Avis aux juifs : Foutez-nous une paix romaine

Publié le par Ofek

La contradiction entre la paix de Rome et le programme du Créateur se traduit sur le terrain par toutes sortes de démonstrations de force de la part de l'Europe et de son dérivé d'Amérique du Nord, dont le but est d'imposer un ordre du monde conforme à ses convictions.

Il convient par conséquent de reconsidérer le principe de paix à la racine et de se pencher sur ses fondements : est-elle une entité caractérisée par des valeurs qui lui sont propres, ou est-elle, comme le définissent les dictionnaires, l'état d'un pays qui ne fait pas la guerre ?

 

Cette définition est lourde de conséquences, car elle sous-entend que l'URSS et le régime de Vichy, ou la réaction de Chamberlain à l'Anschluss, pour ne citer que ces exemples, auraient incarné chacun une catégorie de paix. La pensée évidente aujourd'hui qu'il ne faisait pas bon vivre sous ces latitudes était loin d'être claire quand ces systèmes étaient en place, surtout pour ceux qui s'y trouvaient : le pouvoir définit des critères auxquels ceux qui ne correspondent pas ou plus sont pourchassés comme fauteurs de troubles et opposants à la paix publique : chez les uns, le régime de Staline interdit les religions ; chez Pétain, il ne faut pas être juif. Même le premier de ces décrets, selon lequel le droit de culte est prohibé, vise particulièrement les Juifs, car il nie le droit à beaucoup de pratiques qui n'ont rien de comparable dans les autres religions : la cacherout, la circoncision ou le Chabbat n'ont pas d'équivalents chez les autres.

 

Le pouvoir antique de Rome a détruit le Temple de Jérusalem. Certes, les responsables directs ont peu après été foudroyés par une pluie volcanique qui a englouti Pompéi sous les cendres, ce qui peut certainement être interprété comme un signe du Ciel, mais leurs descendants idéologiques tentent encore aujourd'hui d'en empêcher la reconstruction. La ville des trois religions redevient pour eux une notion intolérable. Si, à l'issue de la guerre des six jours, ils furent touchés par le respect de l'Etat Juif envers leurs églises et autres monastères, qui furent bâtis à Jérusalem pour régner seuls, ils sont à présent prêts à ce que leur propre religion n'ait plus la moindre place en Terre Sainte, comme nous l'avons vu à Bet-Lehem avec l'autonomie arabo-musulmane, pourvu que le judaïsme de la Bible n'en vienne pas à réaliser les prophéties que le monde entier peut y lire. Même le rassemblement physique des exilés de Sion dans un état souverain est déjà une étape insupportable de l'avènement du futur prévu par les textes saints.

 

Une volonté désintéressée de la part des démocraties occidentales œuvrant pour une solution du conflit arabo-israélien aurait dû effectivement prôner un autre déplacement de populations : rendre la Palestine aux Juifs et en reconnaître la palestinité et, puisqu'elles sont volontaires pour contribuer économiquement au règlement du conflit, subventionner le rapatriement des populations arabes vers leurs différents pays d'origine, ou à défaut les répartir dans les pays arabo-musulmans, de même race et de même religion qu'eux, et dont le territoire global est plus de cent fois plus vaste que la patrie des Juifs.

Cela comprend bien entendu une préparation de l'opinion des différentes parties concernées, une aide aux pays en voie de développement en vue de préparer la réinstallation de ces nouveaux immigrants, et la mise en place d'infrastructures adéquates. Les régions désertiques comme le Sahara pourraient dans ce processus être fertilisées, Israël pouvant apporter la contribution de son savoir et de sa technologie avancée en matière d'exploitation de l'eau.

 

Si les puissances européennes et américaines avait œuvré en ce sens, il n'y aurait pas eu d'attentas racistes contre les Juifs, comme les coups de couteau dans le dos, l'exécution par balles d'institutrices sur le chemin de l'école ou l'ablation par bombes des membres inférieurs d'enfants assis sur les banquettes de transports scolaires, ou comme les attentats suicides éliminant trente Juifs d'un coup et en clouant cent autres sur des chaises roulantes. Par voie de conséquence, il n'y aurait pas eu de représailles ou de ripostes "disproportionnées" de la part d'Israël.

De fil en aiguille, les attentats perpétrés dans les gares européennes, dont les auteurs ont été encouragés par les résultats obtenus en s'attaquant à Israël, aussi bien du point de vue économique que diplomatique (qui peut se targuer de toucher autant de "subventions" et autres aides humanitaires que l'OLP et ses dérivés), auraient pu être empêchés. Ce passé hypothétique à première vue est en train de se prolonger dans la réalité d'aujourd'hui, qui peut encore être changée.

 

Mais les EU et l'Europe ne mangent pas de cette paix là. Dans leurs discours, ils n'hésitent souvent pas à déclarer que l'essentiel de leurs préoccupations se résume à chercher à créer encore un état arabe, qui fera avancer le sahel et la misère davantage, mais cette fois-ci en spoliant les Juifs sinon de l'ensemble, du moins d'une partie de leur terre.

Une bande de Gaza déjudaïsée et vouée à la désertification  ne leur suffit pas, la dernière opération militaire terrestre (déjà ancienne) menée par Tsahal s'étant soldée par 120 morts du côté des fondamentalistes musulmans et par deux soldats tombés au combat pour la défense des civils innocents de Sedérot et d'Ashkelon.

