Et le monde paie !

Publié le par Ofek


 Où va votre argent ?

Ils sont un groupe national personnifiant l'image de la victime.
Un nombre infini d'ouvrages traitent de leur misère, de leur pauvreté, de leur statut de réfugiés qui perdure depuis des décennies.
Là aussi, le lien entre les faits et les slogans est bien moins fragile.
 
Le premier article de la série, « Et le monde se tait », publié dans le supplément de Rosh Hashana, traitait du meurtre de masse perpétré par les Arabes, et notamment les Musulmans, contre les Musulmans et les Arabes, comparé au chiffre relativement minime d'Arabes tués en général et de Palestiniens en particulier, dans le conflit israélo-palestinien.
Le second article de la série, « Et le monde ment », publié dans le supplément de Kippour, traitait de la manipulation du problème des réfugiés palestiniens : même si près de 40 millions de personnes ont subi divers échanges de population dus à la création de pays avec des identités nationales, ethniques ou religieuses, seuls les Palestiniens sont restés des réfugiés.
 
Aux yeux de la communauté internationale, les Palestiniens sont le peuple le plus misérable du monde, le plus opprimé de la terre.
Cet article va examiner le mythe du malheur palestinien.
 
Certes, la situation des Palestiniens est difficile. La question est de savoir s'il s'agit d'une condition auto-infligée dont sont responsables les Palestiniens ou d'un complot international, principalement américain et israélien.
 
Le mythe, entretenu par les « forces du progrès » parle, comme c'est bien connu, des Etats-Unis qui sont la source de tout le mal. Non seulement ils mènent une « politique non-équilibrée », mais ils sont également l'oppresseur du peuple palestinien et de ses aspirations légitimes.
Et Israël, bien évidemment, mène une oppression économique. Est-ce exact ?
 
Les Palestiniens ont acquis une place d'honneur dans le classement des peuples éprouvés et un système de relations publiques bien huilé en a fait une nation de victimes. Les faits sont toutefois totalement différents des mythes publiés dans la profusion de publications universitaires et journalistiques qui dupent l'opinion internationale.
 
Le malheur paie ! Il est devenu une industrie.
Le monde entier met la main à la poche. Le « Grand Satan », les Etats-Unis, le pays le plus détesté des Palestiniens, après Israël, le « Petit Satan », est aussi le pays qui a le plus aidé les Palestiniens depuis la signature des accords d'Oslo en 1993.
Ni l'Arabie Saoudite, ni les pays du Golfe, séparément ou ensemble. Ni les pays d'Europe, qui donnent chacun de leur côté, ni l'Union Européenne.
 
Voici les faits : selon un rapport de la Banque Mondiale, de 1994 à 1998, les Etats-Unis ont été le plus important pays donateur pour les Palestiniens. Les données ne différent pas après 1998, mais les années 1990, qui se sont terminées avec l'Intifada, sont particulièrement importantes.
Il est vrai qu'Israël a reçu plus d'aide. L'aide militaire est accordée pour des raisons stratégiques, et ce n'est pas le lieu d'en débattre. Cette aide alimente l'industrie américaine, puisqu' Israël ne peut acheter qu'aux Etats-Unis.
L'aide économique est devenue marginale ces dernières années et représente moins que celle apportée aux Palestiniens.
 
Au sujet de l'aide par habitant pour le développement, les Palestiniens reçoivent bien plus d'aide que les Egyptiens. Mais le mythe continue d'affirmer que les Palestiniens sont les « victimes », et qu'il faut leur donner encore et toujours plus parce que peut-être que cela les convaincra d'aspirer à la paix et d'abandonner le terrorisme.
 
Selon le rapport de la Banque Mondiale, Washington a versé au cours des années citées 344,73 millions de dollars, alors que l'Union Européenne a, elle, versé 298,3 millions de dollars.
Le Japon est également en tête de liste avec 306,09 millions dollars, suivi par l'Allemagne (270,8 millions dollars), la Norvège (221,38 millions dollars), l'Arabie Saoudite (133,15 millions dollars), la Banque Mondiale (127,57 millions dollars), la France (52,71 millions dollars), la Grande-Bretagne (39,61 millions dollars), et le Koweït (24 millions dollars).
 
