L’Iran peut compter sur la communauté des défroqués

Publié le par Ofek

 
« “L’Iran est dirigé par un groupe des musulmans fanatiques qui croient que le temps du Messie est arrivé” dit Bernard Lewis.
“C'est tout à fait dangereux. La Russie et les États-Unis ont des armes nucléaires, mais il a été toujours clair qu'elles ne les emploieraient jamais en raison du MAD (Mutual Assured Destruction). Chaque côté savait qu'il serait détruit s'il attaquait l'autre”.
“Mais avec ces gens en Iran, la destruction mutuellement assurée n'est pas un facteur dissuasif, mais plutôt une incitation” indique le savant.
“Ces gens estiment qu'ils peuvent accélérer la venue du Messie. C'est une situation extrêmement dangereuse dont il est important de se rendre compte”.

Le 23 février 2008, le Prix Nobel Mohamed El Baradeï, Directeur Général de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, a présenté son dernier rapport sur la satisfaction par l’Iran des conditions posées par le Conseil de Sécurité de l’ONU, pour lui éviter des sanctions.
Le dernier rapport ? Probablement pas, il y en aura d’autres car le rapport dit, inter alea, «Notre tâche en Iran est de s'assurer que le programme nucléaire iranien est exclusivement dirigé vers des buts pacifiques. Nous sommes là depuis cinq années. Pendant les quatre derniers mois, nous avons accompli un bon progrès en clarifiant les questions en suspens, cependant, ce n'est pas suffisant à mon sens, car l'Iran n’a pas transmis jusqu'ici des rapports au sujet des liens possibles entre l'enrichissement de l'uranium, le travail de conception d'ogives de missiles et les essais d’explosifs puissants».

Un Prix Nobel qui ne tire pas les conclusions de ce qu’il dit lui-même, cela pourrait paraître curieux et créer quelques doutes quant à ses capacités intellectuelles.
Car «enrichissement d’uranium, conception d’ogives, de missiles et explosifs puissants» on ne voit pas ce qui pourrait manquer pour tirer la conclusion que l’Iran cherche à disposer d’une bombe atomique ou à acquérir la capacité ou les connaissances nécessaires pour la construire.
L’ambition de l’Iran de disposer d’une option militaire nucléaire a une double raison : géopolitique, être LA puissance qui gouverne le Proche et le Moyen-Orient, et messianique, accélérer la venue du Messie, quête du Graal pour la secte shiite dont il se réclame.
Sur son chemin, l’Iran considère que l’obstacle le plus important est Israël.
Sans s’arrêter à la logorrhée hebdomadaire de ses dirigeants annonçant le déclenchement du compte à rebours pour la destruction d’Israël, on doit se souvenir de la déclaration du «modéré» Rafsandjani pour lequel «l’éventuelle disparition de la moitie de la population iranienne serait un prix acceptable pour l’éradication définitive d’Israël».
Il ne s’agit pas de jouer au poker menteur quand on met sur la table la vie ou la mort de 35 millions d’êtres, fussent-ils iraniens et musulmans.
Bernard Lewis a raison, les mollahs de Téhéran sont dangereux, et non seulement pour Israël ou le reste du monde, mais premièrement pour leur propre peuple. On remarquera que le langage de l’Iran ne correspond pas au MAD mais qu’il est génocidaire.

Quand l’Union Soviétique a acquis la parité nucléaire avec les Etats-Unis, le monde est entré dans une phase plus dangereuse de la guerre froide. Car chaque camp pouvait détruire l’autre un certain nombre de fois mais «celui qui tirait en premier allait disparaître en second». C’est à ce moment-là que le concept MAD s’est imposé, ensuite le concept «équilibre de Nash» et la théorie de «la deuxième frappe» de Mc Namara.

Un autre Prix Nobel, Robert Autmann, spécialiste de la théorie des jeux et de ses applications en économie, est arrivé à trois conclusions.
(A) La guerre n’est pas un acte irrationnel et il doit être étudié scientifiquement pour le comprendre et pour, éventuellement, la gagner ;
(B) une étude répétée permet d’estomper l’importance du «maintenant» en faveur du «après» ;
(C) les approches simplistes pour obtenir ou faire la paix («apaisement») peuvent conduire à la guerre, tandis que des menaces crédibles et la destruction mutuelle assurée peuvent éviter la guerre d’une manière fiable.

