La guerre entre Rome et la Perse

Publié le par Ofek

Talmud Yoma page 11

Rabbi Yéhochoua ben Lévi enseigne, au nom de Rabbi : « Rome tombera un jour dans les mains de la Perse… »
 
Rabba bar bar Hana a reçu de son Maître, Rabbi Yohanan, qui, lui même, a reçu de son Maître, Rabbi Yéhouda bar Ilaï : « Rome tombera, un jour, dans les mains de la Perse ! Ceci est logique et peut être déduit de ce qui s'est passé à l'époque du premier Temple. »
 
Le premier Temple a été construit par les descendants de Chem (Israël, descendants de Chem, fils de Noa'h) et détruit par les Kasdiïm (Babyloniens).
Les Kasdiïm, à leur tour, sont tombés dans les mains des Perses, qui, par la suite, ont aidé à la reconstruction du deuxième Temple.
Puisque les Romains ont détruit le deuxième Temple, construit par les Perses, il est donc évident qu'ils seront, eux aussi, détruit par les Perses !! (ce type de raisonnements est fréquent dans le Talmud : puisque les Kasdiïm ont été détruits par les Perses, pour avoir détruit un Temple que les Perses n'avaient pas aidé à construire, à plus forte raison que les Romains tomberont entres les mains des Perses, puisqu'ils ont détruits un Temple que les Perses avaient aidé à construire.)
 
Mais Rav enseigne le contraire : « Ce sont les Perses qui tomberont, un jour, entre les mains des Romains ! »
Rav Kahana et Rav Assi s'étonnèrent et demandèrent à Rav : « Comment les constructeurs du Temple (les Perses) peuvent-ils tomber entre les mains des destructeurs du Temple (les Romains) ?!
Rav leur répondit: « Il s'agit d'un décret divin qui dépasse la compréhension humaine, car telle est bien la volonté du Roi (Dieu) ! »
Il y a, malgré tout, un début d'explication nous permettant de comprendre pourquoi les Perses, qui ont aidé à la construction du Temple, tomberont entre les mains des Romains, qui ont, eux, participé à sa destruction, car les Perses, eux aussi, détruisent les lieux de prières et d'études du peuple juif.
 
Rav Yéhouda dit au nom de Rav : « Le fils de David (le Machia'h) ne viendra qu'après que Rome ait dominé le monde entier pendant 9 mois ! (Tossafot dans le traité Avoda Zara, page 2, explique cet enseignement de la manière suivante : La Perse tombera dans les mains de Rome, 9 mois avant la Délivrance finale !)
 
Explication
 
Dans toute la tradition Talmudique nous savons que "Rome" fait allusion au monde occidental de religion chrétienne et, la Perse est, évidemment, l'Iran actuel, de religion musulmane.
Il est extrêmement intéressant de remarquer que les Maîtres du Talmud avaient déjà compris, il y a presque deux mille ans, que le dernier conflit, avant la Délivrance, opposerait l'Occident à la Perse, c'est-à-dire, la Chrétienté à l'Islam !
C'est à l'issu de ce conflit, opposant les deux grandes religions issues du judaïsme, que nous mériterons la Délivrance finale, comme nous l'avons lu dans ce texte du Talmud : «  Le fils de David (le Machia'h) ne viendra qu'après que Rome ait dominé le monde entier pendant 9 mois !
 
Nous assistons, tous les jours d'avantage, à la mise en place de ce « scénario » de la Délivrance, où l'opposition entre l'Occident et l'Islam est, à présent, inévitable, et, avec un Islam ayant à sa tête la Perse moderne, l'Iran !
 
Avant tout commentaire sur ce texte fabuleux du Talmud, il faut dire et répéter la vérité suivante : Nous sommes la génération de la Délivrance !
Tous les signes annoncés par nos Maîtres, nous permettant de reconnaître la génération de la Délivrance, se sont déjà (et, Ô malheureusement) accomplis.
 
