’enfants Juifs désemparés, affolés ou prostrés, arrachés de façon froidement programmée à leurs parents non combattants, pour être gazés comme des insectes nuisibles. Alors que les juifs et leurs enfants n’avaient aucun moyen de s’opposer à leurs bourreaux, les palestiniens disposent d’un moyen fort simple et gratuit d’éviter que leur vie et celle de leurs enfants soient constamment menacées : c’est de ne pas faire la guerre, de refuser le recours à la violence. Mais allez donc dire ça aux «activistes» palestiniens et surtout à leurs commanditaires Syriens ou Iraniens et, bien entendu, à nos compatriotes alter mondialistes et autres gauchistes qui s’abritent derrière la «cause» palestinienne pour cracher leur venin antisémite. Alors chaque fois qu’un Mahmoud Abbas esquissera une négociation avec Israël, il y aura un islamiste du Hamas ou du Djihad islamique qui lancera des roquettes «artisanales» sur les habitations israéliennes et enverra des ados se faire déchiqueter pour tuer un maximum de Juifs.

Or, n’en déplaise au docteur Kouchner, les tirs quotidiens de roquettes, même «artisanales», sont des actes de guerre. Rappelons à ce sujet qu’Hitler n’a jamais déclaré une guerre. Alors de deux choses l’une : soit Hitler est l’agressé, soit la guerre de 1939 à 1945 n’a jamais eu lieu. Et Al Qaida a-t-il déclaré la guerre à l’Amérique ? En somme, en attaquant le repaire du terrorisme en Afghanistan, ce sont les Etats Unis qui sont les agresseurs.

Or, la guerre menée par le national-islamisme fait des victimes «extrajudiciaires» et appelle donc une riposte militaire appropriée ainsi que des mesures sécuritaires préventives incluant le mur «de la honte» (qui, pour des milliers d’Israéliens, est le mur de la survie), les bouclages, les barrages routiers et le blocus qui prive de courant les ateliers qui fabriquent les roquettes «artisanales», si déplaisantes soient-elles pour une population civile que le Hamas fait vivre, et parfois mourir, dans une zone de guerre. Cela déplait à Kouchner mais alors, que n’a-t-il condamné les bombardements de la Serbie par les forces de l’Otan ? Ce n’est pas son humanitarisme de salon qui empêchera les «activistes» palestiniens de profiter des assouplissements qu’il demande pour semer la mort chez les Israéliens.

Le premier devoir d’un gouvernement, surtout s’il est démocratique, c’est d’assurer la sécurité de sa population. S’il fallait une preuve de la barbarie des dirigeants palestiniens, elle réside dans leur volonté de mettre délibérément en danger, par des actes de guerre, la vie de leur population, enfants ou adultes. Selon nos journaleux, ces mesures rendent Israël très impopulaire et alimentent l’antisémitisme. Mais depuis quand un pays doit-il sacrifier sa survie et la sécurité de ses citoyens à une bien versatile cote de popularité biaisée ? Nous devons comprendre qu’Israël est le pays de ces Juifs qui, lassés de la compassion que leur valaient les pogroms et la Shoah, estiment à présent que mieux vaut vivre impopulaire que de se laisser asservir et massacrer, juste pour améliorer leur cote de popularité.

Alors délibérément ou inconsciemment, cet amalgame, sous un masque pseudo humanitaire et universaliste, entre enfants juifs exterminés dans la Shoah et les quelques enfants palestiniens victimes en premier lieu de l’inhumanité des dirigeants arabes et islamiques, n’est qu’une manifestation perverse de l’antisémitisme.

