Les masques tombent

Publié le par Ofek

Michel Gurfinkiel  - Michelgurfinkiel.com
 
 
Ahmadinejad et la Shoah, Dieudonné et l'extrême-droite, Yossi Sarid et le plan Baker...
La vérité, même âpre, est préférable au mensonge.
 
Certains croyaient encore que l’antisionisme et l’antisémitisme étaient deux  choses différentes. La conférence négationniste que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad vient d’organiser à Téhéran clôt le débat.
 
Certains voulaient croire que l’antisionisme radical professé par quelques groupuscules ultra-orthodoxes juifs était une forme de fidélité à la Torah. La présence de ces mêmes groupuscules à la conférence de Téhéran – en grand tralala, s’il vous plaît : barbe, caftan et chapeau noir - clôt le débat.
 
Certains s’imaginaient que l’extrême-droite était l’extrême-droite, que l’extrême-gauche était l’extrême-gauche, et qu’elles ne se rencontreraient jamais. L’itinéraire d’un Alain Soral règle la question.
 
Certains pensaient que le Front national était le parti de la France franco-française. Ils découvrent aujourd’hui qu’il « converge » avec  Dieudonné M’bala M’bala – sous le signe subliminal ou pas si subliminal que cela de l’antisémitisme - et lance une campagne médiatique en direction de la communauté maghrébine. Une illusion de balayée.
 
Certains s’imaginaient qu’Israël vivrait en paix le jour où les Palestiniens auraient leur Etat en Cisjordanie et à Gaza.
La revendication, sans cesse reformulée par les Etats arabes et les organisations palestiniennes, y compris « modérés » ou passant pour tels, d’un « retour » des réfugiés palestiniens de 1948 dans leurs foyers, c’est à dire en Israël même,  après la mise en place d’un tel Etat,  montre qu’il n’en serait rien. Un rêve qui passe.
 
Certains – comme  Yehoshafat Harkabi, le maître à penser du mouvement  Shalom Akhshav (La Paix maintenant) - estimaient naguère qu’il fallait sauver Israël en dépit de lui-même, en le livrant à l’arbitrage des Etats-Unis.
Aujourd’hui que l’ancien secrétaire d’Etat américain James Baker propose, avec une logique de fer, de régler la question irakienne en démantelant Israël et en lui imposant le soi-disant droit au retour des réfugiés palestiniens, de leurs enfants, de leurs petits-enfants et de leurs arrière-petits-enfants, il se trouve toujours des Israéliens d’ultra-gauche, comme Yossi Sarid, ou d’éminents médias français, de droite ou de gauche,  pour acquiescer. Affaire entendue.
 
Les masques tombent plus vite que les dernières feuilles en cette fin d’automne.
Le vrai visage des choses apparaît. Cela fait peur, sans doute.
Mais la vérité, même âpre, est préférable au mensonge.

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