Il faut voir à ce sujet la fin du traité Sota : « A la fin de l'exil, juste avant que ne se dévoile le Libérateur, l'effronterie sera une norme, la vie sera chère, les gouvernants seront corrompus et la critique ne les touchera plus, les maisons d'étude de la Torah seront des lieux de prostitutions (voir Rachi), le Galill sera détruit (Katoutchia, Katoutchia !!! …), les habitants qui étaient à la frontière du pays erreront de ville en ville et personne n'aura pitié d'eux (Ah! Pauvres juifs du Gouch Katif, héros et fierté de notre peuple, transformés en « misérables » par des bandits à col blanc, véritables destructeurs de notre nation), la sagesse des Maîtres d'Israël sera méprisée et ceux qui craignent la faute évoqueront le dégoût, la vérité sera morcelée et sèmera la discorde, les jeunes insulteront les personnes âgées, les gens nobles seront contraints de se soumettre devant des personnages vils et médiocres (Ah! Pauvre peuple juif, obligé de subir la « domination » et le « pouvoir » de l'incompétence, de la médiocrité et de la nullité, les plus grandes qu'il n'ait connu dans son histoire), le fils insultera son père, la fille se dressera contre sa mère, les ennemis de l'homme seront dans sa propre maison (Ah! Pauvre Maison d'Israël, qui doit se méfier, aujourd'hui, plus encore, de ses ennemis intérieurs que de ceux qui sont à l'extérieur), les dirigeants ressembleront à des chiens (sondages, sondages, sondages, comme un chien qui ne cesse de se retourner pour s'assurer que son maître est bien derrière lui et le suit) et nous ne pourrons plus faire confiance à personne, notre seul soutien sera notre Père céleste ! » (Ce texte du Talmud est tellement précis, bouleversant et actuel, qu'il se passe de tout commentaire ! Dans de très nombreux enseignements, le Rabbi de Loubavitch fait allusion à ce texte du Talmud et affirme que tous les signes dont il parle ce sont déjà réalisés !)
 
Puisque nous sommes la génération de la Délivrance, il faut appréhender les évènements présents et à venir, avec la grandeur d'âme, la noblesse, le courage, la force, la puissance, la confiance, la joie et la certitude que tout, absolument tout, est pour le bien et que les menaces qui pèsent sur notre peuple ne sont que les derniers sursauts des fantasmes des nations qui ne cessent, depuis des millénaires, de vouloir nous détruire et que nous envoyons, tous, rejoindre leurs prédécesseurs dans le grand cimetière de l'Histoire !
 
Tout celui qui s'attaque à Israël attire sur lui et son peuple la destruction totale.
Aucun peuple n'a encore échappé à cette règle implacable de l'histoire (tout n'est qu'une question de temps et si nous sommes encore en compte avec une certaine Europe, patience, patience, patience… jusqu'à la plus petite des larmes des enfants d'Auschwitz, tout sera payé).
 
L'Iran, comme tous les autres, vit ses dernières heures (même si une « heure historique » dure, parfois des décennies) et plus elle « aboie », plus vite sera sa chute.
Aussi, nous véritable peuple juif, devons faire le contraire de ce que tous les pleurnicheurs qui sont « à notre tête » font depuis de nombreuses années.
Cessons d'avoir peur !
 
Nous allons, avançons, vers notre Délivrance, qui, avant toute autre chose, mettra fin à des décennies du « règne » de l'idéologie de l'exil qui a volé le pouvoir et s'est installée à notre « tête », en nous faisant croire à une délivrance qui n'est que l'expression du « complexe du juif battu et de la haine de soi ».
 
Il est fondamental de remarquer que les Maîtres font dépendre l'histoire des nations de leur participation ou non à la destruction du Temple !
Comment l'histoire de civilisations aussi puissantes que Rome ou la Perse peut-elle être liée à celle du « plus petit des peuples », au point que leur existence dépend de leur comportement vis-à-vis de nous ?!
 
