CRIF : La honte des juifs de France

Publié le par Ofek

 
Vu sur le site du CRIF :
 
La communauté juive de France unanime autour de Shimon Peres
 
Le CRIF, le Consistoire central et le FSJU se félicitent du succès de la soirée populaire organisée par le CRIF au Palais des Congrès jeudi 13 mars au cours de laquelle quatre mille amis d'Israël ont rendu hommage à l'Etat d'Israël et à son Président Shimon Peres.
 
Le CRIF, le Consistoire central et le FSJU condamnent les agissements des voyous qui ont tenté de perturber le discours du Président Peres lors de cette soirée.
 
Ils ne représentent qu'une infime minorité, clairement identifiée, qui par ses actes contraires aux valeurs du judaïsme se met elle-même à l'écart de la société.
 
Le CRIF, le Consistoire central et le FSJU demandent à toutes les organisations juives de n'accepter aucune relation avec de tels individus.
 
A lire ce communiqué de presse, on devrait se féliciter de cette déclaration de fidélité aux « valeurs juives. »
D’autre part, force est de constater qu’une semaine auparavant, le CRIF n’a pas jugé bon de publier un communiqué de presse sur son site condamnant l’attentat terroriste où huit élèves adolescents furent assassinés bestialement à la Yeshiva du Mercaz HaRav J’ai cherché et je n’ai pas trouvé de tel communiqué : (http://www.crif.org/?page=articles_display/list&tg_id=2 ). Si vous en apercevez un, signalez le moi.
 
Le Président de l’Etat d’Israël, Mr Shimon Pérès s’est également rendu à Lyon pour l’inauguration d’un centre communautaire. Là, il a été conspué ainsi que l’Etat juif par des manifestants arabes. Là aussi, le très sourcilleux CRIF n’a pas cru non plus bon de concocter un communiqué de presse condamnant ces manifestants, moins d’une semaine après le massacre d’étudiants de yeshiva à Jérusalem.
 
Et ce n’est pas tout, le CRIF suivi par le FSJU s’est abstenu d’appeler les juifs de Paris à protester et ne comptait pas parmi les organisateurs de la manifestation à la mémoire des victimes du massacre de Mercaz Harav, le mardi 11 mars à Place de la République.
 
Vous auriez imaginé comme moi que le rédacteur des communiqués du CRIF n’était pas disponible, en congé de maladie ou parti en vacances ? Mais pensez-vous, il a été si prompt à son pupitre pour condamner les « agissements de voyous qui ont tenté de perturber le discours du Président Pérès. »
 
Le nom de Shimon Pérès est associé plus que tout autre aux accords d’Oslo.
 
C’est quoi les accords d’Oslo ? Est-ce un mur de plâtre qui s’est écroulé lors de l’inauguration du stand israélien au Salon du livre de Paris faisant un ou deux blessés légers ?
 
Non, les accords d’Oslo, l’œuvre du plan brillant de Monsieur Pérès, ce sont 1322 victimes d’actes de terrorisme atrocement assassinées, dont les restes ont été littéralement ramassés à la petite cuillère.
 
C’est cinq fois plus de blessés dans le corps et dans l’âme, pour qui des gestes aussi banals qu’ouvrir les yeux ou mettre les pieds par terre s’accompagnent de véritables supplices – Ce sont des gens qui ont perdu la vue, des bras, des jambes. Ce sont des veufs, des veuves, des orphelins, des shoahs de familles entières comme la famille Sarvisreder, des olims de Hollande dont le père, la mère et cinq des huit enfants sont partis en fumée lors de l’attentat à la pizzeria Sbarro à Jérusalem l’été 2001.
 
Oslo, c’est la famille Hatchouel de Goush Katif dont la mère enceinte et ses trois filles d’age tendre ont été mitraillées. Le père s’est retrouvé tout seul.
 
C’est quoi Oslo dont le fier et sûr de lui concepteur est Monsieur Shimon Pérès, élu Président de l’Etat d’Israël par la Knesset, résultat d’une constellation d’intérêts et de magouilles misérables ne reflétant aucunement la volonté des israéliens.
 
Oslo, Ce sont les loups dans la bergerie, les prédateurs arabes invités par Shimon Pérès à l’intérieur même de la Terre d’Israël. Cela leur a permis de mettre à exécution ce que ils n’auraient jamais pu faire par eux-mêmes, ce qu’ils n’ont jamais réussi à réaliser lors des guerres israélo arabe depuis 1948 !
 
C’est quoi Oslo ?
 
C’est un nombre outrancièrement élevé d’israéliens, d’amis et de frères, des olims de France à deux mètres sous terre.
 
C’est Julie Weiner , à peine arrivée en Israël et toute enthousiaste de faire son service militaire dans Tsahal, écrasée par un camion conduit par un arabe avec huit autres soldats et soldates qui attendaient à une station de bus en février 2001. Julie avait vingt ans. A son enterrement, il n’y aurait eu presque personne pour soutenir ses parents arrivés en catastrophe de Paris si des francophones ne la connaissant pas n’avaient senti le besoin de l’accompagner à sa dernière demeure.
 
