Les structures de la campagne française de désinformation

Publié le par Ofek

Jean-Pierre Bensimon samedi 15 juillet 2006

 

 

 

 

Il n'a pas fallu longtemps pour qu'une nouvelle campagne de désinformation se déploie en France.

 

 

Elle a débuté dès qu’il s'est avéré que la réponse israélienne à l'embuscade meurtrière du Hezbollah au matin du 12 juillet, suivie d'un enlèvement de soldats, ne serait pas de pure forme.

 

 

 

 

Cette campagne comporte deux grands volets.

 

 

 

 

D'abord la mise au point d'un discours désinformateur, d'un argumentaire biaisé, dont la fonction est d'indigner les Français, de leur faire haïr l'État d'Israël as usual et, du même coup, de donner satisfaction au consensus anti-américain et antisioniste en France et à l'étranger.

 

 

Au cœur de ce consensus, flatté et courtisé autant que redouté, se trouvent l'opinion publique extrémiste des pays arabes et la frange activiste et terroriste de l'immigration arabo-musulmane en France.

 

 

 

 

Le second volet, c'est la diffusion de ce discours désinformateur.

 

 

Il faut pour cela que les "faiseurs d'opinion", les "chercheurs" et les "universitaires", les "personnalités de référence", les rédactions des grands média qui traitent en permanence l'information, puissent retraduire la réalité dans les catégories prescrites, et délivrer à longueur de temps un message extrêmement simple: les Israéliens sont des agresseurs brutaux et cruels, des adeptes de la violence extrême, qui tuent sans scrupule les civils arabes, et dont les initiatives aventureuses et vaines compromettent la sécurité du monde.

 

 

Ce discours devient alors le "politiquement correct", qu'on ne transgresse pas sans encourir la réprobation et la mise à l'index, ou pire, les accusations suprêmes de "pro sionisme" et de "Bushisme".

 

 

 

 

La désinformation ne fonctionne que sur le mode de l'intimidation.

 

 

Ennemie intime du débat, elle exige le quasi monopole effectif du discours, tout en faisant mine d'ouvrir la discussion et de donner équitablement la parole à tous les tendances.

 

 

De ce point de vue, les mécanismes sont rodés en France.

 

 

Les média dominants, la TV, les radios, les grands quotidiens sont vigoureusement pilotés par les architectes d'État de l'information, qui siègent à l'Élysée et à Matignon.

 

 

On peut écrire et dire ce que l'on veut en France, pourvu que le public informé reste confidentiel, pourvu que les analyses dissidentes demeurent à l'écart des réseaux de diffusion à très grand impact qui font l'objet de toute l'attention du pouvoir d'État.

 

 

Si, au nom de la liberté d'expression et de la diversité des opinions, on donne la parole à une voix dissonante, on la flanque de contradicteurs virulents sur lesquels on peut compter, et l'on compense le mince effet de sa parole par le matraquage des porteurs de la vérité planifiée.

 

 

 

 

La couverture des évènements des trois derniers jours au Proche orient est une excellente illustration de ces vicissitudes de la démocratie française.

 

 

Il suffit pour en prendre la mesure de passer en revue les principaux thèmes de l'argumentaire désinformateur.

 

 

 

 

"Les réactions actuelles sont tout à fait disproportionnées"

 

 

 

 

Ce sont là les paroles du président de la République le 14 juillet.

 

 

Une déclaration semblable avait été prescrite la veille, au ministre Douste-Blazy : " La France condamne cette action de guerre disproportionnée au Liban".

 

 

La notion de réponse "proportionnée" est mentionnée dans les conventions de Genève, sans aucune définition.

 

 

On a bien du mal à lui donner un contenu, sauf humanitaire, la limitation des pertes humaines.

 

 

Mais on peut aisément utiliser cette parabole imprécise pour interdire l'exercice d'un droit essentiel des États dans les relations internationales, la légitime défense.

 

 

Le "vous allez trop loin" au premier pas vous empêche totalement d’avancer.

 

 

Et nier le droit à la légitime défense, c'est exposer un pays à subir des agressions, des pertes humaines et économiques, sans lui laisser la liberté de se protéger.

 

 

C'est ce jeu biaisé et mortel que les soutiens des agresseurs traditionnels d'Israël, au nombre desquels la France occupe malheureusement une place éminente, veulent imposer à l'État juif.

