La Syrie des Assad dans l’axe du mal

Publié le par Ofek

Par Albert Soued  - Chez.com/soued - Nuitdorient.com - Desinfos.com
 
 
Le quotidien koweïtien Al Syassah confirme dans son édition du 8 décembre, que les 136 terroristes arrêtés en Arabie, formaient des cellules dormantes commandées par le chef des renseignements militaires syriens, le général Assef Chawkate, beau-frère du président Bashar al Assad et époux de Bouchra.
 
Selon Al Syassah, Chawkate, avait donné ses ordres aux réseaux terroristes dissimulés non seulement en Arabie, mais aussi en Egypte et en Jordanie, pour déstabiliser ces trois pays modérés.
Lors de la guerre israélo-libanaise de l’été, ces pays avaient dénoncé l’aventurisme du Hezbollah et avaient soutenu le gouvernement libanais de Siniora.
Les 136 terroristes arrêtés sont en majorité de nationalité saoudienne et yéménite, des Egyptiens et des Syriens. Ils sont arrivés dans le royaume en provenance de Syrie où ils étaient formés pour rejoindre le Jihad en Irak.
 
On notera que ces événements surviennent après que la Syrie ait perdu une grande part de son influence au Liban, après l’assassinat de Rafik Hariri, homme d’affaires influent et ex-premier ministre du Liban, de plusieurs journalistes anti-syriens et plus récemment le meurtre à bout portant de Pierre, fils d’Amin Gemayel, ancien président de l’état Libanais, et lui-même ministre de l’Industrie du gouvernement Siniora.
Tous ces assassinats et ces meurtres ont été commandités par la Syrie, dans le triple but de déstabiliser les forces pro-occidentales au Liban, renforcer le Hezbollah, agent Iranien et rétablir l’influence de la Syrie au Liban, ouvrant la voie à un Croissant fertile shiite.
 
Mais ceci n’est pas nouveau dans les méthodes des Assad pour résoudre leurs problèmes ou leurs crises. Déjà il y a 20 ans le père, H’afez al Assad, cherchait à déstabiliser Israël qui avait annexé le Golan après la débâcle syrienne de l’automne 1973, appelée la guerre du Kipour.
Dans un article dans l’édition internationale du Jerusalem Post, datée du 1-7/12/06, le rédacteur en chef, David Horovitz, cherche à rafraîchir la mémoire des Occidentaux.
 
Dans un tribunal londonien, en octobre 1986, Ann Murphy, une Irlandaise BCBG qui venait d’accoucher d’une fille, hurlait à l’accusé d’une voix hystérique « Salaud ! Comment as-tu pu me faire cela ?...Je te hais ! Je te hais ».
Exténuée après un jour et demi de témoignage contre son ex-fiancé, la jeune femme s’est confondue en excuse auprès du juge, pour avoir quitté une attitude polie et réservée.
 
Nezar Hindawi, un Jordanien, a été commandité par un conseiller de Hafez al Assad, Mohamed al Khouli, chef du Renseignement de l’Armée de l’air pour 250 000$, dans le but de faire exploser un avion d’El Al en plein vol.
Dans une machination d’une rare perversité, Hindawi jeta son dévolu sur une jolie Irlandaise, Ann Murphy.
Après l’avoir persuadée d’un amour éternel, il vécut avec elle quelques mois. Quand elle fut enceinte de cinq mois, il lui proposa le mariage en Terre Sainte, en passant par Tel Aviv.
Vu ses obligations professionnelles, il la rejoindrait dans les 48 h.
Il lui acheta un billet d’avion et une superbe valise qu’il remplit de beaux vêtements.
Dans le taxi les menant à Heathrow, il lui confia pour un ami, après l’avoir manipulé, un gadget-calculatrice, à l’avant-garde à cette époque...
Parvenue par la voie diplomatique, via la compagnie syrienne SAA (Syrian Arab Airlines), la bombe avait été dissimulée par Hindawi dans un faux compartiment de la valise.
Elle devait exploser au dessus de l’Autriche, avec sa bien aimée, son bébé et 380 passagers.
 
Mais un agent de la sécurité d’El Al a été intrigué par le voyage solitaire d’une femme enceinte, munie d’un passeport récent et par la lourdeur de la valise, qui restait lourde après avoir été vidée.
 
Hindawi a été condamné à 45 ans de prison et les relations diplomatiques avec la Syrie ont été rompues.
Après une promesse d’exfiltration, il avait été lâché par les autorités syriennes, pour des raisons de sécurité. Alors Hindawi a parlé.
 
Damas était derrière l’attentat de 1985 à l’aéroport de Rome, derrière celui de 1982 contre les bureaux d’un journal à Paris.
Il donna des détails sur le transfert d’explosifs par le personnel de la SAA, indiqua des caches d’armes à Londres et donna des informations sur les réseaux terroristes en Grande Bretagne, en Italie et en Allemagne.
 
Il y a quelques mois, au moment de la Coupe du Monde de Football, la police allemande a déjoué un complot visant à introduire une bombe dans un avion d’El Al à l’aéroport de Francfort.
Six personnes ont été interpellées dans le cadre d’une enquête liée à un trafic de stupéfiants, qui a mené par ricochet à empêcher un employé du nettoyage à placer des explosifs dans un avion.
 
Plus que jamais, les Occidentaux et les pays arabes modérés doivent rester unis devant les tentatives de déstabilisation du monde par des états voyous tels que la Syrie (1).
 
Comme l’a dit un jour un politicien britannique, Lord Greville Janner « Si vous ne combattez pas ensemble les terroristes, ils vous exploseront séparément ».
 
Note :
 
(1) D’après Farid Ghadry, opposant en exil et président du Parti de la Réforme de Syrie, contrairement à son père H’afez al Assad, Bashar al Assad n’est pas fiable et on ne peut se fier à aucun accord signé avec lui.

Publié dans Iran - Syrie

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