Un droit international tout spécial pour Israël : Un droit auquel aucun autre pays ne pourrait se tenir

Publié le par Ofek

 
La situation de guerre en Israël, dont les civils sont la cible incessante des missiles tirés par les colons arabes de la bande de Gaza, assoiffés du sang des Juifs et motivés par l'objectif d'une nouvelle Shoah perpétrée contre l'Etat d'Israël, avec la bénédiction de l'ONU, de l'Union Européenne et, bien entendu, de la ligue arabe, devrait pousser une bonne partie des habitants d'Israël, mais surtout de ses dirigeants, à reconsidérer leur conception des enjeux qui les touchent directement à partir de la racine ; il leur faut raser l'édifice du fonctionnement de leur mentalité jusqu'à la base pour leur permettre d'en bâtir un nouveau, fondé sur des valeurs anciennes autant que tangibles.
 
Définition des concepts erronés de base.
 
1.            Faire la paix avec ses ennemis.
 
Le commandement civil comme militaire de notre Etat agit selon une échelle de valeurs allant de l'expression d'une volonté d'obtenir la paix avec ses ennemis en les embrassant, en leur offrant des cadeaux et en les reconnaissant, pour les faire renoncer à leur agressivité, à une recherche ponctuelle visant à éliminer certains opérateurs terroristes sans frapper pour autant le maillon le plus élevé de la chaîne constituée par ces derniers, pour finalement tenter de contraindre le chef des massacreurs de Juifs à "reconnaître" qu'il ne lui reste d'autre issue que de s'asseoir à la "table des négociations".

Cette politique du tourniquet ou de la valse à mille temps, est une façon de tourner autour du pot sans jamais chercher de stabilité durable pour le pays : tout candidat à l'élimination des Juifs pourra, sous couvert de pseudo aspirations nationalistes, par le biais de massacres de populations innocentes, être reconnu comme partenaire, obtenir de l'argent, des terres et une notoriété certaine, ce qui lui permettra de préparer des attentats de grande envergure en toute tranquillité, comme l'ont montré les accords d'Oslo et ceux qui ont suivi.

De nombreux citoyens de bonne foi ont compris, après avoir constaté les désastres provoqués par la réalisation de ces théories, qu'il s'agit d'une dialectique extrêmement dangereuse.
D'autres, incapables de se remettre en question, se sont trouvés prisonniers de leur propre délire irrationnel, et ont établi le principe suivant : si la violence s'accentue, c'est que nos ex-ennemis partenaires de la paix n'ont pas été suffisamment honorés.

Or, c'est précisément cette invitation au meurtre qui a entraîné des attentats de plus en plus violents. Les concessions douloureuses ont été ressenties surtout au niveau des résultats.
Barak, alors cinquième premier ministre depuis l'avènement de l'ère des pourparlers avec l'OLP, dont la liberté sinon d'agir du moins de réagir, était entravée par son analyse préconçue de la situation, empêcha tout dépassement des limites imposées par les accords d'autonomie, pour ne pas donner aux ennemis la possibilité de prétexter que leur propre agressivité meurtrière incombait à la responsabilité d'Israël.
 
2.            La frontière virtuelle.
 
Les limites de cette théorie s'arrêtent à la frontière de l'Etat d'Israël d'avant la Guerre des Six jours.
 
C'est là que commence le second concept erroné : l'énervement des colons arabes serait la conséquence directe de "l'occupation" des terres récupérées par Israël à l'issue de cette même guerre, ayant permis aux Juifs la réinstallation sur une partie déjà plus importante de leur foyer national d'origine ou, selon une définition plus récente, de la Palestine dont la déclaration Balfour avait préconisé cette restitution.

Mais voilà, le gouvernement considère la terre ancestrale comme une vulgaire marchandise pouvant servir de monnaie d'échange dans le cadre d'un marchandage : "Vous voyez, signifia-t-on aux états voisins, la guerre ne vous a rien apporté de bon ; signez avec nous des accords de paix, et nous vous restituerons ce que nous vous avons pris".

Cette vision, volontairement ou non limitée de l'appréhension de la portée historique bimillénaire de la présente présence juive, qui correspond à une étape très importante du retour d'Israël sur son sol, est à la base du chaos que nous vivons aujourd'hui.

La Jordanie, elle-même installée sur la partie orientale de la Terre d'Israël, renonça officiellement à ce qu'elle comprit ne pas lui revenir, sa classe dirigeante étant elle-même composée de Bédouins sédentarisés.
"Si vous n'en voulez pas, on trouvera bien quelqu'un d'autre", semblèrent répondre les dirigeants en poste en Israël, au lieu de reconnaître la concrétisation d'un tournant de l'histoire, ce qui pourrait être compris comme un refus de s'affranchir de l'exil.

