L’assassinat d’Ilan Halimi, «c’est un complot sioniste» !

Publié le par Ofek

Serge NOITH  - L’Arche
 
L’enlèvement et l’assassinat d’Ilan Halimi ne sont pas ce que vous croyez.
C’est un complot sioniste visant à faire échouer le projet d’abrogation de la loi qui réprime le négationnisme, dite « loi Gayssot ».
Heureusement que nous avons en France quelques valeureux combattants du négationnisme, comme Robert Faurisson, Roger Garaudy, Pierre Guillaume et Serge Thion (ce dernier est un ancien militant d’extrême gauche et ancien chercheur au CNRS, dont il a été licencié parce qu’au lieu de travailler sur le Cambodge il publiait des textes antisémites et négationnistes), pour déjouer les plans sionistes et faire connaître la vérité sur l’imposture du prétendu Holocauste.
 
On apprend tout cela dans un article signé du pseudonyme, « Serge Noith» (où a-t-il trouvé cela ? On se le demande), intitulé « Ça sent le Carpentras », daté du 26 février 2006 et publié successivement sur le site islamiste www.quibla.net  et sur www.dieudo.net/2007 (http://www.dieudo.net/2007/article.php3?id_article=73&var_recherche=noith ), le site de campagne de Dieudonné, candidat à la présidence de la République.
 
L’article commence par cette phrase :
« Aujourd’hui les rues de Paris sentent furieusement le Carpentras. »
Pour qui ne l’aurait pas compris, Carpentras c’est la profanation du cimetière juif qui, en 1990, avait ému la France entière.
Or, l’affaire de Carpentras, révèle l’auteur, était «une provocation grotesque» qui avait débouché sur « une grande communion nationale de prosternation devant l’Étoile de David ».
En vérité, les auteurs de la profanation étaient « manipulés par la Sécurité Militaire ».
Les Français « s’étaient fait rouler dans la farine par Joxe, ministre socialiste de l’Intérieur, par les organisations sionistes et par la presse, qui avait suivi le mouvement, comme toujours ».
À quelles fins ? « Le résultat le plus durable de cette esbroufe avait été le passage, sans douleur et sans réelle opposition, de la loi Gayssot. »
 
Pour ce qui est du lien entre la loi Gayssot et la Sécurité Militaire, peut-être « Serge Noith » en sait-il le secret mais il ne le partage pas avec les lecteurs de Quibla et de Dieudo.net.
 
Retour à Paris, en 2006.
« L’affaire du jeune homme enlevé, torturé et tué par des voyous, sent le Carpentras à plein nez. »
Les auteurs de la manipulation sont « les éléments les plus extrémistes de la droite hypersioniste à Paris ».
 
Pourquoi ? Là encore, « Serge Noith » a la réponse.
« Ne cherchons pas loin : un fort vent de contestation de la loi Gayssot s’est levé en décembre dernier. Elle a subi une avalanche de discrédits. On la classe désormais dans ces lois liberticides qu’il faut abroger ! Il fallait s’attendre à une réaction de la part de ceux à qui elle fournit un énorme privilège d’impunité. »
 
L’article de « Serge Noith » paraît, rappelons-le, le 26 février 2006, c’est-à-dire le jour même où une marche avait lieu, à Paris, et dans plusieurs villes de province à la mémoire d’Ilan Halimi.
Et «Serge Noith» d’alerter ses lecteurs :
« Regardez bien la tête de ceux qui vont défiler aujourd’hui : ce sont ceux qui cherchent à détruire nos libertés. »
 
Un dessin ?
 
L’article : NOTES VAGABONDES # 1 / 26 février 2006.
 
ÇA SENT LE CARPENTRAS
 
Aujourd’hui les rues de Paris sentent furieusement le Carpentras. Le Carpentras, pour nous autres qui avont usé nos semelles sur l’ancien pavé des rues de Paris, désigne un superbe coup tordu : une provocation grotesque, dans un cimetière juif, à Carpentras, haut lieu des anciens juifs du Pape, avait gonflé comme un phlegmon, en quelques jours, au son des tama-tams de la presse unanime. Toutes les organisations, tous les partis, toutes les institutions, y compris le Président, s’étaient retrouvés dans la rue, environnés de drapeaux israéliens, pour une grande communion nationale de prosternation devant l’Etoile de David. Sur ce qui s’était réellement passé, sur les auteurs de la macabre plaisanterie, on ne savait rien. Des années plus tard, on apprit que les semi-voyous qui avaient tenu concile dans le cimetière étaient manipulés par la Sécurité Militaire, une institution généralement oubliée quand on fait la liste des "organes" qui manipulent dans l’ombre. L’affaire Lajoie nous avait pourtant rappelé ses interventions. L’auteur principal était même décédé dans un judicieux accident de la route !
 
Bref, en 1990, les Français s’étaient fait rouler dans la farine par Joxe, ministre socialiste de l’Intérieur, par les organisations sionistes et par la presse qui avait suivi le mouvement, comme toujours. Le résultat le plus durable de cette esbrouffe avait été le passage sans douleur et sans réelle opposition de la loi Gayssot.
 
L’affaire du jeune homme enlevé, torturé et tué par des voyous, sent le Carpentras à plein nez. Ni la police, ni, dans un premier temps, la juge d’instruction, si les voyous arrêtés, ni leurs avocats, juifs, n’ont invoqué de "motif antisémite" dans une affaire de simple crapulerie. Mais les éléments les plus extrémistes de la droite hypersioniste à Paris, comme Sammy Gozlan, et les autres animateurs de sites hystériques, ont commencé à battre les grands tambours. Leur assourdissante rumeur eut bientôt raison de la juge d’instruction, sensible à l’appel communautaire ; elle convainquit l’opportuniste Cukierman, roi du crif, et de proche en proche, comme dans le cas de tant d’affaires récentes (la fille du RER), les organisations juives et non juives, cédant à la panique, se sont ralliées à une journée de marche dans les rues de Paris. Aujourd’hui. Comme pour Carpentras. Il y a seize ans.
 
On pourrait se demander pourquoi. Ne cherchons pas loin : un fort vent de contestation de la loi Gayssot s’est levé en décembre dernier. Elle a subi une avalanche de discrédits. On la classe désormais dans ces lois liberticides qu’il faut abroger ! Il fallait s’attendre à une réaction de la part de ceux à qui elle fournit un énormeprivilège d’impunité. On voit cette réaction dans la rue, à Paris. Pour ligoter nos libertés. Regardez bien la tête de ceux qui vont défiler aujourd’hui : ce sont ceux qui cherchent à détruire nos libertés.
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