Rappelons l'enseignement des Maîtres : Rabbi Yéhochoua ben Lévi enseigne, au nom de Rabbi : « Rome tombera un jour dans les mains de la Perse… »
Rabba bar bar Hana a reçu de son Maître, Rabbi Yohanan, qui, lui même, a reçu de son Maître, Rabbi Yéhouda bar Ilaï : « Rome tombera, un jour, dans les mains de la Perse ! Ceci est logique et peut être déduit de ce qui s'est passé à l'époque du premier Temple.
Le premier Temple a été construit par les descendants de Chem (Israël, descendants de Chem, fils de Noa'h) et détruit par les Kasdiïm (Babyloniens). Les Kasdiïm, à leur tour, sont tombés dans les mains des Perses, qui, par la suite, ont aidé à la reconstruction du deuxième Temple. Puisque les Romains ont détruit le deuxième Temple, construit par les Perses, il est donc évident qu'ils seront, eux aussi, détruit par les Perses !! »
Les Maîtres disent: « Ceci est logique et peut être déduit de ce qui s'est passé à l'époque du premier Temple. »
Il est donc "logique", pour les Maîtres d'Israël, d'expliquer l'histoire des nations en fonction « de ce qui s'est passé à l'époque du premier Temple. »
 
D'où vient une telle assurance et en vertu de quoi l'histoire des nations découle t-elle de la notre ?
 
Il y a là le fondement de la vision juive de monde, sans lequel il est impossible d'assumer sa mission de juif sur terre. A combien plus fortes raisons qu'un dirigeant juif qui n'a pas compris ce fondement met notre peuple en péril lorsqu'il en prend la direction.
 
Ce fondement est dévoilé par nos Maîtres dès le premier verset de la Torah (Rachi) : « Le monde n'a été créé que pour Israël et la Torah. »
Que signifie « le monde n'a été créé que pour Israël et la Torah », puisque la Bible, toute entière, nous enseigne que la Délivrance finale concerne tous les peuples et toutes les nations ? (comme cela est indiqué dans des centaines de versets du livre des prophètes)
N'est-il pas dit : « En ce jour, Dieu sera Roi sur toute la terre », et pas, seulement sur le peuple juif !
Il faut donc comprendre cet enseignement de la manière suivante : l'existence du monde dépend de celle d'Israël, lorsque Israël « vit », toutes les nations « vivent » et lorsque Israël « meurt », les nations « meurent » avec lui.
 
On peut comparer toutes les nations et Israël, à un corps humain. Tous les membres sont importants, mais pas tous sont vitaux. L'absence, même du plus petit des membres, cause une infirmité, mais pas la mort du corps. Mais sans cœur ou sans cerveau, plus rien ne peut vivre.
De même, tous les peuples sont importants et nécessaires. L'absence, même du plus « insignifiant » d'entres eux rend toute l'humanité « infirme » !
 
Le judaïsme refuse catégoriquement l'idée que ce que Dieu a créé puisse ne servir à rien. Aussi, chaque peuple existant sur terre a son rôle fondamental et irremplaçable. Cependant, si l'un de ces peuples venait à disparaître, il rendrait l'humanité infirme, mais non mortelle.
A la différence, Israël est le « cœur » ou le « cerveau » de l'humanité et, sans lui, il n'y a plus d'humanité !
Cet enseignement met donc en évidence que l'ensemble des peuples forme un « grand corps », qui possède nécessairement des membres vitaux, sans lesquels l'humanité ne peut exister.
Dieu n'a pas créé que ces « membres vitaux », mais tout le « corps ».
Tous les peuples font partis du projet divin et si l'un d'entres eux venait à manquer la Délivrance finale serait une délivrance infirme ! Cependant, sans le peuple qui joue le rôle de membre vital, il n'y aura pas de Délivrance du tout.
 
Selon cette vision du monde et de l'histoire, il est évident que l'histoire des peuples est liée à celle d'Israël, comme la vie des membres dépend de celle du cœur ou du cerveau. A plus forte raison, les peuples qui s'attaquent directement à Israël, se détruisent littéralement, puisque ils se coupent de la source de leur propre existence.
Cette loi fondamentale de l'histoire a été vérifiée maintes fois. Toutes les civilisations qui nous ont attaqué ont fini par disparaître.
 