 

 

 

 

Comment faut-il comprendre la réaction d'Israël à ce qui s'est passé sur sa frontière nord ?

 

 

Dans la matinée du 12 juillet, l'artillerie lourde du Hezbollah entreprend de pilonner les localités frontalières faisant des morts et des blessés civils ; une patrouille tombe dans une embuscade, perd plusieurs soldats et deux d'entre eux sont capturés du coté israélien.

 

 

Immédiatement, le Hezbollah annonce que les captifs sont en lieu sur et qu'ils seront échangés contre des milliers de prisonniers détenus en Israël au terme de "négociations indirectes" (comme le Hezbollah ne reconnaît pas Israël, il n'est pas question qu'il négocie directement avec lui).

 

 

 

 

Israël vient de subir une agression "gratuite", c'est-à-dire sans motif matériel identifiable, extrêmement violente, avec des pertes humaines sensibles, civiles et militaires.

 

 

Fallait-il entreprendre des "négociations indirectes" ?

 

 

Il ne faut pas avoir fait de longues études pour comprendre que céder au chantage, c'est préparer d'autres chantages.

 

 

Si on rémunère la prise d'otage, il n'y a pas de raison que cela s'arrête et plus aucun citoyen n'est en sécurité.

 

 

Dans le passé, Israël a accepté à plusieurs reprises de libérer de très nombreux prisonniers contre trois soldats, puis contre les dépouilles de trois autres et un homme d'affaires.

 

 

Ces libérations ont été le point de départ de nouvelles agressions. Mais ce n'est pas tout.

 

 

Le Hezbollah a déployé dans tout le Liban Sud, des dispositifs offensifs extrêmement redoutables avec des milliers de miliciens entraînés et plus de 10 000 fusées dont certaines d'une portée de 130 miles, les Zelzal-2, capables de frapper Jérusalem et Beer-shev'a.

 

 

A l'évidence, si Israël avait donné le moindre signe de faiblesse, d'autres agressions, de plus en plus déstabilisantes se seraient succédées.

 

 

 

 

La réponse à une agression n'est pas nécessairement ce à quoi l'agresseur s'attend.

 

 

Israël semble avoir pris la décision légitime, non seulement de récupérer ses soldats, mais de mettre le Hezbollah hors d'état de nuire, pour très longtemps. C'est son droit souverain.

 

 

En soulevant l'argument de la disproportion, les autorités françaises nient la souveraineté de l'État israélien, comme le droit de la population d'Israël d'être protégée par son État et de vivre dans la sécurité.

 

 

Il ne s'agit pas d'une question d'appréciation : il s'agit de laisser ou non la population juive d'Israël se défendre de ceux qui ont juré de l'éradiquer.

 

 

Les autorités françaises ont décidé que les Juifs d'Israël devaient être laissés à la merci des pires tueurs du Proche Orient, comme ils avaient été à la merci des nazis il y a quelques décennies.

 

 

 

 

Nous savons quelque chose du Hezbollah, nous autres français.

 

 

Les philosophes du "Parti de Dieu" ont pris la vie de 58 parachutistes des 1er et 9ème Régiment de Chasseurs Parachutistes français un certain dimanche 23 octobre 1983 à 6 h 24 !

 

 

Chirac et Douste-Blazy n'ont pas l'excuse de l'ignorance.

 

 

Ils ont par contre l'appui de l'ambassadeur de Syrie aux États-unis qui a déclaré à la télévision britannique :  

 

 

''Israël, qui agit chaque jour contre des civils palestiniens, répond de façon disproportionnée".

 

 

 

 

A l'épreuve des évènements cruels que la région est en train de vivre, on peut d'ailleurs faire le raisonnement inverse, qui semble désormais faire l'unanimité en Israël.

 

 

Si les fanatiques du Hamas, puis ceux du Hezbollah, ont procédé à des attaques et des enlèvements sur le sol israélien, dans les frontières de 1949, c'est parce que les dirigeants d'Israël ont fait preuve d'un excès de retenue.

 

 

On attendait des Palestiniens délivrés de "l'occupation" qu'ils s'adonnent comme tous les peuples à des activités pacifiques, au développement économique et à la construction d'un État.

 

 

Au lieu de cela, des centaines de fusées Kassam de plus en plus perfectionnées ont été lancées sur les villes et les fermes du Neguev depuis le désengagement de septembre 2005, sans réaction notable des autorités israéliennes.