C’est Itzhak Philippe Bouaniche tué par balles, un élève de Manitou, valeureux responsable de la sécurité de Kyriat Arba, laissant une veuve et sept enfants. Son père est décédé de chagrin dans l’année qui suivit.
 
C’est l’adorable Alex Doukhan tué avec Itzhak Bouaniche, frère de Robert et de Yael, des copains d’école qui habitaient Blanc Mesnil en France. Alex a laissé une veuve et quatre enfants. Son père aussi est décédé peu de temps après lui.
 
C’est Ariel Zana, le fils de mon copain Avi avec qui on manifestait au coude à coude pour les juifs d’URSS et pour Israël dans les années 70 avant notre Alyah.
 
C’est le neveu de mon copain Manu Picard, petit fils de Marianne Picard z’l, la légendaire directrice de l’école Lucien De Hirsch.
 
C’est Sarit, maman d’un bébé de quelques semaines, fille de mon copain Henri Baroukh qui n’a pas retrouvé le sourire depuis.
 
C’est Yossef et Kobi, 14 ans, les enfants de mes voisins, retrouvés mutilés.
 
C’est Madame Renée Sultan qui portait le même nom que moi, Ben-Hayoun, lorsqu’elle était jeune fille et qui était l’institutrice de ma tante en Algérie. Elle fut déchiquetée par une explosion dans le bus 14 à côté du Mercaz Klal en Juin 2003 au centre de Jérusalem.
 
Oslo, c’est le rabbin Elyahou Marciano dont un des fils a été tué dans une explosion et dont un autre a été blessé lors d’une déflagration aussi dans un autobus en février 2004. L’épouse du rabbin Marciano a succombé et est décédée de chagrin avant l’heure.
 
Oslo, c’est l’oncle de mon copain Richard Sitbon, tué par balles à l’age de 60 ans, son nom m’échappe.
 
Oslo, c’est la sœur de mon copain Elie Laloum, nouvelle mariée, tuée par balle, elle ainsi que son tout nouveau mari alors qu’ils marchaient main dans la main.
 
Oslo, c’est Rika de Lyon, dont le mari fut tué par balles, à peine nouvellement mariée qu’elle devenait déjà veuve.
 
C’est Madame Zaoui qui avait décidé de passer le soir du Seder en groupe. Elle fut déchiquetée à l’hôtel Park de Netanya ainsi que le gendre de Paulette Cohen, la propriétaire de cet hôtel.
 
C’est Brigitte Kessler, la tunisienne, dont la fille, magnifique championne de gymnastique de 18 ans, a été tuée avec cinq autres personnes lors d’une explosion à la Giv’a Hatsarfatit au Nord de Jérusalem. Brigitte a eu sa photo publiée dans la presse, le visage déformé par la douleur alors qu’elle hurlait lors du procès de Marouan Berghoutti. Elle voulait lui arracher les yeux. Tout le monde s’accorde à dire que malgré les cinq peines de prison à perpétuité cumulées, Berghoutti sera libéré bientôt comme d’autres assassins de juifs avant lui pour « sauver le processus de paix ».
 
Et il y en tant d’autres noms que j’ai oubliés parce que la mémoire ne peut contenir en permanence autant de malheurs.
 
Oslo, c’est beaucoup d’autres choses aussi.
 
C’est le cynisme, la corruption, les voix achetées par le gouvernement Rabin-Pérès, l’appoint des voix des députés arabes, ennemis jurés et déclarés d’Israël, pour faire passer les accords en dépit de la majorité juive très nette qui se dégageait contre.
 
Aujourd’hui, cette pratique est devenue monnaie courante si bien qu’on n’y fait même plus attention.
Nous israéliens, après plus de vingt ans de matraquage et d’attentats, on s’est réfugié dans le j’enfoutisme et dans l’apathie.
 
Oslo, c’est la trahison de religieux et de grands rabbins qui, pour garder la bouche collée aux tétons du budget national, ont trahi les principes juifs les plus élémentaires.
 
Oslo, c’est harceler et délégitimer les plus fidèles fils et filles de l’Etat d’Israël.
 
Oslo, ce sont les policiers à qui on demande de retirer leur plaque d’identification afin qu’ils puissent matraquer à bras raccourcis impunément les paisibles manifestants loyaux de tout age et de tout sexe.
 
Oslo, c’est une farce de démocratie, c’est le noyautage des médias pour le culte de « la paix ».
 
C’est la rééducation dans les écoles, la corruption du langage.
 
C’est l’anesthésie du sens critique, la castration du questionnement.
 
Oslo, c’est la réécriture de l’histoire, la stratégie du mensonge, l’enrichissement rapide de quelques privilégiés.
 
Oslo, c’est l’assassin de juifs, l’antisémite bestial, le négationniste de la Shoah, le nazislamiste, métamorphosé par le décret des Shimon Pérès en tout genre « interlocuteur modéré » ou « partenaire pour la paix » avec qui le Président de l’Etat juif est plein d’égards et de sollicitude.
 
