Les armes mortes du défaitisme

Publié le par Ofek

André Dufour pour LibertyVox
 
 
La bécasse vole haut
 
On ne prêche jamais mieux que par l’exemple. C’est ainsi que reprochant à Sarko de voler bas, la Ségo nous révèle sa façon d’élever le niveau du débat en présentant Sarko comme le représentant de « cette droite qui, en 1942, a fait le procès de Léon Blum ».
 
Rappelons, pour ceux qui n’étaient pas encore nés à cette date que notre prétendante à la présidence de la république fait référence au procès intenté par le régime de Vichy aux derniers dirigeants de la IIIème République détenus dans ses geôles.
Nous devrions tout de même lui rappeler, puisqu’elle n’a retenu que le nom du leader socialiste de l’époque, que parmi les prisonniers figuraient aussi d’autres hommes politiques qui n’étaient pas socialistes, dont Daladier et Georges Mandel qui sera assassiné par la Milice, mais c’est sans importance puisqu’il était politiquement plus proche de Sarko que de Ségo.
 
Mais puisque Sarkozy, Pétain ou Laval (qui fut longtemps de gauche), c’est blanc bonnet et bonnet blanc pour la candidate socialo, abaissons nous à son niveau mental, même si ça demande un effort.
Rappelons à son fan club que le gouvernement de Pétain n’était pas exclusivement composé d’hommes de droite et d’extrême droite ; il comptait aussi des hommes venus de la gauche, dont un Bousquet et son ami François Mitterrand ; il s’agit sans doute de l’homonyme du secrétaire général du PS devenu président de la République, car je ne crois pas un instant qu’un socialiste puisse se joindre à l’équipe gouvernementale d’une vieille ganache antisémite qui inaugure ses plein pouvoirs par l’abolition de la République, la promulgation du statut des Juifs et la collaboration avec l’Allemagne nazie.
Il est vrai que Pétain, qui n’avait rien d’un libéral et qui était plutôt écolo avec son « retour à la terre qui ne ment pas », aurait ravi José Bové, Ségolène Royal et tout ce que la gauche et l’extrême gauche compte d’anti-libéraux.
 
Sarkozy n’est pas forcément ma tasse de thé, mais je me méfie d’une bourgeoise assez riche pour être de gauche qui, à court d’arguments face à un adversaire plus coriace, n’a d’autres ressources « intellectuelles » que le recours à ce genre de « reductio ad Hitlerum ».
 
Or, quels que soient les défauts de Nicolas, et il n’en manque pas, l’argumentaire de Ségolène est indigne d’une personne qui brigue la présidence de la république.
J’ai pas mal de copains au PS qui comptent voter Bayrou ou Sarkozy plutôt que pour celle qu’ils considèrent comme une « catastrophe » pour leur parti et pour la France.
 
Alors non « Mademoiselle » Royal, la vertu n’a pas de couleur politique.
Un colonel François de La Roque, président des Croix de Feu, s’est comporté bien plus dignement durant les années 40 que maints socialos passés ou futurs ; il a refusé de se joindre à un gouvernement capitulard dont l’acte fondateur fut l’ignoble Statut des Juifs ; il a payé son indocilité par sa déportation à laquelle il n’a pas survécu longtemps après la défaite nazie.
Et pour en rester aux rapprochements « historiques » qui lui sont chers, aidons Mademoiselle Royal en lui rappelant que la gauche dont elle fait partie et qu’elle veut rassembler autour de sa personne, s’est illustrée, à partir des années 1917 et suivantes, en affamant et réduisant en esclavage les peuples de l’Union Soviétique, faisant de ce régime socialiste le recordman des génocides, à peine égalé par un autre grand socialiste nommé Mao dont les disciples polluent encore aujourd’hui la société française et la gauche, qu’elle fait partie de cette gauche socialiste de la 2ème internationale dont la branche italienne nous a gratifiés d’un Benito Mussolini, qu’elle fait partie de cette gauche qui, durant la guerre d’Espagne, assassinait plus de trotskistes ou d’anarchistes qu’elle ne tuait de fascistes.
 