Personne n'avait osé penser à une reconquête de Jérusalem et de la Judée, mais voilà que la force des événements les dépassa. Plus tard, le gouvernement Rabin annula la loi interdisant tout contact avec une autorisation terroriste, redonna de l'importance à un chef de guérilla expulsé de Beyrouth et décrépissant à Tunis, et lui livra Gaza et Jéricho.

Le Premier ministre Rabin, ayant constaté la catastrophe provoquée par la théorie de la paix avec ses ennemis, tenta de faire machine arrière, comme l'avait défini le président Weismann.
Mais la mise en pratique devait se poursuivre : Rabin fut assassiné, et en l'espace de quelques semaines, Pérès, qui ne devait rester Premier ministre que pendant six mois, signa la reddition de la plupart des villes bibliques colonisées par des arabes : Sichem, Beth-Lehm… pour y installer l'armée des terroristes, qui faillirent bien lyncher un groupe de soldates qui quittaient la ville de Sichem en bus.
Réaction du gouvernement : le départ de Tsahal et l'arrivée de l'OLP ont été mal organisés.
 
La réalité, pourtant, parle d'elle-même : l'OLP a été fondée trois ans avant la Guerre des Six jours, son nom désigne l'aspiration à dominer toute la Palestine, son discours en préconise la conquête par étapes.
Réaction du Premier ministre Pérès, après un grand éclat de rire : "il faut bien qu'il dise quelque chose aux extrémistes de son bord pour les contenir".
 
Il serait bon de ne pas oublier une autre de ses réactions, le lendemain de la passation des pouvoirs qui vit l'OLP prendre le contrôle de la bande de Gaza : "alors, où sont les Katiouchas sur Ashkelon prédites par les opposants à la paix ?"
 
Mais là ne s'arrête pas cette "remontée dans le temps", le refus catégorique de la création de l'Etat Juif sur quelque parcelle de terrain a commencé il y a plus de cent ans, par l'assassinat entre autres victimes, de Juifs travaillant leurs champs.

La contradiction ne semble pas déranger le gouvernement : dans le même discours sur la pelouse de la Maison Blanche, Rabin déclara la fin de cent ans de guerre et la reconnaissance de droits aux colons arabes sur une partie de la Terre d'Israël ne devant en aucun cas dépasser les frontières de 67.
Or, si le conflit a plus de cent ans, pourquoi des ennemis se contenteraient-ils de "corriger" une "injustice" survenue quelque 70 ans plus tard, surtout si on tient compte du fait que leur organisation a elle-même été créée trois ans avant ce qui servirait de base au litige ?
Pouvaient-ils savoir, alors que personne ne sait de quoi demain sera fait, que trois ans plus tard, on reprendrait des mains de l'occupant jordanien la terre qu'ils revendiquent, le tout sans avoir été dérangés un seul instant par la nationalité jordanienne de ceux qu'ils prétendaient représenter ?
 
3.            L'attente après l'opinion mondiale.
 
La recherche du soutien de l'opinion mondiale, qui émane d'une volonté au départ constructive qui vise à ne pas risquer de rompre des accords économiques substantiels et/ou des accords de coopération militaire, incite nos dirigeants à l'inactivité en matière de prévention ou de défense.
 
Pour bien montrer que la responsabilité du conflit régional incombe exclusivement à l'ennemi, on multiplie les réactions du type : "si vous continuez vos attentats et vos bombardements, on sera obligé de réagir".

En attendant, plusieurs formes de la politique du désastre sont observées, de la retenue au bombardement de locaux vides, en passant par des tirs volontairement dirigés vers des terrains vagues.
Déjà à l'époque, les ultimatums répétés du Premier ministre Barak, lorsque le quartier Guilo de Jérusalem était continuellement bombardé par l'organisation terroriste tristement célèbre, ne firent qu'exacerber la haine des ennemis d'Israël, bien conscients du piège dans lequel sa vision de la politique l'avait piégé.
Déjà aussi, la réaction médiatique ne se fit pas attendre : pourquoi les "colons de Guilo" s'entêtaient-ils donc à ne pas bouger ?
 
Revenons à l'actualité : l'Union Européenne, après avoir accepté en maugréant la fermeture des frontières avec Gaza, vient de déclarer officiellement que le "blocus" représente un échec. Les bombardements contre la ville de Sderot et les kibboutzim de la région n'ont pas été ne serait-ce qu'évoqués dans cette déclaration.