Oslo, c’est la vague d’antisémitisme la plus virulente dans le monde entier depuis la Deuxième Guerre mondiale. C’est une vague d’agressions sans précédent contre les juifs en France et en Europe surgie immédiatement avec l’Intifada.
Le seul bénéfice en serait le courant d’Alyah de 2500 juifs de France par année depuis 2001.
 
Oslo, c’est un autocar plein de passagers lancé sur une pente vertigineuse par Shimon Pérès si bien que lorsque Netannyahou en prend la direction et qu’il tente de le freiner, les freins lâchent, il en est éjecté dehors et la dégringolade reprend de plus belle.
 
Oslo, c’est un suicide collectif israélien et juif où l’Etat d’Israël perd de façon constante tous ses atouts.
 
Oslo, c’est une effusion de sang dans l’océan qui attire les requins.
 
Oslo, c’est un processus où un Premier Ministre, ancien héro irréductible d’Israël, bâtisseur de la Judée Samarie et Gaza juives, qui de façon inintelligible pour l’entendement humain, tourne casque et remet la Bande de Gaza sans contrepartie à l’ennemi arabe.
Oslo c’est ce personnage au passé prestigieux, devenu décadent, hospitalisé depuis deux ans, ni mort, ni vivant, errant entre ciel et terre.
 
Oslo, ce sont des tirs de mortier et de roquettes quotidiens sur Ashkelon aujourd’hui et bientôt sur Ashdod.
 
Oslo, ce sont huit jeunes érudits du Mercaz Harav, agés entre 14 et 19 ans, mitraillés à bout portant dans la bibliothèque au milieu des innombrables ouvrages de la sagesse d’Israël, la semaine passée.
 
Shimon Pérès est l’architecte, le promoteur par excellence des accords d’Oslo pour lesquels il a été récompensé du « Prix Nobel de la Paix » en compagnie d’Arafat à Stockholm en 2001 alors que le sang juif était déjà répandu à profusion dans les rues d’Israël.
 
Le CRIF, à ma connaissance, n’a pas diffusé de communiqué de presse sur son site après l’attentat du Mercaz Harav.
Il n’a pas appelé à manifester ni n’a participé au rassemblement en l’honneur des victimes de cet attentat. Il n’a pas officiellement dénoncé les manifestants qui ont conspué l’Etat juif lors de la visite du Président Pérès à Lyon.
 
Par contre, le CRIF avec ses défenseurs zélés des « valeurs juives » a condamné avec véhémence et demandé à excommunier les « voyous qui ont tenté de perturber le discours du Président Pérès ».
Le CRIF composé d’oligarques aux fortunes douteuses, aux patronymes francisés, parfois mariés à des non juives – le CRIF qui a invité à son dîner annuel la représentante en France de l’organisation de libération de la Palestine qui a assassiné délibérément le plus de femmes, d’enfants juifs et de vieillards juifs ces quarante dernières années – le CRIF non élu par la base populaire juive, est devenu un avatar juif de France de la souillure d’Oslo.
 
Le CRIF embourbé dans les sphères de l’impureté, conspuant, insultant et proférant des menaces envers les seuls juifs qui ont le courage et le sursaut moral de crier haut et fort pour leurs frères et sœurs jetés en pâture au terrorisme arabe par Mr Shimon Pérès et consorts.
 
Le grand rabbin de France, le Rav Joseph Haim Sitruk a célébré l’été dernier à Jérusalem l’achèvement de l’étude de tous les traités du Talmud de Babylone. Présent lors de cet incident, il aurait pu faire remarquer que dans le Traité de ’Avoda Zara, il est enseigné que : « Celui qui voit une profanation du Nom de l’Eternel, qu’il rentre et qu’il crie ». Le sang juif coule à flot suite à l’abdication de Mr Pérès. Quelle plus grande profanation du Nom de l’Eternel y a-t-il que l’effusion de sang juif ? Le piétinement de la Nation juive dans le monde, c’est le Nom de Dieu bafoué et il n’y a pire Hilloul Hashem.
 
Gens du CRIF, vos enfants auront honte de dire qu’ils sont vos progénitures !
S’il vous reste un zeste de décence, de conscience juive, vous devez publier un communiqué public et officiel où vous demanderez bien humblement pardon aux personnes que vous avez calomniées et condamnées.
 
La question n’est pas comment cette dizaine de juifs dignes ont osé interrompre Shimon Pérès et l’ont accusé de trahison.
 
La question est comment vous et les 4000 autres personnes présentes au Palais des Congrès n’avez pas eu la dignité juive d’en faire autant ?
 
Les « représentants » des juifs de France de Méir Ben-Hayoun
 
 
 
 
 
 

Publié dans Coup de gueule !

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Freidinger Jean François 16/05/2008 16:35

Merci Ofek...Un sensationnel articlre apprécié par le Brésil

Orela 17/03/2008 18:18

Merci à toi Ofek de contribuer au réveil des consciences juives en mettant en ligne ce sensationnel article.A la veille de Pourim , il  serait grand temps que les juifs de France se lèvent ENFIN!!!Pour ceux qui auraient la mémoire courte ou pas de mémoire il est important de dire combien Pérès est plus que Rabin d'ailleurs le commanditaire l'acteur Principal des accords d'OSLOBravo Méir !!!!