Du reste on peut «admirer» la discrétion de nos médias et surtout de nos agitateurs professionnels pro palestiniens nullement émus par l’enfant de huit ans dont les jambes sont arrachées par une roquette «artisanale» du Hamas, ce cousin germain de notre UOIF national ; il est vrai que l’enfant en question est juif ; alors quel intérêt ? Pourquoi faire les frais d’un correspondant local et de cameramen pour présenter en gros plan les moignons d’un bambin juif ? Les Juifs n’ont-ils pas depuis trop longtemps monopolisé la compassion universelle ? Alors basta ! Place à la compassion pour les petits Palestiniens ! Naguère, nos chaînes publiques ont ainsi abondamment diffusé et rediffusé en boucle l’image controuvée de supposés Israéliens tuant délibérément un garçon arabe blotti dans les bras de son père. Des rues de villes arabes portent désormais le nom de Mohamed al Dura ; on peut y affranchir son courrier avec des timbres à la mémoire de ce prétendu martyr qui rejoint en remontant le temps les nombreux enfants chrétiens que les Juifs, déjà au Moyen âge, étaient supposés avoir égorgés la veille de Pâque, le sang d’enfants chrétiens entrant, comme chacun le sait ou ne le sait pas encore, dans la composition du pain azyme. Le «journaliste» qui a bricolé cette vidéo est ainsi responsable de la mort de nombre de Juifs et aussi d’Arabes rendus furieux par cette propagande nauséabonde. Les faussaires qui ont inventé les Protocoles des Sages de Sion ont fait souche. Un journaliste dévoyé par son fondamentalisme marxiste et altermondialiste peut ainsi assassiner «extrajudiciairement» sans se salir les mains. Nous avons connu le crime de bureau avec son interminable liste des victimes, voici à présent le crime de plume et d’image que nous espérions ne plus connaître depuis l’époque où maints talents littéraires français avaient mis leur plume prostituée au service d’une propagande haineuse commanditée par l’Allemagne nazie et se sont ainsi associés ainsi à ses crimes contre l’humanité. Mais quelle importance ? L’essentiel pour un trotskiste n’est il pas de provoquer de l’agitation, juste histoire d’agiter ? Si Paris valait bien une messe, le Grand Soir et les Lendemains qui chantent valent bien leur pesant de cadavres et de mutilés.

Que reste-t-il de l’antijudaïsme chrétien ?

Consciente des ravages causés par ce que Jules Isaac désignait par «l’enseignement du mépris», l’Eglise catholique, sous l’impulsion des papes Jean XXIII et Jean-Paul II, a reconnu sa part de responsabilité dans la persécution des Juifs, en a fait acte de repentance et donné une nouvelle tournure à la présentation du Judaïsme et des Juifs dans son nouvel enseignement et dans son catéchisme. Ce courage et cette probité intellectuelle de la hiérarchie catholique ne va pas sans réticences, voire résistances dans certaines Eglises de rite oriental, sans oublier les églises catholiques d’Espagne, Hongrie et surtout de Pologne où l’antisémitisme, qui survit même sans Juifs, fait quasiment partie du patrimoine «génétique» de la majorité de ces peuples. Le courage des papes précités n’en est que d’avantage méritoire et doit être souligné et salué. Disons que l’Eglise catholique, comme du reste les diverses églises protestantes moins contrôlables cependant, ne sont plus des foyers d’antisémitisme. Avec cependant un bémol pour ce qui est des églises Orthodoxes qui, depuis l’époque byzantine jusqu’à nos jours, n’ont jamais ménagé les Juifs.

Et l’antisémitisme islamique ?

Le problème est différent avec l’Islam car son antisémitisme militant s’y inscrit dans un contexte de guerre contre le monde Occidental et la culture qui s’y attache. Parlons d’abord des exceptions, en regrettant que ce ne soient que des exceptions, en citant les cas louables, tel celui de Mohamed V qui a tenu tête au gouvernement de Vichy lorsque celui-ci voulait étendre aux Juifs du Maroc l’ignoble Statut des Juifs, prélude à leur arrestation et leur livraison à l’Allemagne nazie. Et remontons le cours de l’Histoire pour rappeler que les Juifs séfarades persécutés et expulsés par les très catholiques monarques d’Espagne et du Portugal et rejetés des autres terres catholiques, furent bienvenus dans l’empire Ottoman. Je crois aussi savoir que persécuté en Espagne, alors musulmane, et menacé d’y laisser la vie (ce qui écorne le mythe d’une Espagne musulmane tolérante) Maimonide trouva finalement bon accueil auprès de Saladin en Egypte. On ne peut donc parler d’un islam uniforme et invariable dans l’espace et dans le temps. Il y a aussi des variantes «nationales». Les Turcs ne sont pas arabes et Saladin était lui-même kurde. Certes, même dans les pays musulmans momentanément tolérants, les Juifs, comme les Chrétiens, étaient réduits, avec plus ou moins de rigueur et de vexations, au statut de dhimmis, mais disons que durant ces mêmes périodes, les pays chrétiens ne répondaient guère mieux à notre actuel modèle de tolérance, de liberté de conscience et d’ouverture d’esprit.