Mais de théorie en concept et de déclaration belliqueuse irresponsable en acte de terrorisme destiné à habituer le monde aux catastrophes qui vont venir, on voit bien que ce qui est en cause c’est l’irrationalité d’un protagoniste qui se prend pour le Docteur Folamour. Sauf qu’il dispose de ressources pratiquement illimitées (pétrole et gaz), de leviers économiques rendant toute tentative d’isolation ou de sanctions inopérantes et, par-dessus tout, d’une totale soumission à un système de pensée irrationnel car religieux.

Le monde entier a un problème, il s’appelle l’Iran.
Trois affirmations fortes ont eu cours ces dernières années :
«Une guerre contre l’Iran serait la pire des choses sauf un Iran avec la bombe»,
«si vous êtes intéressé à éviter la troisième guerre mondiale, vous devez être intéressé à empêcher les Iraniens d’avoir les connaissance nécessaires pour disposer d’une arme nucléaire» et,
«la bombe ou le bombardement, voilà le choix pour la communauté internationale face à l’Iran».
Dans l’ordre, Richard Cheney, George W Bush et Nicolas Sarkozy.

Quand enfin, en 2000, on a appris que l’Iran poursuivait un programme nucléaire secret depuis 18 années, quand des dissidents iraniens ont fait connaître l’ampleur de ce programme, quand le monde a compris que le programme n’avait de sens que militaire, les Etats-Unis ont «mis sur la table» une option militaire.
Pendant deux années, l’Europe s’est opposé à une approche «musclée» et est arrivée à convaincre les Etats-Unis d’accorder une chance à la négociation.
L’absence d’armes de destruction massives en Irak, cause principale du déclenchement de la deuxième guerre du Golfe, a été une des raisons pour lesquelles l’Amérique a accepté de laisser faire l’Europe. Mais la guerre a eu aussi comme résultat de retarder pour un temps le projet iranien, sans doute par peur que le pays puisse être le troisième sur la liste (après l’Afghanistan et l’Irak). Pour un temps, car il a été repris depuis, «vapeur toute», en faisant des progrès remarquables sur la voie de l’enrichissement de l’uranium nécessaire pour disposer de matière fissile en quantité suffisante pour confectionner une bombe.

Malheureusement, conduites par un clown (Haut Représentant aux Affaires Etrangères de l’Europe, Javier Solana), des négociations pendant cinq ans n’ont rien donné.
Aussi parce que depuis mars 2005 le chef négociateur avait assuré que «pour ce qui concerne l’Iran, aucune action militaire n’est prise en considération». Déclaration reprise par le ministre des affaires étrangères britannique de l’époque, le socialiste Jack Straw, sous la forme de «toute action militaire contre l’Iran serait une ineptie».
Et on voit que la troisième conclusion de Robert Autmann n’étant pas respectée il n’y avait (il n’y a) aucune raison pour l’Iran de ne pas avancer sur son chemin, au bout duquel attend (nous attend) la guerre.

Pourtant, un faisceau d’indices concordants est là pour mettre en doute les déclarations de l’Iran quant aux fins pacifiques de son programme.
Laissons de côté les fariboles du genre "l’eau lourde (installation de production à Arak, produit nécessaire pour fabriquer du plutonium dans un réacteur) sera utilisée pour guérir le cancer, comme en Occident" (Président de l’Académie des Sciences de l’Iran) ou "les essais d’explosifs puissants faits pour fabriquer des airbags".
On devrait comprendre que 1 + 1 = 2.
 
