Analyse d'une photo publiée dans Le Journal du Dimanche du 7 janvier 2007

Publié le par Ofek

Objectif Information
 
 
Le Journal du Dimanche du 7 janvier a choisi de faire un reportage fort complaisant sur Khalil, un membre des Brigades Al Aqsa (l'organisation rattachée au Fatah de Mahmoud Abbas), « l'un de ceux qui tirent des roquettes sur Israël », « l'un de ces combattants de l'ombre que les services secrets israéliens traquent sans relâche ».
 
La photo du JDD est celle du domicile de Khalil.
Une brève observation nous en apprend beaucoup plus que de longs discours.
 
Le salon du domicile de Khalil est bourré d'armes (marquées 1 en bleu).
Cela signifie que Khalil met en danger sa famille et les autres civils de l'immeuble.
Cela signifie aussi que cet homme de guerre, susceptible d'être pourchassé, se dissimule dans la population civile qui lui sert de bouclier humain, comme le faisait le Hezbollah au Liban.
La pratique des boucliers humains est une des pratiques interdites les plus réprouvées par le droit international et le droit humanitaire.
 
Khalil aggrave son cas en déclarant qu'il laisse généralement son arsenal « dans le coffre de la voiture, à l'abri dans le garage ».
Cela signifie qu'il met effectivement en danger toute la maison, ou tout l'immeuble s'il s'agit d'un immeuble.
 
L'intérieur est fort coquet pour le soldat d'un peuple en situation de détresse humanitaire. (marques 2 en rouge).
On vient d'apprendre que Khalil a un garage. On voit que son salon comporte au moins deux canapés et un grand tapis et qu'il est propret.
Pourtant « la communauté internationale » se préoccupe beaucoup plus du « peuple palestinien martyre » que des populations génocidées du Darfour et des vraies détresses sur la planète.
Mais peut-être que le statut de « soldat terroriste » des factions palestiniennes est plus rémunérateur et donne accès à la corruption et à des détournements auxquels le petit peuple ne peut pas espérer...
 
Un jeune enfant est en plein milieu de l'arsenal déployé pour la photo (marqué 3 en jaune).
La vie de cet enfant est en danger, mais cela ne préoccupe en rien le père, ni la famille, ni le visiteur, ni d'ailleurs le photographe du JDD (Heidi Levine/Sipa presse).
La présence de cet enfant, à cet endroit, en dit long sur la culture de la vie des Palestiniens, et sur les larmes de crocodiles que la propagande officielle déverse à grands flots quand la guerre terroriste provoque des pertes civiles.
 
Quelle est l'activité de Khalil ?
Il se porte sur la frontière entre Gaza et Israël et il lance (sur ordre, il est formel sur ce point) des roquettes. Où ?
Sur les villes, kibboutz, mochav environnants, c'est à dire sur des civils.
Il vise nécessairement au hasard car ses fusées ne sont pas guidées.
Le critère du succès, pour Khalil, c'est de tuer et blesser le plus de civils possible, de tous âges et de tous sexes, sans discrimination. C'est exactement cela, la définition du terrorisme.
 
La semaine dernière, en plein « cessez-le-feu », deux jeunes enfants israéliens ont été très grièvement blessés à Sdérot par les fusées de Khalil ou de ses frères de gang.
Qui contestera à Israël le droit d'utiliser les moyens voulus pour mettre fin à ces pratiques barbares, quand il le décidera ?
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