Les apologistes de l’islam, qui font valoir que cette religion a été au cours de son histoire moins antijuive que le christianisme, se livrent à un maquillage cosmétique. Mise à part la Shoa que ces apologistes de l’islam attribuent à tort à l’Eglise, alors que l’idéologie nazie était aussi antichrétienne, l’islam, dès qu’il s’est imposé en Arabie, y a procédé à des exterminations massives de Juifs, au point qu’à la mort de Mahomet, il ne restait plus en Arabie un seul juif encore vivant. Si Mahomet a, de son vivant, tué moins de Juifs qu’Hitler, c’est que l’Arabie comptait à son époque moins de Juifs que l’Europe à l‘époque d’Hitler. Et avant l’Eglise, l’islam a imposé aux Juifs des signes vestimentaires qui les rendaient à tout moment identifiables. La rouelle médiévale imposée par l’Eglise, qui servit de modèle aux nazis pour l’étoile jaune, fait donc partie des nombreux apports culturels dont l’Europe chrétienne est redevable aux Arabes.

Sans pour autant oublier quelques courtes périodes relativement heureuses, mais localement limitées, l’antisémitisme est resté jusqu’à nos jours profondément enraciné dans la «rue arabe», comme en témoigne le docteur Claude Bensoussan (
http://www.guysen.com/articles.php?sid=6666). Le fait relaté par ce témoin serait-il une «simple» manifestation d’un antisémitisme populaire, une dérive par rapport à la doctrine musulmane ? Ce serait déjà inquiétant s’il ne s’agissait que de cela. Or, la foule dit tout haut, sans précaution «diplomatique» ce qu’elle a retenu des discours et de l’enseignement qui lui a été dispensé. Les nationalismes «laïques» arabe, turc, pakistanais ou iranien, qui prennent leur essor au début de XXème siècle, associés à l’Islam congénitalement conquérant, constituent un mélange détonnant qui contamine toute les diasporas musulmanes désormais bien implantées en Europe, en Amérique et en Australie, de sorte qu’aucun pays de culture occidentale n’échappe dans son sein au pouvoir de nuisance de l’islam. Cette diaspora islamique est aussi un formidable vecteur des discours et des passages à l’acte antisémites.

