À quand le sursaut ?

Publié le par Ofek

André Dufour  - LibertyVox
 
 
Rien ne semble endiguer le déclin de notre pays. André Dufour continue à dénoncer les méfaits de la classe politique et des élites: nullité, bêtise, lâcheté et imprévoyance sont leur marque.
 
Sprechen Sie French dialecte ?
 
Dans quelles langues l’Allemagne, la France et la Pologne rédigent-elles le communiqué de leur rencontre à trois de début décembre ? Ne cherchez pas : Jacques Chirac, Angela Merkel et Lech Kaczynski ont co-signé un document rédigé en allemand, les Français et les Polonais devant se contenter d’une version anglaise. Valait-il la peine de sacrifier la Pucelle d’Orléans sur le bûcher de Rouen et de gaspiller cent ans de notre Histoire à bouter l’Anglois hors de France pour en arriver là ? Notre hautain Président champion de la Francophonie ne semble pas s’en offusquer.
Il est vrai que la Francophonie ne l’intéresse que lorsqu’il la préside à Beyrouth aux côtés d’un Nasrallah aux mains rougies du sang d’une soixantaine de nos compatriotes.
Et puis il est trop occupé à introduire dans notre éducation nationale l’enseignement de l’arabe, langue aussi européenne que le Français comme chacun ne le sait pas encore et sans laquelle nous ne pourrons jamais comprendre les racines de la culture française du 21ème siècle.
Alors à quoi peut donc encore servir notre langue, certes belle, mais superflue et encombrante ? Fort bien, mais de quelle autorité morale pouvons-nous nous prévaloir pour imposer l’apprentissage du Français aux immigrés, alors qu’il est relégué au rang d’un obscur dialecte par le successeur républicain des rois de France ?
La question de la langue fait partie de ces «détails» qui n’en révèlent pas moins que sous le règne de Chirac, président du déclin et accessoirement de la République, l’esprit de la capitulation sans combattre s’est inscrit dans la culture politique et idéologique de la France.
 
Multiculturalisme.
 
C’est un truc qui marche fort bien dans les palaces des émirats où se côtoie le gotha des friqués de toute la planète, ou en Suisse entre bénéficiaires du droit d’asile fiscal, mais qui tourne au cauchemar dans les pays où ledit multiculturalisme est une réalité pour la population «d’en bas».
 
Une fois n’est pas coutume, TF1 dans son journal de 20 heures du 5 décembre, Patrick Poivre d’Arvor donne la parole à deux jeunes filles de 16 ans habitant une banlieue « difficile » de Lyon. L’une est noire, l’autre est blonde et probablement fille unique.
Elles racontent les insultes et les menaces dont elles sont quotidiennement l’objet lorsqu’en rentrant chez elles, elles affrontent le passage obligé par le hall d’immeuble dont les « jeunes », qu’il est interdit de désigner par leur origine, ont fait leur lieu de rassemblement, en subissant toutes leurs injures.
« J’aurais voulu être Maghrébine et avoir un grand frère pour être respectée » dit l’une d’elles.
Cela résume, hors du blabla à la sauce Monde Diplomatique ou Libé, la cohabitation avec une culture qui fait de toute jeune fille non chaperonnée une proie appartenant à celui qui s’en empare de gré ou de force. Et ça se passe ainsi en France, sous notre nez.
 
Mais allez donc raconter ça aux lyriques bobos socialos ou chrétiens compassionnels calfeutrés dans leurs quartiers « bien fréquentés » loin de ces petits enfers au quotidien.
 