Cependant, on peut demander : même s'il est clair que l'ensemble des peuples forment un grand corps et que l'un d'entres eux en est le cœur ou le cerveau, pourquoi Israël jouerait-il ce rôle ?
 
La réponse est inscrite dans l'histoire elle-même !
Le « peuple cœur » est un peuple qui ne peut disparaître, puisque sa disparition entraînerait celle de l'humanité toute entière. Une civilisation qui disparaît, aussi puissante fut-elle, prouve qu'elle n'était pas le cœur de l'humanité, puisque le monde continue d'exister sans elle. Et même s'il est était le « centre » du monde, pendant plusieurs générations, on peut la comparer à un quelqu'un qui concentre toute son attention sur sa coupe de cheveux, sa paire de chaussure, sa cravate ou sa montre. Même s'il pense que toute sa « réussite » sur terre dépend de la montre qui est à son poignet, il n'en reste pas moins vrai, qu'il n'existe et ne vit que grâce à son cœur !
 
De même, le mensonge et, surtout le superficiel et l'artificiel, font croire aux nations que tel peuple ou un autre sont le « centre » du monde, au point d'oublier qu'il y a un cœur sans lequel rien n'existerait. Mais lorsque ce « centre » disparaît, tous s'aperçoivent, alors, qu'il ne s'agissait que d'une « montre » !
 
Le seul peuple, que tous, jusqu'à aujourd'hui, veulent faire disparaître et qui, à chaque génération est toujours plus présent que jamais, est Israël ! Ceci est bien la preuve qu'il est le « cœur » des peuples, puisqu'il ne peut disparaître. Et s'il est le « cœur » des peuples, leur histoire découle, donc, de la sienne !
 
Cependant, il faut demander : puisque Israël est le « cœur » des peuples, pourquoi s'attaquent-ils tous à lui et se détruisent par cela ?!
 
En vérité, rien n'est plus difficile à admettre que cette notion d'existence d'un peuple « cœur ». Pour la faire admettre, il faut que concrètement, visiblement, grâce à la réalité et l'histoire, les nations finissent par s'en rendre compte.
Dans un premier temps (première partie de l'histoire), les nations font tout pour effacer la trace de cette vérité. Elles veulent prouver que cette notion est fausse, tout simplement en faisant disparaître le peuple qui est censé être le « cœur » et en montrant que l'humanité peut continuer à vivre sans lui !
Si Israël disparaît, la preuve sera faite que les nations ne sont pas comme un grand « corps » et qu'il n'a donc pas de « cœur ». Finalement, elles pourront toutes continuer à n'être qu'une « montre », sans avoir le sentiment de n'être qu'une ombre qui passe dans l'histoire.
Mais, lorsque après avoir tout essayé, elles admettront, enfin, qu'Israël est indestructible, alors, elles se réuniront toutes autour de lui comme les membres d'un corps autour du cœur.
 
Comme nous l'avons vu dans les deux précédents cours, les Maîtres révèlent que la Délivrance finale d'Israël surviendra au moment du conflit entre Rome (l'Occident) et la Perse (l'Iran).
 
Il est extrêmement important de remarquer que tous les signes annoncés par nos Maîtres se sont réalisés (jusqu'à celui que nous venons de vivre : « le Galil sera détruit » – plus de six mille missiles tombés sur cette région- et, seuls, des miracles inimaginables nous ont préservé de l'accomplissement à la lettre de la prophétie de nos Maîtres – nous savons, en effet, que la Téchouva d'Israël allège ou annule des prophéties négatives).
 
Il ne reste plus qu'un seul signe qui ne c'est pas encore réalisé, le dernier avant notre Délivrance finale : la guerre entre Rome et la Perse.
 
Nous sommes donc, à présent, dans les derniers centimètres avant notre Délivrance, puisque nous voyons, tous les jours d'avantage, que ce conflit se prépare et que le compte à rebours a déjà commencé.
La guerre du Liban a marqué le véritable début de ce compte à rebours.
 
