Les deux faces de l'ennemi (Suite et fin)

Publié le par Ofek

La 5ème colonne des Juifs : Les AltersJuifs
 
On vous aura prévenu !
 
« Dans le dernier numéro de son hebdomadaire (que je ne cite pas pour ne pas lui faire de publicité), Jean Daniel cite ses propres écrits (avec la référence de l'ouvrage, nom de l'éditeur, etc.; mais lui il faut bien qu'il cherche à vendre).
 
Et il évoque, bien sûr, le sort des pauvres enfants victimes de Gaza oubliant de signaler qu'ils sont, soit des boucliers involontaires, soit font partie de ces enfants que le Hamas a fait monter sur les toits pour que l'aviation israélienne ne tire pas.
 
Je dirais qu'il est dans son rôle de "bonne conscience-pleureuse-intellectuelle-germanopratine" et qu'à son âge, même si on a un accent de lucidité, on n'a plus le courage de remonter un autre fonds de commerce.
 
Là où il se montre vraiment mauvais camarade c'est en rappelant les alterjuifs pour lesquels il a de l'estime. En vrac, Kouchner, Barnavi, Simone Veil, Théo Klein et le journal Haaretz.
 
Et d'abord, félicitons Bernard Kouchner ; interviewé devant le Consulat de France à Jérusalem-Israël (alias l'ambassade de France en Palestine), il répond "qu'il est courant que les terroristes utilisent les organisations humanitaires et leurs convois… Et alors ?" (sic !).
Devant une telle désinvolture, et après un beau lapsus (corrigé) où il parle de canons qui entrent à Gaza (au lieu de camions), on ne peut que lui souhaiter d'aller poser devant les photographes… mais ailleurs. Et surtout qu'il veille à ne pas tacher sa saharienne avec sa coupe de champagne (comme dit le comique Nicolas Canteloup).
 
Elie Barnavi, homme charmant au demeurant, n'a été qu'un ambassadeur parachuté, et ses positions ne peuvent refléter la position du ministère israélien des Affaires étrangères, si tant est qu'il existe une ligne du ministère. Peut-être même reflète-t-elle plus aujourd'hui celle du Musée de l'Europe à Bruxelles, dont il est le directeur scientifique.
 
Simone Veil, déportée (mais elle n'est malheureusement pas la seule), dont la sollicitude de longue date pour les enfants de Gaza n'est plus à rappeler. Mais dans ses visites en Israël, ce sont plutôt les morts qu'elle honore et non les enfants de Sdérot, ni les bébés tués à bout portant par des terroristes-assassins. Cela devrait pourtant lui rappeler quelque chose, non ?
 
Théo Klein : sage autoproclamé, toujours à se morfondre qu'aucun dirigeant israélien ne suive les bons conseils qu'il prodigue dans Le Monde.
 
Et Haaretz ? Grâce à ce pur produit de la perversité universitaro-intellectuelle, le monde entier n'a pu ignorer, quelques instants après le massacre (on dit un massacre, en français, et non un attentat), perpétré par un assassin (et non un... activiste) contre des élèves de la yéchiva Merkaz harav, que ce Centre était le haut-lieu du... sionisme religieux "colonisateur". Information immédiatement reprise par Le Monde, The Guardian, Enderlin (bien sûr !) et les agences de presse.
 
Pour faire bonne mesure, Le Figaro se devait de publier une photo de jeunes à kippa "serouga" (kippa tricotée des sionistes religieux), en pleurs, sous le titre : jeunes ultra-orthodoxes manifestant. Bien entendu, le journal n'a publié ni le nombre des victimes ni leur âge, mais l'ultra-bassesse du journal est évidente.
 
Des braves gens avaient déposé, ce matin vendredi, place de France à Jérusalem, deux panneaux rappelant les huit jeunes victimes, avec des veilleuses. Mais la honte n'a pas étouffé les deux dizaines de fossiles habituels du mouvement des "Femmes en noir", qui manifestaient contre l'occupation de Gaza.
 
 

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Banderolle sophistiquée des philoterroristes israéliens ("Il faut lever le siège de Gaza") écrasant les deux modestes calicots du mémorial improvisé. Texte sur fond bleu : "8 tués dans un attentat à Jérusalem. Une maison démolie à Sderot" - texte sur fond blanc : "Dès qu'arrive Adar, on se réjouit beaucoup", le mot 'simha' (joie), en lettres de sang, suivi d'un point d'interrogation qui en dit long sur cet usage parodique amer d'un dire du Talmud...
 
Il a fallu que nous demandions, avec "vigueur", qu'ils respectent le mémorial improvisé, mais cela n'a pas duré (photo ci-dessous).
 
 

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...puis pratiquement occultés par la banderolle noire des pirates postsionistes...
 
 
Encore un chabbat que les alterjuifs et leurs séides auront… pollué ! »
 
 
Titre original : « L'Altérité et ses conséquences (coup de g…) » de Michel Grinberg sur http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-13861-117-2-alterite-consequences-coup-g-michel-grinberg.html
 
Kouchner, démission !
 
