Pour les juifs de France qui ne sont toujours pas réveillés…

Publié le par Ofek

Extermination selon Le Pen
Il n’y a pas que Ségolène Royal qui aime bien caresser son interlocuteur dans le sens du poil comme elle l’a montré, il y a quelques semaines, lors de sa tournée proche-orientale.
Jean-Marie Le Pen, lui aussi, lorsqu’il a un journaliste libanais face à lui, n’hésite pas à lui faire plaisir. Interrogé par l’hebdomadaire La revue du Liban, le leader du Front National a jugé «scandaleux» le «mur de la honte» érigé par Israël et souligné qu’il pensait être «le seul homme politique à avoir dénoncé l’extermination des Palestiniens».
Après la Shoah rangée au rayon des «détails», voici la mort de 5000 Palestiniens sur une population totale de 3,7 millions, la plupart tombés les armes à la main ou la ceinture d’explosifs autour de l’abdomen, qualifiée «d’extermination».
Il est des excès de langage qui rappellent certains tics de la pensée, les mêmes qui font se rapprocher Jean-Marie Le Pen et Dieudonné M’bala M’bala. A nos lecteurs de deviner le dénominateur commun qui a pu réunir les deux hommes.
Primo Europe, 14 avril 2007
 
"Je le regrette"
Jean-Marie Le Pen a également renoué avec l’ambigüité qui est la sienne sur la Shoah, dans un entretien avec des lecteurs du Parisien/Aujourd’hui en France, dimanche. Le candidat du Front National répond à l'interpellation d'un lecteur qui s'adresse à lui en ces termes: "Le président joue un rôle dans la façon dont on présente la mémoire nationale. Ainsi Jacques Chirac avait reconnu la responsabilité de l'Etat français dans la déportation des juifs...". Réponse de Jean-Marie Le Pen : "Je le regrette. Il a été le seul président à le faire. Même François Mitterrand ne l'avait pas fait".
 
Au même lecteur qui lui demande s'il regrette la façon dont la Shoah est enseignée, le leader frontiste répond : "C'est un sujet que je n'aborderai pas. Quand je me suis exprimé dans des termes pourtant modérés, ça m'a coûté 150 millions d'anciens francs. Ces débats ne sont pas dans le domaine de la liberté d'expression. Je me garde bien d'y toucher. On ne peut pas exprimer une autre opinion que celle dictée par la pensée unique".
Le Figaro, 14 avril 2007
 
Et concernant le nucléaire iranien, il a le mérite de la clareté :
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