Les Don Quichotte ou les porteurs d'eau de la France qui tombe

Publié le par Ofek

Lucien Samir Oulahbib  - Resiliencetv.fr
 
 
C'est sidérant.
Depuis quarante ans nous nageons dans le social-étatisme, le social-nationalisme, Chirac déclare même que le libéralisme est plus dangereux que le communisme et pourtant les SDF pullulent et les belles âmes se fendent d'une larme à l'oeil, gratuitement donc, accusant l'égoïsme, ceci et cela, et, comme d'habitude, la mondialisation, le libéralisme, et bientôt Bush (tiens ! comment se fait-il qu'ils n'ont pas trop de SDF, visibles, là-bas ? Curieux...il paraîtrait que Harlem et le Bronx sont devenus fréquentables, Clinton y a même installé des bureaux : incroyable non ? ).
Nous nageons dans l'hypocrisie la plus crasse, l'incohérence, l'inconsistance, encore un peu et la France aura une campagne politique de patronage avec des na ! mon programme est plus beau que ton ramage : où va-t-on ?...
 
Où glisse-t-on avec Bourdieu dans la main gauche, l'Abbé Pierre en guise de main droite, à hurler contre la misère du monde que l'on a soi-même créé, voilà le comble !
Nous vivons dans un pays qui fait tout pour empêcher la création de richesses et qui ensuite se plaint parce que cela se voit de plus en plus !
Nous sommes dans un pays qui attend tout de l'Etat, multipliant les services tant et tant qu'ils se court-circuitent, ne proposent aucun suivi sinon 48h chrono (là les Enfants de Don Quichotte ont raison...), dépensent les trois quarts en études et salaires, gèlent le reste ou créent des ghettos comme Place des Fêtes à Paris où la concentration de logements sociaux moches et esseulés est tel que cette place devient un des endroits les plus mal famés, nouvelle Place Stalingrad elle aussi réhabilitée pourtant...
 
Comment se fait-il que sous quinze ans de socialisme, douze ans de chiraquisme, les SDF soient encore plus nombreux ?
Théoriquement, le « modèle-social-que-le-monde-entier-nous-envie » devrait faire des ravages d'optimisation, on devrait tous nager dans l'opulence...
 
 
Pourtant, la croissance française stagne à zéro depuis deux trimestres, le commerce extérieur est dans le rouge, la balance des paiements s'amoindrit (de moins en moins d'investisseurs étrangers viennent en France, surtout depuis l'affaire de ce député gréviste de la faim qui voulait interdire qu'une société japonaise s'installe non pas en Irlande mais dans le bourg d'à côté !!!) et les grosses entreprises du CAC 40 font de plus en plus la majorité de leur bénéfice à l'extérieur.
Seule la consommation tient encore via le crédit et les bas de laine : pour combien de temps ?...
 
L'Allemagne, elle, redémarre et Toyota est devenu le premier producteur mondial d'automobiles.
Quelque chose ne tourne plus rond (depuis longtemps) en France.
Alors vint Chirac et ses propositions opportunistes sur le logement alors que la loi défend déjà bec et ongles le locataire depuis des décennies et que les propriétaires dans ce cas ont décidé de lever le pied : ils relèvent leurs exigences devant le nombre élevé d'impayés, cercle vicieux bien connu et pourtant bien caché ; reste la démagogie, prendre de plus en plus aux riches, haro sur le bouclier fiscal clame François Hollande.
Il reste à envahir les beaux quartiers, NAP c'est fini !
Déclarons-nous SDF à vie, déjà qu'il y a la CMU, il y aurait le logement social à vie, comme une députation à vie par exemple (Julia, membre du parti Baath et...de l'UMP à... l'occasion...), une présidence à vie, des présentations de JT à vie : la France est une URSS qui aurait réussi, glose-t-on dans les salons aux rires silencieux où l'on susurre aussi que tout ce qui est extrême serait insignifiant : en terme logique sans doute, pas en terme politique ni sociologique en tout cas : cela brûle même des voitures, mais celles touchées par propagation du feu ne sont pas comptabilisées : ah! mais c'est ainsi scrogneugneu...
 
Nous glissons, quoique doucement mais sûrement vers l'ivresse et le soulagement du pourrissement (comme en 40).
La situation est grave mais désespérée. Encore dix ans. Et des hordes de Pancho va-nu-pieds s'agglutineront, déborderont nos Don Quichotte du Lumpen pro-net-ariat, iront s'installer sur le moindre acre du plus petit riche qui n'aura pas eu le temps d'émigrer.
Avec chacun sa croix et sa bannière, son croissant et sa svastika, plutôt.
 
L'Etat en banqueroute (l'Italie a perdu son triple A cet été dans l'indifférence générale...), continuera à refuser de déléguer des fonctions de services publics au privé et à des fondations, menacera de sanctions ceux qui veulent quitter la sécurité sociale et autres charges qui empêchent l'emploi la recherche développement et l'investissement de décoller.
Il préfèrera, ou, plutôt, ne pourra rien faire d'autre, tant il est paralysé par des courants contradictoires, que laisser les services publics à la surenchère syndicale et à la bureaucratie technocratique.
Evidemment, ils s'affaisseront à force, refusant, obstinément, de s'ouvrir au privé, même avec cahier des charges ou un exemple triomphant comme Air France.
 
Pourtant, ne vaut-il pas mieux des entreprises qui marchent et payent des impôts que des entreprises qui restent publiques, mais s'enfoncent dans la faillite puisque tout a un coût ?
 
Si certaines solidarités peuvent être déficitaires (comme les maladies lourdes) faisons en sorte que d'autres services plus lucratifs en compensent les effets.
Mais par peur évidemment de perdre leur pouvoir de nuisance, les sectes qui officient dans les coulisses en se gargarisant d'intérêt général et autre patriotisme économique préfèrent discuter du sexe des anges sur les inégalités dont elles sont les premières pourtant à aggraver.
 
Pendant ce temps la délocalisation ira évidemment en s'accélérant massivement (alors qu'elle est encore assez modérée), les jeunes talents s'enfuiront encore plus par dizaines de milliers, les chercheurs aussi, les nouvelles technologies, en particulier le biogénétique, trouveront refuge en Chine au Brésil, merci Bové !
Bientôt l'Allemagne revigorée exigera de retrouver le Mark avec le soutien de la Pologne, le FN, d'ici là, sera le premier parti de France et fera une coalition avec qui il voudra et non l'inverse...
 
 
Dix ans. Et le réchauffement climatique n'y sera pour rien.

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