Islam : Et si on commençait par faire appliquer nos lois ?

Publié le par Ofek

JC. Durbant  - Blog Le Monde
 
 
« Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout Etat, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »
Charte des Nations Unies, Article 2, alinéa 4
 
« Seront punis les actes suivants :
a) Le génocide ;
b) L’entente en vue de commettre le génocide ;
c) L’incitation directe et publique à commettre le génocide ;
d) La tentative de génocide ;
e) La complicité dans le génocide. »
Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1951 (article 3)
 
De téléthons pour la solution finale en conférences de la honte, il n’est pas une semaine où l’Iran ou ses affidés ne réaffirment, Islam et Coran à la bouche, leur volonté génocidaire face à un Etat membre des Nations Unies depuis près de 60 ans …
 
Attentats-suicide ou à la voiture piégée, massacres dans des salles de mariage, écoles ou lieux de culte, il n’est pas une journée, en Irak, Israël ou toute autre partie du monde, où des populations civiles et le plus souvent musulmanes, se voient subir, toujours au nom de la religion, la pire des terreurs.
 
Ce à quoi la Communauté internationale ou les démocraties qui en font partie se contentent invariablement de répondre par de vagues protestations de principe que personne n’écoute tout en continuant, comme si de rien n’était, à appeler au respect de la religion qui cautionne ces discours.
 
Pourtant, si les prêcheurs de la haine exportés par ces pays commencent chez nous à se voir expulser, pourquoi les dirigeants politiques et religieux qui tiennent de tels discours (mais aussi les ambassadeurs censés les représenter) ne se voient-ils pas pareillement interdits de séjour sur nos sols et révoqués de tous leurs privilèges de circulation, pour eux et leurs familles, aussi bien que de leur accès à toute tribune internationale comme l’ONU jusqu’à ce qu’ils aient officiellement et explicitement désavoué lesdits propos ?
 
Pourquoi la religion qui cautionne de tels discours et de tels agissements ne se voit-elle pas elle-même, comme le propose le blogueur suisse ajm, sommée de se réformer ?
 
Quand commencerons-nous à accorder le sérieux qu’elle mérite à la volonté hégémonique, mortifère et génocidaire de ces pays, mais aussi du message coranique sur lequel ils s’appuient ?
 
Car au-delà de notre intérêt propre, il y va aussi de celui des populations issues de ces pays eux-mêmes et donc une fois encore… de l’application de nos propres lois qui sanctionnent la non-assistance à personnes en danger !
 
Pourquoi concentrer l’attaque sur l’Islam ?
ajm - Extrême Centre
 
De nos jours, les motivations personnelles des combattants sur le terrain ne constituent qu’un élément mineur du débat et ainsi du processus décisionnel.
Les armées occidentales, considérées dans leur ensemble, peuvent être formées et déplacées rapidement en cas de besoin. Et, si on leur octroie le droit de viser la victoire, elles sont invincibles.
La difficulté est de motiver la décision politique de leur engagement. Ce ne sont pas des bidasses potentiels qu’il faut convaincre, mais des opinions publiques, qui soutiendront, ou pas, des projets précis.
 
Je pense que le seul axe d’argumentation capable d’emporter une décision assez large dans nos pays doit faire appel aux bases du système démocratique.
La guerre, ou la résistance, est un projet comme un autre, à ce niveau. Il faut le justifier en termes rationnels, en expliquer la nécessité en fonction des lois et des principes constitutionnels reconnus, en présenter les objectifs de manière à réunir un consensus et en fixer les étapes de révision et les systèmes de contrôle de manière à garantir le mieux possible le respect des principes ayant guidé les décisions initiales. La routine démocratique, quoi.
 
Il faut donc commencer par informer ou réinformer le corps politique, c’est-à-dire le grand public, du danger, du conflit, de notre temps.
Le premier effort de guerre, aujourd’hui, est celui de l’information.
 
Je propose de choisir comme ennemi la barbarie, et d’assimiler à ce terme les lois de l’Islam.
 
Le corps politique actuel, s’il ignore encore beaucoup de choses sur l’Islam, sait sans doute au moins que des lois du type châtiments corporels en place publique, ségrégation religieuse et sexuelle ou esclavagisme sont inacceptables.
Si nous prouvons que la pratique de la religion islamique, c’est forcément cela, nous aurons désigné l’ennemi et nous pourrons aller de l’avant rapidement pour le vaincre.
 
D’autre part, pour emporter une décision, il faut aussi une vision d’avenir, une réelle solution.
Une guerre n’est pas « vendable » aujourd’hui en elle-même – elle doit constituer un moyen vers un but et ce but doit être acceptable en fonction des principes régissant nos sociétés.
Concrètement, la victoire doit servir à établir la paix, sinon elle sera condamnée d’office par une large part du corps politique.
 
L’effort doit donc s’accompagner d’un projet susceptible d’apporter une solution stable et durable et la guerre doit en fait constituer la simple punition du refus de construire cette solution.
Dans cette optique, sur de tels fondements, la simple préparation, résolue, de la guerre peut permettre d’amener la paix sans conflit, par le seul équilibre de la menace.
Et c’est là l’objectif optimal à atteindre dans l’élaboration de la solution, du « plan de paix ».
 
Dans le contexte présenté ici, la solution est la réforme de l’Islam.
Et celle-ci est également essentiellement affaire d’information.
 
Pour se libérer de l’emprise de l’Islam, il suffit d’en examiner les textes, les lois et l’histoire avec un esprit rationnel et objectif.
Tout cela est médiocre, mauvais, vraiment, absolument insuffisant, y compris formellement. Il n’y a de divin dans l’Islam que la foi des Musulmans et chacun peut aisément s’en rendre compte, après tout au plus quelques semaines d’étude sérieuse, dans un cadre adéquat.
 
Le problème est que, jusqu’à présent, comme les fanatiques sont encouragés par cette religion à décapiter leurs interlocuteurs sceptiques, il était impossible de créer un mouvement solide de prise de conscience et il s’est créé avec le temps, dans le monde musulman, d’innombrables habitudes d’autoprotection, d’autocensure, d’acceptation fataliste, littéralement.
 
Mais les moyens d’information modernes permettent enfin de briser cette muraille.
Il faut obliger le monde islamique à faire ce travail. Et il faut contenir ou vaincre les fanatiques.
 
Une dernière chose : je ne crois pas que l’Islam en soi mérite tant d’attention, ni soit vraiment le cœur du problème.
Mais c’est sans doute aujourd’hui le levier le plus efficace pour aborder les grands problèmes civilisationnels de notre temps.
L’Islamisme, au fond, au-delà de l’horreur qu’il transporte, et des risques majeurs bien réels qu’il génère (Iran), est une chance donnée à la communauté humaine de prendre son avenir en mains, de résoudre ses principaux conflits de motivation, de se trouver une identité et des buts communs, de construire sa réconciliation.
Et à quelque chose, ainsi, ce malheur aura été bon.

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