Sans sa Torah, le peuple Juif n’a plus de lien avec Israël

Publié le par Ofek

 

"Salah était désespéré. Il était convaincu que les palestiniens ne pourraient jamais vaincre les juifs. Cette pensée a accompagné pendant des années Salah Taomri.

Mais à Pessah, il a changé d’avis.

 

Il n’y a presque pas d’enfant palestinien qui n’a pas entendu parler de lui, qui ne sait pas à quoi il ressemble, et qui ne veut pas être comme Salah plus tard. C’est un emblème héroïque dans les rues palestiniennes, il fut connu lorsqu’il a dirigé des actions terroristes contre l’armée israélienne pendant les combats palestiniens durant les années qui ont précédé la guerre « Paix en Galilée ».

 

Ensuite, il fut détenu prisonnier dans les prisons israéliennes durant des années après sa condamnation à plusieurs années de détention.

En prison, il est devenu le chef des prisonniers. Les responsables de la prison ne pouvaient rien obtenir des prisonniers sans son appui.

 

Il est grand et fort, il a une allure d’anglais plus qu’une allure de palestinien ou d’arabe. Il parle très bien l’anglais, le français et l’hébreu, très perspicace et charismatique.

Salah Taomri est considéré comme un des grands sages du peuple palestinien.

Le journaliste Aharon Barnéa a écrit un livre entier sur sa personnalité, sa carrière, ses opinions et ses points de vue.

 

Voilà comment Salah Taomri explique ce changement :

« J’étais dans ma cellule en prison, enfermé et coupé du monde, et seule la grille me séparait du couloir où se trouvait 24 heures sur 24 le geôlier israélien muni d’une arme.

Je lui ai demandé de venir. J’ai remarqué qu’il mangeait une pita. Il y mordait à pleines dents encore et encore.

- « Tu es juif ! » je lui ai dit.

- L’homme a hoché positivement la tête.

- « Si c’est ainsi, pourquoi manges-tu du pain à Pessah ? Tu ne sais pas qu’un Juif n’a pas le droit de manger du pain durant cette fête ? »

 

Le geôlier fut surpris par les paroles du doyen des prisonniers. Il réfléchit une fraction de seconde et répondit :

- « Je n’ai pas besoin de me plier aux événements qui se sont déroulés avec mon peuple lors de la sortie d’Egypte, il y a plus de 2000 ans. Je n’ai rien à voir avec ceci ».

 

Salah raconte :

« Je me suis assis sur le matelas dans ma cellule et me suis dit : Un peuple dont les gens n’ont rien à voir avec leur passé et qui est prêt à transgresser les lois de sa foi ouvertement face à mes yeux, est un peuple dont les racines sont coupées de sa terre, et nous pourrons donc atteindre nos objectifs ».

 

Cette même nuit un changement drastique s’est fait dans la prise de position de Salah Taomri.

« Je ne me suis pas endormi, raconte-t-il, durant toutes ces heures je me suis assis et j’ai eu du mal à digérer cette petite rencontre avec le geôlier juif qui mangeait du pain ouvertement devant nos yeux à nous les arabes ».

 

« Le lendemain, j’ai réuni le commandement palestinien de la prison, tous ceux qui connaissaient mon opinion depuis des années. Je leur ai raconté l’événement tragique que j’ai vécu et les conclusions auxquelles j’étais arrivé.

 

« Nous nous sommes tous mis d’accord qu’à partir de ce jour, nous commencions quelque chose de nouveau, et nous allons nous battre pour tout recevoir !

Pas sur un petit pourcentage, pas sur les petites miettes que nous jetterons les israéliens, car nous avons devant nous un peuple qui n’a rien à voir avec ses racines, car son passé ne l’intéresse plus, et c’est pour cela que sa motivation pour se battre va disparaître.

 

« Depuis, j’ai raconté cette histoire à des milliers et des dizaines de milliers de personnes, nous raconte Taomri, j’ai convaincu tout le monde qu’il fallait changer notre approche et qu’il fallait se battre sans compromis ».

 

Taomri fut élu plus tard au parlement palestinien, on lui proposa d’être ministre dans le gouvernement de Yasser Arafat, mais il refusa.

Il continue de prêcher sa nouvelle vision des choses, celle qu’il a adoptée depuis cette rencontre du soir de Pessah, il y a quelques années.

 

Le préjudice que ce geôlier juif a causé au peuple d’Israël avec son acte et ses paroles, personne au monde ne peut le réparer.

 

Peut de temps après, Arafat refusa de signer les accords de Camp David II qui proposaient de donner aux palestiniens : Gaza, 90% de la Cisjordanie et Jérusalem-Est, et déclencha la 2nd Intifada. C’était le 27 septembre 2000.

 

Le 02 Avril 2008, le tribunal de Jérusalem autorise les épiceries, pizzérias, et restaurants de la capitale de l’État d’Israël à vendre du Hametz (levain) pendant Pessah…

 

Vers une 3e Intifada ?"

 

Titre original : « Hametz à Pessah : Les racines de la capitulation » de Jonat sur : http://cjonat.over-blog.com/article-18431582.html

 

Publié dans Israël

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