 

 

Cela a été perçu par les fous d'Allah qui ne pensent qu'en termes de guerre, comme un signe de faiblesse.

 

 

C'est cet excès de retenue, cette fausse proportionnalité dont Jacques Chirac semble friand, qui a ouvert la voie à la guerre en cours.

 

 

 

 

Une volonté de détruire le Liban

 

 

 

 

Et voici la seconde accusation, formulée encore une fois par Jacques Chirac, le 14 juillet :

 

 

"on peut se demander s'il n'y a pas, aujourd'hui, une volonté de détruire le Liban, ses équipements, ses routes, ses communications, son énergie, son aérodrome".

 

 

 

 

Quel intérêt Israël aurait-il à "détruire le Liban" ?

 

 

Oser formuler la question de cette façon, alors qu'Israël a été attaqué sans qu'on puisse lui imputer la moindre initiative militaire, c'est accuser sans détour la victime, ce qui est diffamatoire.

 

 

Mais aussi tout à fait ignoble, l’accusation fonctionne en fait comme un permis de tuer, accordé par Chirac aux grands professionnels chiites de l'explosif et du couteau, puisqu’il interdit à la victime de se défendre.

 

 

 

 

Comment comprendre les opérations déclenchées par Israël ces trois derniers jours ?

 

 

 

 

Le premier impératif a été de récupérer immédiatement les deux captifs et d'empêcher leur transfert en Iran.

 

 

Il fallait pour cela couper les routes du Sud Liban le plus vite possible.

 

 

Ensuite, dans la perspective d'une campagne militaire longue (l'objectif défini, on l'a vu plus haut, est la mise hors d'état de nuire du Hezbollah, pour longtemps), il fallait interdire l'approvisionnement en armes et en munitions, qui viendront fatalement à manquer, des commanditaires chiites de l'Iran et de la Syrie.

 

 

D'où le blocus aérien, maritime et routier du Liban.

 

 

Enfin, il fallait entreprendre la destruction systématique des moyens de guerre des fanatiques islamiques et avant tout de leurs fusées à longue portée.

 

 

Cette destruction des vecteurs offensifs, des dépôts de munitions, des bunkers et des postes d'observation, innombrables, prendra du temps et justifiera peut-être des opérations au sol.

 

 

Récupérer les soldats enlevés, priver le Hezbollah de ses capacités politiques et militaires, voila ce que les planificateurs de la désinformation appellent "détruire le Liban", donnant ainsi d'Israël qui se défend l'image d'un agresseur impitoyable.

 

 

Israël a été acculé à la guerre pour avoir peut-être donné trop de signes de ses dispositions pacifiques.

 

 

Peut-être aussi parce que des hommes politiques comme Jacques Chirac ont tout fait pour empêcher que le Hezbollah ne soit inscrit sur la liste des organisations terroristes par l'Union Européenne, alors qu'une décision de l'assemblée de Strasbourg l'avait exigé en 2005.

 

 

On peut légitimement s'interroger sur le sens de cette complaisance, et s'interroger aussi sur le déploiement d'énergie exceptionnel du même personnage pour retenir aujourd'hui le bras du petit Israël qui veut assurer sa sécurité dramatiquement mise en cause.

 

 

 

 

La multiplication des victimes civiles

 

 

 

 

En trois jours, environ 80 personnes ont perdu la vie du fait de l'offensive israélienne au Liban.

 

 

On ne sait rien de ces victimes qui peuvent être des civils ou des miliciens.

 

 

L'accusation faite à Israël de vouloir tuer des civils est un thème de propagande efficace, car il est très facile d'emporter l'indignation des naïfs quand on met face à face un militaire harnaché et un civil en guenilles.

 

 

 

 

Ce qui est extraordinaire, c'est que cette accusation indéfiniment répétée, avec des bilans chiffrés qui soulignent plusieurs fois par jour le nombre d'enfants et le nombre de femmes disparus, est faite à un pays qui se bat depuis des années en première ligne contre des terroristes, c'est-à-dire des "combattants" qui ont fait profession de cibler avant tout des civils.

 

 

En témoignent les pertes israéliennes durant l'Intifada (70% de civils avec une forte proportion de femmes) alors que les pertes infligées au Palestiniens ne comportaient que 30% de civils.

