Avec la publication discrète d’un câble du Département d’Etat vieux de 33 ans, un bon morceau de l’édifice du gros mensonge le plus durable a été détruit

Publié le par Ofek

Caroline B. Glick  - Jewish World Review - Adaptation française de Sentinelle 5767 - Desinfos.com
 
 
Il est temps pour le monde d’admettre qu’il a été trompé pour des milliards de dollars.
Le lauréat du prix Nobel de la Paix Yasser Arafat était un maître du mensonge énorme.
Depuis qu’il inventa le terrorisme mondial en fondant l’organisation terroriste Fatah en 1959, Arafat parvint avec succès à se dépeindre comme un combattant de la liberté, tout en inventant pour le monde les détournements d’avion de passagers, les massacres dans les écoles et les prises d’ambassades.
 
Pour cultiver le mythe de son innocence, Arafat ordonna aux cellules terroristes du Fatah d’opérer sous des pseudonymes.
Au début des années 1970, il rebaptisa plusieurs escadrons de meurtriers du Fatah « l’Organisation Septembre Noir » tout en proclamant publiquement que c’était des unités « en rupture » totalement non liées au Fatah ou à lui-même.
 
En 2000, en lançant le jihad palestinien actuel, il répéta le processus en rebaptisant les cellules terroristes du Fatah « Brigades des Martyrs al Aqsa » puis en proclamant qu’elles étaient totalement non liées au Fatah ou à lui-même.
Cette fiction aussi, réussit, bien que tous les terroristes des Brigades des Martyrs al Aqsa soient membres du Fatah, et la plupart membres des milices officielles de l’Autorité Palestinienne et reçoivent leurs salaires, leurs armes et leurs ordres de marche du Fatah.
 
La semaine dernière, avec la publication discrète d’un câble du Département d’Etat vieux de 33 ans, un bon morceau de l’édifice de son gros mensonge a été détruit.
Le 1er mars 1973, huit terroristes du Fatah, opérant sous la bannière de Septembre Noir, ont pris d’assaut l’ambassade d’Arabie saoudite à Khartoum, au Soudan, au cours d’une cérémonie d’adieu au Chargé d’Affaires de l’ambassade des USA George Curtis Moore.
Les terroristes prirent en otages Moore, l’ambassadeur des USA Cleo Noël, le Chargé d’Affaires belge Guy Eid, et deux diplomates arabes.
Ils exigèrent que les USA, Israël, la Jordanie et l’Allemagne libèrent de prison des terroristes de l’OLP et du gang Baader-Meinhof, dont l’assassin palestinien de Robert F. Kennedy, Sirhan Sirhan, et le commandant de Septembre Noir Muhammed Awadh (Abu Daoud) en échange de la libération des otages.
Le soir suivant, les Palestiniens assassinèrent brutalement Noël, Moore, et Eid.
Ils libérèrent les autres otages le 4 mars.
 
Arafat nia toute participation à l’attaque. Les USA acceptèrent officiellement cette dénégation.
Pourtant, comme il le révéla plus tard publiquement, James Welsh, qui travaillait à l’époque de l’attaque comme analyste à l’Agence de Sécurité Nationale, intercepta une communication d’Arafat - dont le quartier général était alors à Beyrouth - vers ses agents terroristes à Khartoum, ordonnant l’attaque.
 
En 1986, comme la preuve de la participation d’Arafat dans l’opération devenait plus largement connue, des voix de plus en plus nombreuses appelaient à mettre en examen Arafat pour meurtre.
Comme le blog du ‘New York Sun’ on-line l’a rappelé la semaine dernière, pendant cette période, le ‘Sunday Times’ britannique rapporta que 44 sénateurs américains envoyèrent une lettre au Procureur Général des USA d’alors, Edwin Meese, « pressant le gouvernement américain de mettre en accusation le chef de l’OLP pour avoir comploté le meurtre de deux diplomates américains en 1973 ».
L’article continuait en notant que l’intérêt du Département de la Justice à poursuivre l’affaire mettait mal à l’aise les officiels de haut rang du Département d’Etat : « les diplomates de Département d’Etat, soucieux que des accusations de meurtre contre Arafat ne provoquent la colère des amis des Etats-Unis dans le monde arabe, pressent le Département de la Justice d’abandonner l’enquête ».
 
Plus tard en 2002, en dépit du refus ciblé du Président George W. Bush de rencontrer Arafat, le Département d’Etat continuait de protester de son innocence.
A ce moment-là, Scott Johnson, un procureur de Minneapolis et l’un des auteurs du site Internet populaire « Powerlineblog », enquêta sur l’affaire avec le bureau des affaires du Proche-Orient au Département d’Etat.
Dans une réponse par Email du bureau du directeur adjoint des affaires de presse, George Sullivan, Johnson reçut cette réponse : « La preuve existe clairement que le groupe terroriste Septembre Noir a commis les assassinats de l’ambassadeur Noël et de George Moore, et bien que Septembre Noir ait fait partie du mouvement Fatah, le lien entre Arafat et ce groupe n’a jamais été établi ».
 
Il en fut ainsi pendant 33 ans, sous sept administrations présidentielles, le Département d’Etat nia toute connaissance ou participation d’Arafat ou du Fatah dans l’exécution de son propre personnel. Jusqu’à la semaine dernière.
 
