Une énième « analyse » du conflit dit israélo-arabe

Publié le par Ofek

Par Victor Perez- Resiliencetv.fr
 
Renaud Girard se présente comme Grand Reporter dans le préambule qui précède son « analyse » : « Depuis l'assassinat de Yitzhak Rabin en 1995, rien ne va plus pour Israël ».
 
Grand par la taille ? Peut être. Mais sûrement pas par sa connaissance du conflit, par la rigueur exigée par son devoir d’informer honnêtement après vérification des faits et par son respect accordé à son lectorat. Tout cela mis bout à bout fait de lui comme démontré ci-dessous, en fait, un petit télégraphiste au service étranger du Figaro.
 
Dans le texte, et après avoir fait l’éloge du disparu (z’’l, Yitzhak Rabin), il s’en prend à « Son successeur, Shimon Pérès, (qui) manqua l'occasion, fournie par l'émotion populaire consécutive à l'assassinat du premier ministre, de se débarrasser de ces colons religieux qui empoisonnent la vie et détruisent la réputation de l'État hébreu depuis un bon tiers de siècle.
Pourquoi n'a-t-il pas aussitôt démantelé les colonies les plus provocatrices - et donc les plus coûteuses en termes de sécurité - comme celle d'Hébron, installée par des illuminés venus d'Amérique en plein milieu de la vie arabe ? ».
 
Outre que pour lui Hébron doit revenir aux « Palestiniens » malgré l’histoire de cette ville dans le Judaïsme, et qu’une « guerre » des Juifs ne lui fait sûrement pas peur, il ose s’en prendre à Shimon Pérès, alors Premier Ministre intérimaire le temps d’une campagne électorale, de surcroît sanglante du fait des démocides réalisés par le Hamas & co.
Un Premier ministre, véritable instigateur des « accords d’Oslo », qui fut battu électoralement par Benjamin Nétanyahou pour la simple raison que le peuple israélien refusait, déjà, de poursuivre la négociation « comme si le terrorisme n’existait pas ».
La célèbre maxime d’Yitzhak Rabin (z’’l) louangé par le pamphlétaire du Figaro.
 
Autre « vérité » assénée par ce petit télégraphiste.
« En refusant de tendre une main amicale à l'OLP, Nétanyahou ne fit que renforcer les islamistes du Hamas, qui, eux aussi, pensent que la Palestine est un don de Dieu non négociable, accordé bien sûr à l'Oumma des musulmans ».
L’honnêteté intellectuelle aurait été de rappeler que sous le mandat de ce Premier Ministre les attentats suicides diminuèrent considérablement, avant de reprendre, malheureusement, sous le mandat du nouveau gouvernement d’Ehud Barak.
Des démocides, rappelons le, ayant comme objectif premier de faire craquer le peuple israélien avant de lui exiger l’innommable. A savoir l’éradication de son pays.
Fallait il donc que le Premier ministre en place fasse des risettes à Yasser Arafat, le plus grand assassin de Juifs depuis Hitler, ou au Cheikh Yacine, l’invalide au sourire carnassier ?
 
Autre perle péchée dans ce texte si trouble.
Après avoir reproché à Israël son refus d’évacuer un « territoire palestinien », Hébron, ou son « immobilisme » face aux « colons », voici qu’il reproche à Ehud Barak sa « précipitation ».
Ce qui, bien sûr, on l’aura compris, est dans sa plume aussi un reproche : « Se retirer du Liban-Sud n'était pas une mauvaise idée en soi. Mais pourquoi ne pas avoir eu la patience d'attendre que l'armée libanaise soit prête à remplacer Tsahal ? Le Hezbollah combla le vide, chanta victoire et appela les Palestiniens à renoncer aux « leurres » de la négociation pour reprendre le combat armé contre l'« ennemi sioniste ».
 
D’après vous, combien de temps aurait il fallu attendre pour que l’armée libanaise sois prête, voire disposée, à remplacer l’armée israélienne ?
Il y a ceux qui condamnent Israël pour ses diverses « occupations » ;  il y a aussi ceux qui lui reprochent ses « libérations » de territoires. Allez comprendre !
L’essentiel, n’est il pas que Renaud Girard s’y retrouve ?
 
Dernière affirmation lue dans ce qui se veut être une « analyse » faite par un « expert » : « (…) les Israéliens n'ont pas eu le courage d'expliquer à leurs amis américains au début de l'année 2003 que leur invasion inutile de l'Irak n'allait faire que sanctuariser le réel pays dangereux de la région, à savoir l'Iran des mollahs ».
Il est évident que Renaud Girard, lui, savait en 2003 ce qui se passerait en 2006 en cette région.
D’ailleurs ! Demandez lui ce qui va se passer en 2010. Il vous pondra, aussitôt une « ANALYSE ».
Digne, évidemment, de celle que je viens de critiquer. Mais de cela, il s’en moque.
Il sera tout de même payé par le quotidien Le Figaro.

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