La contribution américaine est en fait beaucoup plus importante : durant ces années-là, et ces dernières décennies, les Etats-Unis ont été les principaux donateurs de l'UNRWA (the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East – Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les Réfugiés de Palestine au Proche-Orient). Durant cette période, le budget annuel de l'organisation était proche de 300 millions de dollars.
 
Si l'on fait reposer le calcul sur toute la décennie 1994-2004, les Etats-Unis sont toujours à la première place, avec 1,3 milliards de dollars d'aide, suivis par l'Union Européenne avec 1,11 milliard et le Japon avec 0,53.
Là aussi, les sommes ne comprennent pas les dons versés à l'UNRWA et la « Da'wah » ("charité"), utilisés en grande partie pour financer le terrorisme.
 
Il faut rappeler que le Hamas possède un autre mécanisme de financement distinct, et que certaines des contributions sont utilisées pour l'éducation, la santé et la propagande, tandis qu'une autre partie sert à renforcer sa branche militaire et à financer des activités terroristes.
 
De nombreux documents sur le financement des organisations terroristes palestiniennes, notamment le Hamas, via les organismes de charité figurent sur le site du Centre d'Information sur les Renseignements et le Terrorisme.
 
Transformer Gaza en Beyrouth
 
Des milliards ont été versés aux Palestiniens et l'argent aurait pu sensiblement améliorer l'économie palestinienne.
Il aurait pu, excusez le cliché, transformer Gaza en Beyrouth (sauf si le Hezbollah transforme Beyrouth en Gaza). Mais les Palestiniens ont opté pour une autre voie.
 
Le monde entier leur a versé une pluie de dollars et ils ont répliqué par des critiques. Ils n'étaient pas les opprimés du monde, mais les choyés du monde. La plupart des habitants des pays africains, qui souffrent beaucoup plus, ne peuvent eux que rêver de l'aide apportée aux Palestiniens.
La pauvreté existe dans le monde. L'exploitation aussi. Et l'oppression. Mais les Palestiniens ne sont pas en tête de cette liste. Ils en sont loin. Ils n'ont jamais souffert de la faim. Leur malheur est le fruit de leurs actes.
 
Ils ont préféré la lutte à la prospérité
 
Même avant les Accords d'Oslo, l'argent affluait dans les territoires palestiniens.
1992 fut une année record pour l'économie palestinienne. Le PIB par habitant était de 1 999 dollars et le PNB était de 2 683 dollars.
La différence découle de sources extérieures : certains financements provenant de l'UNRWA, une partie venant des Palestiniens travaillant à l'étranger, et une partie importante des nombreux Palestiniens travaillant en Israël.
 
Théoriquement, dans les années 1990, si le terrorisme n'avait pas obligé Israël à imposer des bouclages et des couvre-feux, l'économie palestinienne aurait pu être la plus importante du Proche-Orient, après Israël.
A cette époque se déroulaient les pourparlers secrets à Oslo, et suite à la signature des Accords, le versement de l'aide internationale aux Palestiniens a débuté.
Mais ce furent également des années de terrorisme. Les Palestiniens ont préféré la lutte à la prospérité.
 
Durant ces années, des pays comme le Yémen, le Tchad et le Nigeria avaient un PIB par habitant d'environ 1 000 dollars, et n'étaient pas les pays les plus pauvres du monde.
A cette époque, au Congo, au Soudan et au Sahara, des millions d'Africains sont devenus des réfugies et ont été abandonnés à leur sort par la communauté internationale.
Les Africains, c'est bien connu, ne pratiquent pas le terrorisme et ne représentent pas une menace stratégique.
Et la conscience morale du monde en général et de l'Occident en particulier opère de façon particulièrement sélective : par les écrans de télévision, par les menaces de terrorisme, par le danger d'une hausse des prix du pétrole.
Aussi, l'ample souffrance de dizaines de millions d'Africains est moins importante que celle, minime, des Palestiniens.
 
Le malheur des Palestiniens est apparemment leur industrie la plus prospère.
Ce malheur s'autoalimente et représente la source de toujours plus de demandes de paiement. Et à quelles fins ?
Pas pour construire des infrastructures. Pas pour réformer le système éducatif. Pas pour améliorer le lot de centaines de milliers de gens qui vivent dans des camps de réfugiés.
 
L'argent sert à trois objectifs principaux : perpétuer le malheur et la situation politique, acquérir des armes et des explosifs, et alimenter la corruption.
 