Le câble publié par les historiens du Département d’Etat mentionne :
« L’opération de Khartoum a été planifiée et réalisée en pleine connaissance et approbation personnelle de Yasser Arafat, président de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), et chef du Fatah. Les représentants du Fatah basés à Khartoum ont participé à l’attaque, utilisant un véhicule du Fatah pour transporter les terroristes à l’ambassade d’Arabie saoudite ».
 
Bien que clairement doué dans l’art de la tromperie, Arafat n’aurait jamais pu réussir à créer et à prolonger ses fictions, et avec elles ses crimes, sans la coopération du gouvernement des USA et des média.
Dans cette veine, la publication du câble du Département d’Etat soulève deux questions inquiétantes.
D’abord, comment est-il possible que l’aveu retardé d’une dissimulation massive pendant 33 ans du meurtre de diplomates américains de haut rang, étalée sur la durée de sept administrations présidentielles consécutives, ait pu être ignorée par les média ?
Une recherche d’information sur Google sur Cleo Noël a indiqué une poignée d’histoires dont aucune n’était rapportée par les réseaux majeurs d’information ou les journaux nationaux.
 
Face à cela, le câble publié, qui met en question le fondement même de la politique des USA au Moyen-Orient au cours de la génération passée est tout simplement stupéfiant.
Le câble conclut :
« L’opération de Khartoum a de nouveau démontré la capacité de l’Organisation Septembre Noir (OSN) de frapper là où on l’attend le moins. La participation ouverte des représentants du Fatah à Khartoum dans l’attaque apporte une nouvelle preuve de la relation entre le Fatah et l’OSN. L’émergence des Etats-Unis comme cible primaire des fedayin démontre une menace sérieuse de futurs incidents similaires à ceux survenus à Khartoum ».
 
Le silence des média sur l’affaire ne soulève pas simplement des questions sur leur objectivité.
En ne faisant pas connaître au public américain que le Fatah et l’OLP avaient ciblé spécifiquement des Américains, depuis 33 ans les média ont dénié la connaissance fondamentale du monde dans lequel le peuple américain vit.
Le refus abject des média de couvrir l’affaire soulève un aspect encore plus flagrant de cet épisode.
En particulier, pourquoi, sous sept administrations consécutives, le gouvernement des USA a-t-il couvert la responsabilité directe d’Arafat dans le meurtre de diplomates américains, tout en plaçant à la fois Arafat et le Fatah au centre de sa politique du Moyen-Orient, disons à la base du rationnel de la politique des USA à l’égard d’Israël et des Palestiniens ?
A quoi ressemblerait la politique des USA au Moyen-Orient, et quels auraient été les résultats pour les USA, et la sécurité internationale dans l’ensemble, si plutôt que de mettre en avant une politique qui fit d’Arafat le plus fréquent des visiteurs étrangers à la Maison Blanche pendant l’administration Clinton, les USA avaient exigé son extradition et l’avaient jugé pour meurtre ?
Combien de vies auraient été épargnées si les USA ne s’étaient pas résolus à soutenir le gros mensonge d’Arafat ?
Quel impact une telle politique des USA aurait-elle eu sur le développement ultérieur des organisations terroristes sœurs comme le Hezbollah, al Qaïda, et le Hamas, toutes ayant été fondées par des membres de l’industrie terroriste d’Arafat ?
 
Malheureusement, la publication du câble n’a en aucune manière donné le signal d’un changement de politique des USA quant au blanchiment du Fatah.
En contravention avec la loi des USA, depuis 13 ans, le Département d’Etat a nié que le Fatah, l’OLP et l’Autorité Palestinienne sont des organisations terroristes, et il les a activement financés avec les dollars des contribuables américains.
Cette politique est demeurée inchangée même après que les bandits armés du Fatah aient assassiné trois employés de l’ambassade des USA à Gaza en octobre 2003.
Cette politique continue, inchangée jusqu’à aujourd’hui, alors que le chef actuel du Fatah, l’adjoint pendant 40 ans d’Arafat Mahmoud Abbas, œuvre à former un gouvernement d’union avec le Hamas.
Bien entendu, la composante de la politique des USA à l’égard des Palestiniens aujourd’hui a pour but de renforcer le Fatah en armant, entraînant, et finançant sa milice terroriste de la force 17.
 
Dans un entretien du 14 novembre 2006 à la télévision palestinienne, Ahmed Hales Abu Maher qui travaille comme secrétaire du Fatah à Gaza, vanta le rôle du Fatah dans le développement du terrorisme international.
Selon ses termes, rapportés par ‘Palestinian Media Watch’ :
« Oh frères guerriers, voilà une nation qui ne sera jamais brisée, c’est une révolution qui ne sera jamais vaincue. Voilà une nation qui donne un exemple imité chaque jour à travers le monde. Nous avons donné au monde les enfants des RPG (RPG : Grenades Propulsées par des Roquettes), nous avons donné au monde les pierres des enfants (lanceurs), et nous avons donné au monde les hommes et femmes en quête de martyr (les islamikazes à la bombe). »
 
 
Imaginez à quoi le monde aurait ressemblé si, plutôt que de se cramponner au gros mensonge d’Arafat et de son organisation terroriste Fatah comme composantes centrales de la paix au Moyen-Orient, les USA avaient capturé et jugé Arafat pour le meurtre de ses diplomates, et œuvré constamment à détruire le Fatah.
Imaginez à quoi ressemblerait notre avenir, si plutôt que d’admettre la vérité furtivement, en faisant confiance aux média de ne pas en tenir compte, le gouvernement des USA devait fonder sa stratégie politique actuelle sur la vérité, et si les média devaient révéler cette vérité au monde.

Publié dans Terrorisme

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