Israël - Qui s'excuse s'accuse !

Publié le par Ofek

Shraga Blum - Arouts 7
 
Nous assistons une nouvelle fois à un scénario déjà vu, bien huilé, presque automatique, qui voit se succéder provocations et attaques incessantes au missiles contre les villes israéliennes, représailles de l'armée, bavure involontaire et presque inévitable de Tsahal, condamnations internationales, interventions éhontées des députés arabes palestiniens de la Knesset, et regrets voire excuses de nos dirigeants.
Ne nous méprenons pas.
 
La mort de civils, surtout d’enfants, même si elle est prévisible dans ce genre de situation, ne peut pas laisser une âme juive insensible.
Mais ce qui est permis et même souhaité et au niveau individuel, ne revêt pas la même signification lorsqu’il s’agit de nos dirigeants.
Ces derniers ont, entre autres, le devoir de porter à l’extérieur des messages clairs à l’attention de nos ennemis et de la communauté internationale en général.
Et ces messages doivent être ceux de la fermeté, de la conviction dans la justesse de la cause, du refus de céder au chantage.
 
Parallèlement, et on ne le dira jamais assez, Israël se doit d’adopter une politique extrêmement agressive de « hasbara », d’information.
Comme le dit une publicité, « il ne suffit pas d’avoir raison, il faut être intelligent ».
Et l’intelligence, en pareil cas, est de ne pas tomber dans les pièges médiatiques tendus par des ennemis sans scrupules, et de donner à une communauté internationale hypocrite le bâton pour nous flageller.
 
Or, si l’on procédait à une rétrospective des drames involontaires qui ont hélas jalonné l’histoire glorieuse de Tsahal, la constatation s’impose : il n’a jamais servi à rien ni de s’excuser, ni de regretter, ni de nommer des commission d’enquête, ni de retenir le bras de Tsahal.
 
Pour ne reprendre que ces quelques exemples, les immenses manifestations de Tel-Aviv et la commission Kahane n’a pas empêché Sharon d’être accusé pour toujours d’être « le boucher de Sabra et Chatila » (?.ni même d’ailleurs l’évacuation de la Bande de Gaza !)
 
Les multiples enquêtes et révélations sur la mort de Mohamed Al-Dura n’effaceront pas l’image du soldat israélien « massacreur d’enfants », et les conclusions de l’enquête sur la mort de la famille Raliah sur les plages de Gaza ne nous laveront pas de l’accusation de viser volontairement des civils « innocents ».
 
Les dirigeants israéliens ont un problème énorme d’ordre sémiotique, à savoir l’analyse de la compréhension par autrui des signes que nous lui envoyons.
S’excuser, dans ce cas précis,  attire non pas la bienveillance ou la compréhension, mais au contraire, attise les accusations contre nous.
La réponse traditionnelle de la gauche bien-pensante depuis des décennies à ce genre de tragédies a été de dire, en substance « Nous ne nous excusons pour eux, nous le faisons pour nous-mêmes, par souci moral, pour notre propre conscience juive et humaniste ».
Tout comme certains partisans d’un retrait des territoires clamaient avec émotion « Nous savons que la Judée-Samarie nous appartient, mais pour préserver nos valeurs, il nous faut nous en séparer ».
 
Cette mentalité pseudo-chevalersque a toujours abouti aux résultats totalement opposés à ce que l’on aurait pu croire, car il y en en face de nous deux civilisations aux valeurs et à la psychologie très opposées des nôtres : un monde arabo-musulman qui ne connaît que la loi du plus fort, et qui interprète nos manifestations de contrition comme une faiblesse à exploiter (ce qu’il fait « à merveille »), et de l’autre un monde occidental pétri de christianisme, non débarrassé de son antisémitisme séculaire, et tout « heureux » de se dédouaner de sa culpabilité de la Shoa en montrant qu’Israël ne se comporte pas beaucoup mieux que ses bourreaux d’autrefois.
 
Cette convergence d’intérêts sordides aurait du depuis longtemps nous vacciner contre cette attitude faussement morale, puisqu’elle bénéficie à nos ennemis sans foi (quoi que ?) ni loi aux dépens de nos propres intérêts et surtout de la vie de nos enfants.
Le Juif d’antan passait son temps à « s’excuser » pour tout et n’importe quoi, et à prêter le flanc aux accusations aussi fantaisistes que meurtrières.
L’Etat d’Israël, laboratoire du « Juif nouveau » tel que le rêvaient les premiers sionistes, se doit de se débarrasser une fois pour toutes de ces oripeaux.
 
Dans le cas présent, une réaction saine du gouvernement israélien serait justement d’intensifier la pression militaire sur les organisations terroristes, puisque les yeux du monde entier sont dirigés vers nous, d’augmenter la pression sur les dirigeants « politiques » palestiniens, en les déclarant cibles potentielles, d’initier une loi permettant de supprimer la citoyenneté aux députés arabes qui soutiennent les terroristes ou s’expriment tels qu’ils le font dans les médias, de proclamer haut et fort par tous les moyens de communications et par les canaux diplomatiques qu’Israël ne cessera ses opérations que lorsque la Bande de Gaza sera nettoyée de cette fange nauséabonde.
 
Ces messages,  - et cette liste n'est pas exhaustive - auraient au moins le mérite d’être clairs sur les priorités de nos valeurs morales, et rendraient un peu de fierté à notre population par trop habituée à voir sa dignité bafouée.
Et je revois soudain défiler dans mon esprit ces centaines de visages d’Israéliens, femmes, enfants et vieillards qui ont été quant à eux assassinés volontairement par les terroristes assoiffés de sans juif depuis le début de la deuxième Intifada.
 
Et je me dis qu’avec une volonté politique beaucoup plus volontariste et agressive dès le début de cette période, avec une attitude morale spécifiquement juive face à nos ennemis, tous ces êtres chers seraient encore parmi nous.
 
A quand des excuses des dirigeants palestiniens ???!!!
 
 
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Publié dans Israël

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