Section : Toledot / Résumé

Publié le par Ofek

Isaac épouse Rébecca.
Vingtans durant, ils restent sans enfants puis voient leurs prières exaucées.
Mais Rébecca connaît une grossesse difficile : « les enfants luttaient en elle
 ».
Le Yalkout Chimoni dit : quand elle passait devant une Maison d'étude Yaacov luttait pour sortir et, quand elle passait devant un lieu d'idolâtrie, Esaü faisait de même.
Et, entre eux, ils se disputaient l'héritage des deux mondes : le monde matériel et le monde futur.

D.ieu lui dit : « Deux nations sont dans ton sein. L’aîné obéira au plus jeune ».
Esaü apparaît le premier suivi par
Yaakov tenant, de la main, le talon de son frère.
Esaü devient un chasseur, un homme des champs,
Yaakov demeure sous la tente, en homme d’étude.
Les faveurs d’Isaac vont à Esaü, Rébecca aime Yaakov.
N'est-il pas étrange qu'Isaac préfère Esaü ?
La Hassidout explique la nature de cette "préférence". Esaü est un homme des champs. Comme tel, il aurait pu réaliser un travail d'élévation du monde matériel incomparable. Qu'il ait échoué est une autre question.
 
Rentrant d’une chasse, fatigué et affamé, Esaü vend son droit s’aînesse à Yaakov contre un plat de lentilles rouges.
Le Talmud nous apprend que ce jour était celui du décès d'Abraham.
Yaacov avait préparé ce plat pour réconforter son père. Pourquoi des lentilles ?
Parce que, comme l'endeuillé, elles sont fermées sur elles-mêmes. Rondes, elles roulent, comme le deuil de maison en maison.
 
A Gherar, chez les Philistins, Isaac présente Rébecca comme sa sœur, de crainte que, du fait de la beauté de son épouse, on ne veuille le tuer.
Il sème et recueille de considérables récoltes, réouvre les puits d’Abraham et en creuse de nouveaux .
La Torah montre Isaac exerçant l'art du puisatier, celui qui cherche et creuse pour trouver l'eau.
Et Isaac qui, suivant la Cabbale, représente l'attribut de rigueur est bien celui qui "creuse" , au- delà du temps et des désirs du monde, au-delà des émotions les plus hautes, pour atteindre l'eau : la quintessence de l'âme.
 
Les deux premiers (puits) sont l’objet de disputes avec les Philistins. Du troisième, il peut jouir paisiblement.
D.ieu se révèle à lui en disant : « Je te bénirai et Je te multiplierai pour l’amour d’Abraham mon serviteur ».
Es
aü épouse deux femmes hittites.
Isaac, vieillissant, devient aveugle. Il exprime le désir de bénir Esaü avant de mourir. Pendant qu’ Esaü s’en est allé chasser le gibier favori d’ Isaac, Rébecca fait revêtir à Yaakov des vêtements de son frère, enveloppe ses mains et son cou de la peau de chevreaux pour qu’il paraisse velu comme Esaü.
Elle prépare un mets, identique à celui qu’ Esaü était allé quérir pour recevoir la bénédiction, et le remet à Yaakov.
Le prenant pour son frère, Isaac bénit Yaakov : « de la rosée des cieux et des sucs de la terre ».
Isaac peut-il être vraiment dupe du stratagème de Rébecca ?
Une lecture attentive du texte montre que non. Ainsi, quand Esaü le supplie : « Bénis moi aussi mon père ! », Isaac lui accorde des bénédictions qui paraissent bien légères, comparées à celles qui, dans le chapitre suivant seront, de nouveau, données à Yaacov.
Isaac n'a jamais voulu faire d'Esaü l'un des patriarches d'Israël. Mais il avait espéré que les deux frères seraient associés, l'un gérant les affaires mondaines, l'autre se consacrant à la spiritualité. C'est sur ce point que Rébecca est en désaccord : les deux mondes sont interdépendants.
Seul, celui qui dispose de valeurs spirituelles peut s'engager dans le monde matériel sans subir sa domination.
 
Il lui promet aussi la domination sur ses frères .
Quand Esaü, de retour, découvre ce qui est advenu, Isaac ne peut plus que lui annoncer qu’il vivra par l’épée et qu’il sera tributaire de son frère mais, qu’après avoir plié sous son joug, il s’en affranchira.
Yaakov s’en retourne à ‘Haran pour y trouver une épouse dans la famille de Laban, son oncle maternel.
Esaü prend une troisième femme, Ma’hlat, fille d’Ismaël.

Publié dans Reflexion Juive

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