Dans un autre contexte, le Rabbi de Loubavitch avait dit que le conflit entre l'Occident et l'Irak était, lui aussi, un avant goût ou un échantillon de celui entre Rome et la Perse. Nous savons, en effet, que la Babylonie (l'Irak) a été conquise entièrement par les Perses à l'époque du Roi Cyrus et qu'elle fut un territoire Perse pendant des siècles. Aussi, le Rabbi vit, dans le conflit avec l'Irak, les prémisses du conflit de la Délivrance finale, entre l'Occident et l'Iran.
 
Nous devons donc prendre conscience, plus que jamais aujourd'hui, que selon tous les signes avancés par nos Maîtres, notre génération sera, effectivement, la génération de la Délivrance finale. Cela avait été annoncé clairement et fortement par le Rabbi lui-même, dans son premier discours, le jour de son intronisation, le 11 Chevat 1951 : « Nous sommes la dernière génération de l'exil et la première génération de la Guéoula. »
 
Lorsqu'il annonça cette prophétie, presque tous les signes avancés par le Talmud, ne s'étaient pas encore réalisés, en particulier, ceux concernant les habitants de la terre d'Israël : « … les gouvernants seront corrompus et la critique ne les touchera plus, les maisons d'étude de la Torah seront des lieux de prostitutions (voir Rachi), le Galill sera détruit (Katoutchia, Katoutchia !!! …), les habitants qui étaient à la frontière du pays erreront de ville en ville et personne n'aura pitié d'eux (Ah! Pauvres juifs du Gouch Katif …) … »
Mais depuis, la réalité a, même, dépassé la prophétie !
 
Cependant, le « penchant du mal » fait tout pour nous aveugler et nous empêcher de prendre conscience que la Délivrance finale risque de « surprendre » la plupart d'entres nous. Dans tous les domaines, il nous empêche de voir et de comprendre la réalité telle qu'elle est véritablement.
 
Sur le plan politique, nous vivons une histoire tellement surréaliste, folle et inadmissible, que si nous n'en n'étions pas les témoins vivants, nous ne pourrions imaginer qu'une telle chose puisse se produire sans la moindre réaction sérieuse du peuple. Le « processus de paix » a transformé notre région en bain de sang, le « camp de la paix » est devenu « l'ange de la mort », les prix Nobel de la paix sont les artisans de la guerre, plus nous leur donnons et plus ils s'acharnent à nous détruire…
N'importe quel peuple se serait déjà révolté contre ces dirigeants fous d'orgueil et de folie qui, consciemment ou non, nous amènent à la catastrophe, mais Israël (pour l'instant) est encore aveugle et croit, croit, croit qu'un jour peut-être, le proche orient…
 
Si le « penchant du mal » est capable de nous aveugler lorsque la réalité est tellement claire, s'il est capable de nous émouvoir lorsque l'un de nos dirigeants embrasse, sur les pelouses de la Maison Blanche, l'un des plus grands criminels de l'histoire, s'il est capable de nous faire appeler la guerre, la paix…Il lui est très facile de nous empêcher de voir la Guéoula, même lorsqu'elle est déjà à notre porte.
 
Dans de très nombreuses prophéties, Dieu dit qu'Il « ouvrira les yeux des aveugles ».
Juste avant la Délivrance, notre peuple sera « aveugle », il ne verra plus rien, même lorsque les signes sont clairs et puissants comme la lumière du soleil en plein midi.
Dans la prière quotidienne nous disons : « Puissent nos yeux voir Ton retour à Tsion ».
Il faut prier pour que nos yeux puissent voir le retour de Dieu !
Cela signifie qu'Il reviendra et que, malgré tout, beaucoup seront aveugles et ne verront rien !
Pour nous préparer à la Délivrance, nous devons, donc, nous habituer à « voir », c'est-à-dire, regarder et comprendre les évènements avec des yeux qui recherchent les moindres signes de notre Délivrance qui se prépare et se précipite.
 