« Black-Blanc-Beur » … Telle nous présentait-on la France Mitterrandienne dans l’ivresse du Mondial remporté par une équipe nationale multicolore importée à prix d’or et restant française en attendant plus offrant.
Mais quelle imposture ! C’est beau pour la pub « United Colors », mais elle fait abstraction d’une religion importée véhiculant une culture dont les « cadres » inculquent aux enfants le rejet, la haine et le mépris de nos codes et valeurs.
Cette pub est aussi fallacieuse dans la mesure où elle accrédite l’idée d’une équivalence des cultures. Cela reviendrait à considérer de valeur égale un anthropophage et un végétarien, une culture qui brûle la veuve sur le cadavre de son époux et une culture qui place la femme sur un pied de stricte égalité avec l’homme, un hall d’immeuble tagué et une peinture de Rembrandt, le rap avec une cantate de Jean-Sébastien Bach.
Il fallait l’aplomb d’un Jack Lang, ministre de la culture, pour nous faire avaler de telles sornettes.
 
Critiquable à maints égards, mais n’en déplaise à tous les Mrap et autres LDH perverties, notre culture occidentale est supérieure par les valeurs qu’elle véhicule et par ses réalisations scientifiques, littéraires, artistiques et par ses avancées sociales, aux cultures d’un autre âge dont une population venue chez nous pour mieux vivre leste ses bagages.
Or, cette prospérité de l’Occident n’est que le fruit d’une culture qui prône la liberté absolue de conscience, l’égalité des sexes, la liberté de critique et de recherche sans tabous.
Dès lors, on ne peut pas prétendre partager cette prospérité sans respecter la culture qui en est la source et l’adopter.
 
Alors faut-il nous laisser gaver de multiculturalisme alors que, par ailleurs, le gavage des oies est de plus en plus condamné ?
Pour mieux apprécier ce qui nous attend, il n’est que de voir comment ça s’est passé ou se passe en Bosnie, Kosovo, Chypre, Rwanda, Soudan, Liban, Philippines, Inde pour ne citer que quelques uns de ces lieux qui illustrent l’idéal de nos multi culturalistes de salon.
Même chez nos si proches voisins belges, bien qu’en moins tragique, Flamands et Wallons se disputent des bouts de trottoir pour marquer leur territoire.
 
La France avait le bonheur de ne plus connaître de problèmes de minorités ethniques ni de conflits de religions. C’était trop beau pour durer.
Au lieu de tirer la leçon de l’échec des pays multiculturels, nos gouvernements successifs, de droite comme de gauche, se sont évertués à importer massivement des minorités culturelles hostiles à nos valeurs autour desquelles existait jusqu’alors un consensus. C’est une véritable félonie passible de Haute cour.
 
À quand le sursaut ?
 
Nos dirigeants nationaux n’ont certes pas le monopole de l’imbécillité qui est devenue la maladie létale de l’Union Européenne.
Nous voyons par exemple John Reid, ministre de l’Intérieur d’un pays qui favorise pourtant le multiculturalisme, s’opposer enfin aux initiatives visant à interdire au Royaume-Uni toute référence à Noël pour ne pas offenser les autres religions. Il paraît en effet que les trois quarts des employeurs britanniques interdisent désormais les décorations de Noël dans les entreprises pour ne pas heurter les autres religions et, surtout, par crainte des poursuites judiciaires qui pourraient en résulter.
Alors que nos mollassons européens craignent d’offenser une seule religion, pourtant peu réputée pour sa pratique de la tolérance, ce sont les immigrés islamiques qui, sans le moindre scrupule ni état d’âme, imposent leur loi à la majorité des britanniques.
 
Je suppose que faisant preuve de la même délicatesse que les pays européens, les pays de culture musulmane s’abstiendront de toute manifestation publique de leurs us et coutumes afin de ménager la susceptibilité des travailleurs étrangers ou des touristes non musulmans.
 
Toujours est-il que c’est Tony Blair, qu’il est de bon ton de dénigrer, qui rappelle le devoir d’intégration des immigrés (c'est-à-dire des musulmans, les autres ne posant pas de problème) aux valeurs communes de la Grande Bretagne, qui, tout en laissant à chacun le droit d’être différent, impose aussi le devoir de s’intégrer (…)
Et ni les racistes ni les extrémistes ne doivent pouvoir détruire cela, ajoute Tony Blair.
 