Car si l’uranium enrichi est nécessaire à l’Iran comme combustible pour ses futures centrales nucléaires, on ne voit pas pourquoi ce pays n’a accepté ni l’offre russe, ni celle saoudienne proposant la prise en charge de la fabrication dudit combustible.
Ni pourquoi il serait nécessaire d’enrichir l’uranium au-delà des 5% nécessaires pour les réacteurs, sans aller vers les 90/95% nécessaires pour la bombe.
Ni pourquoi on travaillerait d’arrache-pied à créer de fusées balistiques capables de porter des ogives nucléaires à plus de 2.000 km (comme par hasard, la distance qui sépare l’Iran d’Israël…).
Ni pourquoi les pays limitrophes, ceux du Golfe, seraient effrayés : «Bien qu’ils n’aient pas la bombe pour l’instant, ils sont en train d’avancer vers sa construction, ce qui risque de pousser la région entière vers un conflit.
Nous devons comprendre que cela va s’aggraver et que ce n’est pas raisonnable» (Salman Bin Hamad Al Khalifa, Prince héritier de Bahreïn).
Et on entend les «réalistes» de la région dire «l'Iran bombardé, on aura des difficultés pendant 18 mois, l'Iran avec la bombe on en aura pour 18 ans».
 
Bref, l’Iran aura la bombe, l’Iran disposera de vecteurs pour la faire exploser là où il voudra, de préférence en Israël.
Quand ? Nonobstant les conclusions lénifiantes du dernier rapport des agences de renseignement américaines ou de celles de l’AIEA, les renseignements militaires israéliens viennent de laisser comprendre (Général Amos Yadlin) que la fenêtre la plus probable va de 2008 à 2010.

Que faire ?

Pendant des années, les dirigeants d’Israël ont considéré que le «problème de l’Iran» était celui de la communauté internationale.
Pourtant, en septembre 2004, Ariel Sharon déclarait «la communauté internationale n'a pas fait assez pour arrêter l'Iran de se doter d'armes nucléaires», en avertissant «qu’Israël prendra ses propres mesures pour se défendre».
En 2007, en visite à Moscou, pendant la conférence de presse, se tenant à côté de Vladimir Poutine, Ehud Olmert martelait «Israël ne peut pas se permettre le luxe de la création d'une situation où un pays comme l'Iran dispose d’un potentiel non conventionnel. Israël n’acceptera jamais ce type de situation. Pour nous, quand le chef d'un pays dit qu’il veut nous détruire, cela ne ressemble pas à une déclaration vide, mais à quelque chose que nous nous devons d’empêcher de toutes les manières acceptables et possibles».
 
La situation n’a pas changé depuis, au contraire. Les Etats-Unis ne commenceront pas une guerre dix mois avant qu’un nouveau président n'arrive aux affaires, et l’Europe, toute à ses petites affaires commerciales et/ou d’investissement avec l’Iran, ne fera rien d’autre que traîner des pieds pour qu’aucune sanction réellement forte ne soit prise.
Sans parler de l’attitude immonde de la Russie ou de la nonchalance irresponsable de la Chine. Si, elle fera quand même quelque chose : prôner la négociation sans se soucier des résultats qui n’ont pas été obtenus depuis plus de cinq ans. L’essentiel étant le processus de négociation, non pas les résultats.

Reste Israël pour qui un Iran doté de l’arme nucléaire, c’est la disparition garantie car, vu l’exiguïté de son territoire, si l’Iran «tire le premier», Israël disparaîtra.
Pas de possibilité de «deuxième frappe» (même si des sous-marins pourraient palier l’absence de territoire, mais à quoi bon ?), le concept MAD n’est donc pas applicable.
D’évidence, Israël n’a de possibilité de survie que d’attaquer le premier. Ce pays s’est déjà trouvé dans une situation similaire à la veille de la guerre de six jours, on connaît son déroulement et ses résultats.
 
Mais en même temps que le concept MAD, Henry Kissinger et Herman Kahn avaient proposé une approche en quatre points pour faire face à un adversaire doté (ou sur le point de se doter) d’armes nucléaires.
D’abord une escalade de gestes de sorte que la nation la plus faible s’abstienne de continuer, avant qu'un échange nucléaire se produise ; en second lieu, en assenant une première frappe massive qui interdira toute réponse efficace ; troisièmement, en lançant une frappe chirurgicale qui détruira la direction ennemie ; et quatrièmement une avancée technologique massive par rapport à l’adversaire pour permettre une défense stratégique efficace.
 