Avant de se voiler (jusqu'à la Délivrance finale et définitive), le Rabbi n'a cessé de parler de l'imminence de la Délivrance. Même si « l'imminence » peut durer « quelques années », pour l'œil des prophètes « demain » est déjà « aujourd'hui », car leur perception profonde du monde et de l'histoire est au dessus du temps et de l'espace.
A l'époque où le Rabbi voyait déjà la « Délivrance à notre porte » et « qu'il ne fallait que l'ouvrir afin que le Machia'h puisse entrer », il « manquait » encore certains signes annonciateurs de cette Délivrance.
Aujourd'hui, tout a changé et seule, l'ignorance de nos textes, peut encore nous pousser à dormir en Galout (exil), alors que le réveil du Machia'h est en train de sonner aux petites heures du matin de notre Délivrance.
 
Juifs réveillez vous ! Prenez le temps d'ouvrir les yeux et de dire « Modé ani » ! Oui, nous Te remercions, Maître du monde, Tu as accompli Tes promesses, la Délivrance est bien à notre porte et nous allons enfin l'ouvrir.
Cependant, la Torah nous a prévenu que le « mal se tient à la porte » (Béréchit). A chaque fois que, dans l'histoire, une « porte » va s'ouvrir, le « mal » fait tout pour la laisser « fermée ». Ceci est vrai, même lorsque ne s'ouvre qu'une « petite porte », à plus fortes raisons lorsqu'il s'agit de la plus grande des « portes » de l'histoire, la Délivrance finale.
Si l'ouverture de « petites portes » s'accompagne de perturbations et de coups, pour notre peuple, l'ouverture de la « grande porte » s'accompagne nécessairement de menaces de destruction et de disparition totale.
 
C'est pour cette raison que la menace nucléaire Iranienne (Perse) et le danger terrible pour Israël, sont les signes les plus clairs et irréfutables de l'ouverture proche de la « grande porte ». Si l'Iran ne nous menaçait pas avec la « bombe », nous ne serions pas encore en présence du « mal absolu » qui empêche l'ouverture de la « grande porte ». Il s'agirait, encore de « petits coups » pour empêcher l'ouverture de « petites portes ».
Aussi, celui qui a des yeux pour voir, comprend que les déclarations Iranienne, sont les premières lueurs de notre Délivrance. A chaque fois que le « fou » prend la parole pour nous menacer, il ne fait qu'annoncer d'avantage notre Délivrance proche. Comme Billam, il ne se rend pas compte qu'il est utilisé par le Dieu d'Israël et, pour une oreille qui sait déchiffrer ses messages, ses malédictions sont, en vérité, de véritables bénédictions. Plus il menace de nous détruire et plus nous savons que notre peuple entre, plus profondément encore, dans l'éternité.
 
Cette grande menace, avant que ne s'ouvre la « grande porte », est ce que nos Maîtres appellent la guerre de Gog et Magog, qui se déroulera juste avant la Délivrance finale. Tous les commentaires juifs, de la Torah, avaient annoncé, depuis des siècles, que la dernière guerre mondiale, opposerait l'Occident à l'Islam. Mais très peu de textes et de commentaires avaient précisé l'identité exacte de l'Islam qui partirait en guerre contre le monde, avant notre Délivrance.
Ce texte du Talmud, « vieux » de presque deux mille ans est une véritable prophétie ! Il révèle (alors qu'à cette époque la Perse n'était pas, du tout, une puissance Islamique !) que c'est la Perse qui partira en guerre contre le monde entier et, qu'à l'issu de ce conflit, Israël sortira à jamais de l'exil.
 
Nous devons comprendre, à présent, pourquoi notre délivrance dépend du conflit entre Rome et la Perse, c'est-à-dire, entre le monde chrétien et l'Islam.
 
Le monde a été créé selon le principe du fruit et de l'écorce, c'est-à-dire, d'une extériorité qui entoure, voile et précède l'intériorité. Avant d'atteindre le fruit et en profiter, il faut d'abord prendre l'écorce, l'enlever et la jeter. Tant que le fruit pousse et mûrit, mais n'est pas encore arrivé à maturation, c'est essentiellement l'écorce extérieure qui apparaît et se forme.
Comme dans la naissance d'un enfant où le placenta se forme avant le fœtus.
 