Coup de chapeau à Tony Blair qui, contrairement à ses camardes socialos français qui distribuent des droits et des indulgences sans en mesurer les conséquences, ose parler de devoirs et inclut le racisme islamique dans sa condamnation du racisme.
 
La dégradation semble encore plus avancée aux Pays-Bas où les Bataves, traditionnellement tolérants mais profondément inhibés semble-t-il par leur passé colonial, se montrent d’une tolérance frisant la jobardise envers les fondamentalistes islamiques dont il sera vain d’espérer la réciprocité lorsqu’ils seront en position de force.
 
Question aux économistes distingués et aux anti-libéraux.
 
Une information passée inaperçue. Soucieuse de réaliser des économies, ce que tout contribuable ne peut qu’apprécier, l’Armée française a souscrit un contrat de leasing auprès de la société américaine GE Fleet qui gérera son parc de quelque 20 000 automobiles. Il paraît que nous économisons ainsi près de six cents millions d’Euros.
 
Question : comment se fait-il que l’armée perde de l’argent là où une entreprise privée réalise des bénéfices tout en nous revenant moins cher que la fonction publique ?
Alors pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Tous les candidats aux élections promettant de baisser nos impôts, pourquoi ne pas lancer un appel d’offre pour privatiser toute la fonction publique, y compris l’armée, les ministres, les diplomates et jusqu’au Président de la République ?
 
Devinette pour les forts en géographie.
 
Selon un billet de Jacques Grunewald, un citoyen français résidant à Jérusalem reçoit du maire de sa commune française une lettre sur l’enveloppe de laquelle la ville de Jérusalem est suivie de la mention « Palestine ».
Du reste, pour notre Quai d’Orsay, Jérusalem se situe dans un pays « indéterminé », fidèle en cela au projet de partage de la Palestine par l’ONU qui faisait de Jérusalem un « corpus separatus ».
 
Or, l’enseignement de la géographie et de l’Histoire restent soumis en France à un apriorisme idéologique.
Rappelons que si durant toute son Histoire, Jérusalem ne fut jamais la capitale d’un quelconque pays arabe ou ottoman et a fortiori d’un état et d’un peuple palestinien qui n’a jamais existé, elle ne fut la capitale que d’un royaume juif durant un millénaire, jusqu’au 1er siècle de notre ère.
Si le passé ne justifie pas tout, revenons à la réalité du présent : la majorité de la population de Jérusalem est juive. Quant au pourcentage de musulmans qui y habitent, pour important qu’il soit, il n’est pas pour autant supérieur à celui de la population musulmane de la région parisienne.
De là, selon le même principe, à faire de Paris un « corpus separatus » situé dans une région « indéterminée »…
 
En fait les frontières tracées par l’ONU ayant été rejetées par les pays arabes qui ont attaqué Israël pour l’effacer de la carte, sont de ce fait caduques, de même que la ligne d’armistice de 1949 qui devenait une frontière provisoire dite « ligne verte » jusqu’à la guerre de 1967.
Les frontières restent donc à fixer lors d’un hypothétique traité de paix, en tenant compte de la réalité démographique, plus particulièrement pour ce qui concerne Jérusalem.
 
Cette anecdote « postale » n’est qu’un « détail » qui ne révèle pas moins qu’à l’instar de l’état major français dirigé en 1939-40 par le général Gamelin, la diplomatie française, souffrant de sa pesanteur passéiste, incapable d’anticiper puisqu’elle méconnaît le présent qui le contredit, a toujours une guerre de retard et nous entraîne dans la déroute.
C’est sans doute là l’une des raisons majeures du déclin de la France et de la langue française dans le monde.
 
Stérilisons nos cerveaux.
 
