Le silence écœurant des écoles britanniques

Publié le par Ofek

 
 
Elles renoncent à enseigner la Shoah pour ne pas offenser les musulmans.
 
En tant que spécialiste du Moyen-Orient, je rencontre quotidiennement du matériel provenant de sources arabes et islamiques contenant des menaces qui font froid dans le dos contre l'Amérique, Israël et l'Occident. Mais c'est dans un article lu dans la presse britannique que j'ai rencontré la phrase la plus terrifiante que j'ai jamais lu: un rapport du Département de l'Éducation affirme que des écoles en Angleterre abandonnent l'enseignement de l'Holocauste des cours d'histoire afin d'éviter d'offenser les élèves musulmans.
 
Ce n'est pas seulement le fait que l'Institution - le système scolaire - sur laquelle on se repose pour perpétuer les valeurs démocratiques et la civilisation occidentale trahi cette confiance.
 
Non, la phrase vraiment terrifiante est : "Certains professeurs sont rétifs à évoquer ces atrocités par crainte de heurter ceux des étudiants dont les croyances comprennent le déni de l'Holocauste."
 
Vous saisissez ? On raconte à ces gosses à la maison ou dans des prêches islamiques que l'Holocauste n'a jamais eu lieu - et les enseignants ne remettent pas en cause cette désinformation, non, ils préfèrent la fermer pour ne pas déranger une vision du monde fondée sur des mensonges.
 
De la même manière, des écoles abandonnent les cours sur les croisades. Au motif - irrecevable par ailleurs - que cet enseignement créerait des conflits sociaux ? Pas du tout ! Mais parce que "ces leçons sont en contradictions avec ce qui est enseigné dans les mosquées locales"! Autre raison citée dans le rapport publié : "La crainte que des élèves musulmans puissent avoir des réactions antisémites ou anti-israéliennes en classe."
 
Ce n'est pas seulement en Grande Bretagne; en France, le mal est encore plus répandu.
 
Quel mal ? Au 21eme siècle, en Grande-Bretagne et en France, les éducateurs sont prêts à abandonner 500 ans de progrès fondés sur le libre examen intellectuel par l'usage de la raison. Ces écoles se refusent à confondre ces élèves ou à simplement les confronter à la réalité et préfèrent céder devant leurs préjugés.
 
Sans même envisager toutes ses implications, un tel comportement constitue un encouragement au racisme, à l'intolérance et à la haine au nom d'une philosophie qui est supposée les combattre - le politiquement correct.
 
Notons, au passage, qu'il n'y a eu aucune émeute ou manifestation de masse exigeant la protection consciencieuse de l'ignorance. Ce n'est en effet pas seulement une reddition mais aussi une reddition préventive - anticipant la menace au point de la rendre inutile.
 
Jusqu'à maintenant, les sociétés modernes et démocratiques ont réussi à absorber des immigrés en grand nombre par le processus de l'assimilation (ou parfois seulement d'acculturation). L'idée, qui a si bien réussi à l'Amérique, est que les immigrants doivent accepter les règles de la société dans laquelle ils entrent. La stabilité de l'Occident, sa liberté, ses bénéfices matériels, tout ce qui fait ses succès, sont justement les raisons pour lesquels ces gens viennent. Alors pourquoi ne pas accepter ces règles ? D'ailleurs, ces immigrants ont été et sont libres de perpétuer l'essentiel de leur culture et même leur religion.
 
Mais voilà que maintenant ce serait la société libre et si attractive qui devrait s'adapter à d'autres nettement moins attractives et certainement moins libres. Jusqu'où devront aller les concessions ? Faudra-t-il aussi renoncer à enseigner la démocratie à ces mêmes personnes qui la considèrent comme hérétique parce que la loi ne peut provenir que de Dieu ? Et l'évolution, peut-on l'enseigner si elle est en contradiction avec ce qui est dit dans les mosquées ou si elle risque de provoquer des plaintes en classe ?
 
Peut-on seulement enseigner les valeurs de tolérance elles-mêmes ? Cela aussi pourrait ne pas être du goût de ceux à qui on a enseigné l'intolérance.
 
Cette approche condamne aussi les Musulmans à être prisonniers des islamistes radicaux qu'on peut trouver parmi eux. Plutôt que de lutter contre l'extrémisme, ces écoles le renforcent. C'est comme si ces écoles disaient aux élèves qui montrent un réel appétit de connaissance et de liberté de pensée de la fermer et de croire tout ce que leurs mollah leurs racontent.
 
Toute étudiante musulmane qui ne souhaite pas porter le voile ou désire plus de liberté personnelle pourrait avoir besoin de l'aide ou de légitimation provenant de la société anglaise ou française - au lieu de quoi celles-ci la condamne à un perpétuel ghetto intellectuel et comportemental .
 
Un dernier point concernant cette nouvelle réalité terrifiante - peut- être le pire de tous : la passivité avec laquelle les Européens excusent ou ignorent cette révolution qui attente à leurs plus précieuses et plus élémentaires libertés.
 
 
Barry Rubin est directeur du Global Research in International Affairs (GLORIA) Center.
Publié par The New York Post le 8 avril 2007 - Traduction CID

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