Force est de constater que si Israël est obligé de se lancer dans une guerre contre l’Iran, elle devra utiliser les quatre approches indiquées. Cela étant, l’escalade de gestes n’a pas l’air d’impressionner l’Iran (bombardement du site nucléaire présumé en Syrie à la frontière de l’Irak, liquidation de l’assassin recherché pendant 25 ans par tous les services occidentaux pour sa participation aux tueries de Beyrouth (243 marines américains et 58 soldats français) ou à des attentats un peu partout sur la planète).
D’un autre côté, l’avancée technologique d’Israël sur l’Iran est indiscutable. Restent donc les deux points, première frappe massive et frappe chirurgicale visant la direction de l’Iran.
 
Si l’on suppose que la marche inexorable de l’Iran vers la bombe ne puisse trouver d’autre obstacle qu’Israël, que peut-on espérer ?
 
Deux choses de très grande importance doivent être présentes à l’esprit : ayant appris la leçon de la destruction de la centrale Osirak («O-Chirak»… réacteur fourni par la France au «frère» de son premier ministre en 1975, Jacques Chirac, et détruit par l’aviation israélienne en juin 1981), l’Iran a parsemé son territoire de sites nucléaires. On en compte 16 connus et on crédite ce pays de l’existence d’encore six, bien enfouis dans ses montagnes ou au milieu de déserts vides de toute vie. Quant aux Etats-Unis, ils ont répertorié plus de 1.000 cibles possibles…

On comprend vite qu’il s’agirait d’un exploit de toute autre dimension que celui de la destruction du réacteur de Saddam Hussein qui était parfaitement localisé et dont les équipements accessoires se trouvaient visibles tout autour.
 
La deuxième chose difficile est liée au fait que l’essentiel des activités nucléaires militaires se trouvent enterrées à des profondeurs (inconnues avec précision) allant de 20 à 300 mètres sous des sols, soit résistants eux-mêmes, soit renforcés par construction.

Il y a deux types d’installations enterrées : «un trou couvert» et des constructions assimilables aux mines. Pour ce qui est de la première catégorie (les «trous» faisant moins de 50 m de profondeur) les munitions connues (et dont Israël dispose sans doute) sont suffisantes.

Il s’agit cependant de bien localiser les cibles et d’assurer leur livraison jusqu’à ces cibles. On peut faire confiance aux capacités de renseignement d’Israël pour la première partie. Quant à la deuxième, l’on doit envisager certainement des vecteurs genre missiles de croisière tirés à partir des sous-marins dont dispose Israël.
En effet, pour ce qui est de l’aviation, les distances d’un côté et la nécessité d’assurer des vagues de bombardement incessantes, pourraient constituer des obstacles difficilement surmontables pour ce dont Israël dispose.
Si l’on regarde une carte, on voit que les avions devraient opérer à 1.500/2.000 km de leurs bases. La flotte aérienne dont Israël dispose n’est qu’en partie capable de ce type de missions qui supposent des ravitaillements en vol.
 
Pour ce qui est de la deuxième catégorie, en sus de ce qui est nécessaire pour la première (localisation des cibles et livraison des munitions), deux autres facteurs interviennent.
D’abord le fait qu’il puisse s’agir de facilités se trouvant à plusieurs centaines de mètres en dessous de sols montagneux et peut-être renforcés.
Le deuxième facteur tient à ce que les superficies utilisées en profondeur pourraient être de l’ordre de centaines de km2 : facilités diverses séparées par des tunnels-couloirs de centaines de km.
On sait depuis pas mal de temps que la Libye avait construit un réseau d’au moins 2.000 km de tunnels d’un diamètre de 15m autour d’une usine de fabrications d’armes chimiques en camouflant entièrement les travaux et leurs résultats.

Comment s’attaquer à ce genre de constructions ?
On sait peu de choses sur les capacités des munitions qu’Israël conçoit et fabrique. On se souvient cependant de la surprise des bombes pénétrantes pour détruire les pistes d’aviation utilisées pendant la guerre de six jours. On sait aussi que l’industrie de l’armement israélienne est le troisième (ou quatrième) exportateur mondial. Mais ce que les Etats-Unis envisagent pour ce genre de bombardements sont les MOP’s (Massive Ordnance Penetrator) d’un poids de l’ordre de 8.000 kg et capables de pénétrer des sols renforcés jusqu’à des dizaines de mètres de profondeur.
 