C'est la raison profonde pour laquelle la Torah compare l'homme à un arbre fruitier, pour expliquer qu'il existe de nombreuses « extériorités » (les racines, le tronc, les branches, les feuilles et l'écorce du fruit) qui précèdent l'apparition de « l'intériorité », le fruit, lui-même.
En vérité, dès que le processus de la formation du fruit commence, apparaît alors, tout un « monde d'écorces » qui le précède.
 
Au niveau d'un homme, nous voyons le même phénomène. Il passe par de nombreuses étapes « écorces » avant de devenir un être accompli et parachevé. Ceci est vrai sur le plan physique, mais aussi et surtout dans les domaines moraux et spirituels. C'est parce qu'il doit atteindre sa perfection qu'il passe au préalable par toutes les autres étapes « écorces ».
 
Ce qui est vrai au niveau d'un homme, l'est aussi au niveau de l'histoire. L'humanité tend vers sa perfection est traverse aussi différents âges et différentes époques, jusqu'à l'âge mûr où elle deviendra, enfin, raisonnable. L'humanité se forme comme un arbre où les racines, le tronc, les branches, les feuilles et l'écorce, précèdent le fruit, c'est-à-dire, le « peuple fruit » qui incarne l'humanité arrivée à sa perfection.
Toutes les « écorces », c'est-à-dire, l'ensemble des peuples, précèdent, dans leur puissance et leur grandeur, le « peuple fruit ».
Mais d'un autre coté, elles commencent à exister et à apparaître dès que le « peuple fruit » commence, lui aussi à se former et pendant tout le temps de sa gestation jusqu'à ce qu'il ait fini de mûrir.
 
Au niveau de la nature, il n'y a jamais de conflit entre l'écorce et son fruit. L'écorce « sait » qu'elle n'est qu'une écorce et ne cherche pas à remplacer et à prendre la place du fruit. Mais dans l'histoire, les « peuples écorces » qui ont précédé le « peuple fruit » et ont connu la grandeur et la puissance pendant des siècles ou des millénaires, ne sont pas prêts à reconnaître qu'ils n'ont fait que précéder l'avènement d'une perfection à laquelle ils ont participé, certes, mais ne sont pas l'acteur principal.
Les « écorces » se révoltent donc contre le « fruit » et essayent de le faire disparaître, afin de ne pas perdre le pouvoir. La révolte est d'autant plus forte que l'apparition du fruit se précipite et est de plus en plus claire.
Pendant toute l'histoire, « l'écorce » frappe son « fruit », mais les coups restent « supportables ». Mais lorsque la « fin » de la première partie de l'histoire approche, « l'écorce » ne se suffit plus de « coups », mais parle d'extermination !
C'est la raison profonde de la Choa, où les « peuples écorces » représentés par « l'Allemagne-Amalek » ont essayé de faire disparaître le « fruit » à la veille de son retour et de sa reconstruction sur sa terre.
Et c'est aussi la raison pour laquelle, à nouveau, se lève, aujourd'hui, la voix de l'extermination, car les peuples sentent, plus que jamais, que le « fruit » est arrivé à maturation.
 
Mais chose extraordinaire ! Dans notre époque contemporaine, la première voix exterminatrice s'est levée dans le monde chrétien et la deuxième, aujourd'hui, dans le monde islamique !! Y aurait-il deux écorces d'un même fruit ?! Mais en vérité, n'y a-t-il pas deux fruits en un ?! Notre peuple n'est-il pas composé de deux grandes parties distinctes et complémentaires, Séfarade et Ashkénaze ?! L'apparition de ces deux parties n'est-elle que la conséquence « technique » de l'exil, puisque une partie d'Israël a été exilée en monde musulman et l'autre en monde chrétien, ou s'agit-il de quelque chose de bien plus profond ? L'histoire n'est-elle pas le reflet de phénomènes bien plus profonds que les analyses « techniques » ne peuvent, en aucun cas, percevoir ?
Bien sûr, dira « l'ignorant », qui croit avoir découvert l'Amérique en posant une question qui fait honte à la sottise : « Il n'y avait pas de séfarades et d'ashkénazes avant l'exil ?! »
Les termes séfarades et d'ashkénazes ne sont que des conventions qui habillent et expriment des notions plus profondes, c'est-à-dire, des caractères qui ont, eux, toujours existés, à l'intérieur de notre peuple.
 