Les mass médias internationaux parlent d'une grave crise humanitaire à Gaza. Israël est montré du doigt. Des sites Internet d'apparence anodine diffusent des images montrant des moutons mangeant des œillets qui n'ont pas pu être exportés, toujours à cause du blocus israélien. C'est une propagande à sens unique.
Le processus "de paix" présentait aux électeurs israéliens la nécessité de se séparer d'une population hostile et exportatrice d'attentats.

Or, cette séparation ne pouvait se faire qu'en mettant un terme à la présence d'Israël à Gaza.
En fait, les Juifs devaient non seulement renoncer à Gaza, mais aussi continuer à entretenir ses occupants arabes, et devaient surtout ne pas cesser d'être tenus pour responsables du "désastre humanitaire" résultant du chaos provoqué précisément par le départ de Tsahal ; ce qui n'est pas sans rappeler l'histoire du serviteur qui avait apporté à son roi un poisson avarié, et qui dut le manger, le payer, et endurer la bastonnade.

De quel alinéa des lois du droit international est-il question ici ?
Quelle loi stipule-t-elle qu'un état souverain devrait ouvrir ses frontières à une entité autonome qui bombarde son territoire, causant des pertes humaines et matérielles ?
A moins d'en écrire tout particulièrement à l'intention de l'Etat Juif, comme on le faisait régulièrement à l'encontre des Juifs, en Europe notamment, avant l'indépendance d'Israël !
 
L'opinion est sensible à la vue d'enfants arabes s'éclairant à la bougie, mais non à celle des enfants d'Ashkelon privés d'électricité tout dernièrement, en raison d'une panne provoquée par un missile.
De même, la salle à manger d'une usine entièrement rasée le même jour par une autre bombe de la paix à proximité de l'heure du repas, ne suscite aucune alerte rouge auprès de l'opinion ; bien que les travailleurs soient des pères et mères de familles attendus à la maison à la fin de leur journée de travail. Ni celle de l'explosion d'une crèche peu après le départ des jeunes enfants, dont la garde avait été confiée à ses puéricultrices.

La sensibilisation de l'opinion en faveur des Juifs est un objectif aussi difficile à atteindre aujourd'hui qu'il y a soixante ans.
La guerre contre le troisième Reich n'a pas été décidée dans le but de mettre un terme au génocide.
 
L'élimination sporadique d'un pourcentage plus que symbolique de responsables de bombardements se fait également en faisant attention de ne pas donner de prétextes à l'opinion pour lui permettre d'orchestrer un déferlement de propagande contre Israël : seuls les terroristes sont visés, et on prend bien soin de ne pas toucher aux civils.

Le problème, seulement, c'est que ces derniers sont constamment utilisés comme boucliers humains. Aucune forme de reproche n'est adressée aux Arabes de Gaza.
Chez eux, les enfants ne descendent pas aux abris, au contraire, ils jouent à côté des rampes de lancement des roquettes.
Les informations télévisées s'ouvrent donc par ces mots : "deux enfants tués par l'aviation israélienne".

La preuve par excellence de l'orientation et de la préméditation des médias, c'est le montage de toute pièce ou le photomontage d'événements pouvant servir la cause : comme ce court métrage, où
l'acteur Al-Dura joue la victime.
Au départ, l'armée avait réagi uniquement en établissant des comparaisons entre le film et le terrain pour conclure que l'enfant n'avait pas pu être tué par des tirs israéliens, en raison de la position des soldats israéliens d'une part, et de la direction des tirs montrés par le film, d'autre part. Peine perdue, le coup était entièrement monté.
 
Pour l'opinion, Sderot, Ashkelon, et bientôt Ashdod, peuvent être rayées de la carte.
Par contre, il est hors de question de raser Gaza.
Si Goush Katif, Netzarim et Kfar Darom ont été anéanties par les Juifs eux-mêmes, tout en en livrant les synagogues pour les voir brûler en une nuit, les Européens comprendraient mal un changement d'attitude ou un revirement pour les villes citées plus haut.

Encore une foi, l'importance apparente attribuée à la ligne verte, frontière de 67, est un leurre destiné à induire en erreur le penseur juif en général, et l'électeur israélien en particulier.
Le seul travail constructif, vis-à-vis de l'opinion, serait paradoxalement de frapper un grand coup et de mettre fin à cet état de guerre, comme les Européens savent le faire quand ils veulent en finir avec un belligérant.
 
Pour terminer leur dernière guerre, ils ne se sont pas contentés de rechercher et d'éliminer les dirigeants politiques et militaires des forces de l'Axe, bien qu'un procès retentissant eût lieu un peu plus tard, mais ils pilonnèrent les villes de l'ennemi jusqu'à ce qu'ils se rendent ou n'aient plus d'arrières pour leur permettre de poursuivre les combats.
 
