Winnie l’ourson, Redeker et le Prophète

Publié le par Ofek

Jean Corcos - Rencontrejfm.blogspot.com
 
Lundi, je mettais en ligne le débat passionnant de « mots croisés » sur l’islam et la critique.
S’il y a quelque chose d’insupportable dans les affaires Redeker ou autres, c’est bien ces dénonciations d'islamophobie à chaque fois que la moindre allusion est faite aux épisodes violents de l’histoire musulmane.
Comme si la marche de l’humanité était un long chemin de Croix, tandis que l’islam (religion et/ou civilisation) n’avait entraîné dans son sillage que douceur et amour du prochain.
Ce « politiquement correct », jamais imposé à propos de n’importe quelle autre culture ou religion et qui est distillé quotidiennement dans la majorité des grands médias, a été heureusement égratigné par deux plumes acides dont je publie des extraits ci-dessous, celle de Gérard Biard dans « Charlie Hebdo » et de Guy Konopnicki dans « Marianne ».
 
« Fallait pas provoquer », éditorial de Gérard Biard dans « Charlie Hebdo » du 4 octobre 2006.
« La cause est entendue : Dieu et ses prophètes, quel que soit le nom de scène qu’ils empruntent, sont amour.
Quiconque ose prétendre le contraire mérite de griller dans les chaudrons de Satan, qui lui, en revanche, n’est pas un type sympa.
Et il est désormais acquis que lorsqu’Ils se produisent sous l’appellation d’Allah ou de Mahomet la sentence ne souffre aucune dérogation.
Si on a le malheur d’insinuer que le Coran, ce n’est pas franchement « les Aventures de Winnie l’ourson » et que ses héros sont plus des viandards que des poètes, on se retrouve avec sa photo et ses coordonnées sur Internet, assorties d’une condamnation à mort (...).
 
« Le Mouvement de respect d’Allah et du Prophète » éditorial de Guy Konopnicki dans « Marianne » du 7 octobre 2006.
 
(...) Notre ami Robert Redeker, car c’est un ami, qui, de ce fait, ne nous oblige pas à partager toutes ses thèses, reprend la vision voltairienne de Mahomet.
Il le définit donc comme un chef de guerre, pillard et massacreur de juifs.
Définition qui convient, aussi, aux preux chevaliers des croisades, qui furent pillards, tueurs de juifs, de musulmans et même de chrétiens appartenant à d’autres obédiences. Or, on ne risque pas d’être dénoncé, menacé de mort de mort sur le Net, en écrivant que la croisade contre les albigeois fut un ignoble massacre ou que le roi Louis XI, dit Saint Louis, fit exterminer les juifs en partant pour la croisade.
En ces époques de fer, le cimeterre des cavaliers d’Allah n’était pas plus tendre que l’épée des croisés. Il s’agit d’histoire et on ne voit pas en quoi le MRAP peut être concerné.
Des équipées lancées par Mahomet à l’effondrement de l’Empire ottoman, l’histoire fut violente.
Robert Redeker s’y réfère. On le menace donc de mort (...)
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