 

 

 

 

Quand un Palestinien lance une fusée Kassam depuis le toit d'un immeuble de Gaza, à quoi pense-t-il ?

 

 

Il espère de tout son être que sa fusée va décoller, qu'elle va atteindre Israël à l'intérieur de ses frontières de 1949, et qu'elle va occasionner aux Israéliens le plus de pertes possibles. Quelles pertes ?

 

 

Des pertes civiles bien sur, n'importe qui, des hommes, des femmes, des vieux, des enfants.

 

 

Que lui importe, il tire dans le tas !

 

 

Et qu'espère l'artilleur du Hezbollah quand il effectue des tirs groupés de roquettes Katioucha sur Safed, sur Nahariya, sur Kiriath Shmona.

 

 

Il espère de tuer le plus de civils juifs possibles. Il tire dans le tas !

 

 

S'ils en tuent relativement peu, ce n'est pas faute d'essayer, mais c'est parce que la population israélienne se protège assez efficacement, obéit aux consignes et s'enterre dans des abris.

 

 

 

 

Par contre, tout ceux qui ne se contentent pas de faire chorus avec le pire de la propagande islamiste savent qu'Israël déploie des trésors d'attention pour éviter les pertes civiles.

 

 

Avant d'effectuer des bombardements dans les zones peuplées du Liban Sud son aviation avertit la population civile en lui demandant de quitter la zone, même si elle perd l'effet de surprise.

 

 

Et s'il y a quand même des victimes civiles, la responsabilité en revient naturellement à ceux qui ont ouvert les hostilités.

 

 

 

 

Le viol du droit international

 

 

 

 

Les désinformateurs adorent mettre le droit international sur la table et dans l'épisode en cours, ils n'ont pas manqué à la tradition.

 

 

Le citoyen attend d'un État le respect du droit, qui est pour lui une garantie première de sécurité.

 

 

Israël violerait par son action la souveraineté du Liban et serait en contradiction avec le droit international.

 

 

 

 

Israël s'est retiré du Liban en mai 2000, en exécution de la résolution de l'ONU n° 425 .

 

 

Pour être tout à fait en conformité avec la résolution, Israël a demandé à l'ONU de vérifier sur le terrain le tracé de la frontière et il a obtenu quitus de l'organisation internationale.

 

 

Par contre la résolution 1559 de 2004 exigeait le désarmement de toutes les milices du Liban, donc du Hezbollah.

 

 

Non seulement ce dernier n'a pas désarmé, mais il a édifié une sorte d'État dans l'État et une immense zone hyper militarisée et fortifiée.

 

 

Si l'État libanais est atypique, c'est parce qu'il y a sur son territoire une force militaire autonome qu'il ne contrôle pas et qui prend ses ordres à l'étranger.

 

 

Et, selon nos désinformateurs nationaux, en application rigoureuse du droit international, depuis la zone de non droit qui a créée, le "Parti de Dieu" lance périodiquement des attaques contre Israël, l'État voisin souverain.

 

 

Le droit international a justement prévu que dans ce cas de figure l'État agressé – Israël - peut exercer un droit de légitime défense, le droit qu'il met justement en œuvre depuis trois jours.

 

 

L'État libanais par contre, qui n'a pas appliqué la résolution 1559 et qui n'a pas rétabli sa souveraineté sur son propre territoire, est juridiquement responsable des transgressions des règles internationales imputables au Hezbollah.

 

 

En violation de la même résolution, il accepte la présence sur son sol d'une centaine de militaires iraniens qui chapeautent l'organisation opérationnelle du Hezbollah.

 

 

Ce sont eux qui ont lancé un missile iranien guidé par radar contre le navire de guerre israélien qui a perdu quatre marins.

 

 

Autant d’infractions caractérisées au droit international.

 

 

 

 

Les généraux ont pris le pouvoir en Israël

 

 

 

 

Ni le premier ministre israélien Ehoud Olmert, ni son ministre de la Défense Amir Peretz n'ont de passé militaire à la différence de leurs prédécesseurs Ehoud Barak et Ariel Sharon.

 

 

Cela a ouvert un espace de spéculation désinformateur : selon la rumeur soigneusement entretenue, le chef d'état major, Dan Haloutz, imposerait ses choix aux dirigeants politiques inexpérimentés.