Des sommes colossales ont ainsi été attribuées à différents proches et autres pique-assiettes, tels les millions placés dans les comptes en banque d'Arafat de part le monde, et les prélèvements effectués par les dirigeants de l'Autorité Palestinienne sur pratiquement chaque contrat de développement économique dans les territoires.
 
L'objectif suprême : Rayer Israël de la carte
 
Israël a lui aussi commis plusieurs erreurs, mais elles ne sont rien par rapport à celles des Palestiniens.
Vivre sous occupation n'est pas très agréable, et critiquer l'occupation en général et les implantations en particulier est légitime. Plus que légitime.
 
Mais au-delà des théories, voici les faits : les budgets monumentaux accordés aux Palestiniens se sont envolés, et les occasions d'arriver à l'indépendance et à la prospérité ont été repoussées au profit de l'objectif suprême : rayer Israël de la carte.
 
Les Accords d'Oslo ont été un tournant.
Le monde entier s'est mobilisé pour aider l'Autorité Palestinienne établie suite à ces accords. Et l'AP a effectivement commencé à se développer et à fleurir.
D'importantes sommes ont commencé à être versées. Mais les Palestiniens eux-mêmes n'ont pas profité des fruits de la paix. Au contraire, ils ont fait face à un déclin économique.
 
Diverses études présentes des données contradictoires sur le PNB et le pouvoir d'achat des Palestiniens avant les Accords d'Oslo. Mais même ces données contradictoires présentent une même tendance : d'un côté, un formidable afflux de capitaux, sans précèdent, vers l'Autorité Palestinienne, et de l'autre, une baisse du PIB par habitant.
L'explication est simple: après les Accords d'Oslo, plusieurs vagues de terrorisme ont provoqué une série de bouclages. De moins en moins de Palestiniens ont pu travailler en Israël.
 
Mais le changement est arrivé. 1997 a marqué un tournant et l'économie palestinienne a commencé à se relever.
Selon des données palestiniennes, de 1994 à 2000, le PIB a augmenté de 36%.
Et pourtant, malgré cette nette amélioration, la reprise a été de courte durée et s'est figée avec le déclenchement de la deuxième Intifada en Septembre 2000.
Une fois encore, la possibilité d'arriver à la prospérité a été annihilée. Une fois encore, les Palestiniens ont opté pour la violence.
 
Le timing est important. Les violences ont débuté précisément après qu'Israël ait fait l'offre la plus généreuse aux Palestiniens dans l'histoire du conflit entre les deux nations.
Les mythes de la « souffrance palestinienne » et des « horreurs de l'occupation » sont en contradiction avec la réalité.
 
Loin d'être à la dernière place dans la souffrance et la pauvreté
 
Tout d'abord, le soulèvement a débuté deux ans après un terrorisme en baisse et une prospérité économique en hausse.
D'autre part, à ce moment-là, les Palestiniens avaient presque un Etat palestinien en main.
Au sommet de Camp David, Ehud Barak, alors Premier ministre, a proposé aux Palestiniens ce qu'aucun dirigeant israélien n'avait jamais osé proposer avant lui.
Puis Bill Clinton a présenté son projet d'Etat palestinien dans les frontières de 1967, à l'exception d'ajustements frontaliers mineurs, y compris des parties importantes de Jérusalem, et avec des compensations territoriales pour les Palestiniens.
 
Et comment les Palestiniens ont-ils répondu ?
Bandar bin Sultan, l'influent ambassadeur saoudien à Washington d'alors, décrit ainsi les événements de ce jour historique, le 2 janvier 2001 : bin Sultan était assis avec Arafat au Ritz avant sa rencontre avec Clinton. Bin Sultan a déclaré à Arafat que c'était une opportunité historique et qu'il avait le soutien de l'Arabie saoudite, de l'Egypte et de presque tout le monde arabe, et que s'il refusait la proposition, « ce serait une tragédie, un crime ».
Cela n'a servi à rien. Arafat s'est présenté devant Clinton et a dit « non ».
Arafat ne voulait pas d'un Etat palestinien. Arafat ne voulait pas la prospérité. Arafat ne voulait pas mettre un terme à l'occupation.
 
