Pourim

Publié le par Ofek

 
Le roi de Perse Assuérus a épousé une juive Hadassah, surnommée Esther, sans connaître ses origines.
Elle a pour cousin Mordékhaï. Celui-ci refuse de se prosterner devant le favori du roi, Hamann qui, pour se venger, décrète l'extermination de tous les Juifs de Perse et de Medie.
Il tire au sort ("pour" en Persan) la date de ce qui constitue la première tentative de "solution finale" concernant le peuple juif.
Le douzième mois, le mois de Adar, le treizième jour du mois, l'exécution du décret royal venait à échéance.
Le jour même où les ennemis des juifs avaient espéré les exterminer, ce fut le contraire qui eut lieu. Les juifs prirent, le dessus sur ceux qui les haïssaient. Ils se rassemblèrent dans leurs villes respectives, sur toute l'étendue des provinces du roi Assuérus, pour s'attaquer à ceux qui avaient programmé leur perte.

Personne ne leur tint tête, car ils inspiraient la terreur à tous les peuples. Tous les préfets des provinces, les satrapes, les gouverneurs, les fonctionnaires du roi, leur prêtèrent main-forte, car la crainte de Mordékhaï s'était emparée d'eux.
 
Mordékhaï était devenu influent dans le palais du roi, et sa renommée se répandait dans toutes les provinces. Les Juifs défirent donc tous leurs ennemis, en tuant et détruisant ceux qui les haïssaient.
Dans Suse, la capitale, les juifs exterminèrent cinq cents hommes.
Et en outre, Parchandata et Dalphane, et Aspata et Porata et Adalia et Aridata et Parmachta et Arissaï et Aridaï et Vaïzata, les dix fils de Hamane, fils de Hamdata furent mis à mort, mais on ne porta pas la main sur le butin.

Le jour même, le compte des victimes tombées à Suse, la capitale, fut communiqué au roi.

Celui-ci dit à la reine Esther : « A Suse, la capitale, les juifs ont tué et exterminé cinq cents hommes ainsi que les dix fils de Hamane. As-tu encore une demande à présenter, elle te sera accordée, un souhait à exprimer, il sera réalisé ».

Elle lui demanda: « Si le roi le trouve bon, qu'il soit permis aux Juifs qui sont a Suse d'agir encore demain selon le décret d'aujourd'hui, et que l'on pende au bois les dix fils d'Hamann. » (Esther 9:12)

Les pendre alors qu'ils avaient été tués le jour même ?! Voila qui est bien étrange.

Les maîtres du Talmud nous ont appris que chaque fois que l'on parlait du roi s'il était précisé "le roi Assuérus" il s'agissait bien de lui, mais que lorsque le mot "roi" seul est écrit, cela fait référence a Dieu.
Or la demande d'Esther est faite au roi sans le nom d'Assuérus. Cette demande est par conséquent adressée à Dieu lui-même. Et le demain en question, n'est pas le lendemain, mais un jour dans un temps futur.
 
Cette histoire n'est pas sans rappeler un autre Hamane plus récent qui avait le même dessein : l'extermination du peuple juif.

Hitler a bien failli réussir son projet. Il n'a échoué que grâce à la providence divine qui, comme dans la Méguila, était Esther c'est-à-dire cachée.
Oui, Dieu s'est dissimulé pendant cette période à travers les événements naturels de l'Histoire comme dans la Méguila d’Esther où Son nom n’apparaît jamais.
La délivrance n'a pas été éclatante aux yeux de tous comme à la sortie d'Égypte, mais dissimulée par le déroulement de l’histoire.

Après la fin de la dernière guerre, le 16 octobre 1946, les Alliés ont jugé les criminels nazis, dans un procès historique et mémorable : Le procès de Nuremberg.

Il s'agit d'un procès organisé par les vainqueurs de l'Allemagne nazie, du 20 novembre 1945 au 10 octobre 1946. Le tribunal a été créé à Londres, le 8 août 1945.

24 personnalités nazies sont jugées. Ces hommes sont accusés de : crimes contre la paix, c'est-à-dire d'avoir décidé, préparé, organisé la guerre ; crimes de guerre, c'est-à-dire d'avoir violé les règles de la guerre, en exécutant des prisonniers de guerre, par exemple, en ne respectant pas les Conventions de Genève ; crimes contre l'humanité, c'est-à-dire d'avoir organisé la déportation et le massacre systématique de populations désarmées, en particulier dans les camps de concentration et d'extermination.

