Bienvenue en Palestine

Publié le par Ofek

Caroline B. Glick - Jewish World Review - Adaptation française de Simon Pilczer - Desinfos.com
 
 
Dans le monde de la diplomatie internationale, peu de sujets reçoivent un soutien plus total que la notion qu’il est essentiel d’établir un Etat palestinien.
Les dirigeants du monde s’activent tant à dire combien il est essentiel qu’un Etat palestinien soit fondé qu’aucun d’entre eux ne semble avoir remarqué qu’il existe déjà.
 
Cet Etat été officiellement fondé à l’été 2005, quand Israël a retiré ses forces militaires et sa population civile de la bande de Gaza, et a ainsi établi le premier Etat palestinien totalement indépendant de l’histoire.
La destruction par Israël de quatre communautés dans le Nord de la Samarie, et la réduction de ses opérations militaires dans ce territoire a posé les fondements d’un Etat dans cette zone également.
 
Et alors que des hommes d’Etat et des activistes à travers le monde ont bruyamment proclamé leur engagement à établir un Etat souverain de Palestine, ils ont oublié le fait que la Palestine existe. Et c’est un cauchemar.
 
Dans l’Etat de Palestine, 88 % du public ne se sent pas en sécurité.
Peut-être les 12 % manquants sont-ils des membres de la multitude de milices régulières et irrégulières. Car dans l’Etat de Palestine, la proportion des policiers / miliciens / hommes en armes par rapport aux civils est plus élevée que dans tout autre pays au monde.
 
Dans l’Etat de Palestine, des enfants de deux ans sont tués et personne ne s’en soucie.
Des enfants sont réveillés au milieu de la nuit et assassinés devant leurs parents.
Des fidèles dans les mosquées sont exécutés par des terroristes qui fréquentent des mosquées concurrentes. Et personne ne s’en soucie.
Aucun groupe international de droits de l’homme ne relate un appel pour mettre fin au massacre.
Aucun organisme de l’ONU ne condamne personne, ou n’envoie de mission d’enquête sur les faits et les meurtriers.
 
Dans l’Etat de Palestine, des femmes sont déshabillées et obligées de marcher nues dans les rues pour humilier leurs maris.
Des ambulances sont arrêtées sur leur chemin vers l’hôpital, et des blessés sont exécutés de sang froid.
Des terroristes pénètrent dans les salles d’opérations des hôpitaux et débranchent les machines vitales des patients.
 
Dans l’Etat de Palestine, des gens sont kidnappés dans leur maison en plein jour et devant des caméras de télévision.
C’est le cas parce que les kidnappeurs eux-mêmes sont des cameramen. En fait, leurs commanditaires dirigent souvent des stations de télévision.
Et du fait que les commanditaires dirigent des stations de télé dans l’Etat de Palestine, on ne doit pas être surpris qu’ils fassent sauter à la bombe des stations de télévision concurrentes.
Il en était ainsi la semaine dernière, des terroristes de ce groupe ou de celui-ci ont attaqué à la bombe la station de télévision Al Arabya de Gaza.
Et c’est ainsi que le Hamas attaque les annonceurs du Fatah à la radio, et ferment leur station de radio en proclamant qu’ils utilisent leurs microphones pour inciter au meurtre.
Parce qu’en effet, elles incitent au meurtre. A quoi faut-il s’attendre de la part d’un terroriste placé à la tête d’une radio.
 
Et c’est ainsi que dans l’Etat de Palestine, des journalistes - qu’ils soient ou non membres de groupes terroristes - font partie des 88 pour cent du public qui est effrayé.
Dimanche, ils manifestent autour des bureaux de l’une ou de l’autre des factions terroristes qui contrôlent l’Autorité Palestinienne.
 
En parlant au ‘Jerusalem Post’, Ala Masharawi a expliqué :
« Personne ne sort, personne ne bouge avant d’y avoir songé deux fois. Les rues de Gaza semblent être devenues des rues sinistres, en particulier la nuit. Gaza est une ville fantôme ».
 
Comme Khaled Abu Toameh du journal ‘Post ‘ l’a rapporté la semaine dernière, dans l’Etat de Palestine, des Chrétiens sont persécutés, dépouillés et battus dans ce que l’on peut uniquement considérer comme une campagne systématique pour mettre fin à la présence chrétienne dans des lieux comme Bethlehem.
Comme Samir Qumsiyeh, propriétaire de la station de télé privée Al Mahd (Nativité) fondée à Beit Sahur s’en est lamenté :
« Je crois que d’ici 15 ans, il ne restera plus de Chrétiens à Bethlehem. Alors, il vous faudra un flambeau pour trouver un Chrétien ici ».
 
Beaucoup de ministres du gouvernement et de commentateurs recherchent une signification stratégique aux conflits de l’Etat de Palestine.
La ministre des affaires étrangères, Tzipi Livni, par exemple, poursuit encore et encore sur le besoin de renforcer les « modérés » - c’est-à-dire le groupe Fatah - par rapport aux « extrémistes » - à savoir le groupe terroriste Hamas.
Pour l’aider à faire avancer cette absurdité, le président de l’AP et chef du Fatah Mahmoud Abbas et ses hommes déclarent aux occidentaux combien ils sont pro-occidentaux, dans le même temps où ils baptisent du nom de Saddam Hussein leurs rues et leurs écoles, financées avec l’aide des USA, et construisent des installations sportives aux frais des contribuables américains, à la mémoire des terroristes qui ont tué des soldats américains en Irak.
 
