La solution pour une mère israélienne dont le fils a été tué par un terroriste : Quitter la Palestine !

Publié le par Ofek

 
 
Interviewée le 11 avril au cours du journal télévisé israélien Mabat, la femme du terroriste du Hamas, Abadallah Bargouthi, condamné 67 fois à la prison à vie, émet l’assurance que son mari fera partie des prisonniers palestiniens qu’Israël devrait remettre en liberté en échange du retour de Guilat Shalit, le jeune soldat enlevé sur le territoire israélien et détenu par le Hamas depuis juin 2006.
 
On retiendra les deux échanges suivants qui sont particulièrement révélateurs de l’enjeu réel du différend palestino-israélien.
 
Question de l’intervieweur :
« Quelle sera la solution du problème de la libération des prisonniers palestiniens. Encore des enlèvements de soldats israéliens ?»
Réponse de la femme :
« Si Allah les aide, bien entendu. A la grâce de Dieu. »
Et le pire.
Question de l’intervieweur :
« Si vous aviez l’occasion de parler avec une mère juive qui a perdu son fils dans un attentat organisé par votre mari, que lui diriez-vous ? »,
Réponse de la femme, elle-même mère de plusieurs enfants, dont trois sont visibles à l’image :
« Je lui dirais de quitter MON pays. »
 
Cela a été dit, avec froideur, malgré le large sourire arboré par cette jeune femme aux traits fins, non dénués de charme.
Au-delà du dégoût légitime qu’inspire une telle réaction, il est important de prendre conscience de l’état d’esprit qui sous-tend la cruauté minérale de cette mère Palestinienne, sans pitié pour la douleur d’une autre mère, dont l’enfant a été assassiné.
 
Pour l’écrasante majorité des Palestiniens, Israël est un Etat artificiel et illégitime, créé de toutes pièces, à leurs dépens, sur LEUR territoire ancestral (la Palestine) et à l’instigation de nations occidentales colonialistes, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale pour dédommager les Juifs des souffrances et des persécutions que leur avaient infligées l’Allemagne. Une telle situation leur apparaît comme une injustice historique impardonnable, qui mérite qu’on lutte, qu’on tue et qu’on meure pour y mettre fin.
 
Et n’allez pas imaginer qu’il soit possible de raisonner ces gens en tentant de les rappeler à une vision plus équilibrée de l’histoire.
·                     Pas question, pour eux, de reconnaître que, vers le milieu du XIXe siècle des pionniers juifs, très pauvres, ont payé de leur travail, de leurs souffrances et parfois de leur vie, la pénible réhabilitation d’une partie de leur terre d’antan, en cultivant un sol ingrat et empierrée, largement laissé à l’abandon par les descendants des conquérants arabes du pays.
·                     Il leur serait impossible d’admettre que ces Juifs ont assaini, au péril de leur vie, des multitudes de marécages, causes de malaria mortelle ; qu’ils ont créé, avec un courage héroïque et des ressources ridicules, de petites unités de peuplement, villages, moshavim, kibboutzim, dans lesquelles les conditions d’habitat et de vie étaient si dures, voire inhumaines, que beaucoup d’entre eux en mouraient, ou repartaient découragés dans leur pays d’origine.
·                     Inutile d’essayer de les renvoyer à l’histoire documentée, qui réduirait à néant leurs prétentions au droit du sol sur TOUTE la Palestine.
·                     Ce serait peine perdue de tenter de leur rappeler qu’avant 1948, il n’y avait pas d’Etat palestinien, pas même l’équivalent du Yishouv ou de l’Agence Juive, dont les institutions et les ressources humains, déjà fortement structurées, ont pu se transformer, sans crise majeure, en rouages du nouvel Etat.
·                     Aucun Palestinien, ou presque, n'acceptera de reconnaître que, lors de la proclamation de l’Etat d’Israël, plus de 600 000 juifs, qui allaient devenir Israéliens, vivaient déjà dans le pays depuis des décennies et avaient, entre temps, édifié des villes et des infrastructures modernes, jeté les bases d’une administration politique et économique du pays, et mis à la disposition de tous, Juifs et Arabes, les ressources et les techniques du progrès, importées d’Occident.
·                     Enfin, c'est dans des oreilles bouchées que tombera votre affirmation, si vous osez la formuler, selon laquelle la seule institution arabe (pas palestinienne) d’alors, le Haut Comité Arabe, fondé en 1936, n’avait qu’un seul but et une seule activité : combattre et s’efforcer de détruire « l’entité sioniste ».
 
On le voit : les choses n’ont guère changé depuis, au moins sur le fond. Le seul ciment qui tienne ensemble, vaille que vaille et malgré leurs dissensions internes fratricides, les différents courants politiques palestiniens, est celui de la haine irrédentiste de "l’occupant".
 
Le discours cruel de la femme de l’archi-terroriste Abdallah Barghouti en est la vivante attestation. Il constitue la version populaire – la vulgate - de l’activité meurtrière des factions terroristes palestiniennes.
 
Ce que dit ce discours est à peu près ceci :
·    Peu importe que nous ayons ou non un Etat.
·    Peu importe que nous ne tenions aucun de nos engagements et refusions d’accepter l’idée même de l’existence d’Israël et de notre voisinage avec lui.
·    Peu importe que nous souffrions du chômage, de la précarité économique, voire de la faim.
·    Peu importe que nos frères, nos maris et nos enfants meurent dans des opérations terroristes.
·    Et, bien sûr, peu importe que des civils Israéliens innocents soient assassinés par nos terroristes-suicides, et nos roquettes.

L’essentiel est que nous restions indéfectiblement fidèles à notre but essentiel :
l’expulsion de tous les Juifs de la Palestine, notre patrie du Fleuve du Jourdain à la Mer Méditerranée, ou leur absorption dans un Etat binational(entendez : islamo-palestinien), dans lequel nous serons, bien entendu, l’écrasante majorité.
 
Voilà, nous semble-t-il, l’arrière-plan psychotique de ces propos effrayants d’une mère palestinienne qui a perdu toute humanité, comme beaucoup de ses concitoyens,
·      par refus de reconnaître l’échec patent de leur politique du pire ;
·      par haine de l’Israélien qui leur tend la main ;
·      par jalousie mortelle face à leurs réalisations extraordinaires et à leur survie politique et économique, malgré des circonstances terriblement hostiles depuis le XIXe siècle jusqu’à nos jours ;
·     par un négationnisme maladif, enfin, qui les fait sombrer dans une vision paranoïaque et conspirationniste de l’histoire, et les pousse au nihilisme et à l’autodestruction.

C’est d’un électrochoc ou mieux, d’une conversion intérieure qu’ont besoin les factions fanatiques de ce peuple, dont la rage semble ne pouvoir s’apaiser que si l’objet de leur haine disparaît ou se soumet, par dhimmitude, ou par instinct de conservation.

Menahem Macina – A lire sur : UPJF
 
[Merci au Dr Aharon Lerner - dont le remarquable site IMRA constitue une source de documentation incontournable sur le Moyen-Orient, en général, et sur le conflit palestino-israélien, en particulier -, de nous avoir signalé cette interview.]
 
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