Le procès se termina mais le verdict fut différé de nombreuses fois par des appels et des demandes d'amnistie.
Finalement le verdict fut prononcé après le Nouvel An juif : Douze condamnations à mort par pendaison (C'était la première fois que des militaires étaient condamnés à la pendaison, normalement, les coupables auraient du être passés par les armes).
Ils étaient douze, dont l'un parvint à s'échapper (Borman), l'un (Goering) se suicida la veille de son exécution.
Les dix "fils d'Hamann" passèrent à la potence ce septième jour de Soukkot.

Finalement, ils ne furent donc que dix. Ils furent exécutés le 16 octobre 1946, jour de Hocha'ana Rabba. Pendant quatre vingt dix minutes les condamnés se succédèrent à la potence.

Le jour de la pendaison, des journalistes étaient présents. Le correspondant du NewsWeek a écrit un article détaillé décrivant la scène : Neuf des condamnés ont été à la mort avec fierté. Quant au dixième, Julius Streicher, il a fallu le traîner de force à la potence.

Le Newsweek, du 28 octobre 1946, rubrique Affaires Étrangères p.45, rapporte : Seul Julius Streicher s'en alla sans dignité. Il fallut le pousser sur le plancher, les yeux hagards et hurlant Heil Hitler.
En montant les marches, il s'écria Et maintenant, je vais à D. Il regarda fixement les témoins qui étaient en face de la potence et cria « Pourim 1946 » !

Au même moment, et dans un bruit sec, la trappe s'entrouvrit sous ses pieds.
Le journaliste a écrit, que Pourim est un Carnaval Juif.
L'événement a aussi été rapporte entre autre par le journal France Soir.

Le Conseil du Contrôle des Alliés a publié les seules photographies officielles prises aux exécutions de Nuremberg. Sur les ordres du Conseil, le lieutenant Edward F. Mc Laughlin, photographe de l'armée américaine, avait pris une photo de chaque mort étendu dans un simple cercueil de bois dans le gymnase où avaient lieu les exécutions.

Julius Streicher (1885-1946) : Instituteur, puis officier en 1914-1918, violemment antisémite, il rencontre Hitler dès 1921. Il était alors le responsable de l'extrême-droite de Franconie, ce qui contribua à faire de Nuremberg une ville phare du Parti Nazi.
Il participe au putsch manqué de Munich en novembre 1923. Il fut le directeur du journal antisémite Der Stürmer de 1923 à 1945. Député au Reichstag en 1933, connu pour ses violences verbales contre les Juifs.
Tombé en disgrâce durant la Seconde guerre mondiale. Il est jugé à Nuremberg, ville dont il avait fait un bastion nazi.

Bizarre, vous avez dit bizarre…

Il est tout à fait remarquable de constater une anomalie au niveau de la taille de certaines lettres de la Méguila. Trois lettres avec une taille réduite, et une lettre plus grande que les autres.
 
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Toutes ces lettres se trouvent dans l'énumération des noms des dix fils d'Aman qui ont été pendus. (Esther 9:7)

Dans le nom du premier nous avons le Tav (lettre "t") écrit plus petit ;
Dans le nom du septième nous avons le Shine (lettre "ch") écrit plus petit ;
Dans le nom du dixième nous avons le Zaïne (lettre "z") écrit plus petit ; et le Vav ("v") écrit plus gros.

A chaque lettre hébraïque correspond une valeur numérique (Guématria), donc un chiffre.
Voici la valeur numérique de chacune de ces lettres :

Les petites lettres :
Tav = 400
Shine = 300
Zaine = 7
Total = 400 + 300 + 7 = 707

Le Vav écrit plus grand a pour valeur 6.
Le fait qu'il soit plus grand nous indique qu'il ne fait pas partie du même groupe que les autres lettres. Il ne faut donc pas l'additionner, mais l'utiliser comme la plus grande valeur : il nous indique le sixième millénaire.

