L'Islam et la violence

Publié le par Ofek

Daniel Allott *  - Washington Times - Titre original : Islam and violenceTraduction : Objectif-info
 
 
Après les propos du pape Benoît XVI sur les rapports entre la foi et la violence, un débat silencieux s’est engagé. Il met le doigt sur une question centrale, que l'Occident pose de plus en plus ouvertement au monde musulman : L'Islam est-il particulièrement enclin à la violence ? Jusqu'ici, une grande partie du débat s'est focalisée sur les réactions violentes de certains musulmans aux propos du pape. Mais, ces réactions sont la preuve dérangeante qu'une culture de violence bien plus profonde gagne une grande partie du monde islamique.
 
Dans une récente étude sur le conflit mondial, Monty Marshall et Ted Burr du Centre pour le développement international et la gestion des conflits, ont mis en évidence que sur les 24 principaux conflits armés en œuvre dans le monde en 2005, plus de la moitié (13) impliquent des gouvernements ou des groupes paramilitaires musulmans, d’un coté ou des deux côtés.
Qui plus est, sur les six pays où « des conflits armés sont en train de se développer », quatre sont à prédominance musulmane et un autre, la Thaïlande, abrite un mouvement séparatiste musulman.
 
MM. Marshall et Burr ont également étudié 161 pays selon leur capacité à prévenir le déclenchement de conflits armés.
Alors que 63 pour cent des pays non-musulmans étaient classés dans une catégorie définie comme « bénéficiant des plus fortes chances de gérer avec succès les nouveaux défis », seules 18 pour cent des 50 nations musulmanes étaient classés dans la même catégorie.
En outre, les nations musulmanes (celles dont au moins 40 pour cent de la population est musulmane) avaient deux fois et demi plus de chances que les nations non-musulmanes d’être considérées comme « courant de grands risques de négliger ou de mal gérer les crises sociales naissantes, de sorte que ces conflits peuvent conduire à des violences sérieuses et/ou à une instabilité du gouvernement. »
 
Cette évaluation met en lumière une réalité flagrante : la violence est constitutive de la vie courante dans beaucoup de nations musulmanes.
Mais est-ce l'Islam lui-même qui est à la base de cette violence ?
Une analyse récente des services de renseignement du Pentagone révèle que la plupart des terroristes musulmans disent qu'ils sont motivés par les commandements violents du Coran.
Les pirates de l'air du 11 septembre et les poseurs de bombes du réseau de transports de Londres ont enregistré des vidéos de martyrs où ils récitaient le Coran en parlant de « sacrifier sa vie pour Allah. »
Les autorités britanniques ont également récupéré des bandes vidéo de martyrs qui avaient participé à la tentative éventée de terrorisme transatlantique.
Chamil Bassaiev, l’organisateur du massacre de l'école de Beslan en 2004 en Ossétie, s'est dépeint comme « l’esclave d'Allah. »
En attendant, le dictateur génocidaire soudanais, le général Omar Bashir a récemment juré « trois fois au nom d'Allah » qu’il ne permettrait jamais aux troupes internationales d'entrer au Darfour. Et la liste continue.
 
Tandis qu’en Occident les libéraux [la gauche ndlr] désignent souvent l’occupation étrangère comme la racine de la violence islamique, ils ignorent commodément que quand l'U.S.S. Cole puis le World Trade Center ont été attaqués, dans deux opérations meurtrières indépendantes, aucune occupation n'était en cours.
 
Tout simplement, nous ne pouvons pas éliminer le rôle des interprétations extrémistes de la religion comme facteur significatif de la violence si les terroristes hurlent « Dieu est grand ! » quand ils décapitent leurs victimes ou se font exploser sur un marché bondé.
Mais l'appui du monde musulman à une foi fondée sur la violence n'est pas limité aux gouvernements et à leurs commanditaires non étatiques.
Un sondage mondial sur les comportements comparés, réalisé en Juin par PEW, a montré qu’en Jordanie, en Égypte et au Nigéria, une majorité de musulmans pensent que la violence se justifie contre les civils pour défendre l’Islam, rejoints par un bon tiers des musulmans de France, d’Espagne et de Grande Bretagne.
Pire encore, un sondage de juillet 2005 a mis en évidence que 22 pour cent des musulmans britanniques considéraient que les bombes du métro de Londres de l’été dernier posées à une heure d’affluence, qui ont tué 52 personnes, étaient justifiées par le soutien de la Grande-Bretagne à la guerre contre le terrorisme.
Le taux s’élevait à 31 pour cent chez les jeunes musulmans britanniques.
 
L'appétit de destruction de certains musulmans n’est pas surprenant quand on prend en compte les procédés des chefs musulmans pour susciter la haine de l'Occident.
A la suite des propos de septembre du pape Benoît XVI, des imams du Moyen Orient et d’Afrique du Nord ont lancé des fatwas le condamnant à mort.
Des menaces de même nature ont été proférées avant la visite du pape en Turquie.
 
Pendant ce temps, en France, le ministère de l’intérieur a déclaré que les musulmans avaient lancé une « Intifada » non déclarée contre la police, les attaques blessant 14 officiers de police par jour en moyenne.
 
Il y a par ailleurs des lueurs d’espoir, naturellement. Récemment, plusieurs milliers de musulmans de Kismayo, en Somalie, ont publiquement protesté contre l'arrivée d'une milice islamique soutenue par Al-Qaïda. Mais si les experts nous assurent que seul un petit pourcentage des musulmans (peut-être 10 pour cent) est prêt à participer au terrorisme, pour 1,2 milliard de musulmans en tout, cela représente plus de 100 millions de djihadistes.
 
L'aspect le plus révélateur de la réaction du monde islamique aux propos de septembre du pape Benoît XVI, c’est que ce qui a exaspéré la plupart de ceux qui ont eu une réaction violente n'était pas l’idée que l'Islam est violent, mais la critique implicite de cette violence.
L'Occident doit bien prendre ces accès de violence pour ce qu'ils sont : des actes calculés qui n’avaient pas pour but de réfuter, mais d’intimider les non-Musulmans, de façon qu’ils ne s’autorisent plus du tout à élever la voix.
 
Le mois dernier, quand un prêtre de l'Église syriaque orthodoxe a été capturé à Mossoul, en Irak, son église était conforme aux exigences des kidnappeurs, qui imposaient l'affichage de messages condamnant les propos du pape sur l'Islam. La police a retrouvé le corps du prêtre décapité quelques jours plus tard.
 
Le premier jour de sa visite très attendue en Turquie, le pape Benoît a invité les chefs religieux à « refuser complètement » toute forme de violence au nom de la foi.
Malheureusement, comme dans le monde islamique tellement de gens pensent que les Occidentaux doivent « se convertir ou mourir », tout laisse présager que la violence va augmenter dans la période à venir.
 
* Daniel Allott est écrivain et analyste de politique pour American Values.

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