L'insoutenable légèreté de la haine

Publié le par Ofek

Isaac Franco  - Primo Europe
Roquettes Kassam
Beit Hanoun, une petite ville au nord de la bande de Gaza, le 6 novembre.
Une course effrénée, la peur sur les visages, des cris, des coups de feu, trois silhouettes qui s’effondrent. De longues tuniques, des foulards. Des femmes. Ce sont des femmes, des manifestantes terrorisées, qu’Israël a consciemment visées et touchées à mort…
 
Les aboyeurs de l’ « information » raconteront en boucle à leurs cobayes décervelés la fable d’une armée qui couche délibérément l’arbre après qu’elle en ait, par plaisir, broyé le fruit symbolique (la mort jamais avérée au carrefour de Netzarim d’un enfant de douze ans du nom de Mohamed Al Dura à l’automne 2000) …
 
Il ne sera pas dit, ou si peu et si faiblement, que ces femmes répondaient volontairement à l’appel d’une radio du Hamas pour servir de boucliers et couvrir de leurs corps ainsi réquisitionnés la fuite de lanceurs de roquettes Kassam réfugiés dans la mosquée.
 
Il ne sera pas dit, ou si peu et si faiblement, qu’une seule de ces trois femmes tuées est … une femme.
 
Il ne sera pas dit, ou si peu et si faiblement, que les deux autres sont des terroristes en fuite que le sommaire déguisement féminin n’aura pas protégé des soldats de Tsahal.
 
Il ne sera rien dit de ces vérités, de la mort de deux terroristes qui, délibérément, ciblaient encore quelques heures auparavant des civils israéliens, et d’une « femme bouclier », et non de trois manifestantes inoffensives.
 
Non, il n’en sera rien dit pour que rien ne reste dans les mémoires que le mensonge originel.
 
Et il ne sera rien dit non plus de la situation de légitime défense au regard du droit international qui autorise Israël à prendre toutes les initiatives utiles pour que cessent les tirs de Kassam qui terrorisent et menacent la sécurité de ses citoyens.
 
Rien que le travestissement
 
Non, il n’en sera rien dit pour que rien ne reste dans les mémoires que le travestissement.
 
Après l’imposture d’une plage de Gaza bombardée au canon de 155 par une marine d’Israël qui n’en équipe pas ses bâtiments, après la farce du recours à l’uranium appauvri par son aviation et celle des inspecteurs de l’ONU pris volontairement pour cibles par ses artilleurs pendant la guerre de juillet, après la bouffonnerie du survol des positions de la Finul par ses chasseurs en « posture d’assaut » fin octobre, la tromperie par omissions de la mosquée de Beit Hanoun épaissit un peu plus le mur du mensonge élevé par les bonimenteurs de l’ « infaux ».
 
Deux jours plus tard, le 8 novembre, Beit Hanoun toujours.
 
Les missiles continuent de viser délibérément les civils de Sdérot pour contraindre Israël à amplifier et durcir sa riposte, et installer celle-ci dans la durée et dans le milieu densément peuplé où il est attendu.
S’y soustraire, c’est ne pas remplir le premier devoir d’un Etat de protéger ses citoyens d’une agression.
S’y obliger, c’est risquer une erreur inhérente à toute entreprise militaire.
 
L’objectif et l’espoir des factions palestiniennes hier, aujourd’hui, demain ?
 
Une bavure précisément, une méprise télévisuelle d’envergure de laquelle émergeraient un agresseur absous de ses provocations et une victime diabolisée pour une réaction immanquablement « disproportionnée » dans un environnement nécessairement urbain.
 
Pour que, comme à Cana, le monde se pardonne plus facilement d’occulter que le civil n’est pour ces organisations qu’un bouclier plus ou moins consentant, ou le dommage collatéral espéré d’une réaction israélienne consciencieusement suscitée.
Et c’est alors avec un cynisme écoeurant qu’elles tireront gloire et profit politique, non des dommages limités qu’elles auront infligés à l’ennemi, mais de ceux qu’elles auront provoqués en retour parmi « leurs » civils ainsi exposés avec gourmandise à la seule retenue d’Israël et à l’inévitable défaillance technique ou erreur d’un homme portant son uniforme. (Voir également l’excellent article de Shraga Blum :Israël - Qui s'excuse s'accuse !)
 
Le massacre de Cana
C’est l’amère leçon de la tragique méprise de ce 8 novembre.
 
C’est l’amère leçon de la longue et éprouvante guerre d’Israël contre les organisations terroristes palestiniennes ou libanaise et leurs parrains, que l’actuel et tout relatif cessez-le-feu à Gaza a mise dans de provisoires et illusoires parenthèses.
 
Faut-il alors que les médias, témoins complaisants ou acteurs complices de cette grossière manipulation, haïssent à ce point les Juifs et l’Etat dans lequel ils se reconnaissent, pour ainsi laver les crimes de ceux qui se cachent sans vergogne derrière leurs propres enfants, femmes ou vieillards ?
 
Faut-il que les médias haïssent Israël pour taire ou banaliser les déclarations de ceux qui, au nom du gouvernement et du peuple palestiniens, ne manquent jamais de rappeler qu’ils ne reconnaîtront jamais l’Etat d’Israël ?
 
Faut-il que les médias, plus encore que leurs publics ou les politiques, haïssent Israël pour qu’ils lui prêtent des crimes qu’il ne commet pas et ainsi mieux occulter les outrages qu’il subit ?
 
Faut-il que les médias haïssent Israël pour qu’ils présentent ses rares et inévitables erreurs comme autant d’échantillons d’une volonté délibérée d’assassinats de masse et d’épuration ethnique contre la population palestinienne, quand il en est lui-même la victime ?
 
Faut-il que les médias haïssent Israël pour ainsi décréter avec une insoutenable légèreté la faillite morale de son projet et questionner sa légitimité historique et son devenir politique ?
 
Faut-il que les médias haïssent Israël pour sommer ce pays entraîné dans une guerre qu’il ne veut pas et qui lui répugne, qu’il la livre sans erreur aucune ou qu’il s’abstienne de la livrer, le privant en réalité ainsi de son devoir de se défendre et de son droit d’exister ?
 
Faut-il que les médias haïssent Israël pour suggérer que la défense des Juifs est une chose trop sérieuse pour être laissée aux Juifs, la communauté des hommes, nul ne l’ignore n’est-ce pas, n’ayant jamais manqué dans sa longue et tranquille histoire au respect scrupuleux de ce devoir… ?
 
Si l’erreur est humaine et que ce droit à l’erreur est refusé à Israël et aux Juifs, ce n’est pas là le signe qui installe le premier au sommet de la communauté des Nations et honore les seconds d’une quelconque excellence dans la condition humaine, mais au contraire la marque et l’aveu ainsi confessé que ni Israël, ni les Juifs n’y ont vraiment leur place.
 
Evacuer ou relativiser les propos obsessionnels des voyous qui, en Iran, questionnent la réalité de la Shoah et promettent impunément, devant une communauté internationale assoupie ou indifférente, la fin prochaine de l’ « entité sioniste » accrédite ce sombre présage.
 
Que cela se passe dans le cadre d’une conférence pseudo scientifique après une exposition de caricatures indécentes vue par neuf millions de visiteurs en dit long sur ceux qui n’y voient que « lyrisme oriental »…

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