Le pape et l’islam : Et si on appliquait la guillotine aux islamophobes ?

Publié le par Ofek

Liliane Messika

 

 

 

Si Benoît XVI avait dit : « Ils [les musulmans] essaient de tuer le principe des religions selon la même mentalité avec laquelle ils ont trahi Jésus-Christ », l’Europe serait en train de faire pénitence et nos dirigeants et ONGistes se démèneraient pour appuyer les demandes d’excuses des Musulmans justement outragés.

 

 

 

 

 

 

Heureusement, ce n’est pas le pape mais le Président syrien Bashar El Assad, qui a adressé ces paroles à un autre pape (Jean-Paul II), lorsqu’il l’a accueilli à Damas le 5 mai 2001.

 

 

 

La phrase intégrale : « Ils [les Juifs] essaient de tuer le principe des religions selon la même mentalité avec laquelle ils ont trahi Jésus-Christ et de la même manière qu’ils ont essayé de trahir et de tuer le prophète Mohammed », a été diffusée le lendemain sur radio Canada.

 

 

 

 

 

 

Je n’ai pas souvenir que les grands rabbins de toutes les capitales aient exigé des excuses personnelles du Président syrien, mais je vieillis, ma mémoire n’est plus ce qu’elle était.

 

 

 

 

 

 

Le pape a prononcé des paroles qui semblent anodines aux oreilles occidentales habituées au pluralisme de la pensée, mais quelle aurait été la réaction du monde musulman s’il s’était permis des appels au meurtre ?

 

 

 

Par exemple : « N’ayez pas de pitié pour les musulmans, où qu’ils soient, dans quelque pays que ce soit. Combattez les, où que vous soyez. Où que vous les rencontriez, tuez les. Où que vous soyez, tuez ces musulmans et ces Arabes qui sont comme eux et ceux qui se tiennent avec eux ».

 

 

 

 

 

 

Ils auraient eu de quoi s’indigner et je ne doute pas que la Ligue des Droits de l’Homme et le MRAP auraient immédiatement demandé sa destitution.

 

 

 

Heureusement, c’est le Dr Ahmad Abu-Halabiya, membre du "conseil de la Fatwa" désigné par l’Autorité palestinienne et ancien Recteur titulaire de l’Université islamique de Gaza qui a prononcé ce discours banalisé à la télévision de l’Autorité Palestinienne, le 14 octobre 2000.

 

 

 

In extenso, c’était : « N’ayez pas de pitié pour les Juifs, où qu’ils soient, dans quelque pays que ce soit. Combattez les, où que vous soyez. Où que vous les rencontriez, tuez les. Où que vous soyez, tuez ces Juifs et ces Américains qui sont comme eux et ceux qui se tiennent avec eux, ils sont d’un même côté, contre les Arabes et les Musulmans parce qu’ils ont établi Israël ici, en plein cœur du monde arabe, en Palestine ».

 

 

 

 

 

 

J’ai la mémoire qui flanche, je m’souviens plus très bien qui étaient les dirigeants occidentaux et les ONG qui sont montés au créneau. Quelqu’un peut-il me le rappeler ?

 

 

 

 

 

 

Lors de la discussion sur le référendum pour la Constitution européenne, ceux qui ont osé mentionner l’héritage chrétien de l’Europe ont été vilipendés.

 

 

 

Le pape aurait dû en tenir compte avant de se lâcher comme il l’a fait en rappelant un dialogue tenu au XIVe siècle.

 

 

 

Si en plus il avait accusé les musulmans d’égorger nos fils et nos compagnes, je n’ose imaginer le scandale qui se serait emparé de la rue arabe.

 

 

 

 

 

 

Comment aurions-nous pu démontrer que nous n’étions pas d’abjects islamophobes, s’il avait dit, par exemple :

 

 

 

« Leurs imams attirent habilement les passants isolés dans leurs lieux de culte. Là, ils prennent leur sang pour en faire des aliments consacrés pour leurs fêtes religieuses, suivant leur rituel ».

 

 

 

 

 

 

Heureusement, l’auteur de cette accusation n’était pas Benoît XVI, mais le Dr Mohammed ben S’ad Al Shwey’ir qui, dans Al-Jazirah (un journal saoudien), écrivit le 6 septembre 2002 :

 

 

 

« L’Europe chrétienne s’est soulevée contre les Juifs quand on apprit que leurs rabbins attiraient habilement les passants isolés dans leurs lieux de culte. Là ils prenaient leur sang pour en faire des aliments consacrés pour leurs fêtes religieuses, suivant leur rituel ».