Ou alors des bombes classiques de 15.000 kg … mais qui nécessiteraient l’utilisation de bombardiers B-2 partant de Diego Garcia. On ne sait pas Israël disposant de ce type de munitions ni de ce genre de vecteurs. Ce que l’on sait en revanche, c’est que des achats de 2.000 BLU-109 (bombes pénétrantes pour la destruction des bunkers), ont été faits depuis 2004 et qu’elles pourraient être utilisées pour détruire les installations nucléaires iraniennes. Pour ce qui est des vecteurs ayant un rayon d’action supérieur à 2.000 km et capables de les transporter, on sait qu’Israël dispose de F-15 parfaitement utilisables. Mais imaginer des vols à 2.000 km de distance sans que les systèmes d’alerte russes, au sol ou dans l’espace, ne les détectent… cela pourrait dépasser même la maestria des israéliens.
Encore que … Bien avant Oslo (donc il y a plus de 15 ans) des avions israéliens ont détruit le Quartier Général de l’OLP à Tunis, à 2.000 km des côtes israéliennes, en traversant la Méditerranée d’Est en Ouest, sans qu’aucun pays riverain ne détecte quoi que ce soit, à l’aller comme au retour.
 
Deux autres possibilités sont connues : des munitions nucléaires à effet limité («bombes à neutrons», par exemple) d’une puissance de 1,5 kilotonnes explosant à quelque 30 m en dessous du sol. Le résultat serait un chamboulement de 700.000 tonnes de roche et terre, suffisant pour rendre inutilisables les installations enterrées et gardant la radioactivité prisonnière dans la cavité produite par l’explosion. C’est vrai, ceci pourrait créer quelques difficultés supplémentaires à Israël avec la communauté internationale, la «rue arabe» (les 1,5 milliards de musulmans …) ou avec tous ceux qui par nonchalance, intérêts économiques ou volonté délibérée, voudraient assister à la disparition d’Israël, fût-elle l’œuvres des mollahs iraniens, mais à partir du moment où l’hypothèse consiste en une frappe nucléaire massive de toute manière …

La deuxième possibilité consiste dans l’utilisation de ce que l’on appelle les HPM (High Power Microwaves) qui se limitent à la destruction de tous les composants, appareils et systèmes électroniques qui gèrent les installations nucléaires.

Et on revient à ce qui constitue l’alfa et l’oméga d’une telle action, localisation des cibles et livraison des munitions. Mais il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer … et Israël se trouve devant une menace existentielle.

Apocalypse maintenant ? Ou plus tard ?

De Vienne à Londres, de Rome à Berlin, de Madrid à Bruxelles, dans le silence des pays «moraux» de l’Europe (les scandinaves, les Pays Bas, etc.,) on se prépare -comme dans les tragédies antiques- à assister à ce qui paraît inéluctable.
Avec une pincée d’inquiétude car les affaires risquent d’être plus difficiles.
 
Pourquoi inéluctable ?
Parce que les Jean-foutre qui nous gouvernent s’occupent de ce qui conditionnera leur élection demain, non de ce qui fera notre vie après.
Et parce qu’ils s’entêtent à ne pas voir la réalité telle qu’elle est, préférant la virtuelle, la leur.
 
Dormez tranquilles, bonnes gens. Un jour, nous nous réveillerons et on apprendra que pendant la nuit les installations industrielles, pétrolières et nucléaires iraniennes ont été, en très grande partie, détruites. Par qui ? Allez …

Et nous verrons les attentats en Europe et ailleurs reprendre, le pétrole à 100 $ le baril (il y est déjà ? Tiens, donc …) et le monde arabo-musulman se coalisant (tout au moins en apparence) pour accuser Israël.
Le Conseil de Sécurité se réunira en urgence pour le condamner et pour demander la retenue à tous les acteurs.
On oubliera du coup les guerres asymétriques imposées à Israël (Hezbollah et Hamas) comme les menaces multiples et variées du boucher de Téhéran et de son guide suprême.

Fiction ? On vit une époque formidable … et on n’a pas encore tout vu ! »

Titre orignal : « Les Jean-foutre » de Martin Birnbaum sur
http://www.libertyvox.com/article.php?id=307
 

Publié dans Iran - Syrie

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