J’ai peu de considération pour nos télés publiques qui ne sont que des foyers de désinformation.
Mais de temps en temps, comme dans toute société trop longtemps muselée par le politiquement correct, un scandale soulève la lourde chape du non dit.
C’est ce qui s’est passé avec le grossier Pascal Sevran, sommé, sous peine de se faire lourder, de s’excuser pour ses propos : « L’Afrique crève de tous les enfants qui y naissent sans que les parents n’aient les moyens de les nourrir. Je ne suis pas le seul à le dire ».
 
On ne peut que blâmer la forme sans pour autant contester le fond. L’idée de stérilisation massive, par exemple, fait froid dans le dos ; elle nous rappelle les stérilisations massives pratiquées sous le Troisième Reich, ça tout le monde le sait, mais aussi, bien avant et durant plus longtemps par la vertueuse, exemplaire et très socialiste Suède qui en faisait « bénéficier » tout écolier ou écolière n’atteignant pas la moyenne ; ça on le dit beaucoup moins dans une société gangrenée par l’idée que tout ce qui est de gauche ne peut être que vertueux.
 
Cela étant dit, une chaîne publique doit-elle s’autocensurer et taire la vérité pour ménager telle ou telle susceptibilité ou pour ne pas « désespérer Billancourt » ?
Pour notre part, nous avons déjà écrit dans LibertyVox que l’une des causes majeures de la pollution et de la pauvreté dans le monde est à chercher dans l’absence de tout contrôle des naissances dans les pays de culture africaine et musulmane, alors que les pays de culture « occidentale » et la Chine maîtrisent, même un peu trop, leur taux de fécondité.
Des siècles avant la généralisation de la contraception médicale, nos populations savaient déjà limiter les naissances en contrôlant leurs « étreintes ». Cela n’a pas peu contribué à l’élévation de notre niveau de vie.
 
L’accroissement par exemple de 5 % par an de la richesse d’un pays dont la population s’accroîtrait en même temps de 10 % en réduirait-il la pauvreté ? Sans parler de l’aggravation des pollutions et de la destruction des espaces et espèces sauvages liés à l’envahissement humain démesuré.
L’ aide la plus efficace que les pays développés puissent apporter aux pays pauvres serait d’y financer des réseaux denses de planning familial.
 
On nous objecte que ces mesures iraient à l’encontre des traditions populaires et religieuses des populations concernées.
Dans ce cas, qu’elles en assument les conséquences et refusons de succomber à la « tyrannie de la pénitence » (tiré de l’essai de Pascal Bruckner sur le masochisme occidental) et qu’elles soient mises devant leur responsabilité sans venir troubler notre sommeil et nous couper l’appétit devant l’étalage cathodique de leurs misères. Rompons donc cette inhibition devant notre éternel complexe de culpabilité.
 
Blanc, Noir, Jaune, aucune femme, aucun homme majeur et sain d’esprit n’est irresponsable. Nous culpabiliser en déresponsabilisant les Africains et les Musulmans est un comportement condescendant, humiliant et raciste qui ne rend aucun service aux Africains.
 
Mais dans une société qui marche sur la tête, où un Mrap , une LDH et toute la cohorte que notre chroniqueur S. Brodowicz dénonce dans son récent article « Pinochet est mort » dans LibertyVox, tous ceux qui se défoulent sur les Etats-Unis ou sur Israël de leur lâche silence ou de leur soutien militant au racisme black ou musulman, quand ce sont des « Occidentaux » ou des Juifs qui en sont la cible, ou lorsque les Noirs du Darfour sont eux-mêmes victimes des Arabes, il est normal que les racistes soient ceux qui dénoncent le véritable racisme, celui des professionnels du chantage au racisme.
 
J’ai pour ma part trop de considération pour les Africains, nos frères et nos égaux en humanité, pour ne leur trouver d’autre solution à leurs misères que de les maintenir dans un perpétuel statut de « grands enfants » irresponsables et assistés, dans un statut de peuples mendiants.
Ce n’est certainement pas de cette façon que les Africains rêvent leur avenir.

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