 

 

 

 

 

 

C’est beaucoup moins grave et l’on comprend donc pourquoi nos élites ne l’ont même pas remarqué.

 

 

 

 

 

 

Quant à encourager les Chrétiens à tuer des Musulmans, Benoît XVI ne s’y est pas risqué, mais qui sait de quelles horreurs cet extrémiste est capable ?

 

 

 

Comment réagirions-nous s’il lui venait la lubie de prononcer :

 

 

 

« La règle de tuer les Arabes et leurs alliés – civils et militaires – est un droit individuel pour chaque chrétien qui peut le faire dans tout pays dans lequel il est possible de le faire, de façon à chasser leurs armées, de les défaire et les rendre incapables de menacer les chrétiens de tout l’occident. »?

 

 

 

 

 

 

La sueur inonde tous les démocrates à la seule pensée d’une telle potentielle barbarie papale.

 

 

 

Heureusement, il ne s’agit que d’une fatwa émise par Ben Laden en 1998 :

 

 

 

« La règle de tuer les Américains et leurs alliés – civils et militaires – est un droit individuel pour chaque Musulman qui peut le faire dans tout pays dans lequel il est possible de le faire, de façon à libérer la mosquée al Aqsa et la mosquée sainte (la Mecque) de leur emprise, et de façon à chasser leurs armées, les défaire et les rendre incapables de menacer les Musulmans, de toutes les terres de l’Islam. »

 

 

 

 

 

 

On n’a pas compté les manifs des Américains civils ou militaires qui ont scandé des menaces contre Ben Laden.

 

 

 

Normal, il n’y en a pas eu. Un peu moins de tolérance aurait-il évité le 11 septembre ?

 

 

 

 

 

 

Mais enfin, qu’est-ce qu’il a contre la religiondepaixetdetolérance, ce nouveau pape ?

 

 

 

Il n’a trouvé que des rumeurs infondées pour se rendre intéressant ?

 

 

 

 

 

 

Et s’il avait organisé "les évènements du 11 septembre pour donner une ampleur sans précédent au phénomène de l'islamophobie"?

 

 

 

 

 

 

Heureusement qu’il n’a pas insisté sur "la nécessité de dénoncer le terrorisme des Etats arabes qui usent de toute la panoplie des moyens terroristes".

 

 

 

 

 

 

Heureusement qu’il n’a pas souligné que "aujourd'hui, les Arabes dirigent le monde par procuration. Ils obtiennent que les autres se battent et meurent pour eux".

 

 

 

 

 

 

Mauvaise pioche : le 17 octobre 2003, c’était le Premier ministre malaisien, Mahathir Mohamad qui avait invité le 1,3 milliard de Musulmans à « utiliser leurs cerveaux contre les Juifs [qui] ont inventé et réussi à promouvoir le socialisme, le communisme, les Droits de l'homme et la démocratie, pour que leur persécution apparaisse comme négative, pour qu'ils jouissent des mêmes droits que les autres. Avec ça, ils ont maintenant pris le contrôle des pays les plus puissants ».

 

 

 

 

 

 

C’était beaucoup moins grave que les déclarations de Benoît XVI et pourtant, le cave s’est rebiffé : l’ambassadeur israélien a demandé à la communauté internationale de condamner ces propos antisémites.

 

 

 

Propos antisémites ? Où il a vu ça ?

 

 

 

 

 

 

Le ministre malaisien des Affaires étrangères, Syed Hamid Albar, a tout juste concédé un "malentendu" d’autant plus explicable qu’il s’agissait de « la réalité : les Juifs sont très puissants ».

 

 

 

 

 

 

Si ça se trouve, c’est eux qui ont dicté les déclarations de Benoît XVI.

 

 

 

Ils ont déjà inventé les Droits de l’homme juste pour pouvoir passer pour des victimes, alors faire parler le pape d’une « tentation de la violence » qui serait « intrinsèque à l'islam », ça leur donnerait encore des arguments.

 

 

 

 

 

 

Heureusement que du côté de la raison et du bien, on possèdera bientôt la bombe nucléaire : gare à l’Occident si un responsable religieux se permet à nouveau des injures aussi outrancières !

 

 

 

 

 

 

En attendant, le pape, coup de boule et carton rouge !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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