Terrorisme : Le grand tabou de la présidentielle

Publié le par Ofek

 
 
Nous ne cesserons pas avant leur anéantissement, nous en sortirons tous libérés ou nous obtiendrons une plus grande liberté qui est le martyr. Soit nous nous serrerons les uns aux autres pour célébrer la victoire de l’islam sur le monde ou bien nous aurons tous la vie éternelle grâce au martyr. Dans les deux cas, la victoire et le succès seront à nous. (Khomeiny)
 
Le terrorisme, la violence internationale sont des thèmes très absents de la campagne électorale. Pourtant, l’Hexagone n’est pas à l’abri. On ne peut pas ignorer que s’est constituée une branche algérienne d’Al Qaïda qui a la France en ligne de mire. L’armée française (…) est présente dans de nombreux pays, de l’Afghanistan à la Bosnie en passant par l’Afrique. Pourtant, il n’y a pas de réflexion sur sa place dans le monde, sur son rôle. On ne se demande pas qui est l’ennemi, comment il faut combattre, avec qui. Regardez la polémique sur un second porte-avions nucléaire, notamment avec Ségolène Royal. On fournit des réponses sans poser les questions! (Guy Sorman)
 
Attention : Dix questions peuvent en cacher une autre !
 
A l’heure où un groupe terroriste algérien se revendiquant d’Al Qaeda vient à nouveau d’offrir aux diverses Jihad TV’s du monde leurs images de sang algérien …
Et que des menaces sont évoquées sur l’élection présidentielle française à la fin de la semaine…
Devinez sur quoi Le Quotidien de révérence qui, se résignant enfin (à une semaine de l’élection) à interroger les principaux candidats sur leur programme de politique étrangère, décide (entre l’Iran, le Darfour, la Chine et la Russie et fameux “intérêts français” obligent) de ne… PAS parler ?
 
Et ce d’autant plus que, sous couvert de ses alliances déguisées avec ses protecteurs russe et chinois (la fameuse “multipolarité” si chère à nos Védrine, Chirac et Villepin) mais aussi de ses relations économiques avec (surprise) le fameux Groupe des 5 censés le contraindre à renoncer à l’armement nucléaire, le “grand pays au rôle stabilisateur” (Douste-Blazy dixit) qui depuis quelques années multiplie les conférences sur la “Solution finale” (contre le “Petit Satan” israélien ou le “Grand Satan” américain ) comme les manœuvres militaires d’intimidation dans le détroit d’Ormuz et la Mer d’Oman (où transite 20% de la production mondiale de pétrole), est justement au cœur de la question.
 
Mais qui prend la peine, en dehors d’un site d’opposants iraniens comme Iran-Resist, de rappeler :
Que, derrière l’actuel fou furieux qui lui sert de président (ayant dès 1979 brillamment commencé sa carrière de chef terroriste comme l’un des étudiants qui ont pris en otage, pendant près de quinze mois, 52 diplomates américains puis ayant pris part en tant que membre des Pasdaran à l’assassinat du leader kurde Ghassemlou à Vienne en 1989), son ancien président, régulièrement présenté comme modéré et pragmatique (Rafsandjani, dont Total vient d’être reconnu coupable d’avoir, via son fils, graissé la patte) est sous le coup d’un mandat international pour l’assassinat, lui aussi, de quatre militants kurdes dont le secrétaire général du parti démocratique du Kurdistan de l’Iran dans un restaurant berlinois (le Mykonos) en 1992 ?
 
Qu’en fait depuis sa propre révolution islamique de 1980, Téhéran prétend, comme avant lui Moscou pour le prolétariat mondial, représenter et libérer les “damnés” de la planète entière et a créé à cet effet la version islamiste du Komintern qui (avec statut ministériel et projet analogue de “combattre par tous les moyens disponibles, y compris la force armée, pour le renversement de la bourgeoisie internationale et la création d’une république islamique internationale”) finance et arme, comme les mouvements de libération du feu empire soviétique, toute une série d’organisations terroristes de par le monde ?
 
Que l’Iran est de ce fait présent dans toutes les zones de crise régionales : le Caucase, l’Asie centrale, l’Afghanistan, le Liban, l’Irak (élimination dès 2003 des chefs religieux les plus modérés Mohammed Bakr al-Hakim et Majid al-Khoei et financement des plus radicaux comme Moqtada al-Sadr), la Syrie, les territoires palestiniens (deux navires bourrés d’armes Karine-A et Santorini - interceptés - en janvier et mai 2002 ; armes antichars dernier cri - saisies - à l’automne dernier, 30 millions de dollars au gouvernement du Hamas en décembre, remplacement de Saddam pour le subventionnement du terrorisme : 50 000 dollars aux familles des terroristes-suicide), le Golfe, même l’Egypte (où il soutient les Frères musulmans, mais aussi en Somalie ?
 
Que son principal affidé, le Hezbollah, est, après une mémorable série d’attentats depuis 82 (attentats-suicides, véhicules piégés, enlèvements, assassinats contre diplomates, soldats, journalistes ou simples citoyens français ou américains, dont 241 Marines et 58 soldats français) devenu une menace terroriste globale depuis le Moyen-Orient jusqu’à l’Europe, l’Afrique (Sahel comme Tanzanie, Kenya, Ouganda, Zimbawe, Afrique du sud) mais aussi l’Amérique du sud ?
 
Et qu’enfin, derrière l’opposition chiite-sunnite dont nos journaleux nous rebattent les oreilles, les mollahs (qui ont depuis longtemps des contacts et collaborent avec Al Qaeda sur des projets ponctuels comme l’attentat des tours de Khobar en Arabie Saoudite en 1996 et qui, avant et après les attentats du 11/9 et suite à la guerre d’Afghanistan, ont logé et soutenu certains de leurs hauts dirigeants - dont ils ont même fait arrêter des membres pour éviter les soupçons - mais aussi Zarqawi en Irak) sont en discussion de fusion avec ladite Al Qaeda, à la recherche, on le sait pour ses prochains méga attentats post 11/9, de la capacité nucléaire ou de matières sales ?
 
Comme en témoigne justement… le groupe terroriste algérien GSPC (Groupe Salafiste pour la Prédication et le Combat), récemment rebaptisé Al Qaeda Maghreb et menaçant, on l’a vu, notre prochaine élection, et lui aussi dûment financé par la République islamique ?
 

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