 

 

Et Dan Haloutz serait un faucon …

 

 

Cette spéculation voudrait expliquer la malfaisance de l'offensive actuelle d'Israël, donc fonder l'idée que cette politique est mauvaise. Les faits ne militent pas pour cette hypothèse.

 

 

 

 

La tradition de soumission du pouvoir militaire au pouvoir politique en Israël est bien connue.

 

 

D'autre part, la politique de "retenue" qui a toléré pendant des mois et des mois que des missiles frappent impunément le sol national ne ressemble pas à une politique de faucon.

 

 

Enfin, celui qui observe un peu le fonctionnement du pouvoir israélien, sait que ces dernières semaines, à de nombreuses reprises Olmert et Peretz ont refusé ou différé des mesures proposées par l'armée.

 

 

Les développements des derniers jours sont fondés sur des provocations que la société israélienne ne pouvait pas tolérer, sauf à se désagréger.

 

 

Les décisions de récupérer les soldats enlevés sans libération de prisonniers et de mettre un terme pour longtemps aux lancers de missiles depuis Gaza et depuis le Liban, sont des décisions par essence politiques, en phase avec les exigences d'un peuple traumatisé qui demande un changement radical d'orientation.

 

 

 

 

Jacques Chirac censuré !

 

 

 

 

Dans son allocution du 14 juillet, Jacques Chirac a eu des mots très durs pour Israël, mais aussi des mots très durs pour le Hamas et le Hezbollah.

 

 

Permettons-nous cette citation surprenante :

 

 

"… il y a de la part du Hezbollah, de la part du Hamas, la nécessité de cesser ce qui est inadmissible, inacceptable et irresponsable. Les tirs de fusée sont réguliers maintenant, à partir du territoire palestinien sur Israël, ce qui n'est pas acceptable. Il y a donc une espèce de processus qui est porté d'une part par le Hamas et d'autre part par le Hezbollah et qui, dans le système provocation/répression, risque de nous amener, Dieu seul sait où, et en tous les cas, de mener le Liban au drame. Ces gens sont absolument irresponsables, notamment à l'égard des populations du Liban."

 

 

 

 

Les paroles sont fortes et traduisent parfaitement la réalité.

 

 

On croirait avoir un président de la République enfin converti au principe de réalité et aux valeurs de la civilisation occidentale.

 

 

De façon surprenante, les journaux télévisés de la soirée ont repris de façon très agressive les propos sur la "disproportionnalité" et ceux sur "la volonté de détruire le Liban", mais pas ceux qui concernaient le Hamas et le Hezbollah.

 

 

 

 

C'est que l'affaire est subtile !

 

 

La rue arabe en France, - l'État n'y est pas pour rien - est totalement identifiée aux terroristes du Hamas et du hezbollah.

 

 

Les paroles vigoureuses du Président choquaient de front les convictions de la Oumma locale et elles auraient pu conduire à des malentendus et à des affrontements, car la rue arabe en France est tout à fait irritable, comme on le sait depuis novembre dernier.

 

 

D'où la censure du président par les TV de grande écoute !

 

 

 

 

Mais rassurons-nous, notre président restait cohérent, bien qu'un peu malhabile dans sa condamnation trop franche des fous d'Allah palestiniens et chiites libanais.

 

 

Il s'avère que les vrais amis du président – ou ses parrains allez savoir - les pays arabes sunnites, sont furieux contre l'Iran et la Syrie les commanditaires, et contre le Hamas et le Hezbollah, les exécutants des opérations d'enlèvement.

 

 

 

 

Les deux opérations sont à l'initiative de l'Iran, dans l'intérêt de son propre agenda nucléaire qui constitue une menace pour l'Arabie saoudite, l'Égypte, la Jordanie, les Émirats, etc.

 

 

C'est pour cela que le président, qui a pris le parti des sunnites, a mis en cause le Syrie alliée de l'Iran et qu'il s'en est pris avec véhémence au Hamas et au Hezbollah.

 

 

Rassurons-nous, sa conversion traduit ses alliances politiques et non le retour au principe de réalité ou aux valeurs découlant de notre appartenance civilisationnelle.

 

 

L'information courbée a visiblement encore de beaux jours devant elle en France.

 

 

Mais le pays va-t-il continuer à en payer longtemps le prix ?

 

 

Les échéances électorales qui arrivent devraient ouvrir le débat sur les fantasmes et les déboires de la politique arabe où "tel est pris qui croyait prendre".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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