Et puisqu’elle assimile Sarkozy aux dictatures d’Amérique du Sud, ne fait-elle pas elle-même partie de cette gauche représentée en Colombie par les révolutionnaires des FARC, spécialisés dans le trafic de narcotiques, le racket, les prises d’otages, les assassinats, l’enrôlement d’enfants soldats arrachés à leurs parents ?
 
Qu’elle fasse donc le décompte des crimes, des exterminations, des hécatombes bien réels imputables à son camp « de gauche » avant de nous faire prendre ses fantasmes sur Sarkozy pour une réalité.
En voilà une qui nous refait le vieux coup de la paille et de la poutre ; c’est ce qu’elle appelle « innover ».
Alors à l’idée que cette « socialiste » pourrait devenir notre présidente, on peut déjà être certain qu’elle détient la solution de tous nos problèmes, par exemple du drame des mal logés : en ouvrant des goulags pour tous ceux qui l’auraient mécontentée ; on distribuera aux sans logis les logements laissés vacants par les locataires des camps de rééducation par le travail (Arbeit macht frei !) ; l’offre dépassera sûrement la demande.
 
Communautarisme britannique… et bientôt français ?
 
« En traitant la communauté musulmane comme un groupe homogène, il (le gouvernement) ignore la diversité des opinions » se plaint Munira Mirza, auteur d’un rapport sur ce sujet.
 
Mais peut-on à la fois défendre le communautarisme qui, sans qu’on lui demande son avis, rattache automatiquement l’individu à un groupe bien défini et caractérisé, gommant ainsi sa spécificité individuelle, et prétendre valoriser la diversité des opinions ?
 
Or, la communauté musulmane se sent discriminée et stigmatisée (c’est devenu un tic) en tant que telle lorsque la police traque les criminels auteurs d’attentats meurtriers et cherche à démanteler les réseaux djihadistes.
 
On sait que pour 80% d’entre eux, les Musulmans britanniques s’estiment d’abord musulmans, souhaitent que la charia remplace les lois du royaume et se sentent solidaires non pas des victimes du terrorisme islamique mais des terroristes.
 
De ce côté-là, la France est plus heureuse puisqu’un peu moins de 50% de ses habitants musulmans, ce qui est tout de même considérable, ont une attitude comparable à celle des Musulmans britanniques.
La laïcité qui est de règle en France se révèle donc plus payante que le communautarisme.
 
Il convient donc non pas de « l’assouplir » ou de la contourner, mais au contraire de la « muscler » et de l’imposer dans toute sa rigueur.
 
Ce n’est pourtant pas la voie suivie par nos deux principaux candidats pour le moment en tête des sondages.
Nous avons d’un côté les dérogations à la Loi de 1905 ou son contournement que Nicolas Sarkozy préconise, de l’autre, le discours de Ségolène Royal qui « ne veut plus entendre parler d’intégration ».
 
Or le contraire de l’intégration c’est la désintégration, celle de la France, par le communautarisme.
Ségolène rapprochera immanquablement la France du modèle britannique alors que les Britanniques sont de plus en plus nombreux à rêver du modèle français.
Pour une fois que la France fait mieux, ou plutôt moins mal que ses voisins, nous avons deux candidats qui ne le supportent pas.
 
Mais, le plus inquiétant se trouve dans le camp des défenseurs de la laïcité.
 
Dans l’appel que je reçois par e-mail à une manifestation internationale pour la laïcité qui doit avoir lieu à Montreuil, se glissent furtivement quatre mots : « et contre le libéralisme ».
Quatre mots « seulement » dans un texte d’une page, c’est peu mais il n’en faut pas davantage pour que ça pue la récupération et l’entrisme du ramassis qui regroupe les ci devant staliniens d’Attac, les vandales de José Bové, les trotskistes et autres verdâtres.
 
Quand le ver du fondamentalisme idéologique est dans le fruit, c’est foutu.
 
La campagne
 
À suivre la récente prestation télévisée de Nicolas Sarkozy sur TF1 face au panel censé représenter la société française, on pourrait conclure que la France est un conglomérat de communautarismes dominés par les communautés homosexuelles et maghrébines jouant de la frustration et du « je me sens agressé ».
 
Ce sont en tout cas les communautés les plus virulentes, la susceptibilité à fleur de peau.
 
