La cause fondamentale du terrorisme

Publié le par Ofek

Joseph Farah – Worldnetdaily - Titre original : « The root cause of terrorism » - Traduction : Objectif-info
 
 
La question « des causes fondamentales du terrorisme » est à la mode en ce moment.
Depuis quelques temps, on nous dit :
 
•   La cause fondamentale du terrorisme, c’est le contrôle et la domination étrangère des ressources naturelles des musulmans.
•   La cause fondamentale du terrorisme, c’est la haine du mode de vie occidental.
•   La cause fondamentale du terrorisme, c’est l’aliénation.
•   La cause fondamentale du terrorisme, c’est la pauvreté et l’analphabétisme.
•   La cause fondamentale du terrorisme, c’est la décadence morale de l'Occident.
•   La cause fondamentale du terrorisme, c’est le soutien occidental à Israël.
 
Vous savez ce qui est selon moi la cause fondamentale du terrorisme ?
C’est que cela marche.
 
Je veux dire par là que ceux qui utilisent le terrorisme dans le monde d’aujourd'hui le font parce qu’ils atteignent leurs objectifs par ce moyen.
C’est simple. Et je pense que nul ne le contestera.
 
Il n’y a pas un endroit où cela « marche » mieux qu'en Israël, que l’on considérait jadis comme un rempart contre le terrorisme islamiste.
Si on veut un cas d’école de l’acceptation du terrorisme, de l’encouragement au terrorisme, de l'alimentation et de la préservation du terrorisme, il ne faut pas aller le chercher ailleurs que dans l'État juif.
 
Il n’y a qu’à voir le coût du terrorisme qui s’est éternisé dans l'État juif au cours des six dernières années, depuis qu'Ariel Sharon a été élu avec l’étiquette de « dur » pour mettre un terme aux attentats, mais qui a trahi ses électeurs :
 
•   56 pour cent des Israéliens sont partisans de négociations, même avec le Hamas, une organisation terroriste qui a juré la destruction de l'État juif ;
•   75 pour cent des Israéliens croient que leur pays lutte pour sa survie ;
•   plus Israël a satisfait les demandes des terroristes, plus le terrorisme a augmenté ;
•   plus Israël s’est retiré unilatéralement de territoires gagnés au prix de durs combats, plus ses agresseurs se sont sentis encouragés ;
• plus Israël est complaisant avec les terroristes, plus les plus hautes instances internationales, qui rejettent sur Israël la responsabilité de leurs propres problèmes avec les terroristes, alourdissent leurs exigences vis-à-vis de lui.
 
C'est un cercle vicieux. Mais ce cercle est bénéfique pour les terroristes, et il fait la preuve de l’efficacité du terrorisme comme tactique.
 
Qu’est-ce que veulent les terroristes, au-delà des massacres et de la terreur ?
Finalement, c’est très simple. Ils veulent soumettre le monde entier à la domination de la loi islamique.
 
Il n’y a que deux façons d'arrêter le terrorisme :
•   Se soumettre, et vivre sous la domination de l'Islam.
•   Ou bien infliger une défaite à plates coutures au djihad islamique.
 
On ne peut pas lui parler.
On ne peut pas l'acheter.
On ne peut pas le comprendre.
On ne peut pas en venir à bout avec de la compassion.
On ne peut pas le raisonner.
On ne peut pas engager des pourparlers avec lui.
On ne peut pas négocier avec lui.
On ne peut pas l'apaiser de l’extérieur.
On ne peut pas souhaiter qu’il s’éloigne de lui-même.
 
En fait, c'est un ennemi que l’on ne peut pas amadouer par des marques de « compréhension » ou des gestes de bonne volonté.
Il ressent vraiment du mépris pour ce genre d’attitude qu’il interprète comme un signe de faiblesse à exploiter à fond, comme l’indice que sa stratégie est gagnante.
 
Dois-je rappeler qu’il s’agit d’un conflit qui a une histoire ?
Il n'a pas commencé le 11 septembre 2001, ni lors du premier attentat contre le World Trade center, ni même avec la révolution iranienne de 1979.
C'est une guerre que le président Jefferson lui-même a menée.
C'est une guerre qui a conduit au voyage à l'ouest de Christophe Colomb et, finalement, à la découverte de l'Amérique.
C'est une guerre qui a été à deux doigts de provoquer la conquête de l'Europe, il y a bien longtemps.
Et elle peut aboutir à la conquête de l'Europe au 21ème siècle.
 
Comme je l'ai dit plus haut, il n’est pas inexact de dire que ce conflit a structuré l'histoire du monde au cours des 1 300 dernières années.
 
Au 20ème siècle, nous avons été les témoins du coût élevé de la politique d’apaisement.
Nous l’avons vu avec l'Allemagne nazie.
Nous l’avons vu avec l'Union Soviétique.
Nous l’avons vu avec la Chine communiste.
Et, ces derniers temps, nous le voyons au Moyen-Orient et dans la guerre contre les djihadistes.

Publié dans Terrorisme

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