Les propos irresponsables du Ministre de la Culture

Publié le par Ofek

Par Lucien-Samir Oulahbib- Resiliencetv.fr
 
AFP (dépêche relevée par Netha) :
Le ministre de la Culture et de la Communication Renaud Donnedieu de Vabres a souligné lundi « le devoir de responsabilité des élites », en commentant l'affaire Robert Redeker, professeur de philosophie menacé de mort après avoir publié une virulente tribune sur l'islam.
« La science peut aussi être mise au service de l'intelligence, pas de la caricature », a commenté le ministre, soulignant que cette tribune « n'était pas sophistiquée », et qu'il s'agissait en fin de compte de « propos politiques ».
 
Il a cependant jugé « honteux » les menaces de mort dont l'enseignant a été l'objet et le fait qu'il doive vivre caché. Robert Redeker, qui enseignait la philosophie dans la région de Toulouse, a publié le 19 septembre dans le Figaro une tribune intitulée « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? ».
Il y qualifiait le Coran de « livre d'inouïe violence » et le prophète Mahomet de « chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame ».
Il a depuis reçu des menaces de mort et vit sous protection de gendarmes, changeant fréquemment de domicile.
 
Ainsi selon le ministre, Redeker n'aurait pas écrit une tribune « sophistiquée », mais une « caricature », et il aurait même fait de la « politique », sauf que Mr Renaud Donnedieu de Vabres, en prétendant savoir ce qui est de l'ordre de la sophistique et de la pensée non caricaturale, par ailleurs apolitique, se trompe lourdement et sur les deux points puisque le Coran ne dissocie pas religion et politique, et que la tribune de Redeker est bel et bien un texte de philosophie politique qui souligne ontologiquement ce qui ne peut pas ne pas être au coeur du Coran même, au lieu de seulement projeter sur le réel coranique la perception nécessaire et suffisante du culturellement correct.
 
Cette sortie du ministre est par ailleurs grossière parce qu'il ajoute à son ignorance, évidente, une remarque elle-même confondante de condescendance imitant au fond la suffisance d'autrefois puisque cette « honte » que devrait ressentir les tenants de menaces assassines ne peut être reconnue par l' islam car il s'agit d'un devoir (sollen) : celui de tuer toute personne qui émettrait la moindre critique envers la Parole de Dieu, le Coran étant non seulement la dernière Révélation mais leur rectification même.
Ce qui implique qu'il annule tous les Discours qui le précédait puisqu'il est le Discernement, c'est-à-dire le nom même du Verbe ou Parole divine.
 
Aussi au lieu de demander aux musulmans de clarifier certains points critiques, comme le voudraient certains d'entre-eux d'ailleurs, au lieu d'en appeler à une réflexion politique qui détaillerait en quoi et pourquoi l'islam officialisé et incarné par le recteur de la mosquée de Paris s'avère être un islam rejeté par la majorité des organisations majoritaires au sein de l'UOIF, en quoi même cet islam institutionnel reste des plus ambigus sur le comportement criminel de certains adeptes musulmans, le ministre fait l'inverse, il en appelle à la « responsabilité » c'est-à-dire en fait au déni de réalité, celui de la pensée molle, invertébrée, et qui au fur et à mesure qu'elle s'affaisse donne encore plus de courage pour les ennemis de toute tolérance à frapper encore plus fort.
Où se trouve l'irresponsabilité dans ce cas ? De quel côté exactement ?
Il est temps que ce ministre et son gouvernement s'en aillent ! Tant ils sont incapables de comprendre quoi que ce soit à la période ouverte depuis le 11 septembre 2001.

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