Rendons tout de même cette justice à Sarkozy qui, sans craindre de perdre quelques voix, a rappelé à la Maghrébine qui parlait en tant qu’algérienne qu’elle était Française.
C’est inquiétant de devoir le rappeler à une jeune née en France et bénéficiant du droit du sol.
Et il a tenu bon devant l’homosexuel en refusant toute concession en matière d’adoption d’enfants par des couples homos.
Il est vrai que, contrairement à son adversaire en tailleur blanc, il a des idées fermes, les siennes, pas celles des autres, variables au gré des publics.
 
Les armes mortes du défaitisme
 
La récente mesure de nettoyage sur la frontière nord d’Israël déclenche contre ce pays le réflexe pavlovien de la réprobation « internationale », non pas pour ce qu’il a fait mais parce qu’une fois de plus, Israël met en relief la lâcheté et le délabrement moral des politiciens européens qui n’ont retenu aucune leçon de l’Histoire.
 
En 1939, au moment où Hitler envahissant la Pologne, y concentrait le plus gros de ses forces, la France et son alliée britannique disposaient davantage de chars et d’avions que l’Allemagne, sans parler d’une marine d’une écrasante supériorité en tonnage et en armement.
Faute de mettre cette supériorité à profit pour passer immédiatement à l’offensive et soulager le front tenu par les Polonais, la France fut envahie et vaincue et les Allemands purent cueillir l’armement français à l’état neuf, pratiquement dans les emballages.
 
C’est à mettre en parallèle avec ce que nous apprenons par la presse en ces derniers jours : pour ne pas mécontenter le Hezbollah, les drones français envoyés à la Finul pour ses missions de surveillance restent démontés dans leur emballage.
 
À l’abri des regards indiscrets, le Hezbollah, dont la communauté internationale reconnaît pourtant le caractère terroriste pour en avoir elle-même fait les frais, peut tranquillement reconstituer et renforcer son arsenal et aménager des bases d’attaque jusque sur la frontière même d’Israël, au nez et à la barbe de cette Finul théoriquement chargée de le désarmer.
 
Soyons alors certains que lorsque le Hezbollah se sentira assez fort et recevra le feu vert de Téhéran pour passer à l’offensive, il ordonnera à la Finul de déguerpir et celle-ci s’exécutera.
Le discours réprobateur de notre futur président ou présidente de la République est déjà rédigé et il ne restera plus qu’à y ajouter la date.
 
De Jénine à Gaza
 
Il n’y a pas si longtemps, la traque par l’armée israélienne des terroristes repliés à Jénine qui avaient fait un carnage de civils à Netanya, provoquait l’hystérie des médias et des innombrables réseaux de soutien aux Palestiniens.
La quarantaine de Palestiniens tués les armes à la main devenaient les victimes d’un génocide. Jénine était comparé à l’ultime résistance du ghetto de Varsovie contre les SS.
 
On serait en droit de croire que les Palestiniens ont quant même de la chance de compter tant d’amis militants déterminés.
Or voilà que ces derniers jours, le nombre de Palestiniens tués dans le territoire de Gaza dépasse la centaine sans faire la une des médias, sans qu’un Charles Enderlin ne gave les téléspectateurs gogos d’images d’agonies, sans que les foules vociférantes de gosses et de femmes voilées suivies de « barbus » et de militants des « collectifs » et autres comités de soutien ne descendent dans la rue. Rien ! Il ne se passe rien !
 
Et pourtant il y a des morts, beaucoup de morts, mais cette fois-ci « made in Palestine », par des « militants » du Hamas et de l’OLP qui passent leur temps à s’entretuer.
 
Faut-il donc croire avec Olivier Rafowicz que « si les Israéliens ne font pas partie du décor, les Palestiniens n’intéressent personne » [1], même pas leurs amis patentés de la gauche française ?
 
La Justice agit enfin
 
Combien d’inculpations et d’arrestations d’émeutiers, d’incendiaires, de casseurs, de tueurs aussi à la suite de l’Intifada des banlieues qui, en automne 2005, a provoqué tant de dommages ?
 
Côté émeutiers, pas grand monde, les quelques membres de « la racaille » arrêtés sont aussitôt relâchés ; ils sont « mineurs » et peuvent donc continuer à enquiquiner le monde.
 