C’est par un caïd musulman africain qu’Ilan Halimi fut «sélectionné» en tant que Juif, séquestré à Bagneux, torturé et assassiné car les Juifs «ont de la thune» ; c’est par un voisin musulman, opportunément décrété «mentalement irresponsable» après coup, qu’un jeune disc-jockey est assassiné parce que juif. C’est quotidiennement que des Juifs en tant que tels sont pris à partie dans les rues, les gares, les arrêts de bus par des «jeunes» musulmans, injuriés et molestés. Ce sont des jeunes musulmans, scolarisés au lycée Montaigne, qui, avec la complicité du Mrap et de la LDH, contraignent un élève juif à changer d’établissement scolaire. Or, même si la population française a toujours compté bon nombre d’antisémites, jamais auparavant les Juifs n’ont été agressés en tant que tels par des passants, même durant les années noires de l’occupation allemande et malgré les lois antisémites de Vichy. Jusqu’à notre Président de la république qui, lors d’une visite d’Etat en Algérie, doit avaler des couleuvres et renoncer à se faire accompagner par Enrico Macias, un membre du gouvernement algérien ayant, en guise de discours de bienvenue, ouvertement tenu des propos antisémites. Enrico Macias est certes né en Algérie, mais il n’a plus sa place dans un pays qui, fidèle à son idéologie national islamique, se veut «Judenrein», débarrassé de toute présence juive. Ce qui ne signifie pas que les Chrétiens y soient bienvenus. Il en est du reste de même dans pratiquement tous les pays musulmans. A l’heure où l’on remet la question des «réfugiés» palestiniens sur le tapis, il n’est pas inutile de leur opposer le million de Juifs contrains de fuir la Syrie, le Liban, l’Irak, l’Egypte, la Libye, le Maghreb où ils étaient enracinés depuis des siècles, voire parfois depuis deux millénaires et dépouillés de tous leurs biens. S’y ajoutent les Pieds Noirs qui, après avoir subi quelques «pogroms», ont aux aussi pris le chemin de l’exil. Ces pays donneurs de leçons ne pourraient–ils pas accueillir les «réfugiés» palestiniens pour les intégrer à la place laissée vacante par les Juifs, les Chrétiens, les «Pieds Noirs» et les familles des Harkis? Ce serait logique mais la culture islamique, qui relève du totalitarisme, est-elle réceptive à la raison ?

Un régime ou une idéologie s’évalue selon son taux d’antisémitisme. Dans un système démocratique et laïque, l’antisémitisme peut exister mais confiné à l’échelle groupusculaire ou individuelle. Dès qu’un Etat, une idéologie ou un parti souscrit à l’antisémitisme, on peut avoir la certitude qu’il s’agit d’un totalitarisme agressif et méprisant les droits de l’homme. C’était le cas du régime nazi et de son frère jumeau communiste soviétique. Souvenons-nous que pour endormir toute vigilance dans les pays qu’elle s’apprêtait à envahir, l’Allemagne nazie s’y livrait à une virulente propagande antisémite et y recrutait des agitateurs, d’autant mieux disposés, qu’ils bénéficiaient de quelques générosités allemandes. De ce côté-là, traditionnellement plus antisémite que l’Allemagne, la stupide Pologne fut un terrain et une cible idéale. Aujourd’hui c’est l’islam avec les Etats et les organisations qui s’en réclament, et les richesses inouïes accumulées par le pétrole, qui prend le relais avec des moyens de nuisance accrus. Pensons-y, retenons la leçon de l’Histoire et exigeons une politique adéquate pour parer à cette menace. Aujourd’hui, c’est déjà difficile mais encore possible, demain ou dans très peu de temps il sera trop tard.

Modes d’expression

Il s’agit bien entendu Imad Mugniyeh «victime» d’un «assassinat extrajudiciaire». Curieux quand même que jamais, au grand jamais, les bonnes âmes légalistes n’ont qualifié d’assassinats extrajudiciaires les milliers de victimes françaises, américaines ou juives à l’actif de ce génie des assassinats en masse. Qu’importe qui a «fait le coup» ? Bien joué ! Et bon débarras. Dommage seulement que cela n’ait pas eu lieu quelques années auparavant. L’Amérique, la France ou Israël avaient tout intérêt, non seulement de lui faire payer ses crimes passés, mais surtout de le mettre définitivement hors d’état de nuire afin d’épargner des milliers de vies humaine. Un «assassinat extrajudiciaire» pour épargner la vie de centaines ou même de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, est-ce trop pour les tordus du droit pour lesquels mieux vaut admettre le meurtre de centaines ou de milliers d’humains que d’enfreindre une loi en éliminant, faute d’autre moyens, un dangereux criminel ?

Mais son cas, déjà largement débattu sur LibertyVox (
http://www.libertyvox.com/article.php?id=301) et d’autres sites ainsi que dans les médias, m’intéresse moins que celui d’un autre criminel.