Nous obtenons ainsi l'année 707 du sixième millénaire soit l’année 5707
qui est l'année du procès de Nuremberg et correspond à l’année 1946.

Le 21 Tichri 5707, le jour de Hocha'ana Rabba (septième jour de Soukkot), Julius Streicher, l’un des dix nazis condamnés à mort, hurlait avant de mourir par pendaison : « POURIM 1946 » !

A noter que, après Roch Hachana (le jour du jugement) et Kippour (qui offre la possibilité du repentir), Hocha'ana Rabba est le jour du décret d’application du jugement.

Un texte du Zohar : (Vayikra, 31b) : « le septième jour de Soukkot, le jugement des nations est prononcé. Les sentences sont délivrées par le trône céleste, et les Jugements sont exécutés le jour même ».

Pour nos générations, le souvenir maudit de Hitler (tout comme celui de Staline) est du même acabit que celui d'Hamann et d'Amalek.

Or c'est le septième jour de Soukkot 5707, 16 Octobre 1946, que furent pendu les dix "dignitaires" nazis à l'issue du procès de Nuremberg.

Il est donc clair maintenant que la demande d'Esther : « d'agir encore demain selon le décret d'aujourd'hui » n'était pas adressée au roi de Perse A’hachvéroch (Assuérus), mais bien à D…

Ces lettres anormales étaient une indication prophétique du moment où la demande d'Esther (qui a été acceptée) serait réalisée.
 
« Pourim 1946 », ce sont les derniers mots prononcés, par Julius Streicher, responsable de la propagande nazie et proche d'Hitler, avant de monter sur l'échafaud. Que signifient ces paroles ? Quel sens ont-elles ? Quels mystères cachent-elles ? Des paroles énigmatiques qui resteront incomprises pendant des années. Existe-t-il un lien entre ces paroles et un texte datant de plus de 2000 ans, le rouleau d'Esther ? Quel autre mystère cache ce procès ?…

Le procès de Nuremberg présente d'une part des similitudes avec des faits historiques qui se sont déroulés à l'époque d'Esther comme le jugement d'une politique de “solution finale” à l'encontre du peuple juif, le nombre de condamnés exécutés, la pendaison, un suicide.
D'autre part, des détails sur son déroulement (date du procès, mode d'exécution, type de potence) sont annoncés dans le rouleau d'Esther.
Et si les dernières paroles de Julius Streicher « Pourim 1946 » étaient la clé pour comprendre ce qui rapproche le procès de Nuremberg du rouleau d'Esther.

Que peut bien vouloir dire ce terme Pourim ?

Pourim est le nom d’une fête juive célébrant la délivrance du peuple juif menacé d'extermination, dont les faits sont rapportés dans le rouleau d’Esther sous forme de conte.
D'après la thèse de deux historiens, Rav Morde'haï Neugroshal et Rav Abraham Bloch, les derniers mots de Julius Streicher nous conduisent vers une énigme vieille de 60 ans qui met en parallèle des évènements prophétiques relatés par le rouleau d'Esther et le procès de Nuremberg.

Les plus grands spécialistes de Nuremberg, des historiens, des juristes, des avocats et des chercheurs vont se pencher sur ces faits déroutants et sur la thèse de ces historiens afin d'éclairer notre enquête et de nous livrer leurs points de vue.

Et si le procès de Nuremberg avait été annoncé des milliers d'années plus tôt ? Et si, dans l'histoire du peuple juif, marquée d'exils, d'errance et de souffrance, on trouvait la trace écrite de ce qui allait arriver ?

Prophétie ou coïncidence ? Des questions auxquelles nous tenterons de répondre et qui changeront votre vision de l'Histoire.
 

Publié dans Reflexion Juive

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Orela 28/02/2008 16:45

En effet très impressionnant !!!Merci pour  cet article OfekY a t il un ouvrage référent?

Ofek 28/02/2008 17:08

Après qu’un ami m’ait parlé de cette histoire, j’ai fait des recherches sur la toile en tapant « Pourim 1946 ».Un livre du même nom est déjà sorti et le film ne devrait pas tarder… A+ Orela  

Joel 26/02/2008 12:46

Réellement impressionnant ! !Si l' Histoire est écrite , peut etre les rabanim connaissent la fin de notre "Haman " actuel ?