Par contre notre « Justice » a prouvé sa détermination en mettant en examen deux policiers poursuivis pour « non assistance à personnes en danger ».
 
S’agit-il du paisible passant lynché à mort pour avoir photographié un lampadaire ?
Du gardien d’immeuble tabassé ?
Aucune assistance ne leur était due ; de toute façon ils étaient déjà morts. Et ils ne faisaient pas partie des discriminés désespérés.
 
Non, la Justice s’intéresse aux deux « jeunes » qui, pour échapper à la police, se sont réfugiés dans l’enclos d’un transformateur EDF.
Il paraît que les policiers, qui se font systématiquement lapider par les « jeunes » quand ils s’aventurent dans les quartiers « sensibles », doivent quand même se conduire en anges gardiens.
 
Et comme il faut éduquer nos policiers, je propose qu’à l’avenir, quand ils doivent patrouiller à deux ou trois dans les cités sensibles, ils soient accompagnés d’un juge éducateur.
 
Charlie Hebdo
 
J’en connais qui ne manquent pas de culot : les dirigeants du CFCM, de l’UOIF, de la Mosquée de Paris et de la saoudienne Ligue Islamique Mondiale qui se plaignent de la « politisation » du procès qu’ils ont intentés à Charlie Hebdo pour crime de blasphème et surtout d’humour.
Certes, chacun sait que s’il existe un humour juif et en a entendu quelques bonnes histoires, qui donc d’entre-nous a entendu parler d’un humour islamique ?
 
Alors pour en revenir au procès qui nous concerne tous, ne s’agit-il pas d’une démarche politique utilisant la justice pour faire interdire toute critique « sérieuse », « savante » ou sur un mode humoristique de l’islam dans la patrie des Encyclopédistes et des anti-calotins ?
 
Quand donc le fait de critiquer ou de brocarder le Catholicisme, le Judaïsme, le Protestantisme pris en tant que religions, ou l’athéisme a-t-il été considéré comme un délit raciste réprimé par la Loi ?
 
Alors l’Islam serait-il non pas une religion mais une race dont la critique serait un délit raciste ? Alors, ce procès en vue de placer l’Islam au-dessus des autres croyances est-il autre chose qu’un acte politique ?
 
Et Mahomet ? Pour nous, c’est un personnage historique et politique au même titre que Jules César, Gengis Khan, Attila, Napoléon, Lénine, Staline, Trotski ou Adolf Hitler.
On peut maudire l’un, aimer l’autre ou lui préférer un autre, on peut aussi les détester.
 
On peut ainsi maudire Attila et tant pis si cela froisse les Hongrois, on peut même diviniser certains personnages de leur vivant comme le firent les communistes avec Staline, ou les musulmans avec Mahomet, et c’est leur affaire mais dans tous les cas, nous pouvons être d’un avis différent et, surtout, le dire librement.
 
C’est une notion de notre culture laïque qui établit une stricte séparation entre le temporel et le spirituel, entre le droit inaliénable de l’individu et la contestation de tel ou tel groupe organisé.
 
Et si ce sont là des notions complètement étrangères aux « calotins » rétrogrades de l’Islam, ce n’est pas à nous de nous abaisser à leur niveau mais à eux de se plier à nos usages et à nos lois, ou à déguerpir.
 
Eux, ils veulent nous imposer leur loi car s’ils perdent ce procès, ils perdront aussi leur emprise sur une majorité de nos concitoyens qualifiés de musulmans mais qui apprécient la laïcité républicaine.
 
Alors si ce procès est politisé, il l’est avant tout par nos islamistes.
 
Et fort heureusement, à part Chirac agissant par le biais de Me Szpiner, son propre avocat, tous les « grands » candidats à la présidence de la République manifestent leur soutien à Charlie Hebdo.
 
Et, d’entrée de jeu, la plainte de la Ligue Islamique Mondiale, ce cheval de Troie du Jihad islamique, vient d’être déclarée irrecevable.
Il faut un sacré manque de vergogne à ces saoudiens qui, chez eux, interdisent toute autre religion que la leur, que de venir fourrer leur groin dans nos affaires.
 
Tout ne serait-il pas pourri dans le royaume de la République laïque ?
 