Au lieu d'écouter ce qu'ils disent, on ferait mieux de tirer des leçons de ce qu'ils font.
 
4.            Le refus de la véritable identité juive.
 
La dernière erreur, sur laquelle sont échafaudées toutes les autres, repose sur la tentative avortée de remplacer la véritable identité juive, le Judaïsme, par une nouvelle culture considérant la religion tout au plus comme l'une des caractéristiques du Peuple juif.

Dans cette optique, la religion, en exil, était tout ce qui restait aux Juifs pour leur permettre de s'identifier en tant que tels : par conséquent, à partir du moment où ils se sont reconstitués en un Etat, ce qui servit à les garder pendant cet exil n'aurait plus le moindre rôle à jouer.

Le nouveau Juif, ou, sous sa nouvelle définition, l'Israélien, se définirait par des droits et des devoirs civiques l'impliquant moralement, par des minorités considérées avec tolérance et respect ; tandis que le fait de rester dans son pays qu'il se doit de défendre est motivé par le danger qu'il encoure en tant que minorité dans des pays qui lui sont étrangers, d'où la nécessité d'insister sur le souvenir de la Shoah en tant que valeur éducative.

La visite obligatoire de Yad Vachem par les diplomates en visite officielle relève de ce même justificatif, comme pour leur dire : "nous sommes bien obligés d'avoir un état à nous,
puisque nous sommes en danger d'extermination chez vous".
Le renouveau de l'hébreu vivant et d'une littérature représente l'aspect spirituel de cette culture. Notre droit à la terre provient du fait quasi occasionnel que nous y avons vécu avant notre exil.

Ces arguments sont somme toute, assez faibles pour garantir la solidité du sentiment de légitimité de l'Israélien, qu'on accuse d'avoir spolié des terres qui ne lui appartiennent pas, à des gens qui n'auraient rien à voir avec la Shoah. (D'où l'erreur de certains habitants des implantations juives s'adressant à ceux de Tel-Aviv en essayant de leur trouver un ancien village arabe sur les ruines duquel ils se seraient installés. Loin de renforcer la reconnaissance des droits des Juifs établis dans les "territoires", ils réussissent à leur inculquer un sentiment d'usurpateurs).
 
Les conséquences de notre exil sont élevées au rang de causes. La Shoah, la perte de la pratique de l'hébreu, passent subtilement de conséquences de notre exil à causes de notre rétablissement sur notre terre.
Les conséquences funestes de notre exil montrent certes que notre vie n'est pas envisageable en dehors de notre terre, mais elles risquent de faire oublier la raison pour laquelle nous y étions établis avant qu'il ne survienne ; or, chacun sait que les conséquences, dont on voudrait faire à notre époque des causes, ne furent jamais les raisons de notre établissement en Palestine, mais notre qualité de peuple élu en terre d'élection.

Ce n'est pas en raison de la servitude et de l'assassinat des premiers nés jetés dans le Nil, que notre peuple est sorti d'Egypte, mais c'est, bien au contraire, parce que notre peuple devait sortir d'Egypte pour recevoir la Thora et s'établir en Palestine que ces conditions intenables furent suscitées.
Il en est de même aujourd'hui : oublier que D. nous a donné cette Terre pour y réaliser et y vivre la Thora, ne pourra nous donner que des justificatifs circonstanciels et non une raison fondamentale, qui ne dépend ni des bombardements, ni des attentats ou de leur menace.

Même si une paix totale pouvait être envisagée, dans le cadre d'une hypothèse farfelue, par un renoncement à nos droits bibliques sur cette Terre, il serait injuste de le faire.
 
Car, comme nous venons de le voir à propos de la Shoah, les missiles visant à détruire Israël ne représentent pas la raison pour laquelle nous devons prendre cette terre, mais la conséquence du désengagement envers les Commandements qui nous enjoignent de nous y établir.
Pourquoi ne pas se référer aux éléments de la Proclamation d'Indépendance évoquant la Thora et les Prophètes ?
 
Cet échafaudage d'erreurs doit être révisé à sa base, mais il est permis de douter de la capacité du gouvernement d'Olmert (anagramme du mot mortel) à les reconnaître.
 
Souhaitons que la poursuite de la réalisation du retour d'Israël et de l'espérance du monde se réalisera sans toutes ces terribles souffrances, et que nous cessions d'être les martyrs de l'histoire.
 
Titre original : « La dialectique de l'erreur » de Yeochoua Sultan sur http://a7fr.com/Article/49261.htm
 

Publié dans Israël

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