Pour la énième fois, dimanche dernier, des porte paroles du Fatah, dans le bureau du président Mahmoud Abbas, ont reproché à l’Iran et la Syrie l’escalade de la violence à Gaza, en Judée et en Samarie, qui a tué 29 personnes, dont deux enfants, en quatre jours.
« L’Iran et la Syrie encouragent le Hamas à poursuivre le combat contre le Fatah » ont-ils allégué.
 
Damra et son partenaire et compagnon, le terroriste du Fatah Mahmad Ramaha, arrêté un mois auparavant, travaillaient sur les instructions du Hezbollah - c’est-à-dire, sous la direction de l’Iran.
Selon le Shin Bet, le Hezbollah - c’est-à-dire l’Iran - s’est emparé des opérations du Fatah à Naplouse.
Depuis le retrait d’Israël du Nord de la Samarie en août 2005, le Shin Bet a noté que, comme à Gaza, la zone de Naplouse est devenue un mini Afghanistan.
 
Ainsi, non seulement les terroristes du Hamas opèrent-ils sous la direction iranienne et syrienne aujourd’hui, mais les terroristes du Fatah aussi.
Pourtant, cela n’a pas empêché les USA et Israël de ne pas arrêter le passage d’armes et d’argent dans les mains des chefs terroristes du Fatah. Ils ne parviennent à reconnaître que ce que vous voyez est ce que vous obtenez.
 
Ces fusils ne sont pas destinés à encourager la modération.
Ces fusils sont utilisés contre des Israéliens et des Palestiniens aussi, dans une bataille territoriale entre groupes terroristes pour l’argent, les armes et le pouvoir, qui ne prendra jamais fin. Et elle ne prendra jamais fin parce que combattre et tuer pour de l’argent, des armes et le pouvoir est ce que font des terroristes.
 
Au cours des 13 années passées, depuis que l’Autorité Palestinienne a été établie en 1994, les contours de l’Etat de Palestine ont pris forme devant nos yeux.
En commençant par l’abrogation par Yasser Arafat du règne de la loi, et la campagne meurtrière contre les vendeurs de terre et les journalistes, chaque année passant conduisant à davantage de pouvoir pour l’AP, la situation n’a fait qu’empirer.
Et pourtant, la pression internationale sur Israël de la part des Arabes, des Européens, et des USA pour céder davantage de territoire, diminuer son autorité, abroger ses revendications sur les zones destinées à la Palestine, et financer le groupe terroriste Fatah, a augmenté en intensité.
 
Et chaque année passant, alors que la réalité de la Palestine devenait plus claire, la volonté des dirigeants israéliens de résister à cette pression s’est de plus en plus érodée.
C’est ainsi que la semaine dernière, le ministre de la défense, Amir Peretz a annoncé qu’il soutenait la négociation avec le Hamas.
Peretz à développé sa « vision » du rétablissement du soi-disant processus de paix avec les Palestiniens, et a déclaré que, pour « renforcer » les Palestiniens, il soutient l’interdiction des opérations de Tsahal à Gaza et en Judée et Samarie.
Il va sans dire que de telles opérations de Tsahal sont destinées à prévenir des massacres de citoyens israéliens comme celui survenu à Eilat lundi matin.
 
Livni, de son côté, est devenue le champion international du Fatah.
S’extasiant devant un auditoire d’organisateurs de paix internationale à Davos, en Suisse, la semaine dernière, Livni à dit :
« Pour obtenir la paix et promouvoir le processus de paix, nous devons nous en tenir à cette vision de solution à deux Etats et examiner quelles en sont les meilleures étapes ».
 
Bien sûr, ni Livni, ni Peretz, qui insistent sur la priorité la plus urgente d’Israël d’établir la Palestine, ne sont prêts à reconnaître que la Palestine existe déjà.
Ils refusent de reconnaître ce que nous savons déjà : la Palestine est un Etat terroriste et une caisse de corbeille économique totalement financée par la communauté internationale.
 
En fait, au cours de l’année, depuis que le Hamas a remporté les élections palestiniennes, l’assistance internationale aux Palestiniens a énormément augmenté.
Comme Ibrahim Gambari, le sous-secrétaire général aux Affaires politiques de l’ONU l’a remarqué jeudi dernier, l’aide occidentale officielle aux Palestiniens, sans prendre en compte le soutien arabe et iranien au Hamas et au Fatah, a augmenté de 10 % en 2006 par rapport à 2005, et a atteint 1,2 milliards de $.
 
Les Palestiniens, qui reçoivent plus d’aide par tête que tout autre peuple sur la terre, sont dans le besoin non pas parce qu’ils manquent de fonds.
Ils sont pauvres parce qu’ils préfèrent la pauvreté, la violence et la guerre à la prospérité, à la paix et à la modération.
C’est ainsi que 57 % des Palestiniens sont en faveur des attaques terroristes contre Israël.
 
La multitude des protestataires dans le monde qui exigent de mettre fin à la soi-disant « occupation » et l’établissement de la Palestine devraient être informés du fait que la Palestine existe déjà.
Les hordes de chefs politiques gloussant machinalement sur les « visions et les « solutions à deux Etats » devraient le savoir : c’est la Palestine.
 
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