 
[1] Si les Israéliens ne font pas partie du décor, les Palestiniens n’intéressent personne
Depuis quelques temps déjà, de drôles de choses se passent dans la bande de Gaza. Les Palestiniens s'entretuent. Pas tous les Palestiniens, les membres des mouvements Fatah et Hamas. Des dizaines de morts et des centaines de blessés sont le résultat de cette tuerie fratricide entre les modérés du Fatah et les fondamentalistes du Hamas.
S'il n'y avait pas autant de morts,  on pourrait penser que ce conflit inter palestinien est une grande mascarade, une sorte d'épreuve sportive pour savoir  qui est le plus fort.
Mais ce n'est pas du sport. C'est un début de guerre civile au cours de laquelle, comme d'habitude malheureusement dans ce type de guerre, tombent des femmes et des enfants, tués par erreur, parce qu'ils se trouvaient au mauvais endroit.
 
En observant de plus près cette situation gravissime qui se déroule dans la bande de Gaza depuis  plusieurs semaines déjà, deux évidences sautent aux yeux des observateurs avertis. La première est que, lorsque des Palestiniens tuent des Palestiniens, que des combattants du Fatah pénètrent dans une mosquée et tirent sur des fidèles, personne dans le monde n'est réellement surpris, en tous cas, ceci n'éveille chez personne un sentiment de stupeur ou de critique acerbe.
 
Donc, si les Palestiniens tuent des Palestiniens, l'effet est médiocre, voire nul, au niveau de la presse internationale, qui cherche toujours plus de sensations et de scoops. Par contre, si des Israéliens tuent des Palestiniens armés, dans le cadre d'un conflit compliqué, qui dure malheureusement, les morts palestiniens sont comptabilisés, répertoriés, même classifiés, selon l'âge, le nom et le sexe. Pourquoi ?
 
Pourquoi une telle différence pour l'appréciation des morts palestiniens ?
Il semble, sans vouloir rentrer dans une polémique trop profonde, que ce ne sont pas les victimes qui comptent, ce sont les responsables. Il y aurait une relation psychomédiatique entre la raison d'être victime et les responsables, ou perçus comme tels.
 
Dans cette guerre fratricide ou des dizaines de Palestiniens ont déjà perdu la vie, les victimes n'ont pas du tout le même poids médiatique et politique que lors d’affrontements entre l'armée israélienne et les militants de différents groupes armés.
 
C'est peut-être la preuve que l'impact du conflit israélo-palestinien a un effet démesuré, grâce ou par le biais de la présence de l'Etat d'Israël. Si les Israéliens ne font pas partie du décor, les Palestiniens n'intéressent personne et leurs morts encore moins.
Cruelle vérité, absurde affirmation, peut être, en tous cas, le plus grand succès de marketing du problème palestinien c'est Israël et Tsahal, sans eux, le produit n'est plus vendable.
 
Le Fatah l'a compris. C'est pour cela qu'il relie son action anti-Hamas, entre autres, a des intérêts israéliens de la bande de Gaza, comme par exemple, en annonçant que Guilad Shalit a été tenu prisonnier dans l'Université islamique de Gaza. Cette volonté médiatique de continuer à parler d'Israël dans le cadre d'un conflit inter palestinien est le moyen pour le Fatah de continuer à intéresser la communauté internationale.
 
Plus haut, nous avons mentionné une seconde évidence, c'est que pour sortir de l'impasse, qu'elle soit inter-palestinienne ou autre, les Palestiniens ont besoin d'Israël. Le Fatah de Mohamed Dahlan, semble aujourd'hui, non seulement utiliser la carte israélienne mais également se rapprocher de l'Etat d'Israël parce que la seule chance de s'en sortir se trouve dans une alliance d'intérêts et une reconnaissance franche de cet intérêt commun entre l'Etat hébreu et le peuple palestinien. Peut être, sommes-nous à l'aube d'une prise de conscience politique chez les Palestiniens modérés, et, espérons, également chez les autres.
 
La chance des Palestiniens, c'est Israël.
 
Olivier Rafowicz © Infolive.tv
[Texte aimablement transmis par Albert Soued, relayé par G. Bransttater.]
 

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