 

Bush, Rice, Sarkozy, Kouchner le fier, et j'en passe, voudraient leur permettre d'avoir un état viable. L'indifférence du gouvernement Olmert affichée envers les habitants des villes pilonnées et pour qui ces bombardements sont une fatalité les énerve. Ils expliquent au boucher de Maaloth que l'agressivité contre Israël n'est pas bonne pour ses affaires. Afin qu'il puisse frapper plus fort, et atteindre les centres névralgiques du pays, il faut d'abord montrer patte blanche, et continuer à jouer le rôle pénible de partisan des pourparlers de paix. C'est la seule façon de pouvoir un jour catapulter des missiles artisanaux de courte portée, à deux pas de l'aéroport international, pour abattre d'un coup des centaines de passagers, le nombre de victimes dépendant uniquement du type d'appareil visé.

 

Si, pour les électeurs israéliens, le principe des territoires contre la paix était une expérience à ne pas manquer, quitte à récupérer le terrain en cas d'échec ou d'aggravation du danger, pour les représentants idéologiques de Rome, qui dans la tradition juive est le dernier et le plus éprouvant des exils après ceux d'Egypte et de Babylone, il est toujours aussi vivace : c'est le leitmotiv de tous les médiateurs occidentaux.

 

Donc, étant donné qu'ils suivent l'actualité que nous connaissons également, cela prouve que pour eux, la paix n'a pas la même signification que pour nous.

Pour eux, les Juifs doivent se laisser tuer sans broncher, laisser leurs enfants mourir sous les balles de bourreaux que les descendants de Rome ne condamnent pas, le plus grand obstacle à la paix aussitôt condamné étant la construction juive.

 

Pour servir la cause de la paix sans Juifs, la menace musulmane intégriste, dangereuse y compris pour l'Europe, semble représenter un combat légitime et modéré ; c'est bien connu, ils tuent "par désespoir".

Dans leur guerre contre le peuple élu, l'Europe laïco-chrétienne se sent plus proche de l'I-slam benladeno-hamasso-djihado-hesbolesque qui cherche à occire l'Occident (Métro de Londres, Madrid, Paris, les tours de New-York…) que d'Israël, dont la culture émane de l'inspiration des droits de l'homme à l'échelle universelle. On préfère interdire un documentaire diffusé dans l'Internet (ici, ici, ici, ou ici) et qui risquerait de rendre immorale l'équivalence prétendue entre la haine du genre humain prêchée par les lanceurs de bombes sous forme, entre autres, d'attentats suicides, d'une part, et de l'expansion de la population juive en Judée, d'autre part, plutôt que réveiller l'opinion de ses populations contre une menace qui risque de les occire.

 

Pourtant, qu’y a-t-il de plus paisible qu'un Juif, revenu sur sa Palestine ancestrale, qui cultive, avec sa femme et ses enfants, son lopin de terre ? C'est, pourtant, pour eux, le principal obstacle à la paix, qui est, comme nous l'avons vu, la volonté de nous rayer de la carte.

 

Paradoxalement, une faible flamme pourchasse d'épais ténèbres : ils sont en train de nous donner la solution qui peut potentiellement nous permettre de gagner ce combat : "si vous voulez gagner cette guerre et parvenir à la tranquillité, et ne plus servir de cible à vos ennemis, prenez possession de votre pays, renforcez vos villes et vos villages, faites valoir votre installation, et il nous sera alors pratiquement impossible de contester vos droits sur des bases prétendues humanitaires".

 Ainsi, la meilleure manière de faire la guerre à nos ennemis, dont le but est de rayer Israël de la carte, et dont l'un des moyens consiste en l'installation de leur arsenal de mort le plus près possible des grandes concentrations de Juifs, c'est de construire des maisons pour nous y établir. Les villages de 5 000 habitants doivent en compter 50 000, et les villes de 50 000 doivent devenir des métropoles.

Alors, ils comprendront tous que ce terrain n'est plus à vendre, que le temps des braderies et des cadeaux qui se retournent contre ceux qui les font est révolu.

 

Soyons déterminés à faire valoir le pacte biblique contracté par l'Eternel avec Abraham, Isaac et Jacob, et qui prévoit le retour de leur descendance en Palestine et la restauration des villes jadis vouées à la désolation. "Car Tes ennemis s'agitent… Contre ton peuple ils ourdissent des complots d'un commun accord, ils prennent des résolutions, contre toi ils font un pacte… Ils ont dit : emparons-nous des demeures de Dieu… Qu'ils reconnaissent que Tu es le Maître suprême de toute la terre"  (Psaumes, 83).

 

C'est une guerre de religion, Edom et Ychmael, le christianisme et l'Islam contre le D. d'Israël. L'ordre et la paix de Rome contre le programme de l'Eternel.

Il faut relever le gant, l'athéisme étant perçu comme un vide que les autres cherchent à remplir.

 

Mais sans oublier, entre-temps, comme l'avait écrit un grand penseur français, "qu'il faut faire aux méchants guerre continuelle. La paix est fort bonne en soi, j'en conviens : mais de quoi sert-elle avec des ennemis sans foi?" (1)

 

Titre original : « paix romaine » de Yéochoua Sultan

 

(1) Les loups et les brebis. La Fontaine.

 

Publié dans Israël

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