Rabbi Chimon bar Yo'haï nous révèle ce secret dans le Zohar. Il explique qu'il existe deux natures à l'intérieur du peuple juif, ceux qui ont le caractère d'Avraham et ceux qui ont celui de Ytsrak. Ceux qui ont le caractère de Ytsrak ont été exilés au milieu d'Ichmaël et ceux qui ont le caractère d'Avraham ont été exilés au milieu de Esav !!
L'origine des séfarades et des ashkénazes n'a donc rien à voir avec l'aspect technique de l'exil ! Il s'agit de deux natures, deux caractères, à l'intérieur d'un même peuple et c'est la Providence qui a fait en sorte que chacun de ces caractères se retrouve en exil dans le milieu qui lui convient.
 
Le premier Père est Avraham. Sa qualité est le Hessed (la bonté) et sa qualité est devenue la nature profonde et principale d'une partie de notre peuple, appelée dans le Zohar, les « enfants d'Avraham ».
 
Le deuxième Père est Itsrak. Sa qualité est le Din, la rigueur, et sa qualité est devenue la nature profonde et principale d'une autre partie de notre peuple, appelée dans le Zohar, les « enfants de Itsrak ».
 
Avant d'aller plus loin, posons la question évidente : où sont les « enfants de Yaakov » le troisième Père ?! La réponse est sous entendue dans le Zohar ! Les « enfants d'Avraham et de Ytsrak » sont les enfants de l'exil ! C'est-à-dire, lorsque manque, dans notre peuple, la dimension de Yaakov, alors, Israël tombe en exil.
Yaakov incarne la synthèse et l'équilibre entre le Hessed et le Din, entre la bonté et la rigueur, l'ouverture sur l'autre et le monde et le repli « nationaliste » sur soi, l'humanisme universel et le judaïsme sélectif de l'Election, la démocratie libérale et la Loi divine, entre la liberté d'être soi et la soumission totale à Dieu.
 
Avraham est l'ouverture, la « maison ouverte aux quatre points cardinaux », l'amour des hommes et de tous les hommes, même de ceux « qui se prosternent à la poussière de leur pied ». Avraham est le grand défenseur de l'humanité, même de ceux qui méritent d'être exclus de cette humanité, comme ceux de Sodome. Il est le « Père des peuples », de tous les peuples.
Rachi explique : « tous les hommes le prennent en modèle et disent à leur fils –soit comme Avraham- !
 
Itsrak est le monde de l'intériorité, qui ne regarde pas vers les autres et le monde, mais vers Dieu, uniquement. Nos Maîtres disent qu'il était « aveugle » depuis l'âge de 37 ans, au moment du Sacrifice. Le sacrifice incarne la soumission totale à Dieu. Il sert le Créateur en étant « aveugle », c'est-à-dire, en refusant de donner la moindre importance à la matérialité de ce monde. Bien évidemment, il est plein d'amour, lui aussi, pour les hommes, mais à la différence de son père, qui aime l'homme qui est dans l'homme, Istrak aime, lui, l'étincelle divine qui est en chaque homme. Il est l'homme de sa terre qui n'a jamais quitté E. Israël. Né sur sa terre et n'ayant jamais vécu ailleurs, il incarne la lumière nationale de la véritable identité Erets-Israëlienne.
 
Avraham n'accepte qu'un Dieu qui s'intéresse à l'homme. Ytsrak ne conçoit l'homme que comme serviteur de Dieu.
Les deux Pères ont raisons, mais leur vérité n'est qu'une partie de toute la vérité, car l'un ne peut exister sans l'autre.

Publié dans Reflexion Juive

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