"Comparer les attentats ne m'intéresse pas, je les condamne tous, je condamne l'acharnement, j'ai employé le mot "acharnement", qu'il y a eu sur Gaza, je condamne l'attentat de Jerusalem bien entendu, je condamne tout ça."
Bernard Kouchner,
7 mars 2008


La Lybie a exigé hier soir que toute condamnation de la tuerie à Jérusalem soit liée à une condamnation de l'opération israélienne à Gaza; cette demande a conduit à bloquer toute condamnation de l'attentat de Jerusalem de la part du conseil de sécurité de l'ONU que la Lybie préside.

M. Kouchner a choisi de procéder à une telle condamnation simultanée, lors d'une déclaration à la presse que je viens d'entendre sur France Inter au journal de ce 7 mars 2008 à 18h :
http://www.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=10493 (déclaration non reprise au journal de 19h).

Ses propos sont ignobles.

Kouchner condamne en effet de la même façon l'attentat de Jérusalem et les opérations israéliennes, répétant même à deux reprises le terme "acharnement" qu'il avait déjà employé au début de la semaine à propos des opérations israéliennes. Très clairement, dans son propos, M. Kouchner assimile ces opérations à des attentats, plaçant ainsi dans la même catégorie

1. L’attentat terroriste visant des jeunes étudiants israéliens d'une école talmudique

et

2. Les opérations militaires israéliennes visant exclusivement les terroristes du Hamas et qui n'auront causé la mort de femmes et d'enfants palestiniens que du seul fait de leur utilisation comme chair à canon par l'organisation islamiste et nazifiante qui contrôle Gaza.

Cet amalgame est inacceptable.

Anatole appelle à la démission de Bernard Kouchner.

Remarque 1 : la version des propos de Bernard Kouchner publiée sur le site du Quai d'Orsay est légèrement différente des propos réellement tenus par le ministre.

Sur le site du Quai d'Orsay, on lit :

"Comparer les attentats ne m’intéresse pas. Je les condamne tous. Je condamne le lancer des fusées Qassam et des fusées Grad sur Israël. Je condamne l’acharnement qu’il y a eu sur Gaza et qui n’a, hélas, pas arrêté les fusées. Je condamne bien entendu l’attentat de Jérusalem dans une école talmudique"

Alors que les propos réels de Kouchner ont été comme je l'ai indiqué :

"Comparer les attentats ne m'intéresse pas, je les condamne tous, je condamne l'acharnement, j'ai employé le mot "acharnement", qu'il y a eu sur Gaza, je condamne l'attentat de Jerusalem bien entendu, je condamne tout ça."

On constate que la version publiée par le Quai est un peu moins défavorable à Israël que les
paroles grotesques effectivement prononcées, mais en tout état de cause le propos général demeure le même : les opérations militaires israéliennes, qui visaient des terroristes, sont assimilées à un attentat dans lequel des enfants ont été assassinés à bout portant.


Remarque 2 : dans le point de presse au cours duquel M. Kouchner a prononcé les paroles précédentes, on peut noter que le président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, est désigné par son nom de guerre, Abou Mazen. Je ne sais comment interpréter cela, mais c'est en tout cas ce nom qui nous est, à nous aussi, revenu en mémoire depuis qu'Abbas/Abou Mazen a déclaré que les opérations israéliennes sur Gaza avaient été "pire que l'holocauste".
 
Extrait de la conférence de presse de Kouchner du 7 mars 2008 :

Question du journaliste - Vous êtes le champion de l’intervention humanitaire et cela fait 60 ans que le peuple palestinien est sous occupation et dans l’impasse. Je sais que vous avez une bonne volonté pour trouver une solution, mais on entend beaucoup de paroles et on voit peu d’actes sur le terrain.
Réponse de Kouchner - C’est vrai, je le déplore autant que vous (...)



Un de nos lecteurs nous fait remarquer que lors de ladite conférence de presse - au cours de laquelle le ministre des affaires étrangères a prononcé les mots qui nous ont conduit à réclamer sa démission - une question posée à Kouchner fait état d'une occupation israélienne "depuis 60 ans", ce qui fait référence à la création même d'Israël, alors que ce qu'on qualifie d'"occupation" n'a commencé qu'en 1967 . Ces "60 ans", remarque justement ce lecteur, n'a pas eu l'air de choquer Kouchner, et de se poser la question : est-ce à dire que ce serait la position officieuse de la France ?

J'ai une autre hypothèse, assez affolante il est vrai : et si l'actuel ministre des affaires étrangères n'était finalement guère plus malin que le précédent, un certain Douste-Blazy ?
 
 
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RACHEL 02/04/2008 14:31

Cher OFEKLe cher Monsieur Shlomo SAND s'inquiete pour l'avenir de l'état d'Israel, le cher Monsieur Abraham BURG aussi...J'ai bien peur qu'en écoutant leurs propos, je sois obligée de me faire beaucoup de soucis aussi.Ah, les auditeurs français ont du se régaler.http//ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index.fr.php?page=emission&id_rubrique=215