Celui qui, sans état d’âme, envoyait les autres au casse-pipe pour tuer un maximum de Juifs coupables d’être israéliens, est mort paisiblement dans son lit. Georges Habache, responsable de nombreux assassinats «extrajudiciaires», se voit couvrir d’éloges par des hommes politiques et des journalistes endoctrinés, pourtant prompts à condamner les «assassinats extrajudiciaires» commis par les américains ou les israéliens. Il est vrai, et mettons-nous ça dans la tête, qu’un Palestinien, de surcroît de gauche, ne commet jamais d’assassinat extrajudiciaire ; quand il exécute des otages ou envoie un pauvre abruti se faire déchiqueter au milieu d’une foule, il «résiste». Ça change tout, n’est-ce pas ? Il n’est donc pas un terroriste. Il n’y a pas de terrorisme arabe en général et palestinien en particulier, parole de Georges Malbrunot, leur porteur de valises. Ce dernier ne déclare-t-il pas sur France Culture que le prétendu terrorisme arabe n’est qu’un mode d’expression politique ? Le fascisme, l’hitlérisme ou le stalinisme n’étaient-ils pas, eux aussi, des modes d’expression politique ? De même pour les ultragauchistes italiens, français, allemands ou japonais qui se sont illustrés durant les «années de plomb», semant la mort dans leur sillage. Ce ne sont pas des crimes mais des «modes d’expression politique». Du reste, il n’est que de voir les beuglements d’indignation des tarés gauchistes, chaque fois qu’il est question d’extrader l’un de ces criminels bénéficiant d’un droit d’asile ou chaque fois qu’une libération anticipée d’un de ces criminels est refusée. Auschwitz, Maïdanek, Dachau ou les fosses communes de Katyn ne sont désormais plus que des modes d’expression politique. Un avion de ligne explosant en plein vol avec ses passagers est un mode d’expression politique. De respectables modes d’expression politique. Alors de quoi nous plaindrions–nous ? Je suppose que dans le cas de transporteurs de fonds massacrés par les braqueurs, on ne peut parler de banditisme puisqu’il s’agit d’un mode d’expression économique. Avec le fait d’avoir été otage des Arabes pour seule notoriété journalistique, Georges Malbrunot n’est pas moins un linguiste génial. Il vient d’enrichir la Novlangue de son «mode d’expression politique».

Chacun sait que les modes d’expression relèvent de la culture, celle que France Culture, dominée par les cloportes de mai 68, diffuse sur ses ondes, aux frais des citoyens soumis à la redevance, que ça leur plaise ou pas. Pravda obligatoire pour tous. Alors bravo à Sarkozy qui souhaite interdire la pub sur les chaînes publiques. Avec moins de fric, elles auront, espérons le, moins de moyens de nous endoctriner, moins de propagandistes à rémunérer. Et les chaînes publiques reflèteront mieux la laïcité de l’Etat qui s’impose aussi aux idéologies et non exclusivement aux religions. Pour ce qui est de Habache, il nous est rappelé qu’en 1992, il a bénéficié, sans doute en sa double qualité de palestinien et d’homme de gauche, de l’aide de la France de gauche qui, sous l’impulsion de l’inénarrable Georgina Dufoix, a diligenté la Croix Rouge en faveur de cet idéologue criminel. Soyons donc généreux envers la Croix Rouge française qui nous tend sa sébile. Mais serait-ce parce que les enfants juifs livrés aux Allemands par la diligente police française n’avaient tué personne que cette même Croix Rouge n’a pas levé le petit doigt pour les secourir ? Pure calomnie ! C’est probablement parce que ses sébiles lui revenaient vides qu’elle n’a rien pu faire pour les gosses internés à Pithiviers, Beaune la Rolande ou Drancy pour être livrés aux chambres à gaz nazies.
 
André Dufour
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http://www.libertyvox.com/article.php?id=304

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Joel 22/02/2008 13:29

Antisémitisme, l'eternal retour .Quand l'antijudaîsme (plus approprié ) a-t-il réellement disparu  ?Peut -etre s'est-il un peu estompé ,sournoisement,pour revenir  en force sans se voiler la face .Nos errances et nos faiblesses sont les signaux de" l'eternel retour".Chabat chalom.