Arafat voulait la guerre. Israël a été obligé de répliquer pour se protéger face à une importante vague de terrorisme.
Oui, Israël a commis des erreurs. Mais toutes ces erreurs ne sont rien, on le répète, par rapport à l'intransigeance des Palestiniens à mettre fin à l'occupation et au conflit, et à leur refus d'établir un Etat palestinien au côté d'Israël.
 
Poursuivons avec les faits :
Le versement de fonds pour l'aide économique, le développement et la lutte contre la faim est supposé être effectué en fonction de la condition du groupe bénéficiaire.
Les Palestiniens étaient-ils le groupe le plus approprié ?
 
Des données comparatives montrent qu'ils étaient loin d'être les derniers dans l'échelle de la pauvreté. Même si leur PNB n'était pas au niveau des pays occidentaux, parmi les pays arabo-musulmans, les Palestiniens n'étaient pas les derniers sur la liste.
 
Selon l'index du Développement Humain de 2003, les « territoires palestiniens occupés », tel qu'est définie l'Autorité Palestinienne, étaient à la 102ème place sur 180 pays.
2003 étant le faîte de l'Intifada, et l'une des pires périodes économiques, et puisque le PNB durant les années 1990 était beaucoup plus élevé, il est logique de penser que durant les années 1990, les Palestiniens étaient mieux classés.
 
Dans tous les cas, même face à la difficile situation de 2003, les Palestiniens devançaient l'Algérie (103ème place), la Syrie 106ème, l'Egypte 116ème, le Maroc 126ème, et le Yémen 156ème, et la plupart des pays africains et même sud-américains.
 
De l’argent et du soutien au terrorisme
 
Les Palestiniens sont très bien classés dans l'échelle du développement par rapport aux autres pays arabes, même si leur PNB est moins élevé.
Ainsi, une comparaison du PNB et de l'aide internationale, par rapport aux autres pays et à la taille de la population, témoigne d'un phénomène incroyable : les Palestiniens ont reçu les sommes les plus importantes.
 
En fait, depuis 15 ans, les Palestiniens sont loin d'être les plus pauvres. Ce sont eux qui bénéficient de la majorité de l'aide. Les faits parlent d'eux-mêmes.
 
De 1994 à 1998, les Palestiniens ont reçu plus de 2,6 milliards de dollars d'aide de pays donateurs, ainsi que 600 millions de dollars par l’intermédiaire de l'UNRWA.
Un nombre considérable d'ONG palestiniennes ont également bénéficié du soutien de divers fonds, notamment européens.
De plus, les « organisations de charité » ont également versé de l'argent, notamment aux organes engagés dans le terrorisme et/ou dans des activités religieuses.
Les sommes provenaient de Musulmans aux Etats-Unis et en Europe, d'Arabie saoudite et des pays du Golfe.
Le total cumulé chaque année représente des millions de dollars.
 
Des données comparatives de 2003 présentent une image encore plus surprenante.
Alors que le Yémen indigent a reçu une aide extérieure de 30 dollars par habitant, chaque résident de l'Autorité Palestinienne a lui reçu 470 dollars.
Même en termes absolus, c'est une aberrance.
 
L'Egypte a reçu une aide externe de 1 286 milliard de dollars d'aide alors que l'AP a elle bénéficié d'une somme d' 1 616 milliard de dollars. (Il est superflu de préciser que la population égyptienne est de 73 millions et celle des territoires administrés par l'AP seulement de 3 millions.)
 
Mais le cynisme des Palestiniens ne s'arrête pas là, et ils réagissent à l'aide économique et politique américaine avec ingratitude.
En 2003, suite aux attentats terroristes, mais pour d'autres raisons aussi, Washington a décidé de conditionner son aide aux ONG dans le monde à la signature d'un accord stipulant que le récipiendaire ne soutient pas le terrorisme.
C'était la politique américaine pour chaque bénéficiaire de l'aide dans le monde, pas uniquement pour les Palestiniens.
 
Pourtant, ceci a déplu à certains Palestiniens. Ils voulaient l'argent et le soutien au terrorisme.
Un débat interne s'est développé, pimenté d'une rhétorique nationaliste prévue.
Les éléments radicaux ont pris le dessus, et au début de Juin 2004, le Conseil législatif palestinien a voté une résolution rejetant les conditions américaines.
 
Les Palestiniens voulaient toucher l'aide et bénéficier de l'option de la verser aux terroristes ou aux groupes soutenant le terrorisme. Pourquoi ?
Parce que l' « honneur national » palestinien, qui inclut le soutien au terrorisme, était plus important que l'aide américaine.
 
Les armes sont plus importantes que la santé, l'éducation et la prospérité
 
Trois chercheurs - Michael Keating, Anne Le More et Robert Lowe – ont publié en 2005 un ouvrage intitulé The Case of Palestine : Aid, Diplomacy and Facts on the Ground (Le Cas de la Palestine : Aide, Diplomatie et Faits sur le Terrain).
Et ils ne peuvent pas être accusés d'être des sympathisants de l'Etat hébreu.
 
Deux faits émergent clairement de leur ouvrage :
 
Premièrement, les Palestiniens ont reçu l'aide la plus conséquente depuis la Seconde Guerre Mondiale, non seulement en termes absolus, mais également en prenant en compte l'ajustement à divers indices.
En fait, par rapport à leur nombre, l'aide aux Palestiniens a été plus importante que le Plan Marshall, destiné à participer à la reconstruction de l'Europe après la Seconde Guerre Mondiale.
 
Ensuite, pour citer les auteurs de l'ouvrage, « l'aide semble être une partie du problème plutôt que de la solution, et une aide massive internationale n'a pas empêché le déclin de la société palestinienne ».
 
Comme tous les ouvrages de ce genre, celui-ci regorge de critiques contre Israël.
Ainsi, les auteurs affirment que l'aide a contribué à perpétuer l'occupation (comment cela s'accorde-t-il avec l'intransigeance palestinienne sur le refus d'un Etat palestinien et de l'initiative Clinton ?).
Toutefois, les données objectives - fournies par la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International et des instituts de recherche - disent la vérité.
 
Dans les territoires administrés par l'Autorité Palestinienne, il y a maintenant des dizaines de milliers de porteurs d'armes, privés, qui ne sont pas associés aux forces de sécurité palestiniennes.
Selon l'âge et le modèle, le prix des armes évolue entre des milliers de shekels et des milliers de dollars.
 
Si l'on débat du malheur des Palestiniens, il faut préciser qu'en vertu des priorités palestiniennes, nationales et privées, les armes sont plus importantes que la santé, l'éducation et la prospérité.
 
Si les Palestiniens avaient lutté contre l'occupation, ils auraient un Etat palestinien indépendant depuis longtemps, très proche des frontières de 1967.
Mais les Palestiniens ont tout fait pour convaincre l'opinion publique en Israël que leur objectif n'est pas la fin de l'occupation : il était et demeure l'annihilation de l'Etat d'Israël.
 
Le fantasme a pris le pas sur la réalité.
 
Comme le rêve bien entretenu du droit du retour, qui n'a fait qu'accroître la misère de ceux qui ont été obligés de conserver le statut de réfugiés, le rêve de la destruction d'Israël n'a fait qu'accroître le malheur des Palestiniens.
 
Ils ne sont pas les seuls à blâmer. Cette situation est aussi due à leurs agents de propagande en Occident, qui les ont traités comme des malheureux opprimés et non comme des êtres humains égaux et responsables de leurs actions.
 
Il n'y a pas d'autre explication au fait que depuis les Accords d'Oslo, les Palestiniens ont reçu 5,5 milliards de dollars, si l'on ne prend pas en compte d'autres sources qui ne sont pas mentionnées dans les rapports officiels.
Cela fait 1 300 dollars par Palestinien.
 
A titre de comparaison, sous le plan Marshall, chaque Européen a reçu 273 dollars (après ajustement sur l'index du coût de la vie).
 
Les Palestiniens méritent cette aide. Plusieurs raisons le justifient.
Toutefois, il est à présent possible de voir ce qu'il est advenu des sommes colossales versées.
L'argent a été dépensé pour les besoins de la corruption et le Fatah a été déchu du gouvernement.
 
Avec les encouragements du gouvernement central, il a été dépensé dans des armes et les conséquences en sont une détérioration sociale et l'anarchie.
Le blâme revient surtout à ceux qui ont autorisé le versement de ces sommes sans tenter de sevrer les Palestiniens de leurs vains rêves de destruction d'Israël.
 
Le résultat est principalement la destruction persistante de la société palestinienne.

